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Basic Rhythm: « On The Threshold »

Alors qu’il sortait l’année dernière un album de grime intitulé Red, White & Zero, sous le pseudo de East Man, Anthoney J. Hart revient sous celui de Basic Rhythm pour laisser exploser sa créativité sans limite, du coté de dancefloors mutants avides de rythmiques trépidantes et de frénésie chaotique.

Avec On The Threshold, l’artiste semble revisiter les genres qu’il affectionne, UK garage, grime, experimental breakbeat, nous faisant replonger dans une époque où les croisements foisonnaient, donnant naissance à d’improbables métissages sans lesquels nombres de musiques actuelles n’existeraient sans doute pas.

Mais les titres composés par Basic Rhythm sur On The Threshold ne sont pas qu’un simple aller vers le passé, mais bien un album solidement ancré dans un certaine tendance actuelle, amoureuse de textures synthétiques viscérales et de compositions minimalistes au pouvoir énergisant. Un concentré de vibrations revigorantes aux sonorités so typically english qui résonnent dans chaque recoin de notre âme de danseur, jusqu’au bout de la nuit. Un opus qui parlera à tous ceux qui savent ce que le mot underground signifie.

***1/2

22 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Logos: « Imperial Flood »

James Parker alias Logos, fait partie de ces artistes, dont on admire le travail, dont chaque sortie est attendue avec impatience et ce, malgré, son relatif insuccès.

Six ans pour se sont écoulés depuis la sortie son premier album Cold Mission. Six ans durant lesquels l’artiste a collaboré aux cotés de Mundance et Shapednoise formant le trio The Sprawl, avec qui il a fondé le label Different Circles et sorti divers projets.

La musique de Logos, elle, est à part. De par sa faculté à faire communier noirceur post-apocalyptique et légèreté immaculée, composant des ambiances pour films de science-fiction. Imperial Flood sort des catégories, flirtant avec l’experimental, l’ambient, le grime »t l’industriel, les rythmiques spartiates viennent, ici, à point nommé pour relancer l’album à des moments clés ou marteler les silences en suspension.

Minimal de par son approche, Imperial Flood recèle des richesses sonores cachées dans le travail de spatialisation et le développement narratif, créant des volutes à la beauté hypnotique, desquelles il est difficile d’échapper. ***1/2

18 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire