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Interview de Gruff Rhys

Que ce soit avec ses groupes ou en tant qu’artiste solo, Gruff Rhys a toujours eu une approche colorée et versatile quand il s’agit de composer. Sur son nouvel album, Babelsberg, il s’est servi de quelques morceaux simples et de messages élémentaires et leur a donné une plus grande ampleur grâce à ne pléthore d’orchestrations. Il était intéressant d’entendre le Gallois évoquer la façon de réutiliser ses vieux titres et de les adapter aux nouveaux médias.

Vous parlez de Babelsberg en évoquant une approche surréaliste sur ce que peut être la réélité et l’histoire : était-ce le moteur de votre inspiration pour ce disque ou était-ce l’étrangeté du nom qui vous a interpellé ?

Ce n’était pas un « concept album » en soi. Je faisais simplement référence aux conditions qui ont mené à son enregistrement. C’était une course contre la montre avant que le studio ne soit démoli pour être remplacé par des appartements de luxe et, à l’époque, je n’étais plus sous contrat avec personne. Ma deadline c’était cela et il m’a fallu très vite trouver un titre et je me suis souvenu d’un code postal en Allemangne alors que j’étais en tourbée. Le nom m’a semblé magique et je me suis mis à imaginer une sorte de tour où les gens essayient , à leurs manières, d’atteindre le ciel. Il y a aussi un orchestre à Babelsberg qui fait des musiques de films et c’est cela qui a donné une signification orchestrale au titre de l’album.

Comment Kliph Scurlock, Stephen Black et Osian Gwynedd ont-ils été impliqués avec le disque et qu’est-ce qui en a résulté ?

La coïncidence a fait que nous habitions à proximité. Je pouvais donc passer les voir en voiture et comme Stephen et Kliph avaoent déjà joué avec moi sur mon deuxième album solo,Candylion, et pour une trentaine de concerts c’était le plus simple. Osian avait déjà joué sur mon disque précédent agalement aussi nous avons py collaboré de manière tangible et très pratique.

Ce que vous faisiez en termes opératoires , comment cela s’est-il répercuté sur votre album ?

J’ai écrit le livret et lui en est le compositeur. J’ai fini par écrire les textes sur quelques-unes- de ses passages. C’était la première fois que je procédais ainsi et il m’a beaucoup aidé. C’était complètement inédit pour moi et le fait de lui amener ce type de travaux nous a pris du temps tout comme recruter un orchestre.

Qu’avez-vous tiré de cette adaptation pour un concert en public et projetez-vous de le réinterprétér avec le BBC National Orchestra du Pays de Galles ?

On avait démarré en juin dernier à Cardiff où ça devait faire partie d’un festival.On avait, au total, 72 musiciens et ceux qui avaient pris part à l’enregistrement étaient là aussi. Souvent, sur mes disques, je ne suis pas très discipliné en studio et on a fini par utiliser des tas de techniques expérimentales. Je ne suis pas très fan de l’idée de capturer les moments et je préfère de loin utiliser toute la machinerie dont je dispose pour faire quelque chose de mémorable. Cette fois-ci nous étions très disciplinés da façon à ce que les prises soient véritablement live. Travailler avec tous ces musiciens et le chef d’orchestre pour un concert en direct a été une expérience fantastique. Ça a été même assez simple car nous souhaitions quelque chose de brut et d’aussi peu poli que posssible. Nous avon,s adapté la musique pour des plus petits orchestres à Londres et ça s’est également très bien passé. Malheureusement il n’y a que dans ces deux villes que j’ai pume permettre de jouer avec un orchestre mais, le reste du temps, un piano fait très bien l’affaire aussi.

Qu’est ce qu a permis de faire de « Kegative Vibes » un titre aussi abouti pour l’album après que vous ayez pensé à l’utiliser pour votere projet Candylion ?

Ce titre a été mon point de départ. C’est une chanson très simple mais, pour quelqu’un qui, comme moi, écoute beaucoup de musique, il était intéressant de voir comment le processus s’opérait. Parfois, certaines compositions doivent être évaluées et il vous faut trouver un moyen de les faire progresser. J’avais toute cette batterie de compositions issues de « Negative Vibes » et elles étaient si directes que j’ai pensé que je pourrai les réadapter de cette manière.

Vous avez fait de le musique pour des jeux vidéo, des spectacles musicaux et avez même dirigé quelques films ; voyez-vous en lien entre ces projets atypiques et ce que vous faites quand vous enregistrez ?

Le principe unificateur est toujours la collection de chansons. C’est là que réside le coeur de mes activités. Les films que j’ai faits dont basés sur des tournées d’ailleurs. J’ai écrit un livre pour supplémenter le musique de American Interior, car j’ai toujours eu assez de matériel pour me le permettre et servir de support. Tant qu’il y a des morceaux de musique en jeu, je me sens autorisé à expérimenter sur divers supports et faire avancer ce que je produis. Ma seule crainte et d’écrire toujours et encore la même musique et c’est pour cela que je me lance dans l’expérimentation.

20 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire