No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Ordo Rosarius Equilibrio: « Let’s Play (Two Girls & A Goat) »

Les rituels d’Archon Satani sont ceux d’un temps ancien. Dans l’histoire du parcours du chanteur et compositeur suédois Tomas Pettersson, c’est avec Ordo Equilibrio (période créative embryonnaire d’ORE) que l’envol a lieu, pour de vrai. Installation d’une musicalité, d’un nom.
La personne de Tomas hante les contrées neofolk depuis la naissance de ce projet singulier et remarqué. Il fallut la grâce d’une musique mais aussi celle, aux temps originels, de l’intervention d’un label concerné et responsable : Cold Meat Industry. Depuis, rien n’a interrompu un parcours inscrit au fil de l’eau dans le long terme. Ordo Rosarius Equilibrio, si constant en style et affirmatif dans sa plainte sensuelle, n’a pas d’âge – du moins se plait-on à le croire. Soufre des interdits, promesses du désir, feux intérieurs, transgression, questionnement des valeurs, ORE est tout cela.
Progression sensible des formes et de la narration : le sceau de l’austérité a frappé une grande partie de la production mais après l’arrivée dans le projet de la compagne Rose-Marie Larsen et de manière croissante sur ses dernières années de travail, ORE a tendu vers une écriture plus charnelle, pop en cachet sans que cette dernière se départisse d’une tendance cryptique. C’est le charme de ces choses, leur venin.
ORE, ces dix dernières années, reste sur une rythme de production lent (le précédent format long
Vision: Libertine avait, comme le nouvel opus, nécessité plusieurs années de labeur après la parution de Songs 4 Hate & Devotion). Précaution est toujours préférable à l’emballement.
Certaines règles demeurent néanmoins immuables en 2019, créant subtil équilibre dans le son : la nervure pop, indéniable, ne disperse pas une pulpe sévère, instrumentations et mots nimbés d’une brume érotique ou frappés d’une allusion charnelle plus frontale. Le détail pornographique est l’excroissance vulgaire de ce qui sans elle, se cantonnerait au feutre des interdits. Mais ORE défriche les zones interdites et conte son périple sans toujours passer par la suggestion. Et puis il y a ce feeling glacé, apocalyptique, prégnant dans l’œuvre. Le grain de la subversion et le trouble sensuel qui font le sel. Pop austère, minée par les tiraillements intimes, la tentation, cet appétit que l’on réfrène par crainte de l’on ne sait quoi. ORE : un acte libérateur et qui sent le soufre – et ce n’est certainement pas avec ce
Let’s Play (Two Girls & A Goat), que la donne va changer.

Il reste semble-t-il à Tomas Pettersson, qui a démarré l’écriture du présent chapitre il y a sept ans, des rêves de grandeur. Les orchestrations qui marquent l’album – Matt Howden de Sieben est remercié pour les cordes, très belles il faut le dire – donnent à ce son une chair et une volupté inédites (« Two Girls and a Goat (I never knew….) »). Le feutre est au rendez-vous, mais confort n’est pas le mot. Certaines noirceurs, typiques, s’accrochent à la balustrade : l’amertume en voix et les reflets clairs obscurs de « Evil wears a Mask with your Name » rappellent quelque chose des premiers albums, quoique le feeling d’antan s’inscrive plus frontalement dans la langueur. Voies de l’évolution : des teintes déprimées infusent toujours les huiles extatiques (formidables « I met Jesus in a Dream » ou « There’s no Pride Love is Dead »). Leur mixture forme la contradiction interne à cette musique. En elle se cimentent un style, une envergure.
La musique d’ORE est aujourd’hui et sans doute plus accessible qu’elle ne l’a jamais été, sans retrait de l’essence.
Let’s Play (Two Girls & A Goat) est un disque d’équilibre, et sa cinématographie passe par formes séductrices (« Let’s play, said the Rose to the Goat »). Elles renferment un danger, comme souvent. Sexe et suggestion mortuaire s’y côtoient, une vieille tradition. Élégances romantiques perverties par la tension sexuelle, parfois exacerbée.
Le dernier album ? À l’heure où Pettersson dit voir en le cru 2019 la
« version finale d’ORE », expression pour le moins ambiguë, l’avenir dira. Si tel devait être le cas, les essences distillées portent identité, et les mélodies marquent. Dans cette combinaison stylée de pop austère, d’acquis martiaux et romantiques et d’inexorables marches (« This is Life this is War », si noire et belle), ORE affiche splendeur et questionne encore et toujours les valeurs des sociétés modernes, en bon messager des immuables tensions intérieures.

****

14 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Širom: « Low Probality Of A Hug »

Širom est un combo slovène mais ce trio composé de Ana, Samo & Iztok sil ne joue jouent pas de musique traditionnelle. Si on fait abstraction de la multitude d’instruments et de l’étrangeté des titres qui composent l’album, on pourrait pourrait pourtant se dire qu’ils reprennent des thèmes anestraux.Un oreille distraite dirait qu’ils ne font que les remettre au goût du jour.

En revanche, si on prend en considération u’il il leur a fallu plusieurs mois pour être satisfait de la structure d’un titre et attaquer l’enregistrement, notre écoute ne pourra que changer.
Au fur et à mesure les titres se dévoileront, alors, même si ça n’est que lentement. Un magie pourra alors opérer pour peu qu’on soit sensible à cet enchevêtrement de sons particuliers.
Et si on en est un tant soit plus friand, on entrera dans une expérience bien plus accessible qu’il n’y paraît.

***1/2

22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Marissa Nadler & Stephen Brodsky: « Droneflower »

Faire évoluer sa carrière solo de façon abrupte est évidemment une option, mais rechercher l’enrichissement via une collaboration est également une prometteuse possibilité. Avec ce projet-ci, c’est forcément la seconde solution que Marissa Nadler a choisie. Elle qu’on avait déjà retrouvé dans l’expérience Sailor With Wax Wings s’associe à Stephen Brodsky aguerri par ses prestations dans des groupes plutôt musclés (Old Man Gloom, Cave In, Mutoid Man, New Idea Society) pour de nouvelles envies communes d’écriture qui ne trouvaient pas place dans leurs discographies respectives.

Mêler une voix aérienne et du gros son n’est pas une idée neuve certes mais il faut d’emblée préciser que résultat n’est aucunement le metal gothique qu’on aurait pu penser. La lourdeur est forcément au rendez-vous mais finalement pas si présente. Sur « For The Sun » la guitare est lourde mais en fond, le morceau reste aérien et aéré avec des notes de piano. La voix de Nadler est vraiment dissimulée dans le mix, ne gardant que sa composante aérienne.

On est en tous cas très loin du systématisme. On peut passer de sons pas très éloignés du post-rock (« Buried In Love ») à des arpèges plus légers. Quand « Shades Apart » est articulé autour de ces arpèges, les sons ne sont pas que folk et c’est une guitare électrique pleine de réverb’ qui vient s’ajouter. « Space Ghost I » et « Space Ghost II » sont même des pièces plus évanescentes, sans guitare aucune. « Dead West » est plus figuratif, confinant même à l’âpreté et à la scansion au néo-folk.

On retrouve avec plaisir deux reprises, « Estranged » de Guns ‘n Roses et « In Spite of Me » de Morphine, deux univers bien distincts et a priori également éloignés de l’esprit de l’album. Dans la première nommée, ceux qui ne connaissent pas l’original ne pourront qu’avec difficulté discerner qu’il s’agit d’une reprise. Evidemment, la longueur hors-normes et l’aspect épique maintenant un peu datés ne sont pas privilégiées par les forces en présence. Mais il faut convenir qu’en l’état on a affaire à un grand morceau. Le classique In « Spite of Me », un peu atypique dans la discographie singulière du groupe reçoit le renfort de son saxophoniste. Il s’agit en fait d’un très beau terrain de jeu pour affirmer style.

Les chansons de Marissa Nadler sont toujours un peu hantées, leur donnant un cachet certain à ce qui pourrait être classiquement folk. On comprend l’intérêt de confronter son univers à celui d’autres artistes. Si cette collaboration-ci a tout son sens et une variété qu’on ne retrouve pas nécessairement sur les albums de la Bostonienne, on pourra trouver aussi une intensité manifeste mais moins envoûtante que ses propres albums. Mais ce qu’ils réussissent ici permet d’explorer de nouvelles pistes sonores bien cohérentes.

***1/2

5 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Billie Eilish: « When We All Fall Asleep, Where Do We Go? »

La californienne Billie Eilish n’avait que 14 ans lorsqu’est apparue sur Soundcloud sa première chanson, Ocean Eyes, et n’a pas encore atteint la majorité aujourd’hui alors que paraît son premier album. En trois ans cependant, elle a réussi à rallier autour de son répertoire introspectif et douloureux une armée de jeunes fans qui reconnaissent dans sa voix, toujours douce mais tellement inquiétante, l’expression de leurs angoisses adolescentes. Coréalisé avec son frère Finneas O’Connell, ce premier disque est classique sur le fond et juste assez singulier dans la forme, particulièrement dans l’utilisation de bruits et de sons volés dans les rues, pour le rendre intrigant.

Munie de rythmiques étudiées rôdant près du rap, du R&B et de la pop, Eilish s’aventure aussi dans la chanson acoustique, en témoignent les précieuses ballades « Listen Before I Go » (piano-voix) et « I »Love You » (guitare-voix) avec une maîtrise et une maturité remarquables, auxquelles on préférera encore les insidieuses et envoûtantes « Bad Guy », « Wish You Were Gay » et « When the Party’s Over ».

***1/2

30 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Synaesthesis: « Another Point of View: Lithuanian Art Music »

La Lituanie n’en finit plus de révéler de jeunes artistes, qu’ils soient compositeurs ou musiciens, à l’image de l’ensemble de musique contemporaine Synaesthesis, formé par le chef d’orchestre Karolis Variakis et le compositeur Dominykas Digimas, entourés d’une pléiade de musiciens, partageant avec eux le goût pour la musique contemporaine sous toutes ses coutures.

Avec leur premier album Another Point Of View: Lithuanian Art Music, Synaesthesis marque les esprits par sa capacité à s’approprier les oeuvres de jeunes compositeurs lituaniens tels que Dominykas Digimas, Andrius Arutiunian, Julius Aglinskas, Rita Mačiliūnaitė, ainsi que celles de plus anciens comme Ramūnas Motiekaitis, Rytis Mažulis et Ričardas Kabelis, et en offrir un lecture minimale intense, où les silences ont leur espace.

Synaesthesis s’inscrit dans les formations de musique contemporaine qui comptent, combinant pour chaque titre les musiciens les plus adéquats, de manière à frapper nos oreilles sans ornements. Un opus qui livre une partie des capacités d’un groupe qui devrait continuer à faire parler de lui dans les sphères appropriées. Très fortement recommandé.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Synaesthesis: « Another Point of View: Lithuanian Art Music »

La Lituanie n’en finit plus de révéler de jeunes artistes, qu’ils soient compositeurs ou musiciens, à l’image de l’ensemble de musique contemporaine Synaesthesis, formé par le chef d’orchestre Karolis Variakis et le compositeur Dominykas Digimas, entourés d’une pléiade de musiciens, partageant avec eux le goût pour la musique contemporaine sous toutes ses coutures.

Avec leur premier album Another Point Of View: Lithuanian Art Music, Synaesthesis marque les esprits par sa capacité à s’approprier les oeuvres de jeunes compositeurs lituaniens tels que Dominykas Digimas, Andrius Arutiunian, Julius Aglinskas, Rita Mačiliūnaitė, ainsi que celles de plus anciens comme Ramūnas Motiekaitis, Rytis Mažulis et Ričardas Kabelis, et en offrir un lecture minimale intense, où les silences ont leur espace.

Synaesthesis s’inscrit dans les formations de musique contemporaine qui comptent, combinant pour chaque titre les musiciens les plus adéquats, de manière à frapper nos oreilles sans ornements. Un opus qui livre une partie des capacités d’un groupe qui devrait continuer à faire parler de lui dans les sphères appropriées. Très fortement recommandé.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Warduna: « Skald »

Depuis quelques années, le collectif de néo-folk Warduna sillonne la planète avec une musique qui semble issue des temps anciens, tirée d’un monde perdu, forcé à l’oubli par la pression des missionnaires venus de grands royaumes sanctifiés. Cette époque où la littérature n’était souvent qu’orale, où chaque note, chaque signe, chaque mot entretenait le lien social et pouvait avoir des répercussions, une incidence sur la vie, est justement doucement en train d’être redécouverte. Mis en parallèle avec notre modernité, ces bribes du passé arrivent à trouver une autre signification et à se frayer un chemin vers un nouvel auditoire par le biais de groupes ou troupes comme Warduna

À ce titre, Einar Selvik, le fondateur et conservateur en chef du groupe, donne des conférences et interprète en live, parfois seul, parfois en groupe, les titres qu’il a crée ou recrée, que ce soit pour Warduna, pour Einar Selvik & Ivar Bjornson ou pour la série télévisée à succès « Vikings ». Cette fois-ci, l’homme revient avec une collection de titres acoustiques enregistrés à Bergen en Norvège et baptisée pour l’occasion Skald (poème épique scandinave datant du Moyen-Âge).

Sur la trame de ces chansons de geste historiques et lexicales Skald reste fidèle à sa définition originale et constitue un voyage nous emmenant au plus profond des langues nordiques. La forme musicale, toute simple qu’elle soit, est travaillée, traversée qu’elle est par des assonances, des allitérations et une instrumentation ancienne censée nous accompagner dans cette pérégrination mythologique. Loin du côté percussif et tribal auquel on aurait pu s’attendre, le monde est déclamé par une scansion poétique et pleine de verve où les sonorités et les chants apportent un vivant qui va au-delà de la compréhension stricto sensu. Entre mysticisme et fascination, l’album se singularisera par sa verve (« Helvegen », « Fehu » ou « Voluspá »), l’émotion qu’il parviendra à déclencher ( « Vindavla », « Ormagardskvedi » et « Gravbakkjen »), mais surtout la surprise qui pourra émaner de la langue scalde sur « Sonatorrek ».

Loin d’offrir l’image romantique et romancée des Vikings version XIXème siècle, cette vision déformée de la civilisation scandinave où les Hommes du Nord apparaissent affublés de casques à corne et plus moraux et plus impressionnants qu’ils n’étaient vraiment, Selvik tente donc de recréer cet art perdu.

Avec humilité mais aussi beaucoup de volonté, d’intelligence et de grâce, Einar Selvik s’essaye à une vision contemporaine de l’art scaldique, faisant ainsi le lien entre une modernité étouffante, un futur inconcevable, un présent incongru et un passé que l’on aurait tendance à oublier ou à laisser oublier.

Écouter Skald, s’y attarder et ne pas passer à autre chose dans la minute implique de temps de l’entendre dans les bonnes dispositions, celle qui permettent de fermer les yeux et d’ouvrir son esprit. Cela nécessitera patience et application mais la gratification sera à la hauteur de la disponibilité dont on aura su faire preuve.

****1/2

15 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Snail Mail: « Lush »

Lindsey Jordan est une artiste folk-grunge récemment signée qui a affublé son groupe du sobriquet de Snail Mail. Voilà un terme qui convient parfaitement au répertoire du combo, un rock indolent et minimaliste qui s’ajouterait aisément à une cure d’antidépresseurs mais dans sa phase ascendante.

On pense, à cet égard à Waxahatchee (en moins organique) mais on ne peut nier à la chanteuse une force d’évocation dans sa voix. Celle-ci peut transfigurer ce spleen ambiant qui se colle souvent à la peau.

La demoiselle est encore post adolescente et, toute bien dégrossie qu’elle puisse être, une langueur gémissante se fait parfois un peu trop jour.

Entre Dinasaur Jr et Liz Phair, Lush s’écoutera sans déplaisir avec des titres comme « Pristine » ou « Golden Dream » ; restera à Jordan de se frotter à des climats moins indolents.

**1/2

29 novembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Mumford & Sons: « Delta »

Delta est la quatrième lettre de l’alphabet grec, c’est également le titre du quatrième album de Mumford & Sons ; c’est, enfin, l’endroit où convergent les courants.

On peut y voir une analogie avec la direction que prend le combo parti d’un répertoire indie-folk traditionnel très connoté à une évolution qui le voyait passer du banjo à des titres électro rock plus grand public.

Cette multiplicité sied parfaitement à la conclusion telle qu’elle est véhiculée par Delta, un éclectisme voulu et assumé par la groupe. On aura donc droit à des compositions mélancoliques («  Forever » et « Wild Heart »), des sonorité ethniques, (les Sud-Africains « Woman » ou « Rose of Sharon ») et des excursions plus allègres comme « Babe »l et l’électrique « Wilder Mind ».)

Si on comprend et adhère à cette démarche n se réjouira du choix du producteur :Paul Epworth (Florence & The Machine, Adele, U2…) si on déplore ce virage plus mainstream, on espèrera pour l’instant encore que nos « emo-folkeux » ne s’acoquinent pas avec Coldplay.

***

24 novembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash", On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sun KIl Moon: « This Is My Dinner »

Sun Kil Moo, alias de Mark Kozelek est un artiste prolifique ; son nouvel album, This Is My Dinner, suit un double opus pour le moins indigeste ce qui explique sans doute pourquoi celui-ci est plus direct et focalisé.

Les compositions demeurent toujours de la même veine néo folk, très lo-fi et intimistes avec « This Is Not Possible », « Copenhagen » et autres « Linda Blair » où le piano et les guitares acoustiques demeurent relayés au premier plan.

Les récits sont toujours aussi personnels ce qui, sur des titres égalant les dix minutes, peut autant nous aliéner que nous harponner.

Kozelek reprend également, en l’espace de une minutes cette fois, une chanson de The Partridge Family et, pour nous désarçonner encore plus« Rock’n’Roll Singer » d’AC/DC.

Ce moment d’électricité sera comme la foudre, il s’éteindra aussi vite que l’éclair ; reste à se demander alors ce qu’il vient faire si ce n’est peut-être encore plus nous désengager.

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6 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire