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Jackson Scott: « Sunshine Redux »

Le « debut album » de Jackson Scott, Melbourne, s’était fait connaître un certain temps en ligne avant de sortir une sortie « physique » sur Fat Possum en 2013. Avec son répertoire oscillant entre lo-fi, bedroom pop et climats brumeux il rappelait des artistes comme Bernard Cox et Phil Elverum.

Sunshine Redux bénéficie, lui, d’une véritable sortie propre à justifier les critiques prometteuses de son précédent disque et nous permet de voir Scott explorer ses tonalités plus loin en y ajoutant riffs de guitares nimbés de soleil et des mélodies simples et défoncées ; blues déséquilibrés délivrées avec une lucidité hallucinée.

À son meilleur, sur « Ripe for Love », Scott est étourdissant tout au long des six minutes du titr avec un climat stupéfiant et des tempos évoquant Syd Barrett, en revanche, « Pacify » s’égare dans une psychedelia languissante et peu mémorable.

Il est indéniable que Jackson Scott peut nous charmer et qu’on éprouve une certaine joie à écouter ses chansonnettes.Les débris soniques l’obscurcissent néanmoins un peu trop ; un peu de mise à plat ne serait pas inutile.

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1 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Sneaky Feelings: « Send You »

Send You de Sneaky Feelings était originellement sorti en 1982 sous le label Flying Nun. Leur musique était archétypale du son que Flying Nun mettait en avant : une pop lo-fi où les guitares se voulaient cliquetantes et en arpèges.

Une de leurs caractéristiques, hormis une attaque assez rock au niveau de la six cordes, était le fait que le combo possédait trois ou quatre véritables chanteurs ce qui donnait aux compositions de Sneaky Feelings une palette assez vaste et élaborée.

On restait, ici, dans le registre de la pop song mais le groupe savait très bien mettre en valeur des vocaux légèrement faux et profonds qu’il contrastait par les jolies mélodies qu’il avait l’art de composer.

Cette réédition contient le disque mais aussi plusieurs « singles » (« Be My Friend » et « Husband House ») et inédits ou titres déjà parus dans des compilations précédents dont la dernière date de 92.

Seule réserve qui n’en est pas véritablement une : le nombre de morceaux qui donne la sensation d’un trop plein alors que, au départ, Send You était un EP.

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13 avril 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire