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Life: « A Picture Of Good Health »

Passés inaperçus avec un premier album (Popular Music – 2017), Life remet le couvert cette année et pourrait se faire une place au soleil avec son nouvel opus. A Picture Of Good Health se fait véhément et est tout sauf mesuré. Le quatuor a amélioré la formule du premier disque et a trouvé le bon algorithme. Écrit pendant une période « qui a engendré la douleur, la solitude, le sang, les tripes, la monoparentalité, la dépression et le besoin de survie et d’amour » selon les mots de Mez Green, son leader charismatique.

A Picture Of Good Health ne tient pas la promesse de sa pochette et ne sert aucune soupe réconfortante ou émolliente. L’album est un uppercut qui va séduire les fans de pop (« Hollow Thing ») et attirer dans ses filets les déçus de The Murder Capita,l voire de beaucoup d’autres groupes.

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1 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sheer Mag: « A Distant Call »

Lorsqu’il est question de rock des années 1970, on est moins choqué de nos jours par l’aura satanique de certains groupes, que par les histoires de détournement de mineures, d’agressions sexuelles, de misogynie, d’homophobie, de racisme, d’appropriation culturelle, de plagiats ou par la fascination de ces groupes cultes pour le moteur à explosion. En même temps, ces groupes de musiciens, souvent virtuoses, avaient, il faut l’avouer, un don pour les riffs accrocheurs, les vers d’oreilles, et une énergie communicative.

L’exercice de style étant à la mode depuis un bon moment, il n’est pas surprenant de voir des groupes contemporains réactualiser cette musique en la départissant des valeurs d’un autre siècle qui l’affuble. Sheer Mag se dévoue entièrement et profondément à ce processus. Leur premier album, Need To Feel Your Love, avait fait grand bruit en 2017 – le New Mical Express lui avait accordé une note parfaite de 5 sur 5. Deux ans plus tard, le groupe est de retouravec A Distant Call, un deuxième opus attendu de pied ferme par la presse musicale. Mais l’exercice de style peut s’avérer périlleux : comment éviter le piège de la répétition ad nauseam, qui a enfermé plusieurs des groupes desquels s’inspirent Sheer Mag ?

En lançant A Distant Call, l’auditeur néophyte aura peut-être l’impression d’atterrir directement dans un épisode de That 70’s show. Les références musicales sont en effet évidentes : Thin Lizzy, Kiss, AC/DC ou ZZ Top viennent d’emblée en tête, à cette différence importante que le chanteur en bedaine, caractéristique des groupes des années 1970, est remplacé ici par une femme à la voix criarde, Chritina Halladay, visiblement versée dans le punk rock.

« Steels Sharpen Steels », le premier morceau de ce deuxième album, rappelle en de nombreux points « Meet Me In The Street », la composition ouvrant le précédent opus : gros riff de guitare martelant un rythme assez rapide. Le propos dénonce une norme lourde, qui bloque l’émancipation individuelle et collective. La charge politique est ici bien présente. Elle se fait toutefois moins radicale que dans « Meet Me In The Street », hymne aux accrochages entre la police et les manifestants en marge de l’investiture de Donald Trump.

Si, au niveau musical, la continuité avec Need To Feel Your Love est, ici, directe et évidente, les paroles viennent marquer un changement de ton qui traverse tout l’album. L’attention se porte davantage sur des moments difficiles qui ponctuent l’existence. Mais la prise de conscience politique ne se trouve jamais bien loin derrière : la perte d’un emploi se transforme en plaidoyer pour les mouvements de travailleurs, le deuil d’un père violent laisse transparaitre une critique de la domination masculine, l’écœurement face aux comportements réprobateurs ciblant les rondeurs de la chanteuse devient une ode à la diversité corporelle. Plus largement, on sent le spectre d’une révolte dure à porter, mais bien vivante, même lorsque rien ne va.

Par moment, la politique devient plus explicite. Dans « Unfound Manifest », le regard se porte sur la tragédie des migrants engloutis par la Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe, « Chopping Block » revient sur le thème des mouvements de travailleurs abordé ailleurs dans l’album, tandis que « The Killer » dénonce les faucons et les politiques militaristes endossées par Washington à cause de leur influence.

Le contraste entre le propos sombre de la chanteuse Christina Halladay et le côté presque héroïque du « cock rock » est frappant. Reste que, suivant le changement de ton dans les paroles, l’énergie déployée par le groupe devient moins intense sur ce deuxième album. Les moments plus groovy, qui évoquaient parfois The Strokes et que l’on retrouvait sur Need To Feel Your Love, cèdent la place à des mélodies de guitares pleines de chorus ou harmonisées à la tierce, rappelant des textures sonores communes de la fin des années 1970.

L’album se clôt sur le morceau « Keep On Running »., sorte d’hymne à la fuite en avant face à ce qui est annoncé comme un pouvoir omnipotent. Une lueur d’espoir subsistera pourtant, la révolte reste vivante. Le titre de l’album réfère ainsi à cette lumière qui subsiste lorsque l’existence se fait sombre. La voix de Halladay est, tout au long du morceau, noyée peu à peu dans des effets, ceux-ci prennent graduellement plus d’espace, jusqu’à désarticuler la machine rock bien huilée qui s’agite depuis un bon moment déjà, comme si le groupe perdait soudainement ses repères.

A Distant Call est ainsi un objet singulier, qui mélange musique d’un autre âge, préoccupation sociale, douleur individuelle. On le constate, l’album est terriblement bien réfléchi, la performance des musiciens est impeccable, la production léchée s’avère néanmoins efficace. Le décalage entre le propos et la musique, si intéressant au niveau conceptuel, s’avère malheureusement moins efficace d’un point de vue émotif. Malgré toutes ses qualités, l’album s’avère au final un peu froid et souvent prévisible, l’exercice de style prenant au final le dessus sur le travail de réactualisation.

***1/2

28 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

CRX: « Peek »

Outre Julian Casablancas et Albert Hammond Jr., il y a également eu Nick Valensi l’ancien guitariste des Strokes qui s’était lancé dans une carrière solo. La preuve en a été un side-project de new wave/stoner nommé CRX et un premier album New Skin paru il y a trois ans mais qui, bien que co-pduit avec Josh Homme, n’avait pas laissé un souvenir impérissable. Cette année, son groupe revient en fanfare avec son successeur nommé Peek.

Pour cette nouvelle livraison, Nick Valensi et sa bande ont décidé de puiser leur inspiration dans les années 1980. Ainsi, Peek (produit par Shane Stoneback) regroupe de titres énergiques comme « We’re All Alone » qui annonce la couleur avec son groove bien particulier tout comme sur « Love Me Again » ou les allures synthpop de « New Obsession » mettant les claviers en avant.

À la différence de son prédécesseur qui se voulait garant de riffs mémorables, on ne peut s’empêcher de penser que CRX se repose quelque peu sur d’autres lauriers. Hormis les urgents « Crash » et « Falling » rappelant que Nick Valensi est un sacré guitariste, le groupe cède quelque peu à la facilité lorsque l’on écoute des titres comme « Get Close », « Wet Paint » ou encore « Back & Forth ». Peek aurait mérité un peu plus de piquant comme son prédécesseur mais tout laisse penser que CRX a beaucoup écouté du Cars lors de ces sessions. La chose n’est pas rédhibitoire, certes et l’effort demeure louable donc mais encore quelque peu convenu.

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28 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Ra Ra Riot: « Superbloom »

Métaphore d’un monde qui part à la dérive, la pochette de l’album, ce bouquet de fleur qui se pixelise, qui devient  flou par endroit, est à l’image de la musique qu’il contient. Certaines fois, il s’écoute tout seul, un genre de ballet électro pop à peu près dans le spectre émotionnel normal. Et puis les autres fois, souvent, disons qu’on est plus dans le dur, à causer de guerre, de famine, de malheur divers sur l’échelle de la douleur. Globalement, il s’agit bien d’un disque triste, ce qui ne l’empêche pas d’avoir toute ses qualité intrinsèque.

On remarquera déjà à l’écoute que ce mélange de pop et d’électro fonctionne parfaitement, qu’aucune chanson ne pompe honteusement une autre, tout en ayant un disque d’une grande cohérence  musicale. C’est d’ailleur la diversité de sa musique qui en fait sa force, avec force d’éclectisme, avec cet esprit pop indéniable, celui qui vous fait bouger tout seul sur la chaise du bureau. Mention pour le chant, tout en énergie mais aussi en retenu,e ainsi que pour les chœurs, très réussis.

Peut être pas un album indispensable, mais, sans conteste, un disque à écouter.

***1/2

28 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Lina Tullgren: « Free Cell »

À la fin de l’année 2017, une jeune prétendante venue du Maine en Nouvelle-Angleterre répondant au nom de Lina Tullgren avait fait ses premières preuves avec son premier album, Won. Depuis, elle est parvenue arrive tant bien que mal à s’immiscer dans le cercle de l’indie rock féminin. .Deux ans plus tard, elle décide de redoubler d’ambition avec son « sophomore album », Free Cell.

Afin de mieux se démarquer, Lina Tullgren a employé les grands moyens. À l’écoute de Free Cell, tout laisse à penser qu’elle a décidé d’emprunter la voie de la sagesse. C’est avec des arrangements baroques et romanesques menés aux cordes et aux cuivres qu’elle surprendra à l’écoute de perles telles que l’introduction mettant directement dans l’ambiance ou bien encore « Golden Babyland » et l’entêtant « Saiddone ».

Hormis les élans plus électriques de « 110717 » rappelant son premier album, Lina Tullgren impressionne par son ouverture d’esprit. Après un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, la musicienne semble avoir eu une révélation. C’est à l’écoute de tendres ballades comme « Bad At Parties », « Wow, Lucky » et autres « Soft Again » que l’on plonge dans son univers bien particulier. Et on n’est jamais au bout de nos surprises que ce soit sur les deux parties de « Soft Glove » ou sur la sublime conclusion nommée « Piano » car elle a réussi à se réinventer afin de fasciner un peu plus. Chose dont beaucoup pourraient prendre de la graine.

***1/2

27 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Joyero: « Release The Dogs »

Chez Wye Oak, on a toujours l’habitude de voir Jenn Wasner s’éclater en solo. Avec ses projets solo que sont Flock of Dimes et un premier album paru en 2016 ou Dungeonesse, elle multipliait sa palette musicale. Pourtant, son éternel acolyte Andy Stack était bien resté dans l’ombre mais fort heureusement, il se lance également en solo avec son projet Joyero et un premier album à la clé : Release the Dog.

Comme sa comparse, Andy Stack s’éloigne des étendards de Wye Oak des débuts pour aller lorgner vers des contrées plus électroniques et expérimentales. A mille lieues de leur dernier album solaire paru l’an dernier, le batteur et musicien multi-instrumentiste nous offre un premier opus grisâtre où l’humeur n’est pas au bon fixe. Introduit par les sonorités glitch bien étranges et bien trop complexes de « Alight » où l’on entend la voix du bonhomme complètement déboussolé et désabusé. De quoi débuter ce Release The Dogs d’une façon plutôt originale.

Joyero navigue entre dream-pop cinétique et électro-pop avant-gardiste, où Arthur Russell et Animal Collective (ou pourquoi pas Caribou) se rencontrent pour n’en faire qu’un. La voix si particulière d’Andy Stack se fend parfaitement dans le décor que ce soit sur « Dogs » où les guitares et les bidouillages électroniques se confondent facilement ou encore avec « Starts » et « Salt Mine » plutôt uniques en son genre. En versant son spleen et sa mélancolie la plus profonde qui est inspirée par sa récente rupture, il n’hésite pas à revenir aux sources de Wye Oak avec un soupçon de modernité avec l’hypnotique « Steepest Stairs » et « Man ».

On sera surpris d’apprendre que Jenn Wasner ne soit de la partie. Ni même ses proches collaborateurs comme Helado Negro ou Lambchop. Par contre, on entendra la voix au lointain de Madeline Kenney sur la troublante ballade nommée « After You » où il verse ses lamentations de façon épurée. En définitive, Andy Stack arrive à briller dans l’ombre de son éternelle complice qui partage la route avec Bon Iver. Il faudra plusieurs écoutes pour appréhender ce Release The Dogs mais c’est une belle façon pour Joyero d’exorciser ses maux les plus profonds.

***1/2

27 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Night Café: « 1051 »

The Night Café n’est peut-être pas un nom familier pour beaucoup en dehors du Royaume-Uni, mais le quatuor de Liverpool s’est lentement taillé une niche dans la scène indépendante britannique pourtant bien fournie. Après avoir sorti leur premier titre en 2015, ce quatuor s’est construit au fil des ans une solide base de fans grâce à une foule de « singles » bien accueillis, culminant avec la sortie très attendue de leur premier album, 0151. Le disque, qui regorge de joyaux de guitare rappelant le début des années’00, offre des mélodies percutantes et des mélodies plutôt accrocheuses sur un opus à la hauteur du battage médiatique. Noton, le tempêtueux « Felicity », le pop-rock tourbillonnante de « Turn » et le dernier « single », « Finders Keepers ».

Tous ces titres sont remarquables, mais ce sont la salve à mi-album « Endless Lovers » ainsi que le rocker mélodique « Strange Clothes » qui martèleront de la manière la plus précise le charme qui semble faire partie de l’ADN du groupe. La seule critique à émettre à popos de 0151 est sa longueur ; la majorité du public privilégie les « singles » ou morceaux courts plutôt que des albums complets, aussi 18 pistes,, ça peut s’avérer trop long d’autant que ses produits de remplissage tels que « 0151 Intro » et « Take Care Pt 1 » auraient facilement pu être édités de manière plus rationnelle. Cela dit, pour un premier effort, 0151 fait du Night Café une des « lieux de convivialité » les plus excitants du Royaume-Uni.

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25 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

David J with Asia Argento & Anton Newcombe: « Migena & the Frozen Roses »

L’ancien protagoniste du Bauhaus et de Love And Rockets, David J. Haskins, revient cette année pour compléter le troisième volet d’une trinité palpitante avant le très attendu Missive To An Angel From The Halls Of Infamy, un double album épique de nouveaux titres à paraître mais déjà disponible en précommande via Bandcamp.

Une série d’activités a débuté cette année avec la sortie de la version autonome de RSD, le poignant et malheureusement pertinent « Thoughts And Prayers ». Un morceau qui s’incruste dans votre cerveau avec une facilité déconcertante, un message sincère et un appel cinglant à lâcher des armes. Les motifs de guitare hypnotiques suintent lorsque les mots sortent de la langue d’un David J au phrasé venimeux.

dans une déclaration de venin. Vient ensuite la collaboration inattendue avec la militante #MeToo Rose McGowan sur « The Auteur (Redux / The Starlet’s Cut) », le chant de McGowan entrelacé aux côtés de celui de David J., et construit sur un fond de sons ambiants avec un bruit assourdissant semblable à celui des musiques gothiques originales de Haskins.

Aujourd’hui, on bénéficie d’une nouvelle collaboration avec Asia Argento (fille de Dario Argento) et Anton Newcombe (Le massacre de Brian Jonestown) pour le dernier thriller « Migena & the Frozen Roses ». Une lecture dramatique, sur une urgence ambiante, construite par Newcombe, qui rappelle un peu le maestro d’avant-garde John Cale. C’est l’appel et la réponse entre Argento et Haskins qui travaillent avec une suprématie qui confine au sublime mais aussi au sensuel. Voilà un opus effrayant et impressionnant, inspirant à d’une excellence artistique qui s’écoule avec une confiance sans effort. Migena & the Frozen Roses est recèle une fièvre l’excitation devient si palpable su’elle devrait se profiler vers un horizon s’étendant à perte de vue.

***1/2

25 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Maneka: « Devin »

Devin McKnight est une des figures de proue de l’indie-rock de Boston avec des groupes locaux comme Grass Is Green et Speedy Ortiz. Temps était venu pour lui de s’émanciper et c’est sous le pseudonyme de Maneka qu’il livre son premier album solo, Devin.

Pour cet effort, Maneka multiplie le champ des possibles en allant au-delà de l’indie rock. Il n’y a qu’à écouter l’introduction de 26 secondes nommée « Oopdie Oop » aux allures de grindcore. Ça surprend mais cela traduit son ambition d’aller plus loin. Bien sûr, Devin McKnight reste dans le conventionnel avec les distorsions de guitare dont seul lui a le secret sur « A Brand New Day » mais encore « My Queen » et ce, tout en comptant sur la participation de son éternelle acolyte Sadie Dupuis et « Holy Hell ».

En tant que parolier, Devin McKnight se débrouille convenablement. En abordant avec sa voix solennelle ses difficultés de s’insérer dans un cercle social sur « Mixer » en raison de sa couleur de peau et de son identité sous une tonne de sonorités différentes (indie rock, acid-jazz, hip-hop…), il arrive à nous intéresszr passionner en ouvrant les portes de son histoire. On découvrira également un mélomane de musique qui cherche à tout prix à se faire accepter de tous et cela passe par des influences jazz sur « Oopdie Oop (jazz), hard-rock sur « Time In The Barrel » ou même trap sur la conclusion mutante nommée « Style ».

Avec son premier album solo, l’ex-guitariste de Speedy Ortiz se laisse enfin pousser les ailes et arrive à se faire une place dans la cour des grands de Boston.

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23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Field Mouse: « Meaning »

On avait laissé Field Mouse en 2016 avec un troisième album intitulé Episodic plus que prometteur. Le quatuor indie rock de Brooklyn continuait de gravir les échelons avec ses compositions attachantes et singulières. Le combo mené par Rachel Browne s’emploie, ici sur Meaning, à réitérer une formule qui lui a valu ce petit succès critique.

Pour la petite anecdote, Rachel Browne et sa moitié Joe D’Agostino du groupe Cymbals Eat Guitars se sont mariés. Ce dernier s’est lancé en solo sous le pseudonyme Empty Country avec un morceau sur la crainte d’avoir le cancer En effet, la sœur de Rachel Browne a vaincu son cancer et retrouvé la vie ; c’est sous ce nouveau sens (meaning) donné à l’existance qu’il faut donc consifdérer cet opus.

Après une courte introduction rêveuse et doucement mélancolique du même nom mettant en valeur la voix sucrée de Rachel browne, Field Mouse  passe à l’offensive avec des allures pop-punk de « Heart of Gold » et « Visitors ».

On sent totalement l’influence de Klye Gillbride de Swearin’ à la production tandis que le groupe de Brooklyn sait établir un contraste entre les guitares oniriques et les claviers spatiales sur des morceaux mid-tempo comme « In Blue », « Skygazing » et autres « White Elephant ». Faisant le pont entre les rythmiques dynamiques et les arrangements aériens comme sur « Visitors » et « Plague No. 8 », ils ne laissent personne indifférent.

S’achevant sur l’enchanteur « Blind Spot », Field Mouse apporte une signification particulière sur Meaning. Le quatuor, Rachel Browne en particulier, invite l’auditeur à prendre du recul sur le monde qui nous entoure après les dures épreuves que l’on traverse. Autre anecdote, cette dernière officie dans un autre groupe nommé Activity qui compte également les membres de Grooms et Russian Baths.

***1/2

22 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire