No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Fun Fun Funeral: « Everything Is OK »

Le premier album de de duo franco-britannique composé de Dean Spacer et Clément Sbaffe est à l’image de son patronyme, entre amusement (fun) et deuil (funeral). Le tandem est intrigant également par sa musique, évanesente et pleine de faux-fuyants sinueux comme le seraient les circonvolutions du cerveau ou, parfois, du coeur.

Le disque a été bricolé en semi retraite dans une petite chapelle de la Manche, lieu isolé permettant de se transformer en bulle de créativité débridée, entre moyens limités, lo-fi, et tâtonnements.

Les voix hauts-perchées et la guitare folk en sont la structure, squelettique comme elle se doit de l’être. Autour de celle-ci, boîtes à rythmes, synthés, instruments jouets et autres objets détournés de leur usage premier constituernont une instrumentation hasardeuse.

Le résultat est déroutante et cristallise à la fois frustration et intérêt. Peut-être est-ce sur ce dédale qu’il conviendra de se repérer puis se guider sans être, toutefois, certain d’y accéder.
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30 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Howe Gelb: « Gathered »

Nul ne peut nier que Howe Gelb continue de tracer son bonhomme de chemin sereinement. On avait laissé l’auteur-compositeur-interprète originaire de Tucson avec son Future Standards il y a deux années de cela. Le vétéran n’a pas pour autant dit son dernier mot car voici venir son successeur intitulé Gathered.

Avec quinze nouvelles compositions à la clé, Howe Gelb continue d’incarner son rôle de crooner à la perfection. Gathered trace une route plutôt sereine avec des titres folk-rock lo-fi teintés de rétro comme « On The Fence » qui ouvre le bal mais également « Anna » et « Flyin’ On The Rails » où il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par ces douces ritournelles.

Bien entendu, Howe Gelb n’est pas tout seul sur cette virée musicale. On peut retrouver M. Ward sur « A Thousand Kisses Deep » ou bien encore Anna Karina de La Nouvelle Vague sur le tendre « Not The End Of The World ». Avec sa voix rugueuse et savamment chuchotée, le musicien nous emporte avec ces morceaux d’une douceur extrême comme « All You Need To Know » et « The Park At Dark ». Résolument abouti et homogène, ce nouveau voyage musical intitulé qui se clôture avec le lancinant « Storyteller » durant six bonnes minutes et « Steadfast » saura trouver un public comme à son habitude comme est habituel le talent musical de Howe Gelb.

***1/2

15 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Leopardo: « Is It An Easy Life ? »

Le premier album du combo suisse répondant au nom de Leopardo se nommait Di Caprio et il pratiquait une garage-pop lo-fi légèrement teintée de spychedlisme. It An Easy Life ? Poursuit, soniquement, dans la même veine avec, un petit plus qui lui donne un faux air d’album concept.

Le combo, ici, s’aventure dans ces terrains musicaux absolument jouissifs et colorés avec, entre autres, l’introduction psychédélique aussi bien doucereuse que rugueuse mais également « Modern Love » et « Fear » flirtant avec le DIY.

À travers ces neuf nouvelles compositions, Leopardo ldonne voix à ses angoisses existentielles et ses turbulences romantiques que ce soit sur les incursions krautrock de « Holiday of Love » avec un petit soupçon digne de Kurt Vile ou encore sur les allures indie pop harmonieuses de « I Wanna Tame You ». Le combo suisse fait également parler son imagination avec la ballade lancinante de plus de six minutes nommée « Happiness » tout comme sur la conclusive « Chinese Army ». Sur ce second album et ses influences garage-pop digne des années soixante, Leopardo perfectionne avec brio son style.

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27 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

(Sandy) Alex G: « House Of Sugar »

(Sandy) Alex G est devenu une référence de l’indie rock de cette décennie. On l’avait laissé avec son exceellent album Rocket paru en 2017 qui lui a permis d’acquérir une plus que certaine notoriété. Le collaborateur de Frank Ocean revient tenter nous envoûter une fois de plus avec son neuvième opus, House of Sugar.

Nous sommes ici longés dans un conte de fées à l’écoute d’une introduction déconcertante, « Walk Away » qui, à partir d’une mélodie dissonante, Alex Giannascoli nous hypnotisepar sa formulation incantatoire. De quoi démarrer cet album en trombe avec le bucolique « Hope » qui est remarquable pour sa mélodie céleste ainsi que le pur « Southern Sky » avec sa mélodie au piano et le côté freak de « Gretel » mettant en avant le mal-être adolescent de son auteur.

Très vite, (Sandy) Alex G ira diversifier sa palette musicale et cela s’entendra à travers des moments instrumentaux quelque peu expérimentaux : « Project 2 » qui sonne comme une démo inachevée ou encore « Bad Man ». Les accents électroniques prennent alors le dessus sur« Taking » et « Near » avant que la voix ultra-trafiquée  du musicien de Philadelphie ne s’impose sur « Sugar ». Suite à ce détour quelque peu incongru, on revient à des compositions plus contemplatives rappelant la grâce d’Elliot Smith avec, par exemple, « In My Arms » et l’attachant « Crime » mettant au premier plan la plume personnelle et inventive de notre hôte.

Après une conclusion live nommée « SugarHouse » et son solo de saxophone attachant, (Sandy) Alex G continue de nous fasciner avec ses contes surréalistes et de repousser les limites de la bedroom-pop/indie folk. House of Sugar est un autre manifeste du talent incommensurable de l’éternel collaborateur de Frank Ocean et on ne peut que souhaiter qu’il décide de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

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15 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Lina Tullgren: « Free Cell »

À la fin de l’année 2017, une jeune prétendante venue du Maine en Nouvelle-Angleterre répondant au nom de Lina Tullgren avait fait ses premières preuves avec son premier album, Won. Depuis, elle est parvenue arrive tant bien que mal à s’immiscer dans le cercle de l’indie rock féminin. .Deux ans plus tard, elle décide de redoubler d’ambition avec son « sophomore album », Free Cell.

Afin de mieux se démarquer, Lina Tullgren a employé les grands moyens. À l’écoute de Free Cell, tout laisse à penser qu’elle a décidé d’emprunter la voie de la sagesse. C’est avec des arrangements baroques et romanesques menés aux cordes et aux cuivres qu’elle surprendra à l’écoute de perles telles que l’introduction mettant directement dans l’ambiance ou bien encore « Golden Babyland » et l’entêtant « Saiddone ».

Hormis les élans plus électriques de « 110717 » rappelant son premier album, Lina Tullgren impressionne par son ouverture d’esprit. Après un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, la musicienne semble avoir eu une révélation. C’est à l’écoute de tendres ballades comme « Bad At Parties », « Wow, Lucky » et autres « Soft Again » que l’on plonge dans son univers bien particulier. Et on n’est jamais au bout de nos surprises que ce soit sur les deux parties de « Soft Glove » ou sur la sublime conclusion nommée « Piano » car elle a réussi à se réinventer afin de fasciner un peu plus. Chose dont beaucoup pourraient prendre de la graine.

***1/2

27 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Brisa Roché: « Low Fidelity

Le précédent opus de Brisa Roché, Father, était sson album le plus intime et le plus dépouillé. Le choix de la simplicité semble lui avoir plu, puisqu’elle revient aujourd’hui avec un disque intitulé Low Fidelity, titre on ne peut plus judicieux tant car il sonne si il avait été fait à la maison.

Sans prétention mais inspiré, l’Américaine dévoile une collection de chansons charmantes, poétiques et volontairement imparfaites pour mettre en avant ce qui lui tient le plus à cœur : un art du songwriting qui se veut le plus authentique possible.

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21 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Bass Drum Of Death: « Just Business »

Cela faisait quatre ans que l’on était sans nouvelles d’un des groupes les plus charismatiques de cette décennie: Bass Drum Of Death. La formation menée par le John Barrett avait fait forte impression avec Rip This puis a disparu de la circulation pour revenir aujourd’hui avec un nouvel opus intitulé, de faon sgnificative, Just Business.

Deux changements dont à noter au niveau de Bass Drum Of Death ; le combo a changé de label et lle one-man band s’éloigne des contrées garage-rock psychédéliques dignes de Thee Oh Oh Sees et Ty Segall pour un son plus catchy et plus accessible. Il semblerait qu’il ait beaucoup écouté The Buzzcocks car l’influence se fait (trop) ressentir sur « Third Coast Dreaming » en guise d’introduction mais encore « Diamond In The Rough », « Heavy » qui frôle le gospel et « I Don’t Wanna Know » bien plus pop.

Inspiré par la Big Apple, Bass Drum Of Death dit adieu à son passé qui fut passionnant pour un son plus quelconque. Il perd ainsi un peu de son inventivité qui avait fait son originalité sur « Odds Are Good » et « I Love You (I Think) » et il lrs remplace par des résurgences plus heavy de son passé avec « Falling Up » il frôle même parfois la pastiche avec « I Thought I Told You ». Entre un avant et son autre après, le présent de Bass Drum Of Death s’annonce  comme tout sauf du business as usual.

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11 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Sean Henry: « Fink »

Dans le rayon des nouvelles révélations bedroom-pop américaines, on peut citer le nom de Sean Henry. L’artiste nous vient tout droit de New York et a baigné dans des influences bedroom-pop et soft-grunge pour un résultat plutôt convaincant. Après plusieurs sorties sur son Bandcamp en format lo-fi, il passe au format studio avec son premier album nommé Fink. En dix titres, Sean Henry nous invite dans son univers faussement désinvolte mais riche en questions existentiels qui le tourmentent.

Du titre introductif nommé « Imperfection » à « Virgo » en passant par les implacables « Party Fiend », « The Ants » et autres « Gum In Hair », le new-yorkais va droit au but et remplit le contrat avec brio.

Même si il ne révolutionne rien dans le genre, on appréciera tout de même des morceaux où il s’ouvre à nous sur « Are We Alive? » ou bien même sur « No More Feelings ». Avec Fink, Sean Henry se fait une place timide mais sûre sur la scène soft-grunge américaine.

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9 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Max Santilli: « Surface »

Édité dans la collection « International » du label Into The Light Records, ce premier album solo de Max Santilli repose sur des archives d’enregistrements à domicile réalisés entre 2016 et 2018 avec guitares, synthés et instruments acoustiques.

Surface est un disque légèrement différent de l’album Scenes que le multi-instrumentiste australien a enregistré il ya un an avec Jacob Fugar dans le duo Angophora. Moins d’instrumentation électronique, une dimension baléarique toujours présente, mais dans une atmosphère où prédominent les instruments et percussions traditionnelles dont joue Santilli.

il y a beaucoup de douceur et de sérénité dans ces plages ensoleillées par la guitare (« Watching », « Crossoveer »).

 

On y trouvera des réminiscences d’autres multi-instrumentistes, tels que Mickey Hart ou Nana Vasconcelos (« Vision »), un rappel aussi des plages ethno-ambient de Robert Rich (« Crb »).  Et on appréciera un univers minimaliste lo-fi  qui enchantera par la simplicité et l’émotion qu’il dégage.

***1/2

23 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Renaldo & The Loaf: « Songs For Swinging Larvae / Songs From The Surgery »

Pas étonnant que le premier album, Songs For Swinging Larvae, du duo britannique, Renaldo (Brian Poole) & The Loaf (David Janssen), ait été signé en 1981 sur Ralph Records, le label de The Residents, tant leur univers est proche de l’esprit originelle de la formation américaine.

Cet album culte et réédité, agrémenté d’enregistrements supplémentaires. Une merveille de titres tordus et d’expérimentations pop affolantes, où primitivisme et tribalité viennent se percuter sur des murs de psychédélisme sous THC.

Véritable plongée dans un monde truffé de déviances mélodiques et de rythmiques fracassées, chaque titre est l’occasion rêvée de (re)-découvrir l’oeuvre de deux artistes inclassable, dont la musique continue de résonner de manière avant-gardiste.

***1/2

20 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire