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Club Night: « What Life »

Depuis la parution de son premier EP Hell Ya à la fin de l’été 2017, la popularité de Club Night a monté en flèche. Le supergroupe venu d’Oakland réussit, il est vrai, a faire montre d’originalité avec sa fusion entre post-punk psychédélique et math-rock explosif mais mélodiqu. Cette raison est une occasion de plus de prouver que leur premier album, What Life, n’a pas été un feu de paille.

Dès les premières notes de « Path », Club Night donne d’emblée le ton. Entre interprétations passionnantes de la part du guitariste Josh Bertram, les riffs urgents couplés de textures synthétiques et une section rythmique efficace, le quintet fait forte impression.

Ce ne sera que le début ils produisent ensuite d’autres pièces taillées sur mesure comme « Cough », « Mute » et « Trance » où ils mêlent indie rock et art-punk avec maestria.

Aussi bien chaotique qu’harmonieux, Club Night ne laissera personne indifférent avec ces huit morceaux résolument intenses comme « Wit » et « Village ».

En outre, entre ces titres, vont de superposer des morceaux-pahres mesurant l’étendue de l’art du groupe d’Oakland ; « Cherry » mais également la conclusion des plus explosives qque sera « Thousands » avec un crescendo noisy à faire frémir.Tout ceci en dit long sur l’ambition de ce supergroupe qui met la barre très haute un « debut album » aussi fougueux et audacieux.

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10 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Cosines: « Oscillations »

Imaginez un groupe composé des membres de Kraftwerk, New Order et de Debbie Harry aux vocaux. Nommés d’après le backing band du Carole King des 60’s, Cosines apportent une intéressante fusion de sons venus d’une époque où guitares brouillées et synthés rétros paraissaient futuristes.

Leur versatilité leur permet d’ouvrir avec deux pop songs alternatives craquantes (« Out Of The Fire » puis « Nothing More Than A Feeling ») tout en conservant une certaine crudité et un côté bidouilleur rappelant la Blondie ou la New Wave des tous débuts.

Les morceaux semblent avoir été interprétés « live » avant d’être produits par le groupe lui-même ce qui donne à leur « math rock » un côté punchy et une respiration qui semble habiter le disque du début à la fin.

Un voix mâle sur « Lookout Mountain Drive » apporte une nouvelle corde aux métaphores qu’on pourrait appliquer au groupe. Ce sont des vocaux brillants dans leur aspect ordinaire, sans complication et avec pour but de nous rafraîchir d’une manière qui n’a rien d’orthodoxe.

Oscillations est un disque qui fait comme nous dire : « Détends-toi et ferme les yeux », chose d’autant plus aisée qu’un instrumental (« Pop-In Court »  ou des morceaux gorgés d’humour (« Binary Primary » et ses errances hypnotiques) nous offrent des incursions dérangées, manière peut-être pour transcender ce que le combo pourrait avoir de lisse.

Nous voilà devant un disque démodé donc hors-mode, traversé par des idées et de sons inhabituels et nouveaux et qui donne un l’album qui ne semble jamais en repos (la fuzz étouffée de « Stalemate », la « torch-song », « Our Ghosts ») qui clôt Oscillations. Il s’agit, peut-on supposer, d’une autre façon de faire aller la pop de l’avant et d’en faire quelque chose de plus culturel mais d’accessible au plus illétré.

***1/2

5 septembre 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Tera Melos: « X’ed Out »

Natif de Sacramento, Tera Melo est un trio dont X’ed Out constitue le quatrième album. Sa démarche se veut atypique puisqu’il emprunte au pop-punk tout comme au math-rock. Le résultat en est un disque qui s s’approprie la dissonance comme si elle était chose naturelle pour lui mais, à l’inverse de certains groupes indie, celle-ci s’accompagne d’une exécution dans laquelle la technicité n’est jamais exclue. Les percussions de John Clardy, par exemple sur « Sunburn », sont plus proches du jazz que de l’optique « sloppy » et ils sont également capables de s’entourer de claviers reptiliens comme sur « Snake Like » ou de s’aventurer dans un ensemble de climats au sein d’un même morceau (« Bite ») en particulier grâce au jeu de basse versatile de Nathan Latoma.

Leur « single », « Tropic Lame », est pourtant un rock fortement influencé par ce que Pavement nous livrait au milieu des années 90 et c’est tout à leur honneur que le groupe ait su évoluer et se libérer d’un format qui jonchait ses premières productions ou de savoir le déboulonner comme sur l’excellent « Melody Nine ».

Ajoutons des vocaux qui se font rugueux (Nick Reinhart) et qui bénéficient parfois de la voix éthérée et psalmodiée de Aurelie Zeitler (« No Phase ») et, au final, on aura un titre, « X’ed Out and Tired », qui se verra comme la somme de toutes les influences et qui conclura avec emphase et assurance le disque.

Celui-ci peut, au bout du compte, être perçu comme ce que XTC serait sans doute devenu s’il avait persévéré dans cette verve expérimentale vers laquelle Andy Partridge se sentait souvent attiré.

★★★☆☆

14 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire