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Cultdreams : « Things That Hurt »

Things That Hurt fait partie de ces albums qui ne fait pas mentir son titre ; tout y est incandescent mais dans le spectre de l’ultraviolet. Et si la doulour ou ma violence y sont prégnantes elle est si gravée qu’elle en devient larvée, mentale, psychique plutôt que physique.

Things That Hurt est une ode au désespoir latent, la célébration d’une existence de déceptions et de frustrations mises en musique avec talent. Pour tout ceux qui aime le chant emo, mâtiné de shoegaze, de post punk, et d’un poil de grunge et qui fraient dans le segment de la désillusion.

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20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Tiny Moving Parts: « breathe »

Début 2018, Tiny Moving Parts avait publié un album intitulé Swell Le trio emo/math-rock venu du Minnesota avait imposé un style fougueux et électrique. Celui-ci ne leur fait pas défaut sur l’énergique breathe qui paraît aujourd’hui.

Voici donc venir dix nouveaux titres où les influences emo, math-rock et post-hardcore que le trio arrive à distiller sans difficulté. Démarrant en trombe avec « The Midwest Sky », Tiny Moving Parts balance la sauce avec l’interprétation presque hurlée du guitariste Dylan Matthiesen et ses rythmes galopantes notamment sur « Light Bulb », « Icicles » mais aussi sur « Polar Bear » qui envoient à toute allure. On y décèle même un banjo en plein milieu du morceau « Verterbrae », c’est dire l’originalité.

En dix morceaux pour une demie-heure de musique, Tiny Moving Parts remplit honorablement le contrat avec des uppercuts comme « Bloody Nose » et « I Can’t Shake ». breathe ne nous laisse justement aucun moment de répit tant leur fusion musicale explosive nous prend à la gorge sans discontinuer.

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19 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Future Teens: « Breakup Session »

Future Teens avait réalisé, il y a quelques années, un premier album nommé Hard Feelings. Le quatuor venu de Boston arrivait à émouvoir avec des histoires personnelles sous fond d’indie rock/pop-punk. De retour avec Breakup Session il nous narre la fin des vécances et le temps de dire adieu à certaines habitudes prises par les amoureux

L’été se termine et il est temps de dire adieu à nos habitudes et aussi à nos amoureux de vacances. Telle est la principale devise d’un combo qui entreprend, sur cet album, un virage résolument emo. Cela s’entendra sur des morceaux sentimentaux à l’image de « Happy New Year » en guise d’introduction avec, en outre, l’interprétation riche en émotions d’Amy Hoffman.

Ce ne sera que le début car le groupe décide de vider son sac sur des titres comme « Born To Stay », « Frequent Crier » ou encore de « So What ». Le tandem Amy Hoffman/Daniel Radin se partage le micro et fait partager ses frustrations et ce sentiment de ne pas être accepté par ses pairs Cela se fera également au travers de titres teintés d’ironie comme « Emotional Bachelor » et « Swiped Out » qui resteront un pur condensé de rock « emo. » Le virage musical qu’entreprend Future Teens n’étonne qu’à moitié car ce courant permet de mieux transmettre leurs émotions. En ce sens, Breakup Session arrivera à convaincre partiellement.

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16 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Have Mercy: « The Love Life »

Ce quatrième album de Have Mercy est un album triste. En fait, tous les disques de la bande le sont. Cette voix, ces mélodies, c’est atmosphères sont familières et tellement prenantes. Make The Best Of It, le prédécesseur, était le disque le plus abouti et le plus fort, sortant les grosses guitares tristounes et des refrains en or massif. Dommage que le quintet de Baltimore souffre de ce manque de reconnaissance du public car il est constamment encensé par la critique. The Love Life ne dérogera pas à la règle, cette nouvelle livraison se posant là en termes de qualité d’écriture et de mélodies tire-larmes. En versant du coté plus pop de leur son. Il a toujours été présent mais caché derrière ces grosses guitares. Ces 11 nouvelles compositions sont plus subtiles dans les ambiances. Prenez « We Ain’t Got Love », qui démarre avec une voix et une guitare acoustique pour terminer sur une explosion sonique flamboyante.

Cette entrée en matière laissait présager d’un album bien rentre dedans. Ce ne sera pas le cas. Ou tout du moins beaucoup moins qu’on ne pouvait l’imaginer. C’est « Heartbeat » qui prend le relais avec un morceau Jimmy Eat World-esque en diable, sans franchement haussé le ton, mais toujours rempli d’émotions. Et ce refrain restera scotché que vous le vouliez ou non. La suite navigue entre emo-pop classieuse (la superbe « 40oz », « Mattress On The Floor »), emo-rock qui envoie (« Clair », « So Like You »), et ballades frissonnantes (les bouleversantes « Dressed Down » et « 8006 Hedgeway CT. »). Have Mercy n’ont pas changé du tout au tout. Il y a une certaine forme de continuité dans leur discographie. On évolue par petites touches et on ajoute des éléments pour rendre leur musique à la fois plus pop et toujours plus chargée en émotions. Moins immédiat que son prédécesseur, mais tout aussi réussi, The Love Life narre l’histoire d’un amour perdu. A la fois simple et beau. 

***1/2

14 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Bring Me The Horizon: « amo »

On n’a pas eu besoin de l’attendre longtemps ce nouvel album lde Bring Me The Horizon. Lévolution de Bring Me The Horizon depuis Count Your Blessings laisse perplexe. Jusqu’à Sempiternal, tout allait à peu près bien, même pour les fans de la première heure. On allait de plus en plus vers la mélodie, mais cela restait suffisamment heavy pour que l’on s’y retrouve sans sourciller. Ça s’est franchement compliqué avec That’s The Spirit en 2015, qui voyait la bande abandonner toute forme de violence pour se concentrer uniquement sur la
mélodie et les refrains ultra accrocheurs. Quatre ans plus tard, ça ne va pas s’arranger pour les fans. amo coupe totalement le cordon avec toutes leurs sorties précédentes. Electro, pop, hip- hop, rock, c’est ça que vous entendrez pendant les 52 minutes et 13 morceaux qui composent cette nouvelle production.

Le principal souci d’amo, ce ne sont mêmes pas les chansons. C’est simplement que les quatre titres proposés en amont de la sortie officielle de l’album sont ceux le plus portés guitares de l’album. Du coup, difficile de digérer le reste d’une traite à la première écoute. « Mantra » aurait pu se retrouver sur That’s The Spirit et fait le lien entre les deux albums, « Wonderful Life » emprunte un riff à Limp Bizkit et balance du refrain catchy à qui veut bien tendre l’oreille (des cuivres sur le final et quelques mots susurrés par Dani Filth, tandis que « Medecine » et Mother Tongue » (d’où est tiré le nom de l’album) sont des titres qu’auraient pu composer Linkin Park, radiophoniques et suffisamment poppy pour attirer les ondes radio. Et que dire ? Ça fonctionne sans problèmes.
On retrouvera des traces de grosses guitares sur l’excellent « Sugar Honey Ice & Tea », où les synthés et les voix trafiquées sur le refrain son réellement bien vus et sur la bien nommée et beaucoup plus remplissage « Heavy Metal » (qui ne lnest pas vraiment). Le reste des titres naviguera donc bien entre electronica et hip-hop et pop. « Nihilist Blues » (avec Grimes en invitée) et « why you gotta kick me when I’m down » qui balancent synthé et beats, et réussissent à nous faire nous emballer bien qu’elles ne soient pas des chansons qu’on imaginait un jour sortir sur un disque de Bring Me The Horizon.
Par contre, quand le groupe se plante, il le fait bien comme il faut : « In The Dark » est trop gentillette et aurait pu être chantée par un épigone de Justin Bieber et « Fresh Bruises » sera aussi à mettre du côté des ratés.


La surprise viendra en fait de « don’t know what to say » qui clôt l’album de manière des plus orchestrales (sûrement inspiré de leur live au Royal Albert Hall où la bande avait été accompagné d’un orchestre symphonique) et est au final une belle réussite. C’est une ballade, mais elle tient le coup avec des paroles pleine de sensibilité à propos d’un proche atteint d’un cancer. On sent sur ce final que la groupe est en total contrôle de son son et ce n’est pas un hasard si amo a été produit par Jordan Fish et Oli Sykes. D’ailleurs on sent clairement l’énorme influence du claviériste-percussionniste-chanteur depuis son arrivée ; il n’est que se rappeler Worship, son ancien groupe de chillwave…
Ce n’est assurément plus du deathcore, mais depuis la sortie de leur premier album, Bring Me ne l’est plus véritablement. Il faudra donner du temps à ce disque, qui paradoxalement et malgré son apparente accessibilité, est tellement varié, que l’on a du mal à y trouver un fil conducteur. Une fois acceptée que le groupe ne reviendra plus jamais en arrière et avance comme bon lui semble, il sera plus aidé de reconsidérer Amo pour ce qu’il est ; un album concept autour de l’amour, beau et destructeur à la fois inspirée de la propre histoire de son frontman. Expérimental, hétérogène, bizarre, mais aussi hyper catchy, on ne pourra reprocher au combo de stagner au travers de cet opus.

***1/2

18 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Now, Now: « Saved »

Now, Now fait partie de ces groupes qui ont marqué la scène emo il n’y a pas si longtemps que cela. Le groupe originaire du Minnesota avait publié un premier album, Threads qui les avait révélés en 2012. Six années se sont écoulées et le désormais duo revient aux affaires avec son deuxième opus, Saved, qui les voit emprunter un virage à 90°. En effet, KC Dalager et Brad Hale ont perdu leur guitariste ce qui leur a donné occasion de se réinventer.

Ainsi, leur emo a été troqué pour des allures synthétiques et cette métamorphose se manifeste sur « SGL » où les beats d’entrainants seront mis en avant. Cela peut surprendre mais on n’est pas arrivé au bout de ces changements.

Le tandem va, en effet, enchaîner perles indie pop synthétiques avec l’entêtant « MJ », « Holy Water » ou bien même « Yours » qui arriveront même à gommer certaines imperfections comme les redondants « AZ » où KC Dalager a recours au vocodeur sur la fin. Elle réussit néanmoins à se rattraper avec ses prestations vocales des plus uniques sur le morceau-titre ou bien même « Window » et « Powder » où elle réussit à faire corps avec le texte et les ambiances glaciales qui l’entourent. Mentionnons également « Know Me » et « Set It Free » qui synthétisent le renouveau de Now, Now en nous rappelant qu’évolution vers le digital ne fait pas obligatoirement perdre charge émotionnelle.

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19 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire