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Empirion: « Resume »

Formé en 1993, l’Anglais Empirion a été contemporain de de l’émergence de la tendance la plus dansante et « dure » de la house et de l’electro avec des d’ensembles comme The Empirion sort un premier album en 1996… Et puis plus rien en raison d un cancer contre lequel l’un des membres a bataillé durant pluieurs années, avant de parvenir à s’en débarrasser. Le goût et l’envie de faire de la musique a peu à peu refait surface, jusqu’à la réactivation du groupe fin 2010. Le temps de se remettre d’accord sur la direction à donner au nouveau matériel se matérialise ainsi sur Resume.

Empirion considérait ne pas avoir pu s’exprimer à sa guise ; on retrouve donc ici pas mal d’éléments de la jeunesse musicale du duo. Big beat, breakbeat, techno, techno indus se répandent donc au sein de cet album clairement rétro, aux beats secs et aux boucles entêtantes. Très dancefloor, ce disque est l’enchaînement de onze (longs) titres durs et nerveux, traversés de quelques samples vocaux bien sentis au but principalement rythmique. Resume s’adressera donc surtout aux nostalgiques de l’époque et aux amateurs de musique électronique brutale et vénéneuse, datée aujourd’hui, mais efficace.

**1/2

9 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire

Daft Punk: « Random Access Memories »

Daft Punk a toujours joué sur une image, d’autant plus que celle-ci se veut être celle de l’anonymat. « Jouer » est d’ailleurs bien le terme puisque le duo de veut silencieux (rumeurs distillées au compte-gouttes sur les artistes participant à ce nouvel album), interview refusées (sauf, comme par hasard, magazine à grand tirage) et surtout cette latence imposée depuis le disque précédent (2007).

La logique est respectée puisque Random Access Memory est un « produit » peaufiné, que les invités répondent présents (Nile Rodgers, Giogio Moroder , Julian Casablancas, Pharrell Williams ou Panda Bear) , bref nos petits français sont, à ce niveau-là, plus diserts quand il est question de tenir ce que le bout des lèvres a promis.

« Let the music of your life lead right back to music » est la profession de foi qui introduit « Give Life Back To Music » comme pour donner sens à une approche. Celle-ci va demeurer peu surprenante comme nous renseigne « Lose Yourself To Dance », c’est donc peut-être par rapport à l’usage qui est fait des protagonistes qu’il convient d’appréhender ce que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo proposent.

La production de Nile Rodgers sur le premier titre emboîte le pas à ce qui est pressque une réflexion nostalgique ou une machine à explorer un temps où…, elle façonne « Get Lucky » à l’inverse en un hit disco adapté au 21° siècle et sait imprimer à « The Game of Love » une signature où la « soul » façon Hall & Oates voisine avec des vocaux robotiques.

« Giorgio By Moroder » parlera de lui-même et « Instant Cush » s’enorgueillira de la touche rock avec Julian Casablancas (les Stokes passés au vocoder), bref on ne pourra pas reprocher à Daft Punk de mettre la bride sur le cou de ses invités et de tirer la couverture à lui.

Le fait d’avoir des collaborateurs venus d’ailleurs n’est pas nouveau ; ils sont ici bien utilisés . Une fois de plus Daft Punk manipule très bien son produit et Random Access Memory atteindra sa cible sans rien révoltionner.

Est-ce d’ailleurs ce à quoi le duo aspire. On peu en douter en se référant au titre de l’album ; ces « mémoires volatiles » qui, au fond, leur correspondent très bien. Au même titres que ses invités, ce disque ne sera qu’un instant d’oecuménisme électro gravé dans tout sauf la pérennité.

★★★☆☆

3 juin 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire