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Shvpes: « Greater Than »

Shvpes se devait prouver qu’il n’était pas que le groupe du fils de Bruce Dickinson le vocaliste de Iron Maiden et il ne s’en sort pas trop mal sortis au travers d’un premier album remarqué et de tournées qui lui a permis d’asseoir une notoriété naissante. Au moment de retourner en studio, ils ont décidé d’enfoncer le clou et d’aller encore plus loin dans leurs expérimentations sonores. En résultent des titres plus tranchés (et peut-être aussi plus tranchants) avec du métalcore, du rapmetal (« Someone else », « Renegades ») et mêmes des interludes avec du piano, de l’électro et des scratchs (« Two Wrongs, no Rights », « I’m Stuck »).

Le rejeton Dickinson assure dans tous les registres (mélodique, hargneux, gueulard, hip hop) mais il est quelque peu difficile à suivre même si Matt Heafy (de Tivium) est plus repérable (« Rain ») que Rosanne Hamilton (sous-utilisée sur « War »). Plus de métal, plus d’harmonies, plus de rythmiques, plus de variations, plus d’invités, Shvpes en fait plus mais perd aussi un peu de cohésion et de liant en explorant un peu trop loin certains aspects d’une identité que le combo peine encore à se forger.

**1/2

16 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mark Morton: « Anesthetic »

Lamb Of God est un groupe majeur de la scène metal qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Ses membres, que cela soit les frères Willie et Chris Adler ou encore Randy Byrthe, bénéficient également d’une renommée certaine. Plus en retrait, Mark Morton n’en demeure pas moins talentueux. Désireux de délivrer ses propres compositions, le guitariste se lance dans l’aventure solo avec son premier album : Anesthetic.

Pour ce disque, Mark Morton a fait appel à une belle brochette d’invités qui laisse rêveur. Tout d’abord avec des interprètes de tous horizons : Chester Bennington (Linkin Park), Jacoby Shadix (Papa Roach), Mark Lanegan, Chuck Billy (Testament), Jake Oni, Myles Kennedy (Alter Bidge), Mark Morales, Josh Todd, Naeemah Maddox, Alissa White-Gluz (Arch Enemy) et enfin son comparse de Lamb Of God, Randy Blythe.

Les musiciens ne sont pas en reste puisque l’on voit apparaître des artistes de renoms tels que David Ellefson (Megadeth), Roy Mayorga (Stone Sour), Ray Luzier (Korn), Paolo Gregoletto (Trivium) ou encore Mike Inez (Alice In Chains).

La force de cet album réside dans la capacité qu’à Mark Morton de balayer un large éventail de styles tout en utilisant au mieux les qualités des artistes à qui il a fait appel. Il n’est pas donc étonnant de retrouver des morceaux dans une veine purement metal. “Truth Is Dead » possède une énergie folle qui est cependant bien canalisée par la maîtrise de la chanteuse Alissa White-Gluz. « The Neve »” joue la même carte en délivrant une intensité qui ravira les fans de Lamb Of God.

Mark Morton, même s’il ne délaisse pas les compositions agitées, s’aventure vers des horizons plus hard rock. « Back From The Dead », « Sworn Apart » ou encore « Save Defiance » (avec la performance magistrale de Myles Kennedy) montre le guitariste sous un jour plus assagi. Il est donc encore plus surprenant de le voir se tourner vers un registre teinté blues avec « Axis », bien épaulé par le talentueux Mark Lanegan ou un « Reveal » qui va également en ce sens.

Une autre particularité de Anesthesic est de pouvoir voir à l’œuvre Mark Morton derrière le micro sur « Imaginary Days ». Si sa prestation n’est pas à la hauteur de ses compères interprètes, l’Américain délivre une performance honnête et sincère qui s’imbrique parfaitement avec les autres morceaux. Enfin, ce disque est frappé du sceau de l’émotion avec « Cross Off » et la participation du regretté Chester Bennington

Anesthesic est un premier essai qui a tout du coup de maître de la part de Mark Morton, un artiste dont, outre sa maestria à la six codes, nous pfait entrevoir un indéniable talent de songwriter.

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11 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Kartikeya: « Samudra »

Le sextet métal russe Kartikeya a cette particularité depuis pas mal d’années d’intégrer dans son cocktail électrique, fait de death et de thrash, des influences indiennes, plus précisément de la musique hindou. Cette dernière caractérisée par la structure et l’improvisation s’est de nouveau fait une (petite) place sur Samudra, le troisième album du combo 6 ans après le précédent. C’est d’ailleurs et surtout sur le titre « Kannada » que l’alliance entre les deux univers est la plus réussie grâce à la participation de Karl Sanders de Nile, un habitué des musiques ethniques contemplatives et de Sai Shankar.

Le reste du temps, on ne sera pas gavé de ragas mais plutôt dune grosse rythmique bien percutante et de riffs étoffés comme il se doit. Grosso modo on a droit à une interprétation qui rappellera Lamb Of God, très bien exécutée entrecoupée de passages aux ambiances plus éthérées ou reposantes « Samudra », « Kumari Kandam »). Sans revisiter le genre, Samudra plaira très probablement aux mordux de métal qui se passionnent pour le symbolisme et la culture hindou.

**1/2

22 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Kylesa: « Exhausting Fire »

Le sludge-punk de Kylesa est facile à reconnaître tant il dépare son origine, le Deep South. Cela fait dis ans que le combo affiche les mêmes cheveux longs et et nous balance une musique soigneusement équilibrée et dont la rythmique date des siècles précédant le heavy metal.

« Crusher » et « Lost and Confused » se meuvent avec grâce entre raclements fuzz et une pincée de musique « ambient » permettant au combo de dynamiter le genre et de luis donner une dynamique post-rock et la plupart des titres montre comment les vocaux de Laura Pleasants et Philip Cove mettent en valeur cette recherche de cohésion.

« Movinge Day » et « Night Drive » mêlent ainsi new wave et rock gothique des années 80 alors que « Falling » et « Blood Moon » complètent le panorama pet lui sonnent une couleur psychédélique.

Le point de rencontre sera alors un amalgame entre calme et fracas, formule rebattue certes, mais Kylesa la maîtrise si bien qu’on aurait tort de s’en priver.

$$$

14 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Teenage Time Killers: « Greatest Hits Vol. 1 »

Teenage Time Killers est un super groupe qui tire son nom d’une chansonde groupe anorcho-death rock britannique, Rudimentary Pen. Mais c’est plus que cela car, mené par le batteur de Corrosion of ConformityReed Mullin et 29 autres musiciens dont Dave Grohl (Foo Fighters), Nick Fallon (Clutch), Corey Taylor (Slipknot), Randy Blythe (Lamb of God) ou Jello Biafra, son Greatest Hits Vol. 1 est une sacrée expérience.

Sur les 24 titres un grand partie est constituée de reprises solides de titres punk et hard-core comme « Ignorant People », « Time To Die » ou « Big Money » . Les artistes repris sont, entre autres, Void, Queen of the Stome Age ou Village People.

La voix de Blythe est particulièrement perverse sur « Hung Ou To Dry » et celle de Clifford Dinsmore (Blast) venimeuse sur « Power Outage » très Black Sabbath. Le menu est solide et propre à nous mettre en appétit

Il aurait pu être lourd à digérer mais sa variété, sa puissance et le titres choisis en font un plat de choix auquel il serait difficile de ne pas adhérer.

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1 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Strung Out: « Transmission Alpha Delta »

Ce nouvel album du combo punk californien Strung Out n’est pas véritablement punk, à l’image de leurs précédents opus car il ne possède aucune des lacunes qui sont caractéristiques de ce style (pas de structures réelles, de variations notables entre les compositions ni d’intérêt pour se référer à des marqueurs traditionnels.

Que Transmission Alpha Delta entre sous ce vocable est un mystère car le combo semble ici défier toutes les lois du genre. Il saute en effet du progressive speed metal au pop punk et même au classic rock. Bien faite, la versatilité est une bonne chose d’autant qu’elle est étayée sur les solides vocaux mélodiques de Jason Cruz et une production extrêmement sophistiquée.

Transmission Alpha Delta évite en outre les schémas répétitifs et ne se repose jamais sur ses origines de Californie du Sud qui ne l’ont jamais fait changer de label. « Rats In The Wall » ouvre donc le disque sur des qualité de progressive metal et des titres plus pop-punks comme « Modern Drugs » , « Nowheresville » ou « No Apologies » possède ce son clair qui les rend immédiatement accessibles.

Des passages sonores et des interludes »spacey » ménagent des transitions entre les plages et permettent de poasser de manière fluide à des exercices plus « modern rock » comme « Magnolia » et « Westcoasttrendkill » qui sont tous deux des morceaux qui passeraient aisément à la radio.

Ajoutons que la décision de débuter l’album sur le discours de Charlie Chaplin sur Le Dictateur est propre à susciter l’attention voire la polémique, bref tout est réuni ici que le combo nous donne également une certaine interprétation de la vie à laquelle on aura du mal à rester indifférent tant elle est accompagnée de titres accrocheurs et d’une musicalité qui n’a plus de preuves de technicité à fournir.

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5 avril 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Zig Zaggs: « Zig Zags »

Zig Zags nous assènent un rock lourd, fait de distorsions, aux frontières du métal, du hardcore et du stoner rock. Il ne s’agit pas d’une musique qui se veut subtile mais plutôt de quelque chose qui figurerait en très bonne place dans une de ces innombrables « Battles of the Bands » si sourantes aux USA.

Avec des titres comme « Brainded Warrior », «  Tuiff Gay Hands » ou « I Am The Weekend », les morceaux de cet album éponyme sonnent comme si le groupe voulait se retrancher derrière une attitude imbécile voire débile, celle de personnages qui ne carburent qu’à la bière et aux joints et que montent leurs amplis bon marchés au plus haut niveau de volume comme si provoquer la douleur auditive était un but.

Tour ringard que cela puisse paraître, ces types-là ne plaisantent pas pour autant. Ils sont conscients de la crétinerie de ce qu’ils produisent mais ils n’en ont pas honte, bien au contraire. Le guitariste Jed Maheu, le bassiste Patrick McCarthy et le batteur Bobby Martin sont suffisamment soudés et musclés pour que Zig Zags nous procure une sacrée dose d’action , en particulier quand les effets distordus de Maheu se fondent à des lignes de basse qui semblent vouloir perforer les tympans.

De ce point de vue on ne saurait leur reprocher de hausser le temps de cet accords en clés mineures qui sont le fond de commerce du garage rock dans la mesure où ils parviennent à le les faire sonner comme si ils étaient tout droits sortis des systèmes sétéro d’une vielle bagnole et qu’ils étaient en train de redécouvrir cetet époque. Ajoutons la production de Ty Seagall qui fait de Zig Zags un album étonnamment frais qui plutôt que l’assourdissement véhicule la bonne humeur du low budget.

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7 juillet 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Mastodon: « Once More ‘Round The Sun »

Sans qu’on ne le remarque vraiment, Mastodon est devenu un des groupes les plus influents dans la sphère du métal moderne. Pour ce groupe d’Atlanta, Once More ‘Round The Sun, constitue quand même un sixième album et il présente des caractéristiques intéressantes si ce n’est inédites.

Ce disque a la fonction qu’a pu avoir le deuxième opus de Wolfmother et il ressemble singulièrement à ce groupe culte et excentrique de Leeds, Humanfly.

Ce sont ces aspects qui donnent à ce disque enregistré dans le Tennessee (à Franklin avec le producteur Nick Raskulinecz) une aura qu’on ne peut que saluer, celle d’un combo qui, si il est en phase de devenir un des actes les plus importants de la « metal scene », est parvenu à garder le même mordant qu’un groupe underground.

Le déferlement qui rythme la plage d’ouverture, « Tread Lightly » en atteste dès le début avec ses breaks bulldozers, ses solos et ses riffs purs et proches de l’excès.

« Chimes At Midnight » est un rocker atmosphérique solide qui se développe rapidement en ces climats mélodramatiques et ces riffs brûlants et rapides qu’affectionnaient Black Sabbath alors que « Feast Your Eyes » est une parfaite démonstration de ce que peut être une succession de riffs en cascade. Le seul regret qu’on peut avoir, sur ce titres et d’autres, est que les attaques de guitares, souvent splendides, ne soient utilisées qu’avec parcimonie.

Malgré un léger creux dans la deuxième partie de Once More  »Round The Sun, « Halloween » nous régalera avec son énergie pure et dure, ses guitares pleines de « phasing » et des riffs de basse dantesques.

L’album précédent de Mastodon, The Hunter, était sans doute plus brillant mais celui-ci, malgré quelques moments faibles, montre que le groupe est prêt à un succès qui ne sera que mérité. Ils sont parvenus à conserver cette qualité de riffs incisifs et fluides là où de nombreux autres combos auraient déjà failli ou abandonné.

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21 juin 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire