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Meadowlake: « Meadowlake »

Des arpèges gothiques, un développement long, un feeling un poil neurasthénique et une voix voilée : il n’en faut pas plus pour prêter une oreille à premier album des Néerlandais de Meadowlake. On peut parler de rock gothique, de dream pop, d’indie rock contemplatif. Peu importe tant qu’on en parle d’ailleurs. Ce premier album est sorti et il ne demande qu’à voyager un peu. Où cela? Dans les limbes certainement mais il n’est pas pour autant une odyssée à l’aveuglette.

Le placement malin de la très bonne « Dead man on the payroll » y est pour quelque chose ; ce premier titre est hypnotique et envoûtant. Mais tout en étant plus rythmé, « Hot punch » fonctionne aussi bien. « Heavy » et son brillant plus soutenu ont plus de mal à convaincre. « Slow down », titre shoegaze pop, ne ralentit pas vraiment le rythme mais n’est pas non plus transcendant.

On continuera sur cette lancée avec « War » et « No tomorrow », avant de revenir à un style plus évanescent et rêveur avec le « Prove me wrong » final. Bilan mitigé donc mais  cet ensemble capable de plutôt bonnes compositions mérite d’être suivi.

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11 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Pale Waves: « My Mind Makes Noises »

Le « debut album » de Pale Waves, My Mind Makes Noises, montre une sacrée évolution par rapport à leur premier opus. Nous avons, en effet, droit ici à des chorus pop accrocheurs au service d’une inspiration toute aussi manifeste à savoir l’amour dans toutes ses dimensions, l’éveil des premiers émois et son interminable chute dans la banalité.

Malgré un sujet rebattu et dès, l’« opener » « Eighteen » il est évident que le combo tente, sous un habillage synth pop lustré, de subvertir cette expérience et nos attentes.

Ainsi, « Drive » est un titre electropop trépignant alors que « Red » se drapera d’un habit europop et d’un chorus ravageur et haut perché.

Cette sensibilité pop se retrouve même sur les morceaux plus mesurés, comme cette ballade plaintive qu’est «  When Did I Lose It All » ou les synthés en consomption qui ornent « She ».

Si la plupart des compostions dont enlevés un arrière-goût perdurera ; ils est fait de tristesse à la réalisation que l’amour est toujours sujet à la trahison et à la langueur. Sous un extérieur « goth », My Mind Makes Noises est un album pop avec, en son coeur, profondeur et substance.

**1/2

15 septembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire