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Tant qu'il y aura du Rock!

Anti-Flag: « American Reckoning »

Anti-Flag vient, ici, interrompre le rythme des saisons avec une version acoustique de quelques-uns de ses derniers morceaux : 2 issus d’American spring (2015) et 5 venus d’American Fall (2017). Mais, comme la soupe était légère, ils sont décidé de nous gratifier de trois reprises en électrique à la punk-folk. Les bons morceaux se jouent dans toutes les versions et avec Justin Sane au micro on peut même y aller a cappella.

Des « American Attraction » ou autres « Racists » seront, à cet égard, encore plus percutants et ce sera un vrai bonheur que de (re)découvrir ces compos sous un nouvel angle.

L’exercice de la « cover » sers moins convaincant quand on reviendra sur l’électrique et qu’on quittera la douceur. « Gimme some truth » de John Lennon reprendra un des thèmes favoris du groupe, le « Surrender » de Cheap Trick sera anecdotique, « For what it’s worth » des Buffalo Springfield, lui, beaucoup moins tant c’est une composition pratiquement inratable. Le combo passe haut la main l’exercice de l’unplugged, mais qui en aurait pu douter ?

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19 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Wussy: « What Heaven Is Like »

Wussy est un combo de Cincinnati qui, régulièrement produit des albums de bonne fature, traçant ainsi sa route de façon sereine. What Heaven Is Like succède ainsi à un Forever Sounds sorti il y a deux ans avec toujours ce subtil mélange de southern rock psychédélique, de shoegaze et d’Americana.

Les titres demeurent aussi aboutis que précédemment ; « One Per Customer » mais également « Cake » et « Tall Weeds » avec un petit plus qui est que le présent opus est un « concept album » centré sur le personnage Gloria Burgle de la série Fargo, un caractère qui s’exemplifie demanière plus que judicieuse sur la chanson « Gloria »

Le tandem vocal Chuck Cleaver et Lisa Walker reste toujours parmi un des meilleurs duos vocaux de la scène de Cincinnati tant leur alchimie se fait bien sentir sur « Firefly » et « Aliens In Our Midst ». Wussy reste dans leur domaine et continue à nous enthousiasmer avec leur musique toujours aussi unique qui brille sur « Oblivion » jusqu’au final « Black Hole ». Au final moins noisy que Forever Sounds mais plus cohérent qu’auparavant, le groupe continue de faire feu de tous bois avec ce fer de lance qu’est son originalité.

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19 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Sundara Karma: « Ulfilas’ Alphabet »

Plus d’un an après leur tout premier album Youth Is Only Ever Fun In Retrospect et une tournée bien remplie, Sundara Karma annonçaient en fin d’année dernière la sortie de leur tout nouveau disque. Après quelques « singles », arrive Ulfilas’ Alphabet , un opus de treize titres avec lequel le le combo essaie d’apporter un vent de fraîcheur à son répertoire.
Sundara Karma s’était lancé dans l’expérimentation durant cette pariode de latence, ce nouvel album confirme cette évolution avec une instrumentation plus travaillée qu’à l’habitude. La chanson-titre aux sonorités aqueuses vient d’ailleurs confirmer cette motivation.

On notera , en outre, la référence à Ulfilas, une personnalité médiévale connue pour avoir traduit la bible du latin au gothique grâce à un alphabet qu’il a inventé pour l’occasion : illustré de deux squelettes en plein combat sur un fond arc-en-ciel, ce titre annonçait la couleur d’un enregistrement d’une étrangeté sans précédent.
Sur un ton jazzy et feel good, « Sweet Intentions » s’écoutera avec plasir avec une mélodie aux allures épiques sonnant pleine d’optimisme et se présentant comme un vrai hymne à la joie, redonnant pesque vie au disco.

Sur ce même registre, « Little Smart House » se classera sous le signe de la gaieté : porté par un ton forcé vers le grave, le vocaliste affichera un air vieux jeu, qui ne peut que nous forcer à sourires.
Si ce disque est teinté d’une insouciance ambiante, le groupe est loin de prendre son travail à la légère, et des titres particulièrement justes révèlent le talent évident du quatuor. Le psychédélique « Higher States », notamment donnera le tournis tout comme « Rainbow Body » avec sa mélodie groovy au son électrique.
Si on peut parler de renaissance de leur style musical, c’est un virage qui ne s’est cependant pas fait à 360°. Il reste bien des restes de ce à quoi Sundara Karma nous avaient habitués dans leurs premiers disques : « One Last Time On This Earth » et « Greenhands » en sont les preuves. Encore dans les prémices de sa vingtaine, le combo demeure en pleine recherche identitaire et c’est avec plaisir que l’on se fait les témoins de leur évolution vers quelque chose qui s’avère assurément intéressant.
En plaçant la barre très haut avec cet enregistrement haut en couleurs et en inventant de leurs mains un style jamais vu à la manière de la création de l’alphabet d’Ulfilas le groupe fait ici montre d’un modernisme inédit qui ravira tous les adeptes de créativité.

***1/2

18 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Lewsberg: « Lewsberg »

Cette petite et bien jolie découverte nous vient des Pays-Bas et elle se nomme Lewsberg, un groupe que, soniquement,  on jurerait tout droit revenu du New York de la fin des années 60.

Avec ses faux airs de Velvet Undergroud, le quatuor envoie un son rêche et sans fioriture à travers 9 morceaux terriblement accrocheurs qui auront vite faire de séduire.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Leggy: « Let Me Know Your Moon »

Leggy fait parti de ces groupes dont second, Let Me Know Your Moon, vise à apporter une bouffée d’air frais sur la scène indie rock américaine.

Le trio de Cincinnati composé de Veronique Allaer (chant, guitare), Kerstin Bladh (basse) et de Christopher Campbell (batterie) nous propose en effet un mélange de pop-punk et de garage-pop acidulé et survitaminé. On ne s’ennuiera pas au travers de ces douze morceaux courts mais efficaces en diable comme, per exemple, l’entrée en matière « Antwerp » mais aussi « Prosper » et « Eden ». Entre riffs catchy et section rythmique implacable, Leggy sait jouer les contrastes avec le doux et le dur notamment sur « Bad News », « Taffy » sans oublier « Prom ».

La voix de Veronique Allaer rappelant les groupes dignes des années 1960 comme The Shangri-Las ainsi que ses textes ciselés et riches en métaphores survolent facilement les mélodies garage des musclés « My Room » et « Already Gone » entre autres. Homogène de bout en bout, Let Me Know Your Moon montre que Leggy a du coffre, ce que ce second album entérine sans discussion aucune.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stephen Malkmus: « Groove Denied »

L’année dernière, l’ex-meneur de Pavement lançait, avec ses fidèles Jicks, le très mésestimé Sparkle Hard ; un « grower » assez sournois. Le vétéran nous proposait alors un disque légèrement plus accessible qu’à l’accoutumée. L’année précédente, le musicien nous avait offert des nouvelles chansons en mode électro. Celles-ci ont été refusées par la maison de disque… un mauvais moment, semble-t-il, pour lancer cet album, du moins aux dires du label.

Profitant du léger enthousiasme qu’a suscité Sparkle Hard, ces chansons ont finalement vu le jour pour un opus qui constitue le premier album solo de Malkmus (sans les Jicks) depuis 2001. Après avoir travaillé sporadiquement pendant plus de dix ans, l’artiste âgé de 51 ans a joué de tous les instruments, de la programmation des boîtes à rythmes à son habituel jeu de guitare échevelé et déconstruit au point de réaliser cette création lui-même.

Les chansons proposées sur ce Groove Denied sont parfois mal dégrossies et on peut saluer l’effort de Malkmus de s’extirper quelque peu de sa recette habituelle tout même si on reconnaît indéniablement la patte du bonhomme. Des morceaux comme « Rushing the Acid Frat » (excellente au passant), « Ocean of Revenge « ou encore « Come Get Me » sont,à cet égard, indissociables de ce nous offre habituellement Malkmus.

C’est quand il tente de jouer la carte de l’originalité à tout prix que notre « slacker » par excellence s’égare. L’entrée en matière, « Belziger Faceplant » et l’inerte « Viktor Borgia » sonnent comme des essais plus ou moins concluants. En contrepartie, le certain amateurisme qui caractérisent ces deux titrest s’efface à l’écoute de la post-punk / new wave « A Bit Wilder ». L’approche vocale de Malkmus est également méconnaissable mais remarquable dans l’expérimentale « Forget Your Place » et il pousse l’audace de nous présenter une bossa-nova électro-folk en conclusion de cet album : « Grown Nothing ».

Malkmus expérimente, quelquefois de manière malhabile, en utilisant tout l’arsenal synthétique et analogique des années 80, en le combinant à sa signature si caractéristique. Si on ajoute à cette mixture une nouvelle approche vocale fortement inspirée de tous ces chanteurs à la Joy Division qui ont proliféré dans l’histoire du rock, on pourra prêtere l’oreille à un disque somme toute atypique.

Sans être une réussite sur toute la ligne, Groove Denied nous permet de découvrir une facette cachée de Stephen Malkmus ; pas vraiment incontournable il sonnera, toutefois ; come une agréable curiosité.

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16 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Meat Puppets: « Dusty Notes »

Cela fait maintenant trois décennies que Meat Puppets continue leur bonhomme de chemin. Qu’ils se séparent ou qu’ils se réunissent en fin de compte n’a plus vraiment d’importance car le légendaire groupe de Phoenix reste debout. Et pour la première fois depuis un bon bout de temps, le trio original avec le line-up des débuts présente leur tout premier album sous cette forme intitulé Dusty Notes.

Faisant suite à leur Rat Farm paru il y a maintenant six années de cela, on se demandait ce que Meat Puppets allait nous réserver avec ce quinzième opus. Et bien, les frères Kirkwood et le batteur Derrick Bostrom marchent sur la voie de la sagesse comme l’atteste l’introduction nommée « Warranty ». Et très rapidement, le trio de Phoenix marche sur des chemins country-rock parfois un peu clichés avec « Nine Pins », « Unfrozen Memory » ou encore « The Great Awakening », carrément à l’opposé à ce que l’on pouvait attendre de leur part.

Pour ceux qui pensaient retrouver le Meat Puppets des débuts en mode hardcore peuvent passer leur chemin. Ou, au pire, tenter l’écoute de la tentative hard-rock qu’est « Vampyr’s Winged Fantasy » peu convaincante. Par contre, il y a quand même de bonnes petites trouvailles comme l’entêtant « Nightcap » ou bien même le morceau-titre résolument folk qui sauvent des moments trop cliché comme « On ». On ne peut pas leur en vouloir de ne pas faire du Meat Puppets des années 1980 ; après tout car ils ont passé l’âge pour ça.

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14 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Coathangers: « The Devil You Know »

Lorsque Death Valley Girls n’est pas là, ce sont The Coathangers qui dansent. C’est chacun son tour, on va dire. Le trio d’Atlanta n’avait pas donné signe de vie depuis leur cinquième disque intitulé Nosebleed Weekend qui a fait saigner du nez pas mal de monde ; est-on prêt à prendre un autre uppercut musical en leur compagnie ? Leur successeur pugiliste nommé The Devil You Know apporte une réponse.

Une fois n’est pas coutume, on refait connaissance avec la hargne et la bonne énergie qui caractérise The Coathangers. Leur mission est de distribuer des plans surs partout où elles passent et c’est ce qu’elles tentent de faire à travers des brûlots garage-punk hargneux de « 5 Farms » et du menaçant « Crimson Telephone » qui suit juste après. Une fois de plus, le tandem vocal composé de Julia Kugel plus doux et de Stephanie Luke plus rugueux fait son effet tandis que leur style musical bien rentre-dedans leur va à ravir sur des brûlots comme « Step Back », « Stranger Danger » aux allures de L7 et autres « Memories » à la ligne de basse irrésistible.

Pourtant, plus on s’intéresse à The Devil You Know, plus on se rend compte que l’heure n’est pas tout à fait à la fête, bien au contraire. A côté des morceaux poppy comme « Bimbo », The Coathangers signe ici leur disque le plus engagé de leur discographie et il n’y a qu’à écouter « Hey Buddy » qui critique les donneurs de leçon et les architectes de la bonne pensée poltiquement correcte pour s’en apercevoir. Le titre le plus fort du disque restera tout de même l’attaque vicieuse nommée « F The NRA » qui fustige à tout và la politique des armes à feu aux Etats-Unis et les bavures qui y engendrent et c’est dire qu’elles n’y vont pas de main morte.

S’achevant sur l’étrangement doux « Lithium », The Coathangers dévoile une facette plus pop et plus politique. Les trois jeunes femmess d’Atlanta continuent de balancer leurs revendications comme un cocktail molotov sur la face de l’Amérique sans tomber dans les clichés du riot grrl pour autant. Un sixième disque efficace en diable.

***1/2

14 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Foals: « Everything Not Saved Will Be Lost, Pt. 1 »

Foals continuent leur métamorphose avec le premier opus d’un diptyque d’ores et déjà mémorable, Everything Not Saved Will Be Lost. On les avait laissés au sommet avec un What Went Down poursuivant à merveille l’exploration des territoires musicaux défrichés sur Holy Fire. Une tournée qui a amené le quintet en tête d’affiche des plus grands festivals du monde. Puis le départ de leur bassiste , la nécessité d’introspection et le challenge complexe de revenir à ce sommet, dans une industrie digérant la musique à une vitesse folle ont forcé le groupe à remodeler son approche.

Enregistrant dans un studio à deux pas de leurs domiciles, les musiciens ont abordé l’identité sonore de Foals sous un nouvel angle, retravaillant leur processus créatif, composant titre sur titre, élaguant, jusqu’à un constat évident : cet album sera en deux parties. Se présente alors ce Everything Not Saved Will Be Lost, Pt. 1, expérience que le groupe nous invite à apprécier, à digérer; mais dont nous savons que la vraie ampleur ne sera révélée qu’avec l’écoute, différente et complémentaire, de sa seconde partie.

Ce Everything Not Saved Will Be Lost premier du nom révèle des sonorités ambitieuses et inédites, facettes insoupçonnables d’un groupe affinant des compositions toujours plus inspirées. Une impression évidente dès l’aérienne introduction « Moonlight », renforcée de nappes électroniques synthétiques évidemment séduisantes. « Be lightweight », répète un ensemble qui survole le titre avec une apparente aisance, aisance à laquelle nous ne pouvons que nous plier.

De là, Foals dévoilent petit à petit un kaléidoscope sonore frappant de sincérité et de puissance. Que ce soit sur un « Exits » toujours aussi palpitant, partageant un rythme irrésistible avec un « In Degree »s aux basses trépidantes, ou au détour d’un rock et implacable « White Onions », nous sommes voués à laisser Foals se déchaîner et propulser ses compositions de plus an plus haut, sachant tout aussi bien construire la tension (« In Degrees » et son climax insoutenable) que la maintenir constamment (« White Onions », qui ne décolère pas à un seul instant).

Si ces morceaux se tiennent aussi bien musicalement, ils sont évidemment aidés par une production incroyablement raffinée, profitant des expériences tentées sur What Went Down. On le perçoit notamment sur un « Cafe d’Athens » brillant et regorgeant de subtiles sonorités, à la signature rythmique évoquant les heures les plus expérimentales de Radiohead. Une expérimentation qui vient se fracasser contre un hit évident, « On the Luna », expérimentation améliorée qu’on jurerait issue de Total Life Forever, ou encore sur un « Syrups » jouant la carte de l’apaisement et de la délicatesse pour finalement s’emballer dans une outro des plus apocalyptiques.

Si soniquement, Foals s’amusent à jouer sur deux vitesses, les paroles de Yannis Philippakis se révèlent plus mélancoliques que jamais. Des visions de destruction de la conclusion de « Syrups « au combat désespéré de « White Onion »s en passant par la succession de vibrants souvenirs de « On the Luna », le parolier livre ici des textes bruts, personnels et forcément touchants, qui traversent leur coquille sonore pour éclater aux oreilles de l’auditeur. Une émotion dévastatrice synthétisée dans la conclusion « I’m Done With the World (& It’s Done With Me »), ballade piano voix dépareillée de toutes fioritures, sonnant comme la fin d’une ère.

Cet adieu au monde ne se fait pas, comme espéré, sans une ultime célébration; « Sunday » sera une ultime ode à la félicité emplie d’espoir et de puissance. Une dernière danse avant l’apocalypse, un dernier climax instrumental et vocal avant de quitter la civilisation. Le ciel peut bien prendre feu, l’océan peut bien nous engloutir, la nature peut bien se rebeller contre l’espèce humaine, les « oiseaux continuenet de chanter »,; d’ici là, Foals s’affirment encore et toujours comme un combo essantiel pour mainres générations et pas seulement la sienne. Rendez-vous pour la partie 2.

****1/2

9 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Sundara Karma: « Ulfilas’ Alphabet »

Un peu moins de 2 ans après la sortie de son premier album, Sundara Karma revient avec une deuxième création studio aussi jouissive que surprenante: Ulfilas’ AlphabetOn l’attend autant qu’on le redoute ; le cap du deuxième album des groupes d’indie rock reste une étape déterminante pour la suite de leur aventure musicale. Sundara Karma était attendu au tournant après un premier album  Youth is Only Ever Fun in Retrospect  indie-pop plutôt acclamé en 2017, la presse poussant la comparaison jusqu’à U2 et Arcade Fire. Pas forcément facile d’assumer un tel statut, et de sortir de l’ombre de tels grands noms ou de leurs collègues de Two Door Cinema Club et Bastille pour lesquels ils ont assurer les premières parties.

On avait pourtant été vite rassurés par les premiers « singles » du quatuor de Reading. Aussi diverses qu’imaginatifs, l’écueil de la répétition s’était déjà bien éloigné. C’est le point fort de cette création studio : le groupe a fait fi des attentes médiatiques pour évoluer loin des clichés et des attentes posées hâtivement sur leur premier album. Ulfilas’ Alphabet nous emporte dans l son propre univers, celui d’un combo, construit petit à petit depuis 2011 et qui ne cesse d’évoluer. Au premier coup d’œil à la pochette, colorée, audacieuse et joyeuse malgré les squelettes, on comprend dans quelle direction part l’album. Le titre annonce d’entrée une plongée dans l’univers gothique et religieux (Ulfilas une personnalité du christianisme ancien, il serait l’inventeur d’un alphabet pour traduire la bible au Goths, dans leur propre langue), et repris par le clip « The Chanegover ».

De l’entrée dissonante de « A Song for my Future Self » succèdera la guitare acoustique et la voix posée d’Oscar Pollock sur l’irrésistible » single » qu’est « One Last Night on This Earth », le disco psycédélique de « Higher States » ou à la basse rappelant Queen of the Stone Age sur« Rainbow Body ».

Le groupe pioche dans d’innombrables influences et styles avec maturité et joie et c’est cette capacité à les marquer de leur empreinte qui permet d’en faire un album jubilatoire et d’en retenir une harmonie perceptible à chaque écoute. Une réinvention dont l’aisance est confondante.

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7 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire