No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Band Of Skulls: « Love Is All You Love »

Une question s’impose d’emblée pour ceux quiont beaucoup aimé le premier album de Band Of Skulls, Baby Darling Doll Face Honey, mais qui n’ont pas trouvé leur compte dans leurs productions suivantes : revient-on, avec Love Is All You Love, au blues-rock cru et énergique, sorte de rencontre entre The Bvlack Keys et Led Zeppelin, qui caractérisait le groupe à l’origine ? Eh bien, non. Si c’est que l’on cherche de la part du groupe britannique, ce nouvel opus risque peu de satisfaire ; par contre, si on apprécie le rock aux accents plus pop, les radios commerciales tout comme l’auditeur desdites musiques y trouveront leur compte tant Love Is All You Love flirte en grande partie avec ce second genre et y inscrit même ses meilleurs moments.

Dès son deuxième album, Band of Skulls avait pris un virage hard rock, taillant sa musique très années 1970 pour s’assurer quelques tubes radiophoniques. Avec Love Is All You Love, le groupe prend un nouveau tournant : les guitares deviennent moins incisives, la batterie est plus carrée, les synthétiseurs occupent plus d’espace, et les refrains prennent toute la place, insistant systématiquement sur des lignes courtes, répétitives, mais très accrocheuses. En résulte un album techniquement irréprochable, mais inégal, péchant par un manque flagrant d’originalité.

Le disque s’ouvre sur « Carnivorous », morceau qui tente péniblement d’exploiter des sonorités arabisantes. S’articulant autour d’un riff de guitare très stéréotypé, la voix n’arrive pas à prendre sa place, les meilleurs moments du morceau étant les puissants punchs qui le ponctuent. Dès le second titre, on reviendra toutefois en territoire un peu plus familier avec un « That’s My Trouble » qui prendra une tangente plus rock et investira le type de rythmique un peu molle qui caractérisait le groupe à l’origine.

Il faudra donc attendre le troisième morceau avant que l’album décolle véritablement avec un la chanson-titre qui est assurément l’un des moments forts de l’album. On reste ici en terrain rock. Les harmonies vocales du refrain confèreront à la mélodie très accrocheuse une légèreté et une certaine richesse harmoniques qui redonneront du souffle à l’auditeur.

On continuera, lors des titres suivants, dans cette même lancée hard rock, pour, ensuite, enchaîner avec la très radiophonique « Cool Your Battles » et sa batterie qui martèle les temps, ses larges accords de synthétiseurs et son refrain classique constitué de « ouh ouh », nous faisant entrerdans un territoire résolument pop qui établira le ton pour la suite de l’album, et le rock bluesy étant définitivement mis en retrait.

Ponctué seulement par la balade « Sound of You », le reste du disque installera une pop aux accents rock qui s’avèrera d’intérêt variable et constellés de clichés comme « Speed of Light ». Nettement plus intéressante, « We’re Alive » sera traversée par un rythme et des harmonies de voix simple et efficace et « Gold » qui fera montre d’un riff de guitare un peu plus élaboré.

Love Is All You Love constitue un album plutôt inégal. Il met de l’avant les grandes qualités vocales de Russel Marsden et Emma Richardson. Ceux-ci arrivent à déployer quelques mélodies fort accrocheuses qui peuvent valoir le détour, malgré des compositions généralement très stéréotypées. C’est peut-être là ce qui manque à Love is All You Love : des interprétations un peu plus profondes, qui auraient donné un supplément d’âme à un album plutôt conventionnel.

**1/2

9 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire

Black Mountain: « Destroyer »

En 2016, Black Mountain avait signé un IV pour le moins innatendu mais emblématique car le combo nn’avait pas donné signe de vie depuis plusieurs années.

Toujours ancré dans les ambiances rock psychédélique et stoner rock, Black Mountain décéidé de ne plus perdres son temps en nous envoyant un gros son comme sur « Future Shade » et « Horns Arising » avec ses riffs bien sauvages et ses claviers cosmiques. Le tandem vocal de Stephen McBean et Amber Webber reste toujours aussi explosif et fait des miracles sur les ravageurs hard-rock de « High Rise » avec en prime un solo de guitare wah wah des plus endiablés ou de « Licensed To Drive » toujours aussi urgent.

Mais, sur ce Destroyer, le groupe montre qu’il est capable de sortir du normatif. Les claviers épileptiques de « Closer To The Edge » que l’on retrouve sur la montagne russe sonique de « Boogie Lover » mais encore des sommets psychédéliques de « Pretty Little Lazies » passant du calme à la tempête de façon imprévisible avec en prime un solo de Mellotron nous font rappeler que la vie est loin d’être un fleuve tranquille pour le groupe de Vancouver. S’achevant sur l’hommage non dissimulé à David Bowie intitulé « FD’72 », Destroyer montre une fois de plus un groupe qui a envie d’en découdre en matière de déflagrations soniques chose qui est toujours bon à prendre.

***1/2

28 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Reignwolf: « Hear me out »

Formé en 2012, Reignwolf sort en ce début d’année 2019 son premier album. Il faut dire aussi que ce premier disque est très attendu par l’ensemble des gens qui les ont découvert. Parce que la façon dont ils ont été découvert est particulière : le groupe, sans disque en poche, a tourné en compagnie de Black Sabbath. Alors on peut se douter qu’il y a quelque chose dans leur musique qui les place au-dessus de la mêlée. Et c’est le cas. Reignwolf pratique un rock gras, heavy, énergique et accrocheur. Cependant, Hear me out ne se contente pas d’enchaîner les titres pêchus et revêches. Il plante des graines dans notre cerveau.

Et quand elles poussent, elles poussent à réitérer l’écoute tout simplement pare que le combo sait varier les ambiances. Les titres ont beau avoir un air de famille, ils ne sont pas interchangeables. Et on s’attachera à l’un ou l’autre en fonction de notre humeur du moment, mais on en trouvera forcément un qui nous correspondra à l’instant. C’est bien ça la force de Reignwolf ; il sait faire plein de choses de plein de manières différentes, mais toujours avec force et style.

***1/2

22 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Buckcherry: « Warpaint »

Formé en 1995, Buckcherry a eu une carrière erratique, ponctuée par de tels changements de line-up qu’il n’en reste aujourd’hui qu un seul membre du groupe dorigine, leur leader Josh Todd.

Warpaint est donc leur huitième album compatible avec le répertoire habituel du groupe, un hard rock simple aux refrains saisissants et accrocheurs. Le titre eponyme ouvrira le bal et donnera le ton avec un riff d’introduction rédoutable et un chorus qui s’imprime immédiatement dans la tête.

La recette du combo reste, certes, la même, mais elle est diablement efficace. Le rythme y restera enlevé et bien rodé avec des morceaux comme « Closer » et « Bent » qui enfonceront un peu plus le clou.

Les musiciens ne s’éloigneront que fort peu de ce schéma classique même si on peut sentir une volonté d’aller de l’avant et de se moderniser quelque peu. « Right Now » et sa guitare plus lourde va en ce sens en proposant des teintes de registre metal bienvenue qui contrebalancent l’ambiance acoustique des couplets et la reprise du « Head Like A Hole » de Nine Inch Nails, monrtera une envie louable de ne pas tourner en rond et de varier le propos.

Buckcherry ne s’écarte jamais trop loin de son style initial mais réussit à ajouter avec brio des éléments puisés dans d’autres styles et que l’on arrive à déceler après une écoute minutieuse. « Back Down » avec ses choeurs et sa partie de guitare jouée au bottleneck est l’exemple type que le groupe sait moduler les plaisirs et ne pas tomber dans la monotonie.

Enfin, les Américains adoucissent le tout avec des power ballades bien senties. « The Vacuum » ou encore « Radio Song » mettant en lumière la voix de Josh Todd et la capacité du quintette à créer des mélodies saisissantes sur un tempo plus lent.

Buckcherry propose ici un disque simple mais plutôt bien inspiré. Le style ne bouleversera pas la discographie de la formation mais il est intéressant de noter que les Californiens ont fait un réel effort de compositions pour sortir de leur zone de confort et cela, en soi, mérite d’être souligné.

***1/2

20 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Rival Sons: « Feral Roots »

Avec un titre comme Feral Roots, on ne sera pas étonné de constater que ce nouvel album de Rival Sons sonne de manière animale et organique.

Le sixième opus des Californiens ne révolutionnera rien mais il satisfera les fans de riffs entraînants et de rythmiques sauvages. Le combo parviendra sans peine à équilibrer guitares affutées et percussions tonitruantes, parsemant un ensemble fait d’influences blues et rock de vocaux qui n’échapperont pas à qui aura bien écouté Led Zeppelin. On remarquera  ainsi les choeurs que l’on peut entendre dans « Sugar On The Bone » et des refrains fédérateurs comme la chanson-titre.

Les compositions qui accompagnent ce nouvel album ne se ressemblent, toutefois, pas toutes ; on pourra ainsi savourer la guitare acoustique de « Look Away », la chorale gospel sur « Shooting Stars » et des mélodies souvent accrocheuses et toujours nuancées.

Rival Sons ne s’éloigne pas véritablement de ses racines ; ils nous proposent ici une démonstration efficace et sans surprises mais dont le mérite est de remplir ce à quoi le combo s’est assigné : peaufiner une formule qui a déjà fait ses preuves.

***

10 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

FEVER333: « STRENGTH IN NUMB333RS »

Après un premier EP, FEVER333 remet le couvert avec STRENGTH IN NUMB333RS, leur « debut album ». Pour rappel, le line-up de la bande, c’est un peu le all-star band de l’emo/hardcore déjanté avec Jason Butler de Letliv., le guitariste de The Chariot et le batteur des fabuleux Night Verses. Et puis, pour couronner le tout, aux manettes de ce premier effort, on retrouve John Feldmann et Travis Barker. Et dès les premières notes, la production est énorme et met en valeur toutes les facettes de la bande : explosif et propre. De l’émo, du néo-metal, du hip-hop, vous entendrez tout ça chez FEVER 333, un opus chaotique mais ultra accesssible.

« Burn It » démarre sur les chapeaux de roue avec un riff digne de Rage Against The Machine pour arriver à un refrain emo en diable et surtout addictif en diable. La suite navigue entre passages hip-hop (« Animal », « One Of Us »), passages electro (la douce « Inglewood/3 »), post-hardcore (« Out Of Contro/3 »l et « Prey For Me/3 » qui renouent avec le Letlive.des grandes heures).

La folle ballade qu’est « Am I Here » prenra bien soin à proposer des refrains accrocheurs au possible quitte à empiéter sur les plate-bande de Linkin Park à certains endroits (le refrain de « The Innocent »’’ ou encore le final « Coup d’Etalk »).

Au final, on ne pourra que s’incliner devant les forces en présence et écouter en boucle cet album à la fois novateur et accessible d par sa section rythmique, ses riffs démentiels, ses mélodies imparable et ses vocaux ahurissants. La moindre des choses eu égard aux CVs le ses membres.

***1/2

2 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Atreyu: « In Our Wake »

Les Californiens d’Atreyu étaient apparus sur le devant de la scène en 2015 avec Long Live, un album en guise de retour aux sources, six ans après un Congregation Of The Damned qui confirmait un virage plus rock alors amorcé avec l’excellent Lead Sails Paper Anchor. Nous sommes aujourd’hui face à In Our Wake, leur septième opus, pour lequel ils se sont associés à une figure bien connue de la scène, John Feldmann.

Le combo avait déjà travaillé avec ce derniersur Lead Sails Paper Anchor, c’est donc tout naturellement dans cette lignée que l’on attendait ce nouvel opus. Sans surprise on a droit à une grosse production, un son énorme et des refrains catchy comme jamais.

Le revers de cette médaille est un rendu un peu lisse, creux et sans âme. L’album s’ouvre pourtant en frappant fort avec la chanson-titre avec une mélodie pop addictive et des changements rythmiques on ne peut plus bien charpentés.

Auter point important de l’album, la dualité vocale entre Brandon Saller et Alex Varkatzas ; elle se fait souvent en voix claire, les cris metalcore bien puissants de ce dernier étant ici utilisés avec plus de parcimonie, tandis que le batteur-chanteur rayonne tout au long de In Our Wake.

Le disque repose également sur l’utilisation appropriée d’arrangements électroniques apportant un plus certain, sans pour autant qu’ils prennent le dessus sur les guitares qui demeurent bien brutes et costaudes.

On flirtera alors avec le punk puissant («  Blind Deaf & Dumb ») et le metalcore ravageur («  Nothing Will Ever Change ») ; assaisonnement du plus bel effet.

In Our Wake s’avère être un opus varié, allant de la ballade parfaitement executée avec « Terrified », et des titres aux allures de rock moderne calibrés comme peuvent l’être « Safety Pin » ou le surprenant stadium rock de « The Time Is Now ».

Il serait injuste de ne pas parler de la fin de l’album, d’une première part avec « Anger Left Behind », impressionnant de maîtrise et d’efficacité, alternant riffs bien rock et ambiance plus légère, mais c’est surtout « Super Hero » qui marquera les esprits avec une prestation toute en finesse et pourvue d’un solo efficace. 

Précis, millimétré et calibré, Atreyu produit ici un album sans réel temps mort ou titre faiblard. Le groupe était attendu sur un terrain peut-être un peu plus audacieux ; ce sera put-être chose faite une fois prochaine.

***

4 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Queens Of The Stone Age: « Villains »

La sortie de Villains se produit à un moment où Queens Of The Stone Age a une base de fans suffisamment importante pour que le combo puisse être apprécié autant des amateurs de stoner fuzz rock que de ce qui se reconnaissent dans les excursions plus lentes, nuancées et ténébreuses de Josh Homme.

Dans sa plus grande partie, ce nouvel opus s’abstient de toute référence à ces dernières pour, à la place, se concentrer sur des compositions directes, visant l’estomac et dont le teneur sonique est, pour l’essentiel, un glam-boogie teinté d’effluves heavy-metal.

Avec Mark Ronson aux manettes, QOTSA se sont clairement concentrés sur les rythmiques et un « groove » assorti d’élémenrs « funk », de guitares chargées d’effets larsen et de battements de mains.Homme nous gratifie de phrasés vocaux où le mode « crooner » est mis sous silence au profit d’une approche plus pop et vindicative.

Villains est indubitablement un album rock.

Les dernières minutes de « The Evil Has Landed » sont du Queens Of The Stone Age pur riffs, un approfondissement de leur son qui nous entraîne tout droit dans cet endroit où siègerait la nostalgie alors que les arrangements sont bâtis pour témoigner de l’habileté qu’a le groupe à ajouter à la fois complexité et excitation à sa musique.

On a ainsi droit à des contre mélodies qui semblent sortir de leurs chemins puis entrent ensuite en collision et sont épaulées par une section rythmique robotique. Le disque est, en revanche, dépourvu de morceaux de qualité supérieurs propres à faire de cet opus un de leurs meilleurs. Tout au plus aura-t-on ici une collection fascinante de titres prog-rock dont l’éclaircie ne nous viendra que par cet amalgame entre Devo, ZZ Top et David Bowie.

***

23 août 2017 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Iwrestledabearonce: « Hail Mary »

Iwrestledabearonce continuent d’être des innovateurs pour ce qui estr de trouver les meilleurs moyens d’enquiquiner (le mot est faible) les gens. Si on prend leur tout dernier « single », « Erase It All » par exemple, on savait très bien que la seule nouvelle de son existence allait provoquer des réactions exacerbées (nouvel euphémisme).

C’est pourtant une composition considérablement moins niaise que la musique pour laquelle le groupe est avant tout connu. Bien sûr pour le fan de base il y aura matière à crier que IWABO s’est vendu aux sirènes de l’industrie du disque ; mais ceci n’est-il pas d’ailleurs conforme à l’approche d’un combo dont le seul but est de provoquer outrageusement ?

Gageons alors que le groupe s’est fait à nouveau très pédagogue dans son enseignement ce qui devrait réjouir ceux qui ne sont pas des fans figés dans leurs acquis musicaux. Alléluia et gloire à Marie!

**1/2

22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Darkness: « Last of Our Kind »

The Darkness n’ont jamais prêté intérêt à se conformer à ce que l’on pourrait penser d’eux et à comment ils devraient sonner.

Depuis leur retour sous les projecteurs de l’actualité musicale en 2011, leur répertoire a constamment été évolutif et Last Of Our Kind ne sera pas différent à cet égard. Que ce soit sur les riffs déchaînés et les références aux Vikings sur « Barbarian » jusqu’à une ballade comme «  Sarah O’Sarah » en passant par un guitar-rock direct comme le « single » « Open Fire » le trio sait à merveille varier ses effets et plaire à tous ses fans, anciens et plus récents.

Si on ajoute la voix en falsetto de Justin Hawkins on aura, sur Last of Our Kind, un nouveau disque emblématique de The Darkness ; il n’est toutefois pas interdit de penser qu’un peu moins de versatilité aurait fait de ce disque quelque chose de plus efficient.

**1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire