No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Death and Vanilla: « Are you a Dreamer ? »

Ce trio suédois avoir étonné pas mal de monde avec son To Where The Wild Things Are publé en 2015. Depuis, ils ont sorti une surprenante bande-son du fim A Score For Roman Polanski’s The Tenant l’année dernière. Are You A Dreamer ? est ce nouvel album  tant espaéé  qui marque leur véritable retour.
Le combo a musclé son jeu et fait montre d’une agilité hallucinant pour dénicher des mélodies hypnotiques et jouer avec nos émotions. Les musiciens débutent les choses calmement avec « A Flaw In The Iris » et L »et’s Never Leave Here ».

On pensera immédiatement à Eno ou aux Cocteau Twins mais ces morceaux sont une mise en bouche. Le groupe passe à la vitesse supérieure avec « Eye Bath » où la voix de Marleen Nilsson joue à cache à cache avec nos sensations et nous attire dans son piège.

On n’aura, à partir de cala aucune appréhension à rejoindre Death & Vanilla pour se retrouver hors du temps grâce à « Vespertine » qui pourrait émouvoir les oreilles les plus endurcies. Saveurs à déguster !

***1/2

10 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mammoth Penguins: « There Is No Fight We Can’t Both Win »

There Is No Fight We Can’t Both Win est le troisème opus des Mammoth Penguins combo anglais fort de l’expérience acquise avec John Doe (2017), un album-concept surprenant et ambitieux sur lequel il avait choisi d’accueillir cordes, claviers et samples en tout genre.

Le groupe de Cambridge revient ici aux fondamentaux de la formule « power trio″ »de ses débuts, tout en étoffant légèrement sa palette instrumentale (de fines touches synthétiques par ci, un peu de violoncelle par là).

Soutenue par une section rythmique tout en robustesse formée par le bassiste Mark Boxall et le batteur Tom Barden, la chanteuse-guitariste Emma Kupa (Standard Fare, The Hayman Kupa Band) exprime ses états d’âme avec une conviction et une sincérité peu communes. Parvenant ainsi à installer une véritable proximité avec l’auditeur, la demoiselle se livre à cœur ouvert au fil de ces onze chansons agiles et frondeuses, aux mélodies souvent poignantes (« Closer », « I Wanna », « Put It All On You »).

There Is No Fight We Can’t Both Win est un disque à conseiller aux fans du Wedding Present, de Comet Gain ou d’Hefner et, plus généralement, à tous les amateurs de pop à guitare vigoureuse et sensible.

***1/2

10 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Karen O & Danger Mouse: « Lux Prima »

En 2011, Danger Mouse surprenait tout son monde en signant avec Rome un album rétro pop avec le compositeur Daniele Luppi. Ceux qui s’en souviennent n’auront pas de mal à entrer dans ce nouveau projet étonnant porté par le producteur américain et l’ancienne Yeah Yeah Yeahs, Karen.O. La rencontre de l’un des plus grands manieurs d’univers sonores de ces vingt dernières années et d’une punk sur le retour se noue en fait quelque part quarante ans en arrière, dans un espace-temps fantasmé d’avant les musiques modernes, un avant le punk, l’electro et les nouvelles nouvelles vagues. A l’époque, le rock et la pop se confondent et partagent encore quelques obsessions communes : le recours aux cordes en est un ; la déclinaison de schémas rythmiques ordonnés en est un autre.

C’est dans ce temps d’avant que nous projette Danger Mouse en utilisant les technologies d’aujourd’hui, mi-rétro, mi-futuriste, sous l’influence iconique d’un Morricone devenu fou et guimauve à la fois. Le disque s’ouvre par un « Lux Prima » de 9 minutes qui agit comme si on plongeait dans un conte de fée, ample et cinématique, immersif et sans fond. Il y a du psychédélisme là-dedans (les années 70), du glamour kitsch et de la pop essentielle ponctuée de soupirs et de désirs charnels. Karen O joue le jeu à fond et ralentit la respiration jusqu’à ne plus faire que susurrer. On pense aux hymnes pervers de Black Box Recordeur le sublime « Ministry ».

La vanité de l’exercice y est assumée et Danger Mouse ne vise rien moins que l’essence de la pop, ce point des origines où la jeunesse, le désir, l’innocence et le fantasme se rejoignent. Karen O est une complice parfaite, revendiquant une pureté cristalline qu’on sait évanouie. Lux Prima ne fait pas que nous donner des vapeurs évanescentes. On est aussi là pour danser et faire la fête : seventies toujours, soul et disco se font la nique dans un night-club d’illusions où tournent quelques jouissances extrêmes et stylées. « Turn The Light » sent l’élégance rare et « Woman » sonne la libération de la femme d’une manière un peu surjouée mais néanmoins efficace. Plus loin, « Leopard’s Tongue » est tout bonnement irrésistible et l’une des chansons les plus emballantes qu’on a entendues depuis la retraite de Gloria Gaynor.

Lux Prima pâtit parfois de son caractère artificiel mais fait rarement son âge. L’efficacité et le charme l’emportent le plus souvent sur les ficelles de fabrication et l’envie de sonner rétro. On s’immerge, on perd pied et on y croit plutôt deux fois qu’une. La musique est faite aussi pour voyager, pour parcourir les époques et les âges. « Redeemer » sera un véhicule de luxe, à la production savoureuse, qui nous transporte dans un monde de paillettes et de soies portées. Que dire alors de « Drown » qui ajoute de la tragédie et des larmes au drame ? Danger Mouse est un maître en création d’ambiances. Tout ici est fait de luxe, de talent et de volupté. On se croit dans un film de Sergio Leone de Tarantino, parmi les maîtres de l’entre-deux genres et de l’entre-deux-époques, de l’entre-ton où les sentiments s’expriment, s’épanchent et sont sublimées par le son et l’image.

Les deux compères fermeront le ban sur un « Nox Lumina » de près de six minutes qui répond superbement au morceau d’ouverture. On éteint en se demandant où on est et en quelle année. On n’a pas rapporté grand-chose du voyage si ce n’est une griffe érotique sur le bras et la poitrine, l’impression d’avoir quitté terre pendant une éternité et un bon mal de tête. Voyager dans le temps a des effets pervers mais reste une expérience merveilleuse.

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21 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Isbells: « Sosei »

Isbells a toujours privilégié une débauche d’intimité supérieure à la moyenne, une voix haut perchée et moins d’électricité moins d’électricité que cette comparaison avec Bon Iver pourrait impliquer. Mais il faut reconnaître aussi que les Flamands sont restés plus intimes malgré un son qui a changé et que cette intimité est aussi la seule limite qui dépendra uniquement de l’auditeur. Les amateurs de force pure et de lyrisme passeront leur chemin et même si on est clients du genre, le bon moment doit être choisi. Cette restriction de posologie est nécessaire pour que ces morceaux très délicats mais aussi très légers percolent en plein.

Billy était très délicat, pas loin de l’ambient et on note ici un retour à une forme plus classique. Il y a toujours cette voix un peu vocodée mais on note déjà une poussée dès « Means To An End ». On avait déjà noté un revirement un peu électronique avec le poignant « Father » proposé en « single. » Fort heureusement, le pathos n’est pas trop appuyé pour en faire un moment qui serait trop ampoulé par l’émotion.

Il reste aussi de petits moments de douceur pure et acoustique (« Tired »), de beaux paysages sonores en apesanteur. Et c’est presque mine de rien que la chanson-titre est un très grand morceau notamment grâce à la luminosité des cuivres. A l’opposé, ils poussent même vers le mid-tempo sur « The Utmost Way » et cette petite poussée de fièvre toute relative leur va bien et usent de sons un peu distordus sur « 2 Words ».

On sait aussi qu’on retrouvera des montées, surtout quand le morceau commence de façon bien lisse et peu engageante (« One Cause ») avant un retour au slow le temps de « HM Street » qui propose une bien belle mélodie avant de logiquement reprendre l’air pour un final qui ne peut que s’embraser.

Vous avez tout compris, c’est très beau ce Sosei, délicat et charpenté à la fois, avec un cocon sonore qui enveloppe parfaitement ces morceaux à hauteur d’homme. En insérant des bouts d’intensité dans cette délicatesse, Isbells atteint un bel équilibre et montre que leur évolution est constante.

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16 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Fémina: « Perlas & Conchas »

Qui peut se vanter d’inviter Iggy Pop pour son premier album ? Personne ne peut avoir cette chance dès le début de sa carrière, c’est pourtant le cas de Fémina, trio argentin féminin qui avait frappé fort dans la scène latino-américaine avec un « Brillando », « single » qui portait bien son nom.

En effet, Clara Miglioli et les sœurs Sofia et Clara Trucco dégagent quelque chose de spécial à l’écoute deleur premier album, Perlas & Conchas . Que ce soit sur des titres chaloupés et enivrants comme « Perlas », « Agradezco » ou bien même « Palpita y Goza », le trio étonne par sa diversité sonore allant de la folk aux musiques latines avec un phrasé hip-hop jamais déplaisant.

Lorsque l’iguane intervient sur « Resist », jamais il ne viendra interrompre l’harmonie générale de ce « debut album ». Ainsi, entre moments enlevés et groovy (« Arriba ») et d’autres plus rêveurs (« Plumas », « Cristal »), Fémina continue toujours de rassembler les voix douces et harmonieuses sous fond de guitares, percussions, claviers et parfois cuivres avec ce melting-pot plus qu’intéressant. Le premier album du trio argentin est une gourmandise qui se fond facilement sous les oreilles et il serait bien dommage de passer à côté.

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13 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ten Fé: « Future Perfect, Present Tense »

Deux ans après Hit The Light, premier essai plutôt réussi, Ten Fé reviennent avec un second album où la production flirte avec la plus haute sophistication. Celle-ci est, en effet, plus que léchée avec un travail d’écriture et de composition remarquable.

On aurait pu craindres des travers commerciaux, après tout l’ombre de Fleetwood Mac n’est jamis très loin soniquement, mais l’artisanat tel qu’il est façonné ici est avant tout celui d’un orfèvre qui sait là et où comment faire mouche.

Le « single » qui ouvre l’album, « Won’t Happen », se révèle d’une richesse mélodique rare tout comme le titre suivant, « Isn’t Ever A Day ». Avec « No Night Lasts Forever, » le mariage des guitares et des synthés fonctionnera à la perfection. Quant aux voix de Ben Moorhouse et Leo Duncan, elles font des merveilles, sensuelles ou cristallines, tout au long des plages qui composent le disque.


Ten Fé se promènra avec la même aisance entre americana, influences Springsteen (« Not Tonight », «  Can’t Take You With Me ») et clins d’oeil californiens 60’s à l’instar du délicieux « Echo Park ». Les six minutes trente de « Caught On The Inside » vont montrer un combo un groupe au sommet de son art quand il s’agit de faire s’accoupler humeurs progressives et montées mélodiques et lorsque les Londoniens s’essaient à la ballade, ils se révèlent tout aussi bons avec « To Lie Is Here Enough ». Etre deux albums le duo est ainsi passé du stade de bon petit groupe indie à un combo capable de produire un album à la production luxuriante et foisonnante. Il n’est qu’à entendre le morceau qui clôture l’album, « Superrich », pour s’en convaincre. Le titre dévoile mille trésors et s’avère d’une beauté mélodique absolument stupéfiante. Une chanson digne des plus grands artistes pop, Beach Boys en tête, tant il procure émotions inexprimables à l’auditeur.

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20 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Tim Presley’s White Fence: « I Have To Feed Larry’s Hawk »

Tim Presley alterne divers projets : (White Fence, DRINKS avec Cate Le Bon) et albums collaboratifs avec Ty Segall. Le voilà de retour sur cette nouvelle voie avec avec un album, I Need To Feed Larry’s Hawk, sous le pseudonyme Tim Presley’s White Fence.

Sa musique est un trait d’union entre rock psychédélique, art-rock et proto-punk pour le moins bricolé et avant-gardiste. Pourtant, sur ce nouvel album, le Californien a décidé de dévoiler une facette inédite avec introduction mélancolique et planante et une ambience digne d’un thriller façon Robert Wyatr. On pourra, ainsi, le comparer sans peine à la folie créative de Syd Barrett et d’Alex Chilton, en perticulier surtout à l’écoute des morceaux emprunts de vulnérabilité que sont « Phone » et « I Love You ».

Pas de proto-punk psychédélique chez White Fence, on a affaire, sur cet opus, Ià une collection de morceaux pop riches en synthés sirupeux et guitares planantes à souhait avec « Neighborhood Light », « I Can See You » ou encore « Indisposed ».

Toutefois, iIl ne sera pas rare de croiser des moments avant-gardiste)comme « Lorelei » et « Fog City » divisé en deux parties et de l’autre côté des sublimes trouvailles mélancoliques comme « I Saw Snow Today ».

Se cloturant avec deux longues compositions ambient du nom de « Harm Reduction », Tim Presley réussit plutôt dans ce domaine touchant. I Need To Feed Larry’s Hawk n’a rien d’un album exposant son mal-être général mais est plutôt une tentative de peindre sa vulnérabilité par le biais de ses influences musicales et de bâtir un disque de haute volée.

***1/2

2 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Du Blonde: « Lung Bread For Daddy »

A la suite de son second album Welcome Back To Milk (le premier sous le pseudonyme Du Blonde) Beth Jeans Houghton s’est centrée sur lson travail d’llustratrice et elle ne revient que quatre ans plus tard avec un opus autoproduit, Lung Bread For Daddy.
Tout aussi enragé que son prédécesseur mais agrémenté d’une finesse aussi bien dans ses textes que ses arrangements, Lung Bread For Daddy est un ensemble de morceaux rock, flirtant avec la pop (« Angel », « Take Out Chicken »), alors que son « debut album » Welcome Back To Milk était, lui ,relativement brut de décoffrage. On aura, toutefois, droit en fin d’album à deux titres plus posés, « Days Like These » et « On The Radio »,

sur lesquels l’Anglaise n’oubliera pas d’apposer quelques riffs bien sentis à la six cordes.

Des compositions comme « Buddy » et « RBY » offreront, comme pour agréger les deux influences, des mélodies qui alternent entre comptines tendres et moments punk magnifiés par qa voix éraillée. La chanteuse sait, d’ailleurs, très bien contrebalancer ces différentes tonalités, jouant les montagnes russes sur une bonne partie du disque. À son électricité viendont ainsi se mêler différents instruments plus classiques tels que le piano, permettant de mettre plus encore en avant les talents de songwriting de l’artiste.


Hormis « Holiday Resort » qui restera sur un fil tendu, la plupart des chansons se concluent sur des distorsions de guitares et des cris féroces, à commencer par le morceau d’ouverture « Coffee Machine ».

« Peach Meat » se révèlera comme le morceau le plus schizophrénique de toutes, passant de somptueux couplets a capella à du solo de guitare dissonant et incompressible, avant de se conclure sur une atmosphère cinématographique du plus bel effet.

La sensation générale sera donc d’être confronté à un disque entre dissonance revendiquée et ambiances beaucoup plus tempérées. Sachant que l’artiste souffre, depuis plusieurs années, de psoblèmes de santé d’esprit, on comprendra et on acceptera cette instabilité complexe, déroutante mais singuièrement bouleversante pour nous affecter.

***1/2

24 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ty Segall: « Fudge Sandwich »

Souvent mal aimée, la reprise est perçue au mieux comme un manque d’inspiration (et un besoin urgent de rentrée d’argent pour les artistes confirmés, et, au pire, comme de l’amateurisme. Comment justifier alors un tel album chez Ty Segall ? Le Californien est connu pour son hyper-activité autant que pour son hyper-créativité : on n’ose penser à un manque d’inspiration. Acceptons d’y voir alors une volonté de rendre hommage à des chansons qui l’ont marqué.

« Lowrider », traitant d’un cliché Hip Ho,  fut déjà repris par Korn pour une version cool sur le culte Life Is A Peachy, et samplé un grand nombre de fois, notamment par les Beastie Boys et Offspring. Ty Segall prend le contre-pied et tourne cet hymne funk en Glam-Rock lent, ponctués d’effets inquiétants, tout sauf funk, mais assez dépouillé, comme l’original. Sur « Isolation », un « léger » changement bouleverse tout : le piano devient guitare, et, bien que la voix de Ty colle étrangement à celle de John Lennon, l’humeur de ce classique s’assombrit grandement, et semble ainsi plus en adéquation avec les paroles, plutôt pessimistes.

 Espiègle, Segall se permet de surclasser la distorsion du « Rotten to the Core » de Rudimentary Peni. Et on peut imaginer son plaisir, une fois adulte, à parfaire les derniers détails d’un titre qui lui a fait remuer la tête quand il était enfant. Très éclectique, Fudge Sandwich se permet, sans transition, d’accélérer le tempo, à l’image de la paisible « St Stephen » de Grateful Dead, qui ici aurait bizarrement pu trouver sa place sur l’album de reprises Punks/hardcore de Slayer.

Pour le reste, de « I’m A Man » du John Spencer Trio, passé intégralement (et avec brio) dans la moulinette Segalienne, a une version musclée de « The Loner » de Neil Young en passant par une version plus rudimentaire et presque garage de « Pretty Miss Titty » (Gong), Ty Segall s’offre ses idoles sans trop respecter leurs compositions. A la différence de Ty Rex (son autre album de reprise, dédié à l’œuvre de T.Rex), Fudge Sandwich s’affiche fièrement comme un album de Ty Segall, vénérant le passé, et rendant le présent tout à fait excitant.

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16 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Liela Moss: « My Name Is Safe In Your Mouth »

Dans la série « sortie dont tout le monde se fout mais ce serait totalement con de passer à côté », le nouveau disque de Liela Moss est un cas d’école. Moss, qui est sans nul doute la meilleure chanteuse anglaise de ces dix dernières années, cesse de chanter pour les autres (Unkle) et écrit enfin pour elle.
Il y a pile 10 ans,
Liela Moss et son groupe, les Duke Spirit auraient dû mettre une raclée à tout le monde avec Neptune, un disque enregistré avec Chris Goss (Queens of the Stone Age). L’album se vendit… Pas assez mal pour que le groupe arrête et pas assez bien pour que le groupe enterre toute la concurrence. Et depuis ce magnifique coup d’épée dans l’eau, on suit ce groupe avec des regrets et un brin de nostalgie. On a même perdu leurs traces et on a du mal à suivre Moss dans son projet  Roman Remains  (2013).

My Name Is Safe In Your Mouth a donc, en plus du mérite d’exister, le mérite de remettre les compteurs à zéro. Que vaut réellement Liela Moss ?

Enregistré avec Coin Elliot (l’homme de confiance de Richard Hawley) et Toby Butler (pilier des Duke Spirit, on ne se refait pas), ce premier disque évoque successivement le dévouement, l’individualité et la parentalité à travers 10 chansons extrêmement denses. Tel Ed Harcourt, Moss transforme son quotidien en cavalcades pop chargées de synthés. On aurait peut-être aimé un tantinet plus de légèreté. Mais si c’est le prix à payer pour écouter des petites pépites comme « Above You Around You » ou « Wild As Fire » pourquoi pas?

***1/2

11 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire