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Massage: « Oh Boy »

La scène jangle-pop ne s’exporte pas qu’en Australie. la preuve en est le combo Massage qui vient tout droit de Los Angeles. Le quintet nous offre une twee-pop innocente et ensoleillée comme le montre leur premier album intitulé Oh Boy.

C’est un opus qui ombe à pic pour les saisons estivales : riffs jangly,rythmes entraînants et radieux qui baignent les compositions comme « Lydia » qui ouvre le bal mais également « Gee », « Couldn’t Care Less » et autres « Under ». Tout suivra cete même humeur à l’écoute de morceaux comme « Kevin’s Coming Over », « Crying Out Loud » ou « Liar ».

Avec un nom de groupe qui leur va à merveille, le quintet californien nous relaxe comme il se doit avec des morceaux somptueux jusqu’au final intitulé « At Your Door ». Avec son contenu plus qu’homogène, le groupe ne révolutionnera pas la jangle-pop mais nous offre un moment doux et relaxant comme un massage.

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11 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Evan Thomas Way & The Phasers: « Long Distance »

Evan Thomas Way & The Phasers est une excroissance de The Paroson Red Heads, combo ayant migra de Californie en Oregaon qui s’était fait connaître sur la compilation Twelve String High sorte de Nuggets à la sauce «jangle pop». Comme en témoigne le mélange de country alternative et de power-pop proposé sur son dernier album en date, Blurred Harmony (2017), le quatuor construit sa trajectoire selon un axe classique et légendaire déjà emprunté avec bonheur par leurs aînés de The Jayhawks, allant des Byrds à Big Star en passant par Buffalo Springfield.

Aboutissement de travaux parallèles ébauchés dans le plus grand secret pendant ces dix dernières années, le deuxième album solo de leur leader Evan Thomas Way nage dans des eaux similaires, tout en apportant une touche plus personnelle et introspective.

L’objectif avoué de ce projet, que le bonhomme avait d’abord imaginé était  d’enregistrer seul en mode « singer-songwriter » avant de décider de se faire accompagner par quelques amis musiciens regroupés sous le nom de The Phasers, était de sonner comme une version shoegaze de Neil Young. Long Distance n’est pas loin d’atteindre son but, déroulant paisiblement une succession de chansons folk-rock atmosphériques parfois ornées d’un saxophone mesuré (« Gone ») et qui pourraient figurer des croisements entre le Loner et Mojave 3 (« Don’t Fall Away », « Hope », « Change Your Mind »).

Le sommet de ce disque qui ne fréquente que les hautes altitudes sera sans doute, le « twangy » « Fire at the End of the Line », un petit miracle d’équilibre instrumental qui replonge l’auditeur au cœur des rêveries nocturnes du Luna de la période Penthouse. Lumineux avec The Parson Red Heads, ou plus contemplatif sous son propre nom, Evan Thomas Way séduit et impressionne par la constance de son inspiration.

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26 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Flying Fish Cove: « At Moonset »

Il n’y a pas que sur la scène australienne qui qit le monopole de la fourniture de la jangle-pop de qualité. Flying Fish Cove est basé à Seattle et il a été bercé par les disques de Teenage Fanclub et de The Pastel. At Moonset, leur premier album, en est la manifestation.

A la croisée de la jangle-pop et de la twee-pop, Flying Fish Cove ne fait pas dans le basique. C’est avec des arrangements peaufinés grâce l’intervention des claviers psychédéliques, flûtes et de cordes qui’ils habillent des morceaux plutôt élégants . Mentionnons l’introductive « Johnny Paper » mais encore « Blow A Candle », « Manticore » ou bien même « Cammy the Camry ». Entre la voix sucrée de Dena Zilber, les riffs décontractés de Jake Jones (qui officie parfois au chant) et la section rythmique légère et somptueuse du duo Sean Canfield (basse) et Jacob Jaffe (batterie), il n’y a qu’un pas.

Chez Flying Fish Cove, tout n’est que luxe, calme et volupté avec une pointe d’ambition qui se faufile entre ces 12 titres. Avec l’intervention de la divine Frankie Cosmos mais également de Jade Tcimpidis et de Lydia Brambila, le quatuor vise le très haut avec « Dangerous Words », « Pony Bracelet » et autres « Home Sweet Home ». Tour à tour cosmique ou psychédélique (comme l’atteste la conclusion fantasmagorique « Belladonna »), At Moonset prouve que la jangle-pop ne se résume pas qu’à des compositions solaires mais à quelque chose de plus arty.

***1/2

11 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Jaill: « Brain Cream »

Jaill font ce que l’on nomme de la « jangle pop », une pop tranquille et couturée de guitares aérées et ce quatrième album, malgré un changement de label et l’arrivée de deux nouveaux membres ne voit pas Vincent Kirchner dévier de cette route.

On retrouvera donc l’effluve garage, la guitare enlevée et les compositions excentriques qui se manifestent, comme une rassurant habitude, tout au long de Brain Cream. Les textures psychédéliques sont là, légères et les nappes de synthés apportent une tonalité brillante à des morceaux comme « Just a Lovely Day » ou « Little Messages ».

 

« Got an F » et « Picking My Bones » évoqueront ces descentes d’orgues 60’s façon ? And the Mysterians mais ce sera sur les passages les plus lents (« Slides and Slips », « Draggin’ ») que l’atmosphère se fera plus introspective et plus intéressante. On y appréciera le piano Wurlitzer, le riff acoustique et le climat propice au rêve et on se mettra à souhaiter que Kirchner se décide à nous révéler certains de ses secrets mélodiques encore dissimulés.

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2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire