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Pip Blom: « Boat »

Pip Blom est un combo néerlandais qui, peu à peu, commence à faire parler de lui scène indie rock européenne. Le quatuor composé de deux filles et de deux garçons mené par la pétillante chanteuse Pip ainsi que son frère guitariste Tender a, en effet, à prouver que qes premiers E.P.s n’étaient pas un feu de paille at que le véritbale épreuve du feu, à savoir un premier album, était essentielle.

Sur Boat, la recette idéale era celle de compositions indie rock aux douces saveurs lo-fi facon 90’s, le tout associé à des riffs grungy et au chant entraînant de Pip. Résultat des courses, on assistera à une vague de fraîcheur à l’écoute des morceaux comme l’introduction « Daddy Issues » qui donne le ton sans oublier « Say It », « Bedhead » et autres « Tinfoil ».

Le quatuor hollandais se complète à merveille et on sent qu’ils ont digéré les disques de Sleater-Kinney et de Regina Spektor des tout débuts surtout sur « Don’t Make It Difficult ».

L’esprit vivace est là et on ne s’ennuiera jamais une seconde à l’écoute de l’album. Que l’on tape du pied ou que l’on se laisse entraîner par ces mélodies accrocheuses que sont « Ruby », « Sorry » et « Aha », ce premier album abouti et cohérent va droit au but comme il se doit. Au final, Pip Blom confirme bien qu’il reste un espoir de la scène indie européenne avec ce Boat bincisif et mordant.

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6 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Local Natives: « Violet Street »

Avec Sunlit Youth l’opus de Local Natives paru en 2016 , ce retourà un climat plus jovial et synthétique du combo de Silver Lake n’avait pas convaincu bon nombre de ses pairs. Suite à cela, les membres du groupe se sont émancipés chacun de leur côté dont Kelcey Ayer qui avait présenté son side-project, Jaws of Love.

Désormais reformé, le quintet espère revenir plus en forme avec un quatrième album,Violet Street.

Abandonnant les ambiances positives, Local Natives (accompagné de leur producteur Shawn Everett qui avait officié sur les disques de Kacey Musgraves et Alabama Shakes) revient aux bases de leur musique qui fut, à son origine, passionnante et poignante. Dès les premières notes de « Vogue », on sent qu’on aura affaire à une volonté d’euvrer dans le grandiose, que ce soit les interprétations touchantes de Kelcey Ayer ou les arrangements sur mesure menés au piano et aux cordes. On restera égalementantois à l’écoute des exubérants « When Am I Gonna Lose You » et « Megaton Mile » plus chaleureux qui voit le quintet californien de retour dans sa zone de confort.

Entre deux compositionss intenses résident tout de même quelques moments de curiosité qui ne sont pas à ignorer comme le midtempo soul chaloupé de « Café Amarillo » ou le crescendo dramatique de « Someday Now ». Local Natives donne ainsi l’impression de revisiter ses deux premiers disques afin d‘en extraire un melting-pot audacieux et solennel riche en sensations en tous genres. Cela donnera alors d’autres trouvailles mémorables comme l’intervention des cuivres sur le percussif « Shy » ou l’apparition des cordes sur « Garden Of Elysian ».

Après un triomphal et explosif « Gulf Shores », le retour à l’intimité sera plus que le bienvenu avec la sombre et bouleversante ballade qu’est « Tap Dancer » qui clôturera ce Violet Street sur une très bonne note avec une fois encore, une fois la prestation exemplaire de Kelcey Ayern. En explorant ainsi ces divers horizons musicaux, Local Natives brille enfin un peu plus en faisant de Violet Street le signe d’un retour en puissance qui mérite d’être salué.

***1/2

2 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sad13: « Slugger »

Sadie Dupuis est la tête pensante de Speedy Ortiz considéré comme l’un des meilleurs groupes indie de Boston. Près quelques quelques amuses bouches sous forme d’un EP et de remixes, l chanteuse/guitariste s’offre une petite virée en solo sous le nom de Sad13 tet d’un album nommé Slugger.

Comme les autres artistes de sa trempe qui se lancent en solo, Sadie Dupuis s’aventure dans de nouveaux horizons musicaux. Ici, elle troque les compositions indie rock/grunge des années 1990 pour se lancer dans une subtile mélange d’électro-pop et de R&B alternatif. Le résultat est d’assez bonne facture car elle ne tombe dans le lourdingue et priésible avec des titres efficaces comme « <2 », « Fixina » et autres « Get A Yes » où les guitares sont mis en retrait au profit des synthés et autres gadgets électroniques. Avec des textes transpirant la réalité et le vécu de la jeune femme qui venait de sortir d’une relation abusive auparavant et pour qui on n’a aucun mal à ressentir de l’empathie (« Devil In U »).

Musicalement, on est à mille lieues de Speedy Ortiz mais ça fait toujours autant de bien d’entendre une membre du groupe toucher des influences musicales bien différents. En rappelant les meilleures représentantes en tant que pop actuelle comme Charli XCX ou encore Santigold avec « Just A Friend » et « Tell U What » elle se fraie une nouvelle persona mais, pour les plus nostalgiques, elle sait toujours faite apprécier ces guitares en premier plan sur les titres grunge « Line Up » et « Hype » ou se font quelque peu plus soft comme le très bon « The Sting » résolument Speedy Ortiz dans sa construction musicale.

Avec l’électro en plus Sad13 ose s’approcher du monde du hip-hop en conviant l’inconnue mais talentueuse rappeuse/productrice Sammus à poser un couplet bien détonnant sur la conclusion girl power qu’est « Coming Into Powers ».

En résumé, Slugger est un album aussi bien surprenant que passionnant de la part d’une artiste qui semble bien assurée dans tous les genres qu’elle aborde avec une pétulance qui est une véritables bouffée d’oxygène.

***1/2

4 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire