No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Sis: « Gas Station Rose »

Ce jeune trio venu tout droit de Berkeley était sorti des sentiers battus avec un premier album intitulé Euphorbia. Sis parvenait à fusionner plusieurs genres musicaux pour un résultat plus qu’éblouissant. Et c’est dans cette optique qu’ils reviennent un an plus tard avec Gas Station Roses.

Démarrant avec un « Night From Scratch » des plus cotonneux, on se dit que le périple musical en compagnie de Sis va être mémorable et chaloupé.C’est, en effet, ce qui nous attend avec des morceaux aussi bien originaux qu’enivrants tels que le plus rock « Weathered Romeo » qui suit mais encore « Adult Clay » et « Bitter Cherry » où le trio de Berkeley arrive à fusionner dream-pop des années 1980, pop psychédélique et accents R&B dignes de Neneh Cherry.

Il y en aura aussi pour tous les goûts avec les accents afrobeat de « Automatic Woman » ou encore la ballade pop aux sonorités asiatiques qu’est « Moon At The Peak ». Nul ne peut s’imaginer que Gas Station Roses pourrait remettre au goût du jour les années 1980 sans jamais tomber dans la désuétude. On nage en plein rêve à l’écoute de « Nightie » et « S Comes Dancing ». Sis clôture la cérémonie avec un « Human Poses » des plus charmants et offre un second opus riche en sonorités et en ambiances en tous genres où l’envie d’évasion sera le pricvipal moteur.

***1/2

17 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The 1975: « A Brief Inquiry Into Online Relationship »

Le groupe britannique mené par le charismatique Matt Healy était monté en puissance avec son second disque I Like It When You Sleep, For You Are So Beautiful Yet So Unaware Of It en 2016 qui fut très bien reçu par la critique et le public.

Les Mancuniens passent ici à l’étape supérieure avec ce nouvel opus qui est destiné à cette « génération Y », les « millenials », qui fait partie de son public avec, bien sûr, un coup de pub bien distillé sur les réseaux sociaux,le combo nous offre une excursion à travers les dangers des nouvelles technologies sur la société.

The 1975 va étonner ici pour des approches ultra-recherchées et complexes comme sur « Give Yourself A Try » aux allures de Joy Division ou encore sur le satirique « Love It If We Made It » où Matt Healy hurle à tue-tête les déclarations à l’encontre de Trump. Question satire, on relèvera également « I Like America & America Likes Me ». Pour le reste, le groupe de Manchester ira élargir son spectre musical en allant vers le R&B moderne et autotunée sur « TOOTIMETOOTIMETOOTIME », vers le jazz sur « Mine » et « Sincerity is Scary » ou encore l’électronique expérimental sur « How To Draw / Petrichor ».

A Brief Inquiry Into Online Relationships rendra également hommage à ses aînés de Manchester, Oasis où on retrouve ces arrangements sur « It’s Not Living If It’s Not With You » ainsi que les accents post-rock de « Inside Your Mind » entre autres qui fait suite à l’interlude bien étrange nommé « The Man who Marries A Robot / Love Theme » évoquant les dangers d’Internet. Plus on avancera dans l’album plus The 1975 se fera mélancolique et il signera une de ses plus belles compositions, « I Couldn’t Be More In Love » avant la touchante conclusion nommée « I Always Wanna Die (Sometimes) ».

S’éloignant de la pop accessible des débuts, le groupe de Matt Healy revient avec une musique protéiforme fonctionnant presque comme un album concept. De quoi patienter pour leur prochain album « garage », Notes On A Unconditional Form qui est déjà annoncé.

***1/2

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Monnone Alone: « Summer of the Mosquito »

L’Australien Mark Monnone s’est choisi un pseudonyme en trompe-l’œil pour mener sa carrière solo. En effet, celui qui a longtemps tenu la basse auprès les formidables Lucksmiths est loin d’être un musicien esseulé, puisque Joe Foley (Aleks & the Ramps), Louis Richter (Mid-State Orange) et Gus Franklin (Architecture in Helsinki, The Smallgoods) forment le backing band qui l’accompagne pour le deuxième album de son projet Monnone Alone. Enregistré et mixé par le producteur Gareth Parton (The Go! Team, Foals, The Pipettes), Summer of the Mosquito arrive sept ans après sa première échappée solitaire, Together at Last. Disons-le tout net, voilà sans doute ce que nous entendrons de mieux cette année au rayon jangle / power pop, à égalité avec le deuxième album des Hollandais de The Maureens et celui de la paire hispano-écossaise Andrew Taylor – Gonzalo Marcos The Boys Wthe The Perpetual Nervousness.

Avec des guitares jubilatoires (« I Wanna Hide In Yesterday ») ,une délicieuse nonchalance (« Jerry’s Can », » Feeling Together Feels Alright ») et des refrains à reprendre à l’unisson (« Cut Knuckle », « Do It Twice »), Monnone Alone nous fait gagner un temps précieux : en effet, nul besoin de passer des heures à concocter une playlist de nos groupes préférés avant de prendre la route : Summer of the Mosquito ressemble étrangement à la compilation idéale que nous aurions glissée dans la valise.

***1/2

19 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Bones UK: « Bones UK »

Bones UK est, comme son nom l’indique, britannique, mais c’est avant tout un duo féminin que l’on pourrait qualifier de « décadent », dans le sens où, pour définir sa musique, les djeunes femmes ont choisi « des serpents, du sexe, du cuir et des motos ». Cliché mis à part ou aura, en fait, droit à une sorte de rock industriel / electro-rock souvent attaché à la mélodie mais subversif dans la forme ; un croisement entre, pour schématiser, INXS et Nine Inch Nails. Ce style ne se prend pas la tête et n’attend rien d’autre qu’un lâcher-prise salvateur dans un monde où le paraître règne en maître en toutes circonstances. On est, d’ailleurs, accueillis par une excellente « Beautiful is boring » bien jouissive alors que « Filthy freaks » prendra des atours beaucoup plus pop. « Pretty Waste » reprendra vite le flambeau. et« Leach » consacrera l’alternance avec un rythme qui rappelle le « Adieu » de Coeur de Pirate et une guitare lead qui évoquera Santana.

Plus loin, on retrouvera le « I’m Afraid of Americans » de Bowie déjà présenté chez Howard Stern à l’occasion d’une émission-hommage à l’icône et « Souls » est une ballade electro-rock sexe qui, toute comme Skeletone », s’assurera pas vraiment, Il faudra attendre « Choke » et son riff imparable pour que la machine reparte et qu’un « Creature » conservant cette touche bluesy electro rock entérinera ce qui fait le charme du groupe. Ce qu’on retiendra de ce premier album ? Une somme sympathique de chansons qui s’écoute bien,mais s’oublie peut-être un peu trop vite et une écriture qui demande à être plus affinée et personnelle pour être mémorable.

***

15 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

The Day: « Midnight Parade »

Ce duo allemand présente nombre de qualités pour qu’on s’en entiche avec gourmandise. C’est typiquement le genre de groupe discret et sans prétention qui parvient à toucher sans artifice. Déjà, alors que la plupart des duos masculin-féminin se contentent d’une formule « producteur autiste aux machines » et « belle qui roucoule », The Day sonne comme un véritable groupe de rock. Ils balaient d’un revers de main l’imagerie « pop à guitares fleur bleue » ou dreampop qu’on pourrait facilement leur accoler sur la foi d’une photo de presse : elle, les traits fins, un air distancié de femme fatale et lui, nous fixant de ses grands yeux bleus avec un air d’amoureux éconduit.

Pour trouver une filiation à The Day, il faudrait plutôt aller chercher du côté des groupes américains qui savent se mettre à nu sans que ce soit indécent. C’est toujours sur le fil, car il ne faudrait pas grand chose pour que le pathos prenne le dessus et que cela vire au grossier, au pompier.

Mais, même si parfois les refrains sont mus par un souffle adolescent, que la production alterne entre un son clinquant (en particulier sur « Grow » ) et des plans en ligne directe formatés pour les college-radios, que les guitares peuvent être bavardes comme aux plus heures du rock héroïque si on y prête attention, Laura Loeters et Gregor Sonnenberg sont d’une spontanéité confondante, d’une sincérité jamais prise en défaut. Au final, The Day pourrait prétendre à reprendre le flambeau de L’Altra avec la velléité de séduire le public de Death Cab For Cutie. C’est reconnaître là que derrière un patronyme qui lui ouvre les portes de l’anonymat, The Day distille un fort pouvoir de séduction qui motivera l’écoute de Midnight Parade – de préférence en solitaire, en bagnole de nuit. Et si on doit bien avouer qu’il y aurait mille et une raisons rationnelles pour dénigrer ce projet qui s’efforce à occuper un espace « middle of the road », au contraire, on s’en délecte.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Bastille: « Doom Days »

Deux ans après le généreux Wild World, le projet de Dan Smith revient à la charge avec, pour un nouvel opus qui nous laisse une impression mitigée. En 2013, non avait fait connaissance avec un Bastille qui apparaissait comme un vent nouveau dans le paysage pop-rock britannique avec Bad Blood, un premier disque fédérateur et produit avec une certaine finesse. Wild World, sorti près de trois ans plus tard, a engendré ce qui reste à ce jour la plus grosse tournée de Bastille.

Tout ce que proposait cet album semblait déjà poussé à son maximum ; la production, l’écriture des morceaux, la structure. N’arrivant pas à la hauteur du premier opus, l’album s’est vite perdu dans dans la maudite comparaison. Même si quelques titres demeurent franchement réussis, Wild World a invoqué, avec le recul, comme un sentiment de lassitude. Qui perdure d’autant plus aujourd’hui.

On tient déjà peut-être là le premier souci de Doom Days – c’est qu’il marche bien trop dans les pas de ses prédécesseurs, sans vraiment proposer quelque chose de nouveau. « Bad Decisions », « Million Pieces », ou encore « The Waves »… Les 11 morceaux qui composent ce troisième chapitre ne dessinent rien de bien neuf à l’horizon, si ce n’est la confirmation du talent d’écriture de Smith mais cela ne suffit pas.

En effet, même si on peut noter le ton toujours aussi chavirant du musicien et une voix qui sait toujours autant porter le projet, on peut trster de marbre face n la dimension « conceptuelle » quelque peu redondante du projet (chaque album est crédité comme un long métrage) respectée ici avec un disque qui retracerait le déroulement d’une nuit.

Visuellement, les clips sont toujours aussi léchés, l’esthétique globale du disque est dans la parfaite lignée deux précédents. Mais en choisissant de ne pas vraiment innover, le groupe se complait dans une facilité instrumentale mainstream qui est de plus en plus déconcertante – malgré quelques moments au-dessus du lot, entre autres l’effervescence trap « Doom Days” »ou l’élégant « 4AM » avec un saxophondu plus beau cru. Dans un dernier instant lumineux (« Those Nights », suivi de « Joy » et ses chœurs élégiaques), le disque se terminera sur une note certainement optimiste mais mais elle ne parviendra pas à occulter ces Doom Days, jours sombres tels qu’ils sont annoncés et énoncés.

***

25 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Death and Vanilla: « Are you a Dreamer ? »

Ce trio suédois avoir étonné pas mal de monde avec son To Where The Wild Things Are publé en 2015. Depuis, ils ont sorti une surprenante bande-son du fim A Score For Roman Polanski’s The Tenant l’année dernière. Are You A Dreamer ? est ce nouvel album  tant espaéé  qui marque leur véritable retour.
Le combo a musclé son jeu et fait montre d’une agilité hallucinant pour dénicher des mélodies hypnotiques et jouer avec nos émotions. Les musiciens débutent les choses calmement avec « A Flaw In The Iris » et L »et’s Never Leave Here ».

On pensera immédiatement à Eno ou aux Cocteau Twins mais ces morceaux sont une mise en bouche. Le groupe passe à la vitesse supérieure avec « Eye Bath » où la voix de Marleen Nilsson joue à cache à cache avec nos sensations et nous attire dans son piège.

On n’aura, à partir de cala aucune appréhension à rejoindre Death & Vanilla pour se retrouver hors du temps grâce à « Vespertine » qui pourrait émouvoir les oreilles les plus endurcies. Saveurs à déguster !

***1/2

10 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mammoth Penguins: « There Is No Fight We Can’t Both Win »

There Is No Fight We Can’t Both Win est le troisème opus des Mammoth Penguins combo anglais fort de l’expérience acquise avec John Doe (2017), un album-concept surprenant et ambitieux sur lequel il avait choisi d’accueillir cordes, claviers et samples en tout genre.

Le groupe de Cambridge revient ici aux fondamentaux de la formule « power trio″ »de ses débuts, tout en étoffant légèrement sa palette instrumentale (de fines touches synthétiques par ci, un peu de violoncelle par là).

Soutenue par une section rythmique tout en robustesse formée par le bassiste Mark Boxall et le batteur Tom Barden, la chanteuse-guitariste Emma Kupa (Standard Fare, The Hayman Kupa Band) exprime ses états d’âme avec une conviction et une sincérité peu communes. Parvenant ainsi à installer une véritable proximité avec l’auditeur, la demoiselle se livre à cœur ouvert au fil de ces onze chansons agiles et frondeuses, aux mélodies souvent poignantes (« Closer », « I Wanna », « Put It All On You »).

There Is No Fight We Can’t Both Win est un disque à conseiller aux fans du Wedding Present, de Comet Gain ou d’Hefner et, plus généralement, à tous les amateurs de pop à guitare vigoureuse et sensible.

***1/2

10 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Karen O & Danger Mouse: « Lux Prima »

En 2011, Danger Mouse surprenait tout son monde en signant avec Rome un album rétro pop avec le compositeur Daniele Luppi. Ceux qui s’en souviennent n’auront pas de mal à entrer dans ce nouveau projet étonnant porté par le producteur américain et l’ancienne Yeah Yeah Yeahs, Karen.O. La rencontre de l’un des plus grands manieurs d’univers sonores de ces vingt dernières années et d’une punk sur le retour se noue en fait quelque part quarante ans en arrière, dans un espace-temps fantasmé d’avant les musiques modernes, un avant le punk, l’electro et les nouvelles nouvelles vagues. A l’époque, le rock et la pop se confondent et partagent encore quelques obsessions communes : le recours aux cordes en est un ; la déclinaison de schémas rythmiques ordonnés en est un autre.

C’est dans ce temps d’avant que nous projette Danger Mouse en utilisant les technologies d’aujourd’hui, mi-rétro, mi-futuriste, sous l’influence iconique d’un Morricone devenu fou et guimauve à la fois. Le disque s’ouvre par un « Lux Prima » de 9 minutes qui agit comme si on plongeait dans un conte de fée, ample et cinématique, immersif et sans fond. Il y a du psychédélisme là-dedans (les années 70), du glamour kitsch et de la pop essentielle ponctuée de soupirs et de désirs charnels. Karen O joue le jeu à fond et ralentit la respiration jusqu’à ne plus faire que susurrer. On pense aux hymnes pervers de Black Box Recordeur le sublime « Ministry ».

La vanité de l’exercice y est assumée et Danger Mouse ne vise rien moins que l’essence de la pop, ce point des origines où la jeunesse, le désir, l’innocence et le fantasme se rejoignent. Karen O est une complice parfaite, revendiquant une pureté cristalline qu’on sait évanouie. Lux Prima ne fait pas que nous donner des vapeurs évanescentes. On est aussi là pour danser et faire la fête : seventies toujours, soul et disco se font la nique dans un night-club d’illusions où tournent quelques jouissances extrêmes et stylées. « Turn The Light » sent l’élégance rare et « Woman » sonne la libération de la femme d’une manière un peu surjouée mais néanmoins efficace. Plus loin, « Leopard’s Tongue » est tout bonnement irrésistible et l’une des chansons les plus emballantes qu’on a entendues depuis la retraite de Gloria Gaynor.

Lux Prima pâtit parfois de son caractère artificiel mais fait rarement son âge. L’efficacité et le charme l’emportent le plus souvent sur les ficelles de fabrication et l’envie de sonner rétro. On s’immerge, on perd pied et on y croit plutôt deux fois qu’une. La musique est faite aussi pour voyager, pour parcourir les époques et les âges. « Redeemer » sera un véhicule de luxe, à la production savoureuse, qui nous transporte dans un monde de paillettes et de soies portées. Que dire alors de « Drown » qui ajoute de la tragédie et des larmes au drame ? Danger Mouse est un maître en création d’ambiances. Tout ici est fait de luxe, de talent et de volupté. On se croit dans un film de Sergio Leone de Tarantino, parmi les maîtres de l’entre-deux genres et de l’entre-deux-époques, de l’entre-ton où les sentiments s’expriment, s’épanchent et sont sublimées par le son et l’image.

Les deux compères fermeront le ban sur un « Nox Lumina » de près de six minutes qui répond superbement au morceau d’ouverture. On éteint en se demandant où on est et en quelle année. On n’a pas rapporté grand-chose du voyage si ce n’est une griffe érotique sur le bras et la poitrine, l’impression d’avoir quitté terre pendant une éternité et un bon mal de tête. Voyager dans le temps a des effets pervers mais reste une expérience merveilleuse.

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21 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Isbells: « Sosei »

Isbells a toujours privilégié une débauche d’intimité supérieure à la moyenne, une voix haut perchée et moins d’électricité moins d’électricité que cette comparaison avec Bon Iver pourrait impliquer. Mais il faut reconnaître aussi que les Flamands sont restés plus intimes malgré un son qui a changé et que cette intimité est aussi la seule limite qui dépendra uniquement de l’auditeur. Les amateurs de force pure et de lyrisme passeront leur chemin et même si on est clients du genre, le bon moment doit être choisi. Cette restriction de posologie est nécessaire pour que ces morceaux très délicats mais aussi très légers percolent en plein.

Billy était très délicat, pas loin de l’ambient et on note ici un retour à une forme plus classique. Il y a toujours cette voix un peu vocodée mais on note déjà une poussée dès « Means To An End ». On avait déjà noté un revirement un peu électronique avec le poignant « Father » proposé en « single. » Fort heureusement, le pathos n’est pas trop appuyé pour en faire un moment qui serait trop ampoulé par l’émotion.

Il reste aussi de petits moments de douceur pure et acoustique (« Tired »), de beaux paysages sonores en apesanteur. Et c’est presque mine de rien que la chanson-titre est un très grand morceau notamment grâce à la luminosité des cuivres. A l’opposé, ils poussent même vers le mid-tempo sur « The Utmost Way » et cette petite poussée de fièvre toute relative leur va bien et usent de sons un peu distordus sur « 2 Words ».

On sait aussi qu’on retrouvera des montées, surtout quand le morceau commence de façon bien lisse et peu engageante (« One Cause ») avant un retour au slow le temps de « HM Street » qui propose une bien belle mélodie avant de logiquement reprendre l’air pour un final qui ne peut que s’embraser.

Vous avez tout compris, c’est très beau ce Sosei, délicat et charpenté à la fois, avec un cocon sonore qui enveloppe parfaitement ces morceaux à hauteur d’homme. En insérant des bouts d’intensité dans cette délicatesse, Isbells atteint un bel équilibre et montre que leur évolution est constante.

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16 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire