No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Parsnip: « When The Tree Bears Fruit »

Si on cherche de l’originalité, il faudra vous rendre du côté de Melbourne pour partir à la rencontre d’un quatuor bien particulier. Il s’agit d’un combo féminin, Parsnip, qui mêle garage-pop et allures punk avec un univers psychédélique bien burlesque comme l’atteste leur premier album intitulé When The Tree Bears Fruit.

Dès les premières notes de « For A Ride », il faudra s’attendre à quelque chose de bien fantasque avec Parsnip. Leur définition de garage-pop et riot grrl prend des dimensions psychédéliques et halloweenesques avec entre autres « Lift Off ! » twee et cheesy mais aussi « Sprouts » et « Lullaby ». When The Tree Bears Fruit est remarquable pour ses voix enfantines (surtout celle de Paris Richens), ses riffs wah-wah, son orgue trippy et inquiétant sans oublier ses lignes de basse bouncy qui font des merveilles comme les allures surf de « Rip It Off » et « Soft Spot ».

Leur garage-pop psychédélique ira déconcerter plus d’un mais ira synthétiser l’univers bien fantomatique de Parsnip. On pourra citer des titres bien originaux à l’image de « Seaferer » ou également de « Too Late » et de « My Window » qui montra le talent rocambolesque des quatre australiennes qui ne tombe jamais dans le conformisme. When The Tree Bears Fruit se fera remarquer pour son originalité en montrant un autre aspect de riot grrl un brin fantaisiste.

***1/2

 

 

11 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Redd Kross: « Beyond The Door »

En l’espace de six albums et en trois décennies, Redd Kross fait parti du panthéon des groupes légendaires sur la scène rock alternative américaine. On avait quitté le groupe d’Hawthorne en 2012 avec leur album Researching The Blues qui était à leur image. Les voici de retour cette année avecopus plutôt attendu nommé Beyond The Door.

Une fois n’est pas coutume, Redd Kross continue de nous balancer du gros son à mi-chemin entre power-pop, glam, surf et garage-rock. C’est à coup de gros riffs de guitare et de rythmes bien puissantes qui habitent ce Beyond The Door avec entre autres « The Party » en guise d’introduction mais également « Fighting », « There’s No One Like You » ou encore « The Party Underground ». Aucune raison pour les Californiens de s’adoucir après trois décennies à dominer la scène underground bien au contraire. Les papys font de la résistance et c’est beaucoup mieux comme ça.

Quoi de mieux que de bouger la tête à l’écoute des titres bien huilés comme « Fantastico Roberto » et « What’s A Boy To Do ? » ? Redd Kross connaît très bien son affaire et on ne pourra pas leur enlever cela. Il ne manquera plus que d’autres trouvailles comme la conclusion nommée « When Do I Get To Sing « My Way » » pour montrer que le groupe d’Hawthorne ne compte jamais s’arrête ; et c’est tant mieux.

****

29 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Louder Than Death: « Stop Und Fick Dich ! »

Vous pensez sérieusement que King Khan allait se reposer sous ses lauriers après toute cette folle discographie ? Dans vos rêves les mans. Parce que le trublion canadien récidive avec un supergroupe nommé Louder Than Death est le nouveau combo créé par King Khan en compagnie de deux membres de Magnetix, Sean qui est membre des Spits ainsi qu’un membre des Shrines. Ainsi naquît leur premier album intitulé Stop Und Fick Dich !.

Voici donc quatorze titres où on est aisément convaincu de la complémentarité et de l’alchimie de ce supergroupe.

Dès le titre d’ouverture nommé « Chief Sleeps In Park », on a une parfaite entrée en matière avec ces tueries garage-rock psychédélique comme on en fait plus. L’énergie et la fougue restent constants du début à la fin sans oublier l’interprétation toujours aussi débridée de King Khan.

De « Erased World » à « Get Them Talkin’ » en passant par « Long N’ Wavy », « No Brain No Pain » et bien encore « Leather Boy », les morceaux ne dépassent presque pas les 3 minutes et se suivent avec tellement de fluidité que l’on entend rarement les enchaînements. De quoi mettre à l’amende toute la scène garage psychédélique californienne qui se réclame du garage psychédélique. La palme de l’originalité reviendra à un « Strange Way » plus mélodique et plus mesuré avant qu’il ne laisse place à une conclusion idéale en matière dde climats hypnotiques : « Baby Huey ».

***1/2

22 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire