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White Reaper: « White Reaper »

Le EP devient un format de plus en plus populaire pour cette génération de musiciens qu’on a baptisée « post-it-quick ». Elle est, en effet, un support adapté pour un groupe qui débute et qui ne se sent pas réellement prêt à sortir un album et à, ainsi, parfois subir des critiques du style « un EP aurait suffi. »

Dans le cas de White Reaper, un combo du Kentucky de la mouvance pop-rock axée sur les guitares en fuzz et les coup d’éclats soniques, on peut dire que cette option s’est avérée judicieuse. On peut exiger d’eux plus qu’une inspiration instantanée dans ses élans juvéniles eu égard à son pedigree.

Le début du disque de ce trio de Louisville démarre de manière assez épineuse mais plaisante avec « Cool », un titre penchant plutôt de côté mélodique de l’esthétique trash-garage. On y décèle des back-up vocals féminins inattendus, des pointes de synthés bon marché et un écho sur les vocaux qui lutte pour se frayer une voix au milieu de la frénésie des guitares. Bref,c’est une bataille de moucherons contre des guêpes au même titre que « Funn » et « Half Bad » où le chanteur passionné qu’est Tony Esposito, crie comme si il était poursuivi par une nuée d’abeilles.

On est dans le registre du trashy estival, ces premiers moments d’énergie que nous apportent les vacances mais sans le kitsch des enluminures power pop. Sur les trois derniers titres, en particulier le tempétueux et épique « Conspirator », le groupe se verrouille encore plus en mode trashy avec des accords minimalistes, des riffs épais et des percussions déchaînées. On se sent alors comme au-dessus d’un endroit où répèterait un groupe de garage-rock novice, c’est à la fois le meilleur et le pire qu’on puisse dire de White Reaper.

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28 juin 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire