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Ardours: « Last Place On Earth »

L’écoute de « Catabolic », de Ardours avair suscité le désir d’en savoir plus sur ce combo qui évoquait The Gathering aor son énergie « gothique » et sa joliesse affirmée. Sachant que la chanteuse Marianella Demurtas n’est autre que la vocaliste de Tristania et qu’elle s’associe pour le coup-ci à un complice de longue date, Kris Laurent, pour accoucher de ce premier album souhaité comme le chaînon manquant entre gothique, rock et metal. Ce qui est assez bien vu. On trouve ici l’accroche sucrée pop, le côté un poil pompeux du gothic metal à chanteuse, et une énergie rock très contenue. Bref, Last Place on Earth est le genre de disque qui pourrait fédérer large.

Alors, peut-on en être déçu ? Pas vraiment ; il faut dire que dès le premier titre écouté, on est informé, et on se doute de la suite des événements ; une autoroute aux paysages qui se ressemblent, où l’on peut adopter une conduite tranquille en se laissant bercer par un style très étudié et très efficace. On accepte  d’entrer dans le jeu ou on en sort.

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31 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

David J with Asia Argento & Anton Newcombe: « Migena & the Frozen Roses »

L’ancien protagoniste du Bauhaus et de Love And Rockets, David J. Haskins, revient cette année pour compléter le troisième volet d’une trinité palpitante avant le très attendu Missive To An Angel From The Halls Of Infamy, un double album épique de nouveaux titres à paraître mais déjà disponible en précommande via Bandcamp.

Une série d’activités a débuté cette année avec la sortie de la version autonome de RSD, le poignant et malheureusement pertinent « Thoughts And Prayers ». Un morceau qui s’incruste dans votre cerveau avec une facilité déconcertante, un message sincère et un appel cinglant à lâcher des armes. Les motifs de guitare hypnotiques suintent lorsque les mots sortent de la langue d’un David J au phrasé venimeux.

dans une déclaration de venin. Vient ensuite la collaboration inattendue avec la militante #MeToo Rose McGowan sur « The Auteur (Redux / The Starlet’s Cut) », le chant de McGowan entrelacé aux côtés de celui de David J., et construit sur un fond de sons ambiants avec un bruit assourdissant semblable à celui des musiques gothiques originales de Haskins.

Aujourd’hui, on bénéficie d’une nouvelle collaboration avec Asia Argento (fille de Dario Argento) et Anton Newcombe (Le massacre de Brian Jonestown) pour le dernier thriller « Migena & the Frozen Roses ». Une lecture dramatique, sur une urgence ambiante, construite par Newcombe, qui rappelle un peu le maestro d’avant-garde John Cale. C’est l’appel et la réponse entre Argento et Haskins qui travaillent avec une suprématie qui confine au sublime mais aussi au sensuel. Voilà un opus effrayant et impressionnant, inspirant à d’une excellence artistique qui s’écoule avec une confiance sans effort. Migena & the Frozen Roses est recèle une fièvre l’excitation devient si palpable su’elle devrait se profiler vers un horizon s’étendant à perte de vue.

***1/2

25 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Sopor Æternus: « Death and Flamingos »

Anna-Varney Cantodea, leader du combo précité, nous revient avec un disque qui va continuer à nous siurprendre ; Death and Flamingos rompt avec les habitudes de titres sombres et éthérés de Sopor Æternus en employant un vocabulaire musical beaucoup plus rock gothique old school. Bien sûr, on reconnaît pas mal d’éléments en fond (les cloches, tintements, le clavecin, une voix toujours aussi singulière…) mais c’est tout de même une sacrée transformation. Impossible de savoir pour l’instant si cette direction sera celle suivie par le projet à l’avenir, mais on se permet d’en douter. Ce disque sonne plus comme un hommage à ce que Anna-Varney Cantodea écoutait à ses débuts, une fantaisie rétro, composante du son de Sopor Æternus certes, mais plus récréative que sérieuse.

Et il faut bien avouer qu’on prend un peu de temps à se réhabituer à entendre des guitares si franches et un côté si rock (j’ai pas dit énergique, mais rock quand même) accolés à de vraies chansons. Et est-ce que ça marche ? Parfois très bien, parfois moins. Mais on ne se permettra tout de même pas de faire la fine bouche ; un magnifique « The Boy must Die », un épique « Vor dem tode träumen vir » ou un effrayant « Mephistophilia » auront tôt fait de nous convaincre du bienfondé d’une telle démarche, et que, surtout, quelle que soit la forme qu’il lui donne, Sopor Æternus est pourvoyeur de titres obsédants et uniques. Alors qu’il choisisse de revenir à son gothique neo-classique / baroque ou de rester quelques temps patauger dans la fange death rock, nul doute que ses fans sauront le soutenir !

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27 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Tess Parks et Anton Newcombe: « Tess Parks et Anton Newcombe »

Ce sobrement intitulé Tess Parks & Anton Newcombe est la deuxième collaboration entre Anton et Tess Parks, trois ans après I Declare Nothing. Enregistré à quatre mains aux studios Cobras à Berlin en 2017, il nous permet de retrouver avec plaisir la voix râpeuse de Tess tout au long de 9 chansons aux charmes vénéneux.

La suite se fait donc avec Anton Newcombe au sein même du Brian Jonestown Massacre ou en duo aujourd’hui sous l’appellation de Tess Parks & Anton Newcombe. De « Life After Youth » à « Right On » », une beauté animale transpire aux travers des 9 chansons psychédéliques qui rappelleront les premières œuvres de Brian Jonestown Massacre voire de Mazzy Star.

Les guitares rampent, la voix de Tess soutenue parfois par celle d’Anton feule et ensorcelle et la rythmique se fait malsaine et sombre. C’est un disque à écouter à la tombée de la nuit, quand les contours de la ville se font flous et les ombres se font séduisantes.

« Please Never Die » ou « French Monday Afternoon » auront tout du tube psyché, idéal pour se balancer doucement, les yeux mi-clos, dans quelques tripots malfamés. Tess Parks & Anton Newcombe confirment avec éclat, que ces deux là étaient faits pour se rencontrer et nous embarquer dans un voluptueux et lascif et presque mortifère trip musical.

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24 novembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

BirdPen:  » There’s Something Wrong With Everything « 

Le duo BirdPen propose un nouvel album hanté qui démarre sec avec un on ne peut plus contemporain « This Is Your Life » nourri de fatalisme dystopique. Forme par Dave Pen (Archive) et Mike Bird, There’s Something Wrong With Everything va enquiller refrains neurasthéniques et ombrés.

Les morceaux sont détraqués et aucunement jouissifs, que ce soit la chanson-titre ou un « Eyes In The Sky » aux refrains complotistes.

Il faudra donc partager une même intensité que les musiciens pour verser dans leur univers d’autant plus que stance et dérision semblent y avoir peu droit de cité.

Ainsi, « Good News » ou « Oh So Happy » auraient bénéficié d’un peu plus de simplicité légère chose indispensable pour rendre la véhémence et la douleur plus supportables car, dialectique nécessaire, elles se seraient montrées moins impérieuses.

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12 novembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire