THICK: « 5 Years Behing »

9 mars 2020

Les punks de Brooklyn THICK sortent leur premier disque 5 Years Behind et ce faisant, ils prennent d’assaut la scène punk. Avec des paroles émoussées et des riffs d’enfer, ce groupe de filles est là pour durer, s’enfonçant dans les gravillons et produisant des morceaux qui déchirent.

5 Years Behind soutient la thèse qu’il faut faire face au déséquilibre des pouvoirs dans la scène et dans la société dans son ensemble. Il s’agit d’une série d’essais sur le fait d’être forcé de faire ses preuves en tant que véritable artiste alors qu’il ne devrait pas l’être. Produit par Joel Hamilton (Iggy Pop, Jolie Holland), ce disque s’inspire beaucoup des débuts du punk.

Il commence avec la chanson-titre, en prenant quelques repères d’une chanson chamber-pop, se montrant légér et muni d’une intro qui reste accueillant. Ses paroles sont une discussion ouverte sur l’anxiété et sur la facilité avec laquelle on peut se laisser submerger.

Le titre « Mainsplain » est l’un des meilleurs titres punk que j’ai entendus depuis un moment. L’intro est incroyable, avec des sons de différents hommes qui les critiquent et « expliquent » comment ils doivent faire leur travail. Pour toute femme qui travaille dans l’industrie de la musique, ce ne peut être qu’un hymne auquel s’identifier et c’est également un assaut auditif assaut auditif puissant et de persistant.

Le seul morceau que je dois mentionner, que j’écoute presque tous les jours, est « Your Mom » sera un autre titre qu’on pourrait écouter au quotidien. Il résume si parfaitement les luttes familiales auxquelles la plupart des femmes sont confrontées sur la scène, surtout lorsqu’elles consacrent leur carrière à la musique. Sa tonalité son rappellera les thèmes des chansons de Daria et de King of the Hill , ce qui lui donne une sonorité particulière. Ses riffs percutants semblent être la chanson parfaite pour se mettre dans la poche le public.

Dans l’ensemble, voici un début solide pour lequel THICK s’est préparé au succès avec ce constance ; il s’agit d’une lettre ouverte adressée au monde entier dans laquelle le combo nous informe qu’il n’est pas là pour le fun et l’amusement.

***1/2


Beach Day: « Native Echoes »

22 septembre 2014

Il est des pires « sophomore albums » que le Native Echoes que nous offrent Beach Day dans le style « sunny girl group » qui lui est propre. À Trip Trak Attack succède un opus de la même veine mais avec ne approche un peu plus rude et intellectuelle.

Le titre d’ouverture « All My Friends Were Punks » le reflète habilement, explorant la lumière et l’ombre de leurs influences sans, toutefois, abandonner une esthétique « fun » propre à la Floride dont elles sont originaires.

Le premier « single » « Don’t Call Me On The Phone » sonne comme si les Ramenes adaptaient,et leur jeu speedé à Joy Division alors que « I’m Just Messin’ Around » éviquera les Runeways qui se seraient reconverties à de la musique de plage tout en continuant à raffermir leurs goûts pour David Bowie, Keith Richards ou Kiss.

« Pretty » progressera dans la chronologie New Wave avec un section rythmique façon New Order mais dont la particularité sera d’accompagner Heart sic!) et « The Lucky One’ est un « girl group ballad » qui pourrait serveir de bande-son à un film de David Lynch.

Enfin, le meilleur titre du disque, « BFF’s », ressemblera à une composition de Courtney Love qui aurait décidé d’explmorer une relation amoureuse sous sa facette sentimentale plutôt que charnelle.

Native Echoes n’est, malgré les apparences, en aucun cas un album artificiel et forcé. L’amalgame de personnalités qu’il assemble semble parfaitement s’intégrer au moule de nos trois musiciennes. Ajouton sune interprétation sans faille (en particulier celle de la vocaliste et guitariste Kimmy Drake qui rend cette hommage aux « girls groups » digne d’éloges) et réjouissons-nous qu’une musique au départ si futile et niaise puisse monter qu’elle aussi a les moyens d’être aventureuse au même titre que la « pop music » quand elle a décidé d’être plus élaborée.

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