Blood Red Shoes: « Get Tragic »

Cinquième album studio pour le duo de Brighton, Get Tragic voit Steven Graham Ansell et Laura-Mary Carter se remettre à la tâche après avoir décidé d’une pause et de tourner la page le son volet agressivement rock. Ce nouvel opus change la donne avec ses couches synthétiques et des morceaux plus variés.
Le single « Eye To Eye » fait dans le garage rock bien cadré bien qu’un peu lourd en raison d’une. Mais absorber trop de sucre écœure vite, autant qu’un arrangement lourdement dosé en instrumentation. En revanche, la construction par ajouts fait de Get Tragic un renouveau moins ecessif et plus  affirmé en termes de directions musicales. Pour la première partie de l’album, on retrouve pourtant quelques morceaux typiques. Ces essais musicaux feraient vibrer Royal Blood ou les Black Keys (« Mexican Dress », « Bangsar »). D’ailleurs, en parlant de clin d’œil, on retient celui à The Kills dans le lancinant « Beverly », un titre des plus réussis.


C’est plus tard que Blood Red Shoes réussissent à se dévoiler autrement. On attribue un coup de cœur à l’ambiance voilée proposée par « Nearer, » et la voix plaintive à la Beth Gibbons du plus bel effet. L’exemple suivant « Find My Own Remorse » essouffle le tempo, pourtant, l’alliage calme/harmonies vocales fonctionne assez bien ce qui n’est pas le cas sur un titre comme « Howl » avec son riff envahissant. Le disque se terminera en beauté avec un « Elijah »herculéen, point d’orgue à cette utilisation démesurée d’une électronique qui , correctement employée, ne dénaturera pas le son. Get Tragic n’est pas un LP tragique ; il est témoin d’une remise en causé issue d’une profonde réflexion à qui il ne restera qu’elle soit confirmée.

***1/2

Night Flowers: « Wild Notion »

Night Flowers est un quintet londonien formé par la chanteuse Sophia Pettit et qui virevolte entre indie rock, dream-pop et shoegaze. Après avoir publié une poignée d’EPs et de singles afin de faire parler d’eux, les voilà qu’ils présentent leur premier album intitulé Wild Notion.

Après avoir tourné auprès de The Pains of Being Pure At Heart, il était clair que l’on allait déceler chez eux des sonorités du groupe new-yorkais, à savoir des morceaux doux-amers et planants. lntre riffs lumineux et rythmiques sobres, Night Flowers nous propose du dream-pop/shoegaze plutôt propret avec des titres comme l’introduction « Sandcastles » mais également un « Resolver » aux chœurs entraînants ou « Let Her In ».

Night Flowers maîtrise son affaire et on se laisse bercer facilement par la voix de Sophia Pettit qui arrive à élever ces morceaux irréprochables que sont « Losing The Light », « Hey Love » ou « Fireworks ». On relèvera cependant quelques morceaux qui sortent un peu du lot comme le plus bouleversant « Head On » ou encore les grosses guitares de la conclusion « Cruel Wind ».

Sur ce premier album, le quintet londonien démontre une grande maîtrise dans ses composition même s’il peine encore à faire montre d’originalité dans un secteur fort concurrentiel. Un second opus sera, peut-être, plus concluant.

***

Pedro The Lion: « Phoenix »

Quinze ans. C’est le temps qui sépare la sortie de l’excellent  et ce nouveau chapitre de Pedro The Lion. Pourtant, son leader David Bazan, n’a jamais cessé de travailler. Au contraire, il a livré 5 albums en solo en plus de participer à des projets sporadiques en compagnie d’amis. Pourquoi ce passage en solo ? Il trouvait bizarre de composer tout dans une formation. Il a donc décidé de quitter le band pour prendre la route seul. Après cette période de contrôle illustrée par un disque du même nom, il a voulu revenir à une formule plus rock et rRapidement, le nom Pedro the Lion s’est imposé de lui-même.

Si pour lui, la différence entre le solo et Pedro n’est pas claire, dans les oreilles du mélomane, ça risque de se faire sentir assez vite. Les derniers albums de David Bazan sont bien intéressants, les guitares dissonantes et les progressions d’accords surprenantes manquaient. Sur Phoenix, Pedro the Lion est tout à fait ce qu’on attend du groupe avec un chanteur confiant et en pleine possession de ses moyens en prime.

Le sentiment de nostalgie et du temps qui creuse des sillons dans nos êtres n’est jamais très loin chez Bazan. Que ce soit avec l’entraînante « Yellow Bike » qui nous chante la joie, mais aussi la solitude qui a accompagné le premier vélo qu’il a reçu dans sa jeunesse. Il trace un savant trait avec la vie de tournée qu’il a vécu en solo dans les années précédant la sortie de Phoenix. Avec une grande liberté vient souvent une grande solitude. Les souvenirs d’enfance se font de nouveau sentir sur « Circle K » qui parle d’une dépense folle dans un article non nécessaire.

Les références christiques sont,bien sûr ,toujours présentes chez Bazan. Même peut-être un peu plus maintenant que jadis dans les textes de Achilles Heel et Control. De ce point de vue il a fait un bout de chemin vers la paix avec sa foi : « But you can always smell which fruit you really wanna bite into. » sur «  Powerful Taboo »

Le retour des sonorités électriques est totalement le bienvenu sur le disque. Un bon exemple de la dissonance dont Bazan peut faire preuve, est la rythmée « Black Canyon » avec ses guitares qui frappent comme des poignards à chaque coup de pic. D’ailleurs, les riffs de qualité sont légion sur Phoenix. La chanson-titre est d’une lourdeur assumée et rentre au poste comme dans les belles années. C’est un peu moins lent et appuyé, mais tout de même, ça demeure délicieux.

Il est certain qu’on n’est pas face à l’excellence de narrativité que Bazan a pu créer par le passé. Ça reste un solide album d’indie-rock aux accents dissonants et aux thématiques pertinentes, qu’on croit ou non. L’athée le plus convaincu ne verra pas chez Bazan un illuminé prêchant la bonne parole, mais plutôt un personnage qui, tel le phénix, ne cesse de renaître de ses cendres.

***1/2

The Twilight Sad: « It Won’t Be LIke This All The Time »

Plus de 4 ans sont passés depuis le dernier album des Ecossais de The Twilight Sad, Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave. Beaucoup de choses ont changé dans la vie du groupe : le départ de leur batteur Mark Devine, l’intégration de Brendan Smith et Johnny Docherty, auparavant musiciens de tournée, en tant que membres permanents du groupe, un nouveau label, une tournée avec The Cure et la naissance d’une amitié proche avec Robert Smith.
Il n’est guère étonnant de constater que le combo a évolué musicalement et que ce cinquième opus est placé, comme son intitulé l’indique,sous le signe du changement.
Ce qui est le plus frappant est l’orientation plus électronique que sur les précédentes œuvres du groupe. Les synthétiseurs sont désormais omniprésents, ce qui confère au disque un air de New Order, Depeche Mode, Editors ou encore The Cure puisque Robert Smith a accompagné la genèse du disque et donné quelques conseils.
L’album ouvre avec « [10 Good Reasons For Modern Drugs] », un choix sur lequel on peut s’interroger, car le titre ne facilite pas forcément l’entrée en matière. Avec ses riffs de guitares répétitifs et le chant torturé de James Graham, on a du mal à accrocher dès la première écoute. « Shooting Dennis Hopper Shooting », une chanson également intense, mais plus mélodique que le premier titre, prépare la voie pour « The Arbor » et « VTr », deux titres aux sonorités New Wave qui laissent la part belle aux synthés et qui semblent tout compte fait plus lisses, mélodiques et accessibles que les deux premières chansons de l’album.


Le premier « single, « I/m Not Here [missing face] » met en valeur la voix du chanteur et une composition dont l’intensité monte crescendo.

Plusieurs morceaux marquent, à ce propos, un semblent de dialogue entre le chanteur et lui-même, tiraillé qu’il est par des émotions contradictoires.

Ainsi, « I/m Not Here [missing face] » illustre de manière emblématique cette tension entre espoir et résignatio, problématique qui court tout au long du disque.

En comparaison avec les albums précédents du groupe, It Won’t Be LIke This All The Time paraît moins sombre. L’ambiance générale reste, certes, mélancolique, mais la musique offre pléthore de contrastes et, par conséquent, plus de répits.
Notons, par exemple, le contraste entre l’épuré et mélancolique « Sunday Day13 » et « Let/s Get Lost », titre rapide rappelant les albums précédents de The Twilight Sad avec la présence prononcée des guitares shoegaze. « Videograms », deuxième « single », clôt d’ailleurs l’album en beauté. L’arrangement avec ses nappes de synthétiseurs montre clairement les influences de The Cure, et traite d’un des sujets de prédilection du quatuor : les chagrins d’amour.

Certaines choses ne changent donc jamais, en revanche, The Twilight Sad ont montré qu’ils étaient en mesure d’évoluer et que ce changement leur va bien. Avec ce cinquième opus, le groupe réussit à innover sans se réinventer complètement, mais sans rompre avec leur historique. It Won’t Be LIke This All The Time est un bon petit album dont on peut apprécier apprécier toutes les nuances.

***1/2

Dean Wareham Vs. Cheval Sombre: « Dean Wareham Vs. Cheval Sombre »

Bien que Luna soit réactivé depuis maintenant 2014, Dean Wareham n’entend pas pour autant se consacrer entièrement à son second amour de jeunesse ; après Galaxie 500. Le chanteur et guitariste s’autorise une excursion en collaboration avec le songwriter new yorkais Chris Porpora alias Cheval Sombre. Intitulé de circonstance Dean Wareham Vs. Cheval Sombre, l’album contient dix reprises country/folk, réparties équitablement au chant et, tel qu’il est décrit par les deux intéressés comme un  : «  western sous thème dream pop » .

L’ex Galaxie 500 maîtrise parfaitement l’exercice de la reprise, qu’il pratique régulièrement depuis 30 ans, et toujours avec un goût certain.On est donc peu surpris de la sélection proposée sur papier : une rareté bien sentie de Dylan, une pépite desperado de Townes Van Zandt, le classique outlaw « Wayfaring stranger » choyé de cordes, et puis des pépites country méconnues notamment « If I Could Only Fly » de Blaze Foley (1949-1989), transformé en hit US par Merle Haggard dans les années 2000.

Pour embellir cet écrin, Wareham a sollicité Jason Quever de Papercuts (un proche de Devendra Banhart et Cass McCombs), avec qui il avait travaillé sur A Sentimental Education et dont le savoir-faire en matière d’ornementation réverbérée figure parmi ce qui se fait de mieux dans le giron indépendant. Signalons le renfort dans cette chevauchée de la muse Britta Phillips (Luna, Dean & Britta), ainsi que Anthony LaMarca (The War on Drugs) et Will Halsey (Sugarcandy Mountain). Toutes sont imprégnées d’une atmosphère cotonneuse, un imaginaire émanant des phrasés crooners façon cow-boy de Lee Hazlewood et bien sûr les clins d’oeil spaghetti au maestro Ennio Morricone.

Par ailleurs, au-delà des titres susmentionnés, l’aspect le plus intéressant du disque concerne les chansons tirées de westerns hollywoodiens, sélectionnées avec le bagout légendaire de Wareham. Tel ce « Wand’rin’ Star », tiré du film La Kermesse de l’Ouest ou encore « My Rifle, My Pony and Me” originellement interprété par Dean Martin et Ricky Nelson dans le classique Rio Bravo. Ces deux titres sont interprétés par Weeham,qui se les réapproprie en une magnifique comptine rêveuse et lancinante.

Wareham et Sombre se partagent donc le micro tout au long de ces dix titres. Si les murmures du dernier manquent parfois de caractère, ils nous convaincront sur le final crépusculaire « Grand Canyon » de Stephen Merritt et finiront par nous laisser embarquer sans la moindre résistance dans cette séduisante chevauchée sauvage.

***1/2

Reality Something: « Life Noise »

Tout droit issu de Nashville, Reality Something a été formé en 2015, ce quatuor, composé d’Elena Franklin (chant, guitare), Kingsley Brock (guitare), Bill Grasely (basse) et d’Ethan Place (batterie), possède un profond amour pour le rock alternatif des années 1990 comme en fait preuve leur premier album, Life Noise.

A mi-chemin entre indie rock lo-fi et grunge-pop, Reality Something mise tout sur les riffs bien fuzzy et les rythmiques plutôt efficaces. En seront générés dix morceaux de bonne facture avec, par exemple, l’introduction du même nom qui donne le ton mais encore « Stay », « Manipulation », « Wrecked ». Mentionnons également l’interprétation pour la moins impeccable d’Elena Franklin si on est fan des B-52’s en particulier sur des titres comme « Hate Yourself » ou « Bail ».

Les textes abordent la psychologie de la vocaliste et témoignent des ses difficultés à maintenir son cercle social sur la durée en raison de ses angoisses permanentes. Elle en parle de long en large mais de façon percutante sur « Queen Of Nowhere » et sur « Break It ». Ajoutez cela à des morceaux fuzzy jamais agressifs mais toujours aussi impeccables et vous obtiendrez un premier album de Reality Something respectant la norme. A suivre de moyennement près…

**1/2

Mr. Twin Sister: « Salt »

L‘image de Twin Sister, c’est celle du groupe samplé par Kendrick Lamar pour son tube « The Recipe » en 2012. Rebaptisé Mr. Twin Sister, le groupe de Long Island était sorti des sentiers battus avec deux albums plutôt pointus et inventifs.

Quatre ans plus tard, les voici de retour avec Salt, où, une fois de plus, Andrea Estella et ses acolytes prouvent qu’ils possèdent toujours la même verve expérimentale et métissée.

Mêlant avec brio avant-pop et influences jazz, Mr. Twin Sister véhicule une classe certaine dans des compositions hybrides que ce soit sur l’introduction infectieuse qu’est « Keep On Mixing » qui met en avant une société américaine de plus en plus divisée, ou sur les morceaux imprévisibles comme « Alien FM » et le plus percutant « Tops and Bottoms » où la voix de la chanteuse domine avec aisance les rythmiques implacables malgré la fragilité physique affichée.

Salt est notable pour ses démonstrations en tous genres qui nous font nous attarder sur des morceaux comme le menaçant « Koh-I-Noor » à mi-chemin entre alternative R&B et ambient où Andrea Estella use de l’Auto-Tune ou encore le plus sinistre « Buy To Return » critiquant la société de consommation américaine.

On surprendra enfin Andrea Estella de chanter en espagnol sur l’hypnotique « Deseo » ou user des lourdes percussions sur le groovy « Jaipur »ou sa conclusion :« Set Me Free ».Salt est un opus audacieux et coloré, axé sur la recherche sans se départir de ces nerfs moteurs que sont feeling et perspicacité.

***1/2

Snakeskin: « Hangnail »

Snakeskin est un groupe qui vient à moitié de New York et à moitié du New Jersey et qui a été formé par la tête pensante Shanna Polley au chant et à la guitare. L’ensemble présente un premier album à fleur de peau ; Hangnail.

Marchant sur les inspirations noise-pop, shoegaze et grunge, Snakeskin nous propose des morceaux résolument fuzzy et racés. Il y a de quoi penser à Screaming Females sur « Limbless » et « Seize » ou encore à Sonic Youth avec « Two Pesos » et « Alone In A Crowded Room ».

Le combo y fait preuve d’un professionnalisme avéré grâce à ses guitares grinçantes et l’interprétation magistrale de Shanna Polley. « Chugging Cleaner » qui clôt cette cérémonie indie rock constitue la cerise sur un gâteau do,t on peut souhaiter qu’il soit étoffé de garnitures qui s’avèreraient moins figées dans les années 90 sur des disques suivants.

***

David Byrne: « American Utopia »

Depuis la parution de son dernier album Grown Backwards en 2004, David Byrne est très loin d’avoir chômé. Le légendaire leader des Talking Heads a multiplié les collaborations (Fatboy Slim, Brian Eno, St. Vincent…) et autres activités extra-musicales . Le voilà de retour à la musique, quatorze ans après son dernier opus, avec son septième album intitulé American Utopia.

S’inspirant du contexte dans lequel ses trouve son pays, Byrne en profite pour afficher sa position par rapport aux élections américaines, le terrorisme, le sectarisme et autres tensions politiques et sociales. Sur American Utopia, il tente de se faire entendre à travers ces dix compositions qui se veulent ambitieuses et expérimentales.

Ainsi, le premier morceau « I Dance Like This » s’affiche, de prime abord, comme une ballade chaleureuse au piano avant de se développer, a contrario, en une rythmique quasi-industrielle où la voix monocorde du chanteur s’entrechoque et abandonne toute prétention à vouloir nous charmer.

La même démarche, si ce n’est dans la forme, se répètera dans le fond avec « Every Day Is A Miracle », et sa surprenante rythmique zouk ou dans les bisouillages expérimentaux et déstructurés qui vont accompagner « It’s Not Dark Up Here » et « Here ».

Sur « This Is That », il s’adjoindra, de le même manière, les services du musicien expérimental Oneohtrix Point Never pour réaliser une des meilleures compositions de l’album et parfaire, en même temps, son approche artistique.

À celle-ci sera, bien évidemment, associé son complice de toujours, Brian Eno, qui interviendra sur « Bullet », « Doing The Right There » et « Everybody’s Coming To My House » et apporter une touche finale à l’engagement electro-roots de Byrne.

American Utopia est un album ambitieux et excentrique ; un de ces disques dont on a l’habitude venant d’un musicien comme Byrne. Son génie créatif est toujours là, peut-être un peu trop démonstratif et « surproduit » ; y manquera cette petite étincelle qui pourrait nous faire penser qu’il fait autre chose que peaufiner son œuvre. Reste qu’elle est, toujours et encore, intègre et aventureuse ; chose qui l’éloigne de la ribambelle de « produits » qui arrivent sur ce marché  qu’est devenue désormais la scène expérimentale.

 

***1/2

Boy Azooga: « 1, 2, Kung Fu! »

Sous le nom atypique et crypto-exotique de Boy Azooga se dissimule un Gallois pur jus, Davey Newington homme-orchestre résident à Cardiff mais aussi batteur du groupe The Keys, combo mélangeant à merveille rock psychédélique, garage-pop et influences glam.

Sur son premier opus, 1, 2, Kung Fu! Ce fils de musiciens de de musiciens de l’Orchestre national de la BBC prouve su’il sait maîtriser avec brio les diverses influences musicales dans lesquelles il a été baigné. On appréciera, dès lors sa versatilité ; le riff endiablé glam-garage qu’est « Loner Boogie » tout comme après l’aérienne introduction de « Breakfast Epiphany ».

Que l’on passe de la délicatesse avec « Jerry », « Taxi To Your Head » et « Loser In The Tomb » à la rythmique entraînante soulignée par « Face Behind Her Cigarette » ou encore la conclusion « Sitting On The First Rock From The Sun » et son riff décapant, Boy Azooga assume parfaitement son côté caméléon.

Le revers de cette médaille est, bien évidemment, la manque de direction stylistique et de cohésion ; rien, peut-on l’espérer que la maturation ne saura pas réguler.

***