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Merz, Laraaji, Shahzad Ismaily: « Dreams of Sleep and Wakes of Sound »

Merz, Laraaji, Shahzad Ismaily réunis pour un projet en forme de voyage entre spiritualité et ère post-industrielle. A l’origine de ce projet, il y a Conrad Lambert, alias Merz. Il décide de s’appuyer sur le genre mythique « industrial-devotional », qui combine l’idée d’une musique spirituelle à celle du travail dans l’industrie; une sorte de musique de dévotion pour l’ère post-industrielle.
En résidence au centre culturel Dampfzentrale de Berne, en Suisse, Merz décide alors d’explorer cette idée pour un spectacle vivant, en compagnie du musicien pakistano-américain Shahzad Ismaily et de Laraaji, joueur de cithare, pionnier de la musique ambient.

Cet association donne un album aussi étrange que singulier où les sons et les effets divers imaginés par Shahzad Ismaily se mêlent aux notes de guitare de Merz et à l’autoharp électrifiée de Laraaji. L’ensemble, qui laisse une grande place à l’improvisation, évolue sans cesse entre morceaux plus ou moins durs, plus ou moins bucoliques ou mystiques, évoquant certaines musiques expérimentales et psychédéliques des années 70. À expérimenter.

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3 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Efrim Manuel Menuck & Kevin Doria: « are SING, SINCK, SING »

Le second album d’Efrim Manuel Menuck intitulé Pissing Stars avait, peu ou prou, été mis en valeur. Le membre de Godspeed You! Black Emperor et de Silver Mount Zion avait exploré son talent jusqu’ici inexploité. Il ne compte pas se reposer sur ses lauriers cependant car le voilà qu’il revient avec un album collaboratif en compagnie de Kevin Doria, tête pensante de Total Life intitulé are SING, SINCK, SING.

Le « superduo » s’est envolé au Mexique pour mettre en boîte cinq morceaux à mi-chemin entre ambient, drone et folk psychédélique pour un contenu aussi bien musical et politique. Résolument engagé, Efrim Manuel Menuck & Kevin Doria arrivent à balancer leurs messages que ce soit l’introduction hypnotique de huit minutes nommée « Do the Police Embrace? » riches en loops électroniques menaçants ou encore « Fight the Good Fight » et « We Will » qui sont placés sous le signe de la persévérance.

are SING SINCK, SING arrive à distiller ces influences musicales pour une écoute plus que religieuse. Avec des titres magnétiques comme « A Humming Void an Emptied Place » et les hommages à l’héritage juif d’Efrim Manuel Menuck du somptueux « Joy Is on Her Mount and Death Is on Her Side », l’album entre les deux artistes arrive à nous emporter au loin et à faire revivre et entrer dans leurs univers respectifs.

***1/2

21 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire