Gone Is Gone: « If Everything Happens For A Reason… Then Nothing Really Matters At All »

20 janvier 2021

Les natifs de Los Angeles Gone Is Gone créent de la musique depuis 2016. Troy Sanders, chanteur et bassiste de Mastodon, Troy Van Leeuwen, l’un des guitaristes de Queens of The Stone Age, Tony Hajjar, batteur de At The Drive-In, et Mike Zarin, le fondateur de Sencit Music, ont mis leurs talents en commun pour sortir If Everything Happens For A Reason… Then Nothing Really Matters At All. La voix puissante de Sanders et son jeu de guitare basse profond remplissent l’atmosphère d’émotion brute, le jeu de guitare de Leeuwen électrise chaque morceau avec des riffs surgissants, le jeu de batterie de Hajjar est puissant avec des battements de tambour rythmés et la multi-instrumentation de Zarin se déchire en arrière-plan. If Everything Happens For A Reason… Then Nothing Really Matters At All est un excellent disque car il montre comment Gone Is Gone peut créer une merveilleuse musique de hard rock grâce à leur chant et leur instrumentation.

Le morceau « Say Nothing » est amusant car le jeu de guitare de Sanders et Leeuwen amplifie la mélodie avec des riffs solides. Dès le début, on peut entendre Sanders jouer de profonds grondements en arrière-plan, et Leeuween se joint à eux avec des notes de guitare flamboyantes qui ébranlent l’esprit de ceux qui écoutent. « Say Nothing » est un excellent morceau car le jeu de guitare de Sanders et Leeuwen permet de garder la piste ensemble.

« Wings Of Hope » est un morceau doux-amer qui montre non seulement le côté plus doux du groupe, mais aussi la puissance du chant de Sanders. Tout au long de la composition, le son de la voix douce de Sanders apporte un goût d’émotions fortes, de vouloir se libérer de la négativité que le monde lui offre. « Wings of Hope » est une courte pièce, mais il s’agit d’un masterclass vocal de Sanders.

La pste expérimentale « Crimson, Chaos And You » est une composition amusante. Le jeu multi-instruments de Zarin apporte une atmosphère spatiale à la pièce, en mélangeant le bruit de fond au reste de l’instrumental. « Crimson, Chaos And You » montre quel genre de musicien Zarin est à travers sa musique : un musicien qui peut apporter de la cohérence à n’importe quel morceau.

Le morceau « Breaks » est un morceau juste. Le chant de Sanders secoue l’atmosphère avec son style tranchant. Tout au long de la chanson, la voix de Sanders devient plus audacieuse et puissante lorsqu’il chante le refrain, et il est très agréable de voir comment sa voix change de haut en bas tout en chantant le reste des paroles. Il est amusant d’entendre à quelle vitesse Sanders peut ajuster sa voix alors que la structure musicale change constamment sur ce morceau. « Breaks » donne à Sanders l’occasion de montrer aux gens ce que sa voix puissante peut faire.

La chanson de clôture « Payoff » est une chanson bien jouée. Le groupe joue ensemble de façon cohérente. Le jeu de guitare de Sanders et Leeuween fait vibrer le fond avec des riffs solides, la voix de Sanders reste claire et douce pendant qu’il chante les paroles, le jeu de batterie de Hajjar est assez doux par la cohérence de ses battements et l’instrumentation de Zarin brille avec des sons mystérieux qui peuvent laisser les auditeurs perplexes sur la façon dont la chanson se termine. « Payoff » est un morceau agréable parce que Gone Is Gone a travaillé ensemble pour interpréter un morceau heavy avec une instrumentation et un chant incroyables.

Gone Is Gone a fait un excellent travail avec If Everything Happens For A Reason… Then Nothing Really Matters At All, démontrant ainsi leur force par leur chant féroce et leur jeu instrumental féroce.

***1/2


Blue Öyster Cult: « The Symbol Remains »

6 novembre 2020

Lorsqu’un groupe qui existe depuis plus de 50 ans annonce qu’il sort un nouvel album de musique originale, les critiques et de nombreux fans du groupe ont de quoi se plaindre. Il arrive souvent que, pour le meilleur des efforts, ces sorties se révèlent peu excitantes et vouées à l’obscurité. Avec The Symbol Remains, le nouvel album de Blue Öyster

Cult (une entreprise en activité depuis 1967), le groupe a placé la barre incroyablement haut pour les groupes de rock classique qui pensent pouvoir encore couper la moutarde.

Scénarios inquiétants, paroles cryptiques, guitare déchirée et crochets mémorables, voilà ce qui fait la réputation de Blue Öyster Cult. Les 14 morceaux de The Symbol Remains en sont la preuve. Vous voulez un single à succès avec un refrain que vous ne pouvez pas sortir de votre tête ? L’histoire du mal incarné racontée avec un plaisir diabolique qu’est « That Was Me » remplit aisément son contrat. Sur une note beaucoup plus légère, « Box in My Head » fait vibrer le son classique de Blue Öyster Cult, fait pour la radio, encore une fois avec un refrain de vers d’oreille. Si vous êtes un grand fan du travail du groupe avant qu’il ne devienne une star, avec Tyranny and Mutation et Secret Treaties, les guitares à toute épreuve de « Stand and Fight » et « The Alchemis » vous mèneront à une, toute proportion gardée, extase musicale familière.

Dans le cadre d’un départ pour Blue Öyster Cult, ses membres s’amusent à faire un vrai blues-rocker sur « Train True (Lennie’s Song) » où l’harmonica imite le sifflet d’un train, le rythme s’envole comme une locomotive en fuite et les paroles à la vitesse de l’éclair mettront au défi ceux qui sont déterminés à chanter avec eux. Ailleurs, « Tainted Blood »parle ostensiblement d’un couple de vampires, mais certains interpréteront la chanson comme étant l’histoire d’une mort liée à la drogue. « Florida Man », un autre inducteur de chant infaillible, raconte comment la Floride était habitée par des peuples indigènes bien avant l’arrivée des explorateurs européens, et comment aujourd’hui les mots « Florida Man » sont les favoris des moteurs de recherche pour ceux qui recherchent des nouvelles farfelues. Les mots de fin de la chanson assimilent sciemment l’homme de Floride à « toute âme fragile » (any fragile soul). Sur une ligne de guitare élancée, « Secret Road » suggère une issue à la tourmente, assimilée ici à la fin du monde.

The Symbol Remains est le premier album de Blue Öyster Cult en 20 ans. Il est certain qu’ils n’ont pas travaillé dessus pendant tout ce temps, mais c’est grâce à cette expérience de 50 ans environ qu’ils ont pu réaliser cet incroyable album qui devrait finalement être désigné comme l’un de leurs meilleurs. La formation actuelle de Blue Öyster Cult comprend les membres fondateurs Eric Bloom et Donald « Buck Dharma » Roeser, à la fois à la guitare et au chant, ainsi que les membres de longue date du groupe Jules Radino (batterie), Richie Castellano (guitare) et Danny Miranda à la basse. Anciens ou nouveaux membres du combo, ils ne feront, de toute manière, par mentir le titre de cet album ; oui « le symbole reste encore présent ».

***1/2