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Kaiser Chiefs: « Duck »

Pour son septième album, Kaiser Chiefs continue son dynamitage du rock indépendant. Avec Duck le combo reste dans une sonorité FM avec les arrangements habituels au genre mais con pèlerinage saura s’appuyer dans une tradition ; celle de la pop anglaise dansante qui occulte les guitares par un unsage excessif des synthés et des rythmiques acidulées, une production dont la cible évidente est le grand public.
Mais la surprise vient de cet effet dent de scie. L’expression n’est pas ici péjorative bien au contraire. Nous sommes face à un disque qui, une plage sur deux, proposera un son qui renouera avec une tradition rock chère aux excellents débuts du groupe.
Ainsi marqueront cette alternance le titre d’ouverture « People Know How To Love One Another », en raison de son riff et du jeu de batterie, « Wait » aux accents funky et aux trompettes entrainantes, ou, au final, « Don’t Just Stand There, Do Something » qui se retrouve épuré des samples et boites à rythme chers au groupe depuis quelques albums.

De même, le titre final « Kurt vs Fraiser (The Battle For Seattle) » sortira carrément des sentiers battus de façon étonnamment bondissante.
Néanmoins, l’ensemble restera entrecoupé de titres beaucoup trop poppy, tels « The Only Ones », « Northern Holiday », « Lucky Shirt » ou le mielleux « Target Market » qui sèmeront le trouble face à direction prise par l’album.

Au demeurant, on reconnaitra que quelle que soit la couleur des morceaux, la voix de Ricky Wilson ne fait jamais défaut. Qu’il soit en mode rock ou chanteur mainstream, il n’y a aucune sortie de route et la puissance perdure tout du long. À cet égard, els fans de la première heure y trouvent leur compte et tout un chacun szaura apprécier la sincérité jamais démentie d’un groupe qui n’a jamis failli depuis 2005.

***1/2

18 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stef Chura: « Midnight »

Stef Chura c’est une indie-rockeuse dans l’âme comme en avait témoigné son premier album sorti en 2017, Messes. La jeune femme originaire de Detroit s’emploie, sur Midnight, à confirmer la bonne et initiale impression qu’elle avait générée.

Derrière elle, on va trouver Will Toledo, l’homme errière Car Seat Headrest, songwriter prolifique et hors pair qui vient partager sa sensibilité sonore, mais aussi sa voix, en produisant ce nouvel opus.

On les entend tous les deux réunis aux vocaux sur « Sweet Sweet Midnight » et « Love Song » mais c’est avant tout Chura qui fait le match avec une approche voisine de celle de Pavement ou autres Pixies ; riffs tranchants, ligne de basse claire et distorsion poisseuse à souhait.

Chura pourrait-elle devenir une icône du rock indépendant ? Elle en possède, en tous cas, tous les ingrédients. Citons une voix qui peut être huralnte et plaintive, mais, indépendamment des repères, elle fait m’ontre d’une personnalité explosive et d’un don inné pour la mélodie qui tue. Tout tout s’enchaîne dans une parfaite fluidité et surtout avec un naturel ferara plaisir à entendre quel que soit le registre choisi, la nervosité de « Scream », l’intermède au piano (« Trunbull ») sans oublier la complainte saturée qu’est « Eyes Without A Face ».

Midnight est le disque que maints indie rockers rêvent de faire, un album d’une trempe qui n’a pas été réalisée depuis bien longtemps.

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17 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Noneyblood: « In Plain Signt »

Honeyblood c’est, désormais, un projet parallèle, celui de Stina Tweeddale qui reste aux commandes de ce In Plain Sight en un, originellement, duo qui se fait aujourd’hui aventure solo pour ce troisième pus de ce « combo ».

Honeyblood recentre de plus en plus ses chansons sur l’efficacité, quitte à y perdre en originalité. Une bonne dose de punk pop par ici, une autre de revival rock par là, des sonorités stoner, une pincée de rythmiques électroniques, mélangez le tout et vous aurez un disque qui ratisse large.

L’impression sera alors celle d’un potentiel qui ne va pas au bout, qui survole et picore plutôt qu’il ne se pose, qui extrapole et théorise plutôt que de creuser dans la verve et le sensible. On regrettera que ce côté passe-partout n’ouvre pas des portes mieux armées pour planter de véritables fondations.

**1/2

17 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Penelope Isles: « Until The Tide Creeps In »

Penelope Isles va, paraît-il faire du bruit parmi la scène indé britannique ; c’est, su moins, le bruit qui court et qui fait le buzz dans ladite scène. Ce quatuor de Brighton mené par le duo de frères et sœurs que sont Lily et Jacky Wolter a réussi à faire parler de lui après quelques « singles » comme pour nous préparer à la sortie de son premier album, Until The Tide Creeps In.

Ce qu’on peut retenir du combo, c’est une mosaïque d’influences qui fait sa richesse musicale. Entre indie rock digne des années 1990, art-rock et pop doucement psychédélique et entraînante, la formation impressionne par ses riffs grungy qui habillent les morceaux comme « Chlorine » en guise d’introduction mais encore « Not Talking » et « Leipzig » mais également par ses ascensions arty totalement habiles à l’image de « Round » où l’on entend une fusion entre Radiohead et Deerhunter et « Three ».

Si on imagine un amalgame entre Speedy Ortiz, Grizzly Bear, The Flaming Lips (dont l’influence se fait ressentir sur « Underwater Record Store), The Thrills et Tame Impala on obtiendra alors des moments aventureux comme « Gnarbone » où Jacky Wolter impressionne par son interprétation mais également « Looking For My Eyes First » et « Cut Your Hair ».

Résolument dense et ce, jusqu’à la passionnante et éthérée conclusion qu’est « Through The Garden », Penelope Isles nous offre un disque à la fois complexe et facile d’accès faisant ressortir les talents de songwriter des frères et soeurs Wolter mais également les talents de musicien pour nous offrir un beau petit panel d’émotions entre nostalgie et contemplation.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Wild Yaks: « Great Admirer »

Ce groupe de Brooklyn revient avec un nouvel album, le quatrième en dix ans d’existence, ce qui fait une très bonne moyenne; On y retrouve ce rock indé joyeux et véritable qui est la marque du groupe. Une double voire triple voix en chant, à l’éraillement non simulé, authentique, parfois fausse mais toujours vraie dans l’envie. Un disque qui passe du punk à la pop au blues à de la folk sans transition et qui s’en fout royalement d’avoir une cohérence stylistique.

Est ce là une trompette ? Un orgue ? Oui, et bien plus. C’est un album en veut, qui explore, explose. Parfois inégal, mais toujours d’une autheticité et d’un optimisme,qui réchauffe le cœur.

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Golden Drag: « Pink Sky »

En 2016, Greys avait connu la consécration avec leur album Warm Shadow qui leur a valu pas mal de louanges. Le groupe de Toronto a pu tourner avec les poids lourds de la scène indie rock actuelle et recevoir des éloges qu’ils étaient en droit d’attendre. Et pendant qu’ils préparaient le successeur de ce disque, Shehzaad Jiwani, tête pensante du groupe, a décidé de se lancer en solo avec son projet musical nommé Golden Drag et son premier album Pink Sky.

Lorsqu’un artiste s’émancipe en solo, il a toujours tendance à s’ouvrir à de nouveaux styles musicaux et c’est prouvé avec le leader de Greys. Golden Drag virevolte vers des contrées plus oniriques avec le magnifique titre d’ouverture nommé « Slow Explosions ». Très vite, on sent que la rêverie est de courte durée avec le synthétique « Aphex Jim » qui se rapproche de Stereolab (et qui convie également Laura Hermiston, Charlotte Genoa et Julie Fader) en passant par les allures jangle-pop de « Caught Leaking Light ».

En vérité, ce premier album solo de Golden Drag se voit être au carrefour de différentes influences musicales de Shehzaad Jiwani. On peut croiser des morceaux garage-pop psychédélique comme « Shoot The Breeze » et « Flashball Special » tout comme des brûlots pop-punk comme « Bad Timing/Neon Phase » et « Super Champs Theme Song » ce qui en dit long sur sa versatilité. Pink Sky se veut donc hétéroclite et ne se perd jamais dans ses idées même si on s’attendait à quelque chose de plus concret. Parfois, en effet, il semble ne pas aller toujours au bout de ses inclinaisons mais ce n’est pas faute d’avoir essayé d’expérimenter.

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Bilge Rat: « Pal »

Bilge Rat et un trio originaire de New Haven dans le Connecticut qui avait publié un premier album Townie Garbage paru en 2016 ce qui avait solidifié leur réputation dans l’underground. Il récidive aujourd’hui avec un Pal qui, comme le précédent, est pourvoyeur de musique survitaminée.

Michael Hammond (basse), Michael Kusek (chant, guitare) et Quinn Pirie (batterie) nous offrent en effet un bon condensé de brûlots commeon est en droit de les attendre. Dès les premières notes de « Cupio », Bilge Rat reprend là où il s’est arrêté avec des titres heavy rappelant aussi bien Slints que Modest Mouse.

On peut en dire ainsi de « Quinns Lament » à « Slacker » en passant par « Finger Nails », « hunter » et « Baby Blue » qui valent leur pesant d’or.

Avec sa production doucement lo-fi qui est la cerise sur le gâteau, Bilge Rat ne laissera personne impassible avec sa musique bien catchy.On ajoutera d’autres perles soniques comme « TI-83 », « Painty Pants » et « Beach Ball » pour faire de Pal est une très bonne suite à Townie Garbage et permettre de révéler un peu plus le trio de New Haven au grand public.

***1/2

12 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Trash Kit: « Horizon »

Il y a deux mois de cela, Rachel Aggs et son acolyte Eilidh Rodgers avaient fait leur retour avec un second album nommé Run Around The Sun. Ne comptant pas s’arrêter là car elle ressuscite son autre groupe Trash Kit et sort, sous ce patronyme, nouvel opus intitulé Horizon.

On retrouvera ce qui a fait le succèsson succès au travers de ce post-punk festif teinté de couleurs zimbabwéennes déjà explorées quatre années et demi plus tôt. Avec Gill Partington (basse) et Rachel Horwood (batterie, chant), Trash Kit remet les pendules à l’heure à travers des compositions toujours aussi entraînantes comme « Coasting » qui ouvre le bal mais également « Dislocate » et « See Through ».

À grand renfort de textes qui combattent la morosité et les doutes, le trio arreindra un zénith avec des arrangements plus poussées comme l’apparition d’une violoncelle, de piano ou de cuivres notamment sur les enlevés « Every Second » et « Traffic Lights ». Horizon est aussi leur disque regroupant un panel d’émotions que ce soit sur l’instrumental hypnotique, le bien-nommé « Disco » mais également sur « Bed » et sa reprise plus enivrante. Leur post-punk afro ne fait jamais défaut et nous entraîne jusqu’à la fin avec le plus aérien « Window » qui clôt ce Horizon de la plus belle des manières.

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9 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Bastard Disco: « China Shipping »

Bastard Disco est un combo polonais qui, malgré son patronyme, est bien éloigné dudit disco. Si on pousse bien fort le volume de ce China Shipping on aura droit à un «  Clear! » qui cognera avec son rock agité, tapageur alors que, juste avant, « Sophia » auré présenté un groupe entre retenue et giclée, massif et riffant.

Attiré par une entrée en matière, on se dit déjà qu’il faudra ne pas sous estimer, nos gaillards. « FutureCcrimes », noisy, leste et mélodieux mais avec une certaine débauche sonore, nous le confirme. Tumultueux, il précèdeea « Time Traveller » qui mènera sa barque entre mélopée soignée, allant incoercible et dérapages sonores. Bastard Disco fait ses preuves et signe pour le coup un début magistral. Passé le « Clear! », «  Shining Confidence » brillera par sa subtilité ; une sagesse qui s’encanaillera très vite tout en conservant des aspects mélodiques.

Les influences sont multiples mais jamais criantes. « Ministry of Self-Defence » sera noisy à tout-va, « Game of Patriots » haussera la cadence, et malmènera les ritournelles. On peut faire, aussi, dans le sensible saccadé (« Sink or Swim ») et, si Bastard Disco se montre agité, il proposera des mélodies qu’on retiendra.

Sur « B-side On », l’attaque sera encore plus proche et elle imposera un rythme galopant. La conclusion est bonne, comme le reste. Elle fait du bruit, elle te renvoie en terres 90’s, elle bousille les mélodies sans les abîmer, les préserve en les déchirant. Ce faisant, Yuri Kasianenko et sa troupe laissent derrière eux un disque à écouter en poussant les curseurs plus haut dans l’intensif et le mélodieux sans pour autant céder à la facilité.

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8 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Body/Head: « The Switch »

Depuis la séparation de Sonic Youth, chaque membre s’épanouit chacun de son côté. Surtout la mythique bassiste Kim Gordon qui continue de faire parler son inventivité sans faille avec son superduo Body/Head en compagnie du guitariste Bill Nace. Après un premier album paru en 2013 et un album live trois années plus tard, les voici de retour avec un nouvel opus intitulé The Switch.

Avec ces cinq nouvelles compositions, Body/Head nous fait voir une autre facette du rock expérimental. La guitare de Bill Nace et la basse de Kim Gordon nous entraînent dans des contrées bien étranges et oppressantes où les distorsions et autres moments bruitistes venus d’ailleurs sont légion.

Il suffitra, à ce propos, d’écouter l’introduction bluesy complètement déglinguée de « Last Time » pour s’en apercevoir suivi du plus monotone « You Don’t Need » pour se rendre compte que l’on est jamais à l’abri de quoi que ce soit.

En une demie-heure, le duo propose des moments complètement éclatés et anxiogènes que ce soit sur « Change My Head » et sur le final bouillonnant « Reverse Hard » qui iront avoisiner à eux deux les 20 minutes. Toujours dans l’art de l’improvisation, The Switch est un successeur bien nihiliste mais complètement peut-être un peu décousu où le duo Gordon/Nace privilégie les ambiances glaciales et inquiétantes au profit d’un fil conducteur.

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7 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire