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Weyes Blood: « Titanic Rising »

Le nouvel opus de Natalie Mering, alias Weyes Blood, confère ces moments d’ascension qui permettent d’affronter une autre journée, une de plus avant l’apocalypse qui nous attend. Avec un titre pareil, la sirène divinatoire Mering emploie ici sa voix de barde, elle a un tropisme médiaval,sachons-le, qui nous submerge complètement.

Certaines des références ont été déjà cent fois usées à la corde par d’autres (comme Fleetwood Mac sur « Something to Believe », les Beatles sur « Everyday », les Beach Boys), et le maniérisme vocal de Mering annonçait à la première écoute le verdict suivant : un autre album pop pas mal, sans plus. Mais en peu de temps, on se surprendra très vite à le chantonner où qu’on puisse être, ou à l’entonner en choeur à son écoute.

***1/2

12 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ratso: « Stubborn Heart »

l y a des gens pour lesquels les reconversions tardives peuvent leur réussir. C’est le cas de Larry Sloman alias Ratso qui se lance dans la musique après avoir été écrivain, auteur et acteur dans ses vies antérieures. Après avoir suivi Bob Dylan dans les années 1970 et écrit de multiples scénarios, le new-yorkais a décidé de se lancer dans la musique et mieux vaut tard que jamais comme on dit. Et voici qu’il présente son tout premier album Stubborn Heart.

Pour cet opus, Ratso a décidé de se la jouer simple et de marcher sur les pas de ses héros. Stubborn Heart le voit à la croisée de Yasmine Hamdan qui ouvre le bal de façon somptueuse et honorable avec « I Want Everything » ou encore Iman Coppola et Paul Shapiro sur « Caribbean Sunset ».

Mention spéciale pour l’apparition plus que surprise du grand Nick Cave sur le ténébreux « Our Lady of Light » qui partage le micro avec notre hôte tout en lui faisant de l’ombre.

Pour le reste, Larry Sloman s’aventure seul avec son indie folk teinté de classic rock cinématographique et solennelle. Et on sent qu’il est seul malgré ses arrangements peaufinés sur « Dying On The Vine », « Matching Scars » ou bien même sur « Listen Little Man » avec ces mêmes constructions rythmiques et ces mélodies quasi-similaires. C’est peut-être qu’est le problème sur ce Stubborn Heart ; à top vouloir quil soit homogène, il manquera de réelle identité sonore. Toutefois, on appréicera qu’il se soit lancé dans le grand bain sans avoir froid aux yeux, et on espèrera un second opus plus original.

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11 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rozi Plain: « What A Boost »

Grâce à son second album Friend City paru en 2015, Rozi Plain avait réussi à se faire une place sur la scène britannique. Son indie folk fait maison mais résolument mélodique et attachant a inspiré un bon nombre d’artistes locaux (This Is The Kit ou Eerie Wanda). Quatre années plus tard la native du Winchester amorce son retour dous la forme de What A Boost.

Comptant Ash Workman mais également son éternel collaborateur Jamie Whitby Coles, Rozi Plain décide de sortir des sentiers battus pour ce What A Boost inspiré par une semaine au festival PEOPLE initié par Bon Iver et Aaron Dessner. Elle décide de rendre sa musique folk plus complexe en incorporant des influences jazzy à travers ses compositions ouatées, délicates, chaleureuses at méticuleuses. L’album réalisé en famille (on compte sur la participation de Sam Amidon, Rachel Horwood, Joel Wästberg alias Sir Was, Raphael Desmarets, Yoshino Shigihara ou bien même Dan Leavers de The Comet Is Coming) comprendra alors des morceaux riches en intensité à l’image de « Inner Circle » qui ouvreira le bal avec un solo de saxophone des plus originaux et des notes de guitare fièrement idyosincratiques.

On savourera une large palette musicale avec la pop immédiate mais envoûtante du groovy et bucolique « Swing Shut » qui contrastera avec les recoins jazzy du cotonneux « Symmetrical ». Outre les moments enjoués et inventifs surle rythme saccadé de « The Gap » dont la guitare acoustique effectue un corps à corps homériqueavec la flûte et ses chœurs envoûtants ou sur la pop plus audacieuse de « Conditions » avec ses nappes synthétiques rêveuses, Rozi Plain n’oublie pas pour autant sa marque de fabrique ayant fait de Friend City un classique instantané. La preuve en est avec des morceaux envoûtants et doucement mélancoliques que sont « Old Money » qui comprend une superbe partie d’orgue prog et d’instruments à vent et le synthétique et solennel « Dark Park » avec un petit final psychédélique des plus réjouissants comprenaaant, en coutre, la participation de Sam Amidon et, sur le registre de la participation, on entendra également la voix de Kate Stables sur la pop jazzy originale de « Trouble ».

Tout ce beau monde se retrouve sur et pour un très bel opus, évoquant somptueusement nature britannique et les hommes vqui la constituent. Rozi Plain pousse le curseur un peu plus loin et complexifie de plus en plus son indie folk printanier et mélodique en la diluant vers de nouvelles influences. Réjouissant et boostant.

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10 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

theAngelcy: « Nodyssey »

theAngelcy est totalement méconnu sur nos terres, ce qui est un peu logique en raison de son origine, Israël, et  ce, malgré l’intérêt qu’avait soulevé leur indie folk de leur premier album en 2014, Exit Inside.

Ce que l’on retient chez theAngelcy est leur capacité de mêler indie folk aux influences balkaniques et tziganes. Et cette fusion se fait bien ressentir sur des titres chaleureux et romantiques de « Rising » à « Vera » en passant par les allures de Fleet Foxes sur « Breakdown » et de The Decemberists de la belle époque sur « Cetacean Stranding ».

A coup de guitares acoustiques, de clarinettes et de violons, le groupen’est jamais avare en arrangements notamment sur des morceaux plus rythmés comme « Everyone (and Their Mom) ». Nodyssey s’avère être une écoute plutôt sympathique même si on peut relever tout de même quelques passages à vide avant que cela ne reparte avec « Mona Lisa ». Clôturant l’opus avec le morceau-titre, theAngelcy prouve qu’il n’est pa dépourvu d’originalité même si on aurait préféré quelque chose de plus accrocheur.

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8 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Laura Stevenson: « The Big Freeze »

Depuis ses débuts en 2011 avec un Sit, Resist plutôt solide, Laura Stevenson fait son bonhomme de chemin tranquillement. La musicienne new-yorkaise avait franchi un autre palier avec son successeur Cocksure paru en 2015 qui laissait entrevoir une certaine maturité. The Big Freeze la voit pourquivre son équipée avec sérénité sur fond de ompositions indie folk dépouillées toujours gorgées de sentimentalisme.

Avec son interprétation limpide, Laura Stevenson ne laissera personne indifférent sur des titres intimistes allant de l’introduction nommée « Lay Back, Arms Out » à l’émouvant « Big Deep » en passant par « Living Room, NY » où ses prouesses vocales sauront nous faire frémir.

Quelques morceaux sortent du lot comme le plus uptempo « Dermatillomania » ou les récits angoissants que sont « Hum » et « Low Slow », émois qu’elle arrive à retransmettre avec une interprétation qui lui est propre.

Avec The Big Freeze, Laura Stevenson n’aura pas recours au superflu, ça aurait été trop facile. Il aura suffi d’une voix tantôt overdubée tantôt cristalline et des arrangements épurés à la guitare pour pouvoir scotcher son auditeur comme jamais jusqu’à la dernière conclusion folk nommée « Perfect » qui, comme tout au long de ce nouvel opus, la voit remonter la pente et nous faire percevoir la clartéqu’est sa vie.

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3 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Modern Studies: « Welcome Strangers »

Vers la fin de l’année 2017, Modern Studies avait fait ses premières preuves avec leur premier album intitulé Swell To Great. S’en était suivie, pour le groupe de Glasgow une certaine consécration avec ses compositions à mi-chemin entre chamber-pop et indie folk. Cela lui a suffi popur décrocher unevéritable contrat d’enregstrement et de nous offrir un successeur : Welcome Strangers.

À partir de cela, Modern Studies séduit par leurs morceaux cinématographiques dont l’introduction splendide du nom de « Get Back Down » où les cordes et cuivres se mêlent à travers des textures chatoyantes et de l’interprétation ensorcelante d’Emily Scott contrastant à celle de Joe Simillie.

On ourra également noter des titres qui nous plongent dans cet univers plus particulier mais fortement attachant à l’image des chaleureux « Mud and Flame », « It’s Winter » et « Horns and Trumpets » où l’alchimie entre les différents groupes se font parfaitement ressentir.

Welcome Strangers regroupe également des moments élégiaques tels que « Young Sun » et « Fast as Flows » montrant que Modern Studies s’éloigne des étendards indie folk pour une pop arty inventive mais toujours captivante.

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18 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Richard Andrews: « The Golden Fascination »

Richard Andrews était membre d’un groupe folk nommé Uniform Motion. Après y avoir officié quelques années, il a décidé de se lancer en solo sous ce pseudonyme. En marchant sur les braises du combo, il publie son tout premier album intitulé The Golden Fascination.

Richard Andrews a fait le bon choix de ne pas changer drastiquement de style musical. Ce disque représente un virageà 45° où il ira emprunter des voies plus dream-pop sur des morceaux somptueux comme « Nirot » qui ouvre le bal ou encore le morceau-titre et « Across The Unit Isle ».

Andresw cite, en outre, Mark Hollis et Bon Iver comme source principale d’inspiration pour cette bande-originale imaginaire et immersive avec les émouvants « False Memories », « Decipher » ou bien même « Sign Of The Times » avec ses mélodies minimalistes joués au piano.

S’achevant sur le touchant « Undertones », Richard Andrews a réussi à se réinventer sans jamais trahir ses origines avec dix chansons qui nous plongent dans un univers doux et fragile dont on devrait prendre de la graine.

***1/2

15 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Louis Jucker: « Kråkeslottet »

l y a deux ans, Louis Jucker présentait son nouveau groupe indie rock nommé Autisti et leur premier album dans la foulée. Le groupe suisse comportait également dans ses rangs Emilie Zoé qui, depuis, a réussi à s’imposer dans le milieu. La tête pensante du groupe est de retour mais en solo cette fois-ci avec un nouvel opus intitulé Kråkeslottet.

Pour ce nouvel album composé de huit morceaux, Louis Jucker a préféré nous offrir une sorte d’album photo en musique. Enregistré en une semaine de décembre en Norvège, il en résulte un opus riche en influences folk lo-fi dépouillées et intimistes comme l’attestent des titres à l’image de « Seagazer » qui ouvre les hostilités mais encore de « The stream » et « Storage tricks » et nous emmènent dans des paysages glaciaux où l’on entend des bruits cachés à l’abri du vent.

Que ce soit sur « Tale of a Teacher’s Son » ou sur « Back from the Time », on a , en revanche, l’impression d’être plongé dans un documentaire en raison de ses technologies sonores plus que sophistiquées. Louis Jucker n’hésite pas à mettre au centre les éléments comme le vent sur l’interlude nommé « Ulf’s interlude » mais ne dérange en rien la cohésion de ce projet. Quoi qu’il en soit, Kråkeslottet est un très bel album de folk lo-fi bricolé où il suffit de fermer les yeux pour se perdre dans les paysages que le musicien dessine.

***1/2

15 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Lomelda: « M For Empathy »

En 2017, Hannah Read, alias Lomelda, avait généré un enthousiasm certain avec son album Thx. Très vite, l’auteure-compositrice-interprète de Brooklyn est sortie de son cocon et a emménagé à Silsbee, dans le Texas, et pour remercier ses fans de son soutien, voilà qu’elle revient avec un nouvel album surprise nommé M For Empathy.

Voici donc onze courts morceaux indie folk ne dépassant jamais les 2 minutes (excepté la langoureuse « M For Me ») où Lomelda continue d’ouvrir les portes de son jardin secret et raconte à quel point sa vie a bousculé depuis la parution de Thx. Composé entre deux tournées avec Snail Mail et Frankie Cosmos, on se laisse de nouveau emporter par tant de grâce et d’allégresse dans la voix sirupeuse d’Hannah Reid et de son jeu de fingerpicking qui prime sur « Talk », « Bunk » ou « Tell ».

Définitivement à l’aise dans son registre folk avec « So Bad, 1 Girl » et « So Bad, 2 Care », elle réussira à nous toucher avec des instrumentations plus étoffées sur « Bust » avec son piano cacophonique entre autres. Moins bedroom-pop et plus indie folk que dans le passé, Lomelda fait donc le tour de son intimité en 16 minutes. Court certes, minimalitse même mais touchant à défaut de générer à nouveau une empathie totale.

**1/2

10 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Hand Habits: « placeholder »

Considérée comme étant une jeune prodige de la scène indie-folk américaine, Meg Duffy est passée de musicienne de Kevin Morby à artiste accomplie et après un premier opus Wildly Idle (Humble Before The Void), la de retour avec un nouvel abum, placeholder.

Passer d’artiste confirmée à un statut plus concluant plaçait la barre très haut mais, celle qui sévit sous le nom de Hand Habits, continu d’explorer sa zone de confort avec ses compositions toujours aussi paisibles et bucoliques comme l’introduction du même nom mais également « can’t calm down » et « pacify » qui nous emmèneront dans différentes contrées.

Ici, Meg Duffy décide d’appuyer sur la pédale douce avec des titres on ne peut plus rythmés à l’image de « are you serious? » qui suit l’interlude électro-glitch bizarroide qu’est « heat » sans oublier la seconde partie de « yr heart ».

Moins dream-pop et plus terre-à-terre qu’auparavant, le spectre de Wildly Idle n’est pas bien lointain non plus avec un « jessica » où elle s’avère être une lyriciste confirmée avec des textes à la lourde charge émotive.

On peut citer également « wildfire » et « guardrail/pwrline » où elle arrive à condenser les deux styles des deux opus avant de conclure sur une fanfare de cuivres avec « the book on how to change part II ».

On arrivera toujours à plonger avec plaisir dans la douceur indie folk de Hand Habits. Moins onirique et toujours aussi bucolique, on applaudira des textes qui nous touchent en plein coeur et qui imposeraient la Californienne au premiers rangs de la scène indie folk féminine pourtant bien fournie si goût lui venait de prendre quelques risques..

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6 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire