No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Bethlehem Steel: « Bethlehem Steel »

Il y a plus d’un an, on avait fait connaissance evec un combo venu tout droit de Brooklyn répondant au nom de Bethlehem Steel avec un troisième album nommé Party Naked Forever. Le groupe est mené par Rebecca Ryskalczyk au chant et à la guitare était du genre à dresser le panneau d’alerte à coup de compositions féroces ; son quatrième album prolongera cette même optique.

À travers ces dix nouvelles pièces, le groupe de Brooklyn continue à perpétrer le chaos qui les entoure et le fait avec distinction. Il suffit d’entendre le titre d’ouverture nommé « Sponge » pour prouver que Bethlehem Steel n’a rien perdu de sa verve avec sa montée en puissance qui prend aux tripes tandis que Rebecca Ryskalcyzk arrive à jouer avec nos émotions. On peut en dire autant pour d’autres titres beaucoup plus directs avec « Govt Cheese » et « Empty Room ».

Des moments incongrus peuvent survenir quand on s’y attend le moins ; ce sera le cas notamment à l’arrivée d’un violoncelle sur « Couches » qui comprend un crescendo démentiel tandis que la chanteuse et guitariste ne mâche pas ses mots acérés, oucelle d’un saxophone sur « Bad Girl » qui condamne la toxicité masculine. La véritable force de cet opus restera Rebecca Ryskalczyk qui joue le rôle de chef-d’orchestre menant le groupe là où elle veut mener. On citera la pièce maîtresse « Not Lotion » où elle clame la validité de ses émotions, et, à pârtir de ce moments, les instrumentations se feront de plus en plus denses et le chaos de plus en plus noir.r.

On citera d’autres moments de bravoure comme « Read The Room » et « Four Aliens » qui montrent un sacré potentiel de la part de Bethlehem Steel. La conclusion des plus sombre la bien-nommée « New Dark » où elle imagine retrouver son harasseur sur sa route et lui rappeler ses errances. Avec ce nouvel album, le quatuor de Brooklyn arrive à coucher sur papier et en musique leurs préoccupations les plus sombres et à en faire un incroyable et impeccable brûlot.

***1/2

20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Faim: « State Of Mind »

Depuis la sortie de leur E.P. Summer Is A Curse ( 2018), The Faim a fait un bon bout de chemin. Entre changement de musiciens et explosion sur la scène musicale internationale, les Australiens ont (tout de même) trouvé le temps de s’enfermer en studio et de sortir leur premier album, State Of Mind.

Le groupe ne réinvente pas la roue mais il a le mérite de remplacer ce manque d’originalité en mettat dans ce disque mettre beaucoup de cœur et de sincérité.

Le disque nous livre ainsi dix titres puissants et bien produits, remplis de jeunesse et de fougue. Les influences de Fall Out Boy ou Panic! At The Disco sont relativement bien digérées (hormis sur « Buying Time » qui, malgré son influence manifeste des groupes sus-nommés, est l’un des meilleurs morceaux du disque).

Les thèmes abordés ne sont pas novateurs non plus mais ils restent pertinents et traités avec profondeur et sensibilité : une relation compliquée père-fils avec la ballade « Where The River Run ”, des histoires d’amour contrariées avec « Hunman » ou les tribulations d’une jeune fille perdue avec “Amelie”. Ils sont en tout cas traités avec beaucoup de profondeur et de sensibilité.

La musique est bien exécutée mais manque parfois de finesse ou d’inspiration et les envolées lyriques ne sont pas toujours crédibles. Résultat mitigé donc pour ce « debut album » qui dispose de bases solides qu’il pourra, espéreons-le pour lui, mieux entreposer dans le futur si il parvient à nourrir nore curiosité.

**1/2

19 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Twin Peaks: « Lookout Low »

Ce qu’on retiendra chez Twin Peaks, c’est avant tout leur capital sympathie et leur capacité d’être consistant à chaque sortie d’album. La dernière fois qu’ils avaient fait parler d’eux, c’était en 2016, avec un troisième album, Down In Heaven qui était de plutôt bonne qualité Trois années se sont écoulées et le quintet de Chicago reprend du service avec Lookout Low.

On a connu Twin Peaks en format garage-rock acidulé et son prédécesseur voyait quelques changements au niveau musique. Et , en effet, le combo continue à se diversifier encore plus ici en redonnant ses lettres de noblesse au rock’n’roll pur et dur, un rock où il car il n’est plus question de garage. Tout en gardant cette électricité « live » qui acontribué à sa renommée, le groupe délivre des sonorités travaillées avec entre autres « Casey’s Groove » rappelant la classe de feu Bowie mais encore les accents 70’s de « Better Than Stoned » et de « Unfamiliar Sun ».

Twin Peaks se montre beaucoup plus inspiré et c’est dans ce sens que Lookout Low arrive à impressionner avec aussi bien des moments d’accalmie comme la gentille ballade nommée « Under A Smile » que des moments plus agités avec « Oh Mama » en passant par des arrangements ingénieux qui habillent les titres comme « Laid In Gold » et « Dance Through It ». Il en résulte un quatrième album plus audacieux et surtout riche en bonnes et toujours meilleures vibrations.

***1/2

18 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Keane: « Cause And Effect »

C’est au terme d’une pause de six années et d’une petite incartade solo de son leader Tom Chaplin que Keane nous reviennent avec un sixième album studio intitulé Cause And Effect.
Un titre comme une analyse de ce qui a mené le groupe à se séparer un temps et à se consacrer à d’autres projets, qu’ils soient musicaux ou personnels. La cause : un travail très prolifique depuis leur début de carrière en 2004, un succès quasi ininterrompu surtout au Royaume-Uni avec tous les aléas liés au statut de pop star, et la quarantaine approchant, des envies légitimes d’épanouissement familial. L’effet : un disque très bien construit, destiné à conforter les fans et, à l’occasion, en convertir quelques autres.
Les ingrédients qui ont fait le succès de Keane sont à nouveau réunis : en premier lieu la voix de Tom Chaplin d’une intensité si pure – qu’il aborde le registre du grave comme de l’aigüe – qui n’a pas bougé d’un iota depuis les débuts. En second lieu, la mélodie. Tous les titres sont construits autour d’harmonies bien distinctes, qu’elles soient déclinées au piano ou à la guitare. Ici, premier bémol, l’orchestration pop paraît poussive, en particulier sur des titres un peu dansants tels « You’re Not Home », « Love Too Much » et « Pages ». Les effets de synthé rendent les morceaux un peu légers, les imprégnant de ce son mainstream très apprécié des radios anglaises. Le « single » « The Way I Feel » entre totalement dans ce cadre. On l’accompagne du pied, on chantonne, mais on oublie rapidement pour passer à autre chose.

La réussite de cet album réside dans ses ballades. Tom Chaplin est la véritable pierre angulaire du son de Keane. Sa voix simplement accompagnée d’une musique douce donne une profondeur véritable à des morceaux comme « I Need Your Love », « Put The Radio On » et « Strange Room ». On se souvient tous de l’efficacité dévastatrice d’un titre comme « Bedshaped »), où Tom Chaplin jouait de variations d’une élégance folle dans son timbre et son jeu de piano.
C’est à se demander si ce dernier ne mériterait pas de se consacrer à une carrière solo en mode chanteur à piano. Il manque à ce disque une empreinte un peu sombre, que de simples mélodies à la guitare (même acoustique) auraient pu apporter. Il ressort une petite impression de rester sur sa faim, surtout après une si longue pause. Le talent de composition est là mais une variation dans leur empreinte musicale quinze ans après leurs débuts nous aurait prouvé qu’ils ont mûri, tout comme leur public.
Fort de deux premiers albums particulièrement brillants, les concerts de Keane sont généralement généreux en titres de cette période phare. Le groupe ne se transforme alors pas en bête de scène, mais sait impulser une certaine dynamique à des morceaux qui passent un peu inaperçus sur leurs autres disques. L’interprétation de ce nouvel album en live est donc très attendue.
En quelques mots,
Cause And Effect ne révolutionne pas le petit monde de Keane mais conforte le groupe dans sa capacité à composer des titres solides, dans une lignée musicale quasi ininterrompue depuis 2004.

***1/2

16 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

(Sandy) Alex G: « House Of Sugar »

(Sandy) Alex G est devenu une référence de l’indie rock de cette décennie. On l’avait laissé avec son exceellent album Rocket paru en 2017 qui lui a permis d’acquérir une plus que certaine notoriété. Le collaborateur de Frank Ocean revient tenter nous envoûter une fois de plus avec son neuvième opus, House of Sugar.

Nous sommes ici longés dans un conte de fées à l’écoute d’une introduction déconcertante, « Walk Away » qui, à partir d’une mélodie dissonante, Alex Giannascoli nous hypnotisepar sa formulation incantatoire. De quoi démarrer cet album en trombe avec le bucolique « Hope » qui est remarquable pour sa mélodie céleste ainsi que le pur « Southern Sky » avec sa mélodie au piano et le côté freak de « Gretel » mettant en avant le mal-être adolescent de son auteur.

Très vite, (Sandy) Alex G ira diversifier sa palette musicale et cela s’entendra à travers des moments instrumentaux quelque peu expérimentaux : « Project 2 » qui sonne comme une démo inachevée ou encore « Bad Man ». Les accents électroniques prennent alors le dessus sur« Taking » et « Near » avant que la voix ultra-trafiquée  du musicien de Philadelphie ne s’impose sur « Sugar ». Suite à ce détour quelque peu incongru, on revient à des compositions plus contemplatives rappelant la grâce d’Elliot Smith avec, par exemple, « In My Arms » et l’attachant « Crime » mettant au premier plan la plume personnelle et inventive de notre hôte.

Après une conclusion live nommée « SugarHouse » et son solo de saxophone attachant, (Sandy) Alex G continue de nous fasciner avec ses contes surréalistes et de repousser les limites de la bedroom-pop/indie folk. House of Sugar est un autre manifeste du talent incommensurable de l’éternel collaborateur de Frank Ocean et on ne peut que souhaiter qu’il décide de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

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15 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Pixies: « Beneath The Eyrie »

La reformation de Pixies est une bonne nouvelle même si ladite reformation se fait sur un arrière-fond d’amertume comme len témoignent leurs deux albums Cindy en 2014 et Head Carrier deux ans plus tard. Mais impossible pourtant de nnier que l’annonce d’un nouvel opus du mythique groupe de Boston est un événement.

Pour ce septième disque enregistré dans une église désaffectée et toujours produit par le britannique Tom Dalgety, Pixies a décidé de sortir de sa zone de confort. Et c’est ce que l’on demandait après deux disques vraiment tièdes car la bande à Frank Black explore désormais la thématique gothique et les climats hantés. Beneath The Eyrie regroupe ainsi des titres comme « In The Arms Of Mrs. Mark Of Cain » à mi-chemin entre Western et ambiances gothiques ou encore les défouloirs punk de « On Graveyard Hill » qui met en lumière une sorcière amoureuse et le brûlot heavy de « St. Nazaire » mettant en scène une femme phoque.

Frank Black se montre beaucoup plus inspiré que dans le passé. Plongeant son imagination parmi les ouvrages d’Edgar Allan Poe et de Sisters Of Mercy, l’univers hallucinogène faisant référence aux vies personnelles des membres du groupe (le divorce de Frank Black, la cure de désintoxication de Joey Santiago…) arrive à être retranscrit sur des contes fantaisistes de la pop étrange de « This Is My Fate » ou les allures Tex-Mex de « Silver Bullet » mettant en scène un étrange loup-garou ou plus psychédéliques sur « Daniel Boone » avec un clavecin en prime. Tandis que notre hôte s’est assagi au niveau de l’interprétation, la bassiste Paz Lenchantin arrive à impressionner sur les influences surf ténébreuses de « Los Surfers Muertos » avant d’être relégué à l’arrière-plan sur d’autres titres inventifs comme « Bird of Prey » et la conclusion folk de « Death Horizon ».

A l’heure où je pensais que la reformation de Pixies était une fausse bonne idée on ne peut qu’être agréablement surpris de découvrir que les vétérans n’ont rien perdu de leur imagination même si Beneath The Eyrie pêche parfois à par certains moments. Certes, on est loin du niveau des quatre premiers albums mais la bande à Frank Black brille lorsqu’elle sort de sa zone de confort ce dont on ne peut qu’êre ravi.

***1/2

15 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Messthetics: « Anthropocosmic Nest »

L’inspiration coule tout naturellement chez The Messthetics, désormais bien rodés après une longue tournée qui leur a fait traverser l’Amérique du Nord et l’Europe. De fait, le trio affiche une productivité plutôt rare : 18 mois après avoir sorti un premier album éponyme accouché rapidement après qu’ils se soient réunis, Anthony Pirog, Joee Lally et Brendan Canty remettent le couvert pour onze nouveaux titres composés et enregistrés dans leur antre de Washington D.C.

Logiquement, Anthropocosmic Nest affiche une osmose définitivement plus solide que son prédécesseur aux contours parfois trop expérimentaux et démonstratifs. S’il l’est aussi, mais à sa manière, ce nouvel album ne force jamais le trait, creuse même l’identité du groupe en s’en allant voir plus loin encore, toujours en terrains praticables. En résulte une diversité qui, couplée à des titres généralement courts, rend l’affaire vite et bien expédiée.

Car, tout en ayant le tact de consacrer leur morceau le plus court à leur pulsion la plus bruitiste (« The Assignment) », The Messthetics ratissent leur large spectre rock, passant avec des degrés techniques différents d’un enchainement de cavalcades punk en ouverture (« Better Wings », « Drop Foot ») à d’autres compositions étonnamment plus contemplatives (« Pacifica, Touch Earth Touch Sky » non léloignées du post rock), via quelques plages de guitares aventureuses (« Because The Mountain Says So », ou le jazz sur « Pay Dust) ».

Au bout du compte, The Messthetics illustrent leur montée en puissance, leur grande richesse musicale, et confirment qu’ils sont loin du projet one shot dont ils pouvaient avoir l’allure à leurs débuts logiquement parasités par le fantôme de Fugazi. Pirog désormais bien intégré à une section rythmique qui a depuis longtemps fait ses preuves, le groupe est définitivement sur de bons rails pour creuser durablement un répertoire intelligent, aussi dynamique que passionnant.

***1/2

14 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ilgen-Nur: « Power Nap »

Parmi les jeunes pousses de la scène indie rock européenne on peut s’arrêter du côté de Hambourg pour partir à la rencontre d’une musicienne plus que prometteuse nommée Ilgen-Nur. Âgée de 21 ans, elle a déjà connu ne petite notoriété renommée avec un EP paru en 2017 et a écumé les scènes européennes suite à cela. Voici qu’elle présente enfin son premier album nommé Power Nap.

On serait tenté d’effectuer une analogie entre Built To Spill et Nilüfer Yanya tant l’univers d’Ilgen-Nur arrive à nous séduire. Dès les premières notes de « In My Head », on est d’emblée conquis par le talent de la slackerqueen avec ses riffs rugueux, sa ligne de basse qui a de quoi convoquer l’âge d’or du post-punk et sa section rythmique envoûtante.

Il en est de même pour d’autres trouvailles bien ciselés et percutants comme « Nothing Surprises Me » qui suit et plus jangly rappelant quelque peu Secret Door d’Arctic Monkeys (je vois frémir les groupies des singes de l’Arctique) et « Easy Way Out » où sa voix calme mais puissante crée un parfait contraste entre les instrumentations plus rentre-dedans.

Power-Nap reste un album élégant en raison de ses textes bien réfléchis comme la ballade ensoleillée nommée « TV » où Ilgen-Nur dézingue les travers des réseaux sociaux ou encore la plus mélancolique « Silver Future » mettant en avant les communautés stigmatisées.

Quoi qu’il en soit, ce premier album de la musicienne d’Hambourg est rempli de perles en tous genres comme « You’re A Mess » remarquable en tous genres avec cette montée en puissance rappelant les années 1990 mais encore « Clean Sheets » et la conclusive « Deep Thoughts ». Ilgen-Nur ne va pas simplement exposer ses complaintes post-adolescentes mais dévoile son univers qui est plus que prometteur. Power-Nap est une parfaite entrée en matière pour la jeune allemande de 21 ans.

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12 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

DUMP HIM: « Dykes To Watch Out For »

Dans le rayon queercore, on peut relever également DUMP HIM qui sort du lot. Le quatuor originaire de Northampton dans le Massachusetts mêle riot grrl et hardcore-punk avec des textes cinglants balancés à la face de l’Amérique. Les voici de retour avec leur disque nommé Dykes To Watch Out For.

Une fois de plus, DUMP HIM ira faire tomber les fachos, homophobes, misogynes, racistes, adeptes de la masculinité toxique ou de la white supremacy et autres « fuckboys » dans les pommes avec ce disque bien rageur. Il n’y a qu’à juger les écoutes des expéditifs « Puritan » qui ouvre le bal mais également « Unimportant » et « Trash » où le quatuor balance la sauce.

Entre distorsions de riffs fuzzy bien furieux, section rythmique qui fuse à 100 à l’heure et chants énervés, DUMP HIM arrive à marquer les esprits avec leurs messages percutants de « What’s Yr Deal With Kim? », « Song For Frankie and Blimko » ou bien même de « Dreams, Live 1997 » bien efficaces. S’achevant sur un « Don’t Kiss Me, I’m In Training », le groupe queercore tente de se faire respecter et réussit avec cet album bien rentre-dedans.

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10 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lower Dens: « The Competition »

Cela faisait quatre ans que l’on était sans nouvelles de Lower Dens et de son désormais emblématique troisième album, Escape From Evil. Le groupe de Baltimore mené par Jana Hunter étonnait par ses compositions lumineuses qui étaient représentaient une véritable bouffée d’air frais. Quatre ans plus tard, ils reviennent avec un nouvel opus nommé The Competition.

Les cerveaux principaux du groupe que sont Jana Hunter et Nate Nelson restent présents et actualisent leur musique pour la rendre plus attrayante que jamais. The Competition insiste sur ces courses effrénés générées par le capitalisme moderne et la compétition que cela déclenche entre humains . Ceci se fera au travers des morceaux festifs et colorés à l’image des allures krautrock de « Galapagos » en guise d’introduction mais encore « Two Faced Love » et « Young Republicans » .

On retrouvera également la voix mystique et teintée de mélancolie de Jana Hunter qui ironise tout de même sur l’anxiété exacerbée de notre quotidien sur les influences new wave de l’introspectif « Real Thing » ou encore sur « Buster Keaton » et « Empire Sundown ».

Beaucoup de surprises seront à relever tout au long de cet album comme la participation du chanteur R&B 3ION sur le morceau intitulé « I Drive » avant de verser dans la mélancolie la plus pure sur les derniers morceaux que sont « Lucky People » et « In Your Horse ». Pour ce quatrième album, Lower Dens continue à évoluer et chasser ses démons pour nous proposer une musique plus lumineuse tout en critiquant la société capitaliste de façon malicieuse.

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10 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire