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Liam Betson: « Music For A While »

Il y a quatre années de cela, Liam The Younger s’était lancé en solo en quittant Titus Andronicus avec son album The Cover of Hunter qui fut plutôt remarquable en son genre. Le guitariste a trouvé sa voie et son univers qui l’a rempilé deux ans plus tard avec Austerity Measures ainsi que sur son nouvel opus intitulé Music For A While.

Très vite, un sentiment de quiétude et de calme plat envahit la salle à l’écoute de la très longue mais touchante introduction nommée « Obstacle Course ». Pendant 15 bonnes minutes, on se laisse emporter par la folk paisible du bonhomme avec d’autres morceaux dans la même lignée comme « Often But Not Always » et « Dramatic Reenactment ».

Les morceaux s’avèrent en effet longs mais suffisent pour emmener l’auditeur au très loin. Il en résulte également d’autres belles trouvailles comme « Tend To Forget » et « Shall All Your Cares Beguile » avoisinant les 7 minutes. Quoi qu’il en soit, Music Fro A While est une autre preuve que Liam Betson sait se réinventer de la plus belle des manières.

***1/2

14 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

River Whyless: « Kindness, A Rebel »

En 2016, River Whyless avait fait marqué les esprits avec son album We All The Light. Et même si le groupe d’Asheville na pas rencontré encore le succès escompté, on peut le considérer comme étant un des combos les plus talentueux de la scène folk américaine. Il tente, ici, de confirmer cet espoir placé en lui avec Kindness, A Rebel.

Cette fois-ci, l’heure n’est plus à la fête mais à la prise de conscience. River Whyless fait parti de ces groupes qui ont été traumatisés par les élections américaines et ila décidé de soulever un tas de questions. En n’abandonnant jamais ses inspirations folk qui lui ont été primordiales, le groupe nous envoie des ondes ne laissant indifférent personne sur « All of My Friends » qui ouvre le bal mais encore sur « Born In The Right Country » et autres « Van Dyke Brown ».

Entre les harmonies vocales et les riffs mélodiques, River Whyless n’hésite pas à incorporer des sonorités venant des quatre coins du monde. Que ce soit des influences sud-américaines, orientales ou afro, Kindness, A Rebel nous offre de beaux moments comme « Falling Farm », « The Feeling of Freedom » ou bien même « Another Shitty Party ». S’achevant sur un somptueux « Mama Take Your Time », il parvient, en outre, à éveiller les consciences avec grâce et délicatesse.

***1/2

 

8 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lady Lamb: « Even In The Tremor »

Lady Lamb (Aly Spaltro), originaire de Brooklyn, nous propose un troisième disque en carrière qui tourne autour de la notion suivante : les tourments anxiogènes d’une jeune dame de la fin vingtaine, début trentaine

L’Américaine propose un folk rock pas déplaisant à l’oreille. Le genre de chose qui fait penser un tantinet à Angel Olsen et Courtney Barnett. Pendant la majorité des chansons, Lady Lamb gratte sa guitare, accompagnée d’instrumentations qui donnent de nombreux envols aux refrains pertinents. Sur « Deep Love », la chanteuse y va de sa plume poétique avec un timbre de voix juste, avec quelques choeurs assumés. On est loin de la technique sirupeuse à la Taylor Swift et elle se veut un peu plus revancharde sur un « Oh My Violence, » électrifiée à souhait et Sialtro scande ses paroles avec une section à corde organisée et authentique. « Even in the Tremor » rejoint sensiblement la même ambiance. Avec une utilisation de la batterie un peu plus rythmée qui donnera le signal et le tempo à la voix rauque de la chanteuse.

Ceci étant dit, le nouveau projet de Lady Lamb n’est pas totalement parfait. Sa musique a tendance a rentrer d’un côté de l’oreille et de sortir de l’autre et une monotonie se fait, peu à peu, sentir. La majorité des arrangements ne transcendent pas nécessairement le tout, même si on note une tendance forte à un assemblage sonore qui se compare à celui de Olsen. Even in the Tremor ne réinvente peut-être pas nécessairement la roue, mais Lady Lamb vulgarise à travers ses 47 minutes les joyaux qui se trouvent dans les plus beaux petits moments de la vie. C’est sans doyre un peu ce que l’artiste tente de nous transmettre à travers son bagage musical car, après tout, dans ce qu’il y a de plus confus, il on finit toujours par y trouver de la lumière.

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7 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Olden Yolk: « Living Theatre »

Olden Yolk avait publié un premier album qui fut un classique instantané tant Shane Butler de Quilt et Caity Shaffer que l’on a aperçu aux côtés de Molly Burch nous avaient concocté une livraison de superbes chansons indie folk psychédéliques mises en boîte par Jarvis Tarveniere en personne. Il n’est pas question pour eux de se reposer sur leurs lauriers car voilà qu’ils nous présentent leur successeur nommé Living Theatre.

Inspiré par le mouvement comique expérimental new-yorkais du même nom où l’heure est d’exorciser ses pensées les plus profondes, Olden Yolk décide de passer à l’étape supérieure. Plus expérimental qu’à l’accoutumée, le superduo compte lorgner du côté de l’art-rock et de la dream-pop tout en conservant leurs bases folk psychédélique des débuts comme l’atteste des superbes titres comme « 240 D », « Meadowlands » ou encore les sonorités 70’s de « Cotton & Cane ».

Contrairement à leur prédécesseur, Olden Yolk met de plus en plus l’accent sur la complémentarité tant Shane Butler et Caity Shaffer se partagent les tâches. Cette dernière arrive à imposer sa patte sur des morceaux qu’elle interprète comme les punchy « Blue Paradigm » et « Every Ark » tandis que Shane Butler sait nous captiver comme bon lui semble sur les percussions jazzy et les ébulitions électroniques de « Violent Days » et le cacophonique « Grand Palais ». Bien évidemment, le retour au calme est prévu avec le serein « Distant Episode » sans oublier ses instrumentaux méditatifs « Meadowlands » et « Angelino High ».

Moins facile d’accès que leur prédécesseur, il en résulte un disque plus court certes mais totalement ambitieux et brillant qui fait une fois de plus ressortir l’alchimie musicale du tandem de Brooklyn qui ne finit pas de nous impressionner.

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23 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Ryan Pollie: « Ryan Pollie »

Los Angeles Police Department était le nom donné au projet musical de Ryan Pollie. En l’espace de deux albums, l’auteur-compositeur-interprète de Los Angeles s’est créé une petite place sur la scène bedroom-pop avec ses compositions touchantes et mélodiques. Cette année, il se réinvente et revient sous son véritable nom.

Il est vrai qu’il s’est passé pas mal de choses du côté de Ryan Pollie. Entre relations complexes avec ses parents et son cercle, une rupture amoureuse qui l’a cloué au sol et pour couronner le tout, la bléomycine qui vient pointer le bout de son nez. Une personne lambda aurait pu être au bord de rouleau mais pas notre hôte qui a réussi sa chimiothérapie et est prêt à en découdre en musique. Prenant un virage à 90°, on s’éloigne de la bedroom-pop des débuts pour une virée plus country-folk, Ryan Pollie se sent renaître tout au long de ces huit morceaux que composent le morceau et qui s’apparentent à un efort quasiment liturgique.

En effet, une ambiance religieuse plane tout au long de ce troisième opus tant Ryan Pollie est à la quête de la rédemption. Que ce soit sur des titres comme « Aim Slow », « Get Better Soon » ou encore « Only Child », on plonge dans une ambiance bucolique presque innocente avec ses arrangements précis. Bien que les influences dignes de Sparklehorse et de Neutral Milk Hotel qui avaient baigné son univers musical sont nullement présentes, il ne fait aucun doute que le californien renaît de ces cendres et a pour cible le ciel vec des ritournelles folk à l’image de « Raincoat », « Stereo » ou bien même de « Eyes of Vermont ». Ne restera plus à l’auditeur departiciper à sa chorale.

***1/2

23 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Head and The Heart: « Living Mirage »

The Head and the Heart n’avait pas convaincu avec son dernier album Signs of Light. Le groupe indie folk de Seattle s’efforce de faire un grand bond en avant avec cet opus qui cherche, ici, à rectifier le tir sur ce nouvel opus Living Mirage.

Le désormais quintet de Seattle ne chéroge à ses habitudes avec un indie folk toujours aussi bien ciselé et entêtant. On retrouve ainsi les harmonies vocales de Jonathan Russell et de Charity Rose Thielen ainsi que les compositions qui ont de quoi rappeler The Lumineers.

Exit Josiah Johnson, c’est avec des morceaux beaucoup plus roots qui sentent bon le Joshua Tree comme « See You Through My Eyes », « People Need A Melody », « Honeybee »ou « Running Through Hell » que l’on a affaire.

Living Mirage regroupera donc tout ce qu’on attendait de la part de The Head and the Heart pour le meilleur comme pour le pire. Il est clair que l’absence de la tête pensante du groupe se fait sentir que ce soit sur « Running Through Hell », « Saving Grace » ou bien même sur « I Found Out ». Pour ce quatrième album, le groupe de Seattle opère pour la force tranquille qui, du coup, sonne presque comme du déjà entendu par moments. On ne pourra, néanmoins, pas leur en vouloir de chercher la lumière tout au long de ces onze morceaux.

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21 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

She Keeps Bees: « Kinship »

Le dernier album de She Keeps Bees, Eight Houses, datait de quatre ans le duo de Brooklyn revient à la charge avec ce ciquième album, Kinship. Cet opus mesure à nuoveau la force tranquille qui émane des deux new-yorkais ; c’est à des morceaux folk courts mais jamais dénués de mélancolie que l’on a affaire, que ce soit sur l’introduction plutôt sombre nommée « Hawk » mais également « Coyote » et le touchant « Breaking Weight » qui ont de quoi nous procurer des frissons.

On retrouvera l’interprétation toujours aussi bouleversante de Jessica Larrabee et des instrumentations remarquables par leur sobriété faisant leur effet sur « Dominance », « Queen of Cups » et autres « First Quarter Moon ». Tantôt mis à nu tantôt accompagné par des arrangements sur mesure que ce soit avec « Longing » et « Ocean », le retour de She Keeps Bees est plus que le bienvenu. On aurait aimé que Kinship dure un peu plus longtemps mais qu’importe, ce voyage musical a de quoi nous provoquer multiples et belles émotions.

***1/2

15 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Ratso: « Stubborn Heart »

l y a des gens pour lesquels les reconversions tardives peuvent leur réussir. C’est le cas de Larry Sloman alias Ratso qui se lance dans la musique après avoir été écrivain, auteur et acteur dans ses vies antérieures. Après avoir suivi Bob Dylan dans les années 1970 et écrit de multiples scénarios, le new-yorkais a décidé de se lancer dans la musique et mieux vaut tard que jamais comme on dit. Et voici qu’il présente son tout premier album Stubborn Heart.

Pour cet opus, Ratso a décidé de se la jouer simple et de marcher sur les pas de ses héros. Stubborn Heart le voit à la croisée de Yasmine Hamdan qui ouvre le bal de façon somptueuse et honorable avec « I Want Everything » ou encore Iman Coppola et Paul Shapiro sur « Caribbean Sunset ».

Mention spéciale pour l’apparition plus que surprise du grand Nick Cave sur le ténébreux « Our Lady of Light » qui partage le micro avec notre hôte tout en lui faisant de l’ombre.

Pour le reste, Larry Sloman s’aventure seul avec son indie folk teinté de classic rock cinématographique et solennelle. Et on sent qu’il est seul malgré ses arrangements peaufinés sur « Dying On The Vine », « Matching Scars » ou bien même sur « Listen Little Man » avec ces mêmes constructions rythmiques et ces mélodies quasi-similaires. C’est peut-être qu’est le problème sur ce Stubborn Heart ; à top vouloir quil soit homogène, il manquera de réelle identité sonore. Toutefois, on appréicera qu’il se soit lancé dans le grand bain sans avoir froid aux yeux, et on espèrera un second opus plus original.

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11 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rozi Plain: « What A Boost »

Grâce à son second album Friend City paru en 2015, Rozi Plain avait réussi à se faire une place sur la scène britannique. Son indie folk fait maison mais résolument mélodique et attachant a inspiré un bon nombre d’artistes locaux (This Is The Kit ou Eerie Wanda). Quatre années plus tard la native du Winchester amorce son retour dous la forme de What A Boost.

Comptant Ash Workman mais également son éternel collaborateur Jamie Whitby Coles, Rozi Plain décide de sortir des sentiers battus pour ce What A Boost inspiré par une semaine au festival PEOPLE initié par Bon Iver et Aaron Dessner. Elle décide de rendre sa musique folk plus complexe en incorporant des influences jazzy à travers ses compositions ouatées, délicates, chaleureuses at méticuleuses. L’album réalisé en famille (on compte sur la participation de Sam Amidon, Rachel Horwood, Joel Wästberg alias Sir Was, Raphael Desmarets, Yoshino Shigihara ou bien même Dan Leavers de The Comet Is Coming) comprendra alors des morceaux riches en intensité à l’image de « Inner Circle » qui ouvreira le bal avec un solo de saxophone des plus originaux et des notes de guitare fièrement idyosincratiques.

On savourera une large palette musicale avec la pop immédiate mais envoûtante du groovy et bucolique « Swing Shut » qui contrastera avec les recoins jazzy du cotonneux « Symmetrical ». Outre les moments enjoués et inventifs surle rythme saccadé de « The Gap » dont la guitare acoustique effectue un corps à corps homériqueavec la flûte et ses chœurs envoûtants ou sur la pop plus audacieuse de « Conditions » avec ses nappes synthétiques rêveuses, Rozi Plain n’oublie pas pour autant sa marque de fabrique ayant fait de Friend City un classique instantané. La preuve en est avec des morceaux envoûtants et doucement mélancoliques que sont « Old Money » qui comprend une superbe partie d’orgue prog et d’instruments à vent et le synthétique et solennel « Dark Park » avec un petit final psychédélique des plus réjouissants comprenaaant, en coutre, la participation de Sam Amidon et, sur le registre de la participation, on entendra également la voix de Kate Stables sur la pop jazzy originale de « Trouble ».

Tout ce beau monde se retrouve sur et pour un très bel opus, évoquant somptueusement nature britannique et les hommes vqui la constituent. Rozi Plain pousse le curseur un peu plus loin et complexifie de plus en plus son indie folk printanier et mélodique en la diluant vers de nouvelles influences. Réjouissant et boostant.

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10 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

theAngelcy: « Nodyssey »

theAngelcy est totalement méconnu sur nos terres, ce qui est un peu logique en raison de son origine, Israël, et  ce, malgré l’intérêt qu’avait soulevé leur indie folk de leur premier album en 2014, Exit Inside.

Ce que l’on retient chez theAngelcy est leur capacité de mêler indie folk aux influences balkaniques et tziganes. Et cette fusion se fait bien ressentir sur des titres chaleureux et romantiques de « Rising » à « Vera » en passant par les allures de Fleet Foxes sur « Breakdown » et de The Decemberists de la belle époque sur « Cetacean Stranding ».

A coup de guitares acoustiques, de clarinettes et de violons, le groupen’est jamais avare en arrangements notamment sur des morceaux plus rythmés comme « Everyone (and Their Mom) ». Nodyssey s’avère être une écoute plutôt sympathique même si on peut relever tout de même quelques passages à vide avant que cela ne reparte avec « Mona Lisa ». Clôturant l’opus avec le morceau-titre, theAngelcy prouve qu’il n’est pa dépourvu d’originalité même si on aurait préféré quelque chose de plus accrocheur.

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8 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire