No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Iguana Death Cult: « Nude Casino »

Lors du long cheminement qui mène à la formation d’un groupe de rock’n’roll, la question patronymique se pose forcément à un moment ou à un autre. Note à tous les jeunes groupes en gestation : n’importe quel nom contenant les termes « death » ou « cult », fort de précédents célèbres est cool, si on y ajoute, en sus, une référence à l’Iguane (Iggy Pop, la rock star ultime) alors la chose devient férocement cool. Ainsi, de fil en aiguille, lorsque le disque dit être mis sur la platine la curiosité est attisée. Et la chose se confirme bien rapidement alors que les premières notes s’échappent des enceintes. Venu des Pays-Bas, Iguana Death Cult remporte l’adhésion, avec ce deuxième album, grâce à une juxtaposition d’éléments constitutifs du rock’n’roll.

Ainsi la chose commence avec un riff de guitare twang entre garage psychédélique et surf (« Nude Casino »), classique et efficace, dans une irrésistible veine sixties automatiquement addictive. A ce premier niveau s’ajoute la voix, les paroles scandées, dans un esprit plus punk, assez incongru dans le contexte mais le mariage des styles fonctionne de manière assez harmonieuse. Quelques pistes plus loin (« Carnal Beat Machine ») le disque prend une autre tournure, ligne de basse sèche et énorme, d’obédience cold, et quelques claviers épars plus eighties (« Half Frysian ») ; nous voilà bien loin de l’ambiance sixties qui ouvrait l’album à peine quelques minutes plus tôt. Que s’est-il passé entre temps ? Aucune idée mais l’auditeur est transporté par l’énergie qui, elle, reste identique quel que soit l’emballage mélodique (« Tuesday Lament »). Seule explication possible, le disque est une formidable machine à remonter le temps, une spirale infernale dont on ressort exsangue avec, pour idée fixe, de recommencer l’écoute depuis le début. Excellent ! 

****

26 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Culture Abuse: « Bay Dream »

En 2016, Culture Abuse est sorti des sentiers battus avec leur premier album bien explosif du nom de Peach. Depuis, le groupe de garage-punk de la Bay Area a fait forte impression avec des compositions en surmultiplié. Deux ans plus tard, l’heure est à la confirmation avec un successeur nommé Bay Dream.

Et on ne change pas une équipe qui gagne car les voici de retour avec des morceaux plus redoutables que jamais. Cependant, à l’écoute des morceaux allant de « Rats In The Walls » à « Dave’s Not Here (I Got The Stuff Man) » en passant par « Dip », « S’Why » et autres « California Speedball », on y décèle des rythmiques plus enjouées et une attitude plus ensoleillée et positive.

Cela se ressent sur l’interprétation quasi-teenager et insouciante de David Kelling (chant, guitare, claviers) mais aussi sur la production beaucoup plus clean que dans le passé. À l’exception des morceaux plus agressifs comme « Calm E » et « Dozi » qui auraient pu figurer sur Peach sans souci, Culture Abuse mise tout sur la force tranquille avec ce successeur étrangement plus apaisé et insouciant qui pourrait étonner plus d’un.

***1/2

14 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Gitar Wolf: « Love&Jett »

Guitar Wolf est rarement mentionné dans la liste des groupes prolifiques en matière de garage-punk et pourtant, ils sont présents depuis un bout de temps maintenant. Le combo japonais en est à son treizième album intitulé Love&Jett et il ne change en rien sa recette principale.

Voici donc dix morceaux dépassant rarement les 3 minutes à se mettre sous les oreilles. S’ouvrant sur le morceau-titre, Guitar Wolf montre leurs prouesses en incorporant des influences allant du surf au garage-punk en passant par le rockabilly.

De « Sex Jaguar » à l’énergie infectieuse de « Fireball Red Legend » en passant par « Australopithecus Spark », « Gimme Some Lovin’ » et autres « Bowling In Takada-No6baba », le groupe japonais ne déçoit en aucun cas en la matière.

Au final, rien de nouveau sous le soleil, Guitar Wolf reste dans leur zone de confort à travers ce treizième disque court, homogène et allant droit au but. Même si le manque de renouvellement est à souligner, le groupe montre qu’il a encore son énergie infectieuse après tant d’années.

***

21 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire