Datura4: « Demon Blues »

16 juillet 2015

Datura4 présente un lineup de choix: la légende power pop Dom Mariani (DM3, the Stems, the Someloves, etc.) et le guitariset Greg Hitchcock (You Am I, New Christs). Ce n’est donc pas une surprise que leur « debut album », Demon Blues, se nourrit de guitares à foison comme un banquier le ferait de billets de banques.

L’esthétique pop de Mariani n’est pourtant pas présente, en revanche on a droit à un psyche rock lourdement influencé par le blues et on pourra être étonné des riffs costauds de morceaux de la trempe de « Out With The Tide », « Kill Joy » ou la chanson titre.

Les textes sont, en outre, très caustiques (« Pissing Up The wall » (sic!), le misanthrope « You Ain’t No Friend of Mine » ou « Love to Burn »).

Disque intense où le volume n’est que légèrement baissé ( « Gravedigger Man » et « Another Planet ») ce ne seront que les queques concessions à ce que les fans auraient pu attendre d’eux tout comme un sens de la mélodie que Mariani n’a toujours pas perdu ; Demon Blues en est juste l’expression supplémentaire.

***1/2


Twin Atlantic: « The Great Divide »

1 novembre 2014

Il aura fallu 3 ans pour que Twin Atlantic sorte ce Great Divide fruit de nombreuses réflexions. Ce « follow up » s’avère différent de leur album précédent, Free, ne serait-ce que parce que les Glasvigiens se sont entourés de Jacknife Lee (Snow Patrol) et Gil Norton (Pixies) à la production.

«  Music is my therapy, I can listen to it all night long » déclare McTrusty dès l’ouverture sur « The Ones That I Love », une ballade au piano aux descentes d’arpèges mémorables comme pour nous offrir une émotion qui serait du domaine du cathartique.

Chose faite on reste dans le même domaine spirituel avec « Heart And Soul », une pop rythmée retrouvant les fondements du genre puis dans un « Hold On » qui, lui, choisit le registre de la power pop et du tube radio friendly en puissance grâce à un jeu de guitare de Barry McKenna efficace par sa présence discrète.

Son savoir faire trouvera toute son expression sur « Fall Into The Part » ; bref The Great Divide nous prend à la gorge dès son entame. Le disque est habilement façonné, il semble même l’avoir été avec la perspective de renouveler le succès de « X Factor » sous la forme de « Brothers & Sisters » avec cette petite touche d’âme que procurent des arpèges de guitares délicats, procédé qu’on retrouve avec plaisir sur « Oceans ».

Voilà donc un album qui est sans doute leur meilleur car le plus abouti. Il est signe de confiance ne serait-ce que par l’incursion dans le hip-hop détendu sur « Rest in PIeces ». « Why Won’t We Change ? » en est d’ailleurs une autre profession de foi ; cette approche ambitieuse ne peut être qualifiée que de justice poétique car elle remettent aussi à leurs justes places certaines critiques dont le groupe avait été l’objet précédemment.

****