No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Warmduscher: « Tainted Lunch »

Composé de membres des formations dei Insecure Men, Paranoid London, Fat White Family et Childhood, Warmduscher reviennent avec ce troisième album Tainted Lunch, toujours sous la houlette de Dan Carey, et qui monte encore d’un cran dans le déjanté particulièrement addictif.
Ici, toujours le même principe : celui de ne strictement pas en avoir. Nous arrivons tout de même à démêler ce joyeux sac de nœuds en identifiant ce qui fait en partie le son de chacune des formations : rock garage bien hallucinogène, electro vintage et autres beats funky.
Que dire des invités de haute volée: Iggy Pop introduit en bonne et due forme le disque en nous énonçant clairement ses « Rules Of The Games ». L’iguane de son timbre toujours étonnamment sexy pose le décor, et il est alors impossible de ne pas suivre cette recommandation.
Le titre suivant offre un enchaînement quasi parfait : « Tainted Lunch » débute sur un pur morceau punk, aussi court qu’efficace. S’en suivent les deux singles révélés depuis cet été et qui représentent la quintessence de l’album : « Midnight Deeper » puise dans les influences métal chères à la fin des 80s, d’où sûrement la référence dans la vidéo au meilleur (ou pire) de Spinal Tap. « Disco Peanuts », quant à lui, prendra le parti du beat electro crade et libidineux à souhait. Les cris rauques de fin de titre sont dignes d’une interdiction aux moins de seize ans, autant vous dire que l’appel à la débauche est ici assumé.


« Feel It Don’t Spill It », « Grape Face » et « Blood Load » persistent dans le rock garage qui nous rappellent les influences des éléments fondateurs, ici Lias Saudi et Saul Adamczewski qui ne cessent d’enfanter des projets brillants et de les abandonner aussi rapidement car il y a toujours d’autres fleurs à butiner.

La caution hip-hop bien 80s nous est délivrée avec « Dream Lotion » qu’on croirait tirée d’un des premiers albums de Run DMC. Le second invité est Kool Keith, le rappeur-producteur new-yorkais sur un « Burner » très réussi et qui sonne même trop sérieux par rapport au reste du tracklisting. En particulier quand ce morceau est suivi par la bouillie sonore et gutturale de « Chimp ».
« Precious Things » nous balladera enfin au rythme d’un rock mariachi qui fleure bon le désert californien et « Tiny Letters », qui clôture le disque, s’assimile à une chanson d’amour faussement motown et tellement à contre-pied de tout ce qui a précédé qu’elle demeure fatalement dans les esprits.
Le voyage est chaotique, l’auditeur est baladé de-ci de-là pour son plus grand plaisir. Rien de comparable à cet ovni crade et sublimement azimuté, qu’on adorera autant qu’on détestera tant ici le compromis est impossible.

***1/2

26 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

The Paranoyds: « Carnage Bargain »

Après L.A. Witch, Bleached et Death Valley Girls, voici venir de nouvelles concurrentes en matière de surf-garage californien. Il s’agit du quatuor féminin The Paranoyds quis vient tout droit de Los Angeles et qui s’est formé il y a maintenant trois années.. Après une poignée d’EPs qui a fait parler d’elles, les musiciennes prennent les devants avec un premier album, Carnage Bargain.

Ce qui fait l’originalité de The Paranoyds, c’est une musique pleine de fraîcheur et d’énergie. Les Californiennes savent aussi bien conjuguer les influences surf-rock que garage rock avec une pointe de psychédélisme digne de B-52’s. Cela donnera des morceaux entraînants comme « Face First » en guise d’introduction efficace mais également un imparable « single » « Girlfriend Degree » qui viendra poser leurs bases féministes ainsi « Egg Salad » et morceau-titre qui saura évoquerla verve de The Breeders.

De nombreuses eutres bonnes surprises seront à déceler au menu de ce Carnage Bargain. On y décèle les influences krautrock et motorik sur « Hungry Sam », le surf-rock mélodique de « Courtney » ou le riot grrl stoner de « Laundry » et de « Heather Doubtfire »avec ses dernières secondes instrumentales psychédéliques complètement réjouissantes. Le duo guitare/orgue trippy fait des merveilles et donne aussi naissance à des moments jubilatoires comme la conclusion digne des B-52’s qu’est « Ratboy ». Pour un premier album, The Paranoyds étonne et détonne et on ne serait pas surpris si le groupe californien atteignait les sommets dans les jours à venir.

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16 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Paranoyds: « Carnage Bargain »

Groupe de filles basé à Los Angeles, The Paranoyds pratique un rock tapageur, parfois punky (« Egg Salad »), qu’accompagnent des synthés simples et qu’ornent, comme sur le titre en question, des breaks posés là où il faut. Avec ce Carnage Bargain, les Américaines bastonnent de suite et, ainsi, « Face First » va distiller un rock efficace et singulier dans la mesure où les claviers y prennent une part égale à celles des guitares et de la rythmique et où mélodiquement, le combo dégagera un petit côté riot girl loin d’être déplaisant, avec des dérapages sonores bienvenus. L’éponyme « Carnage Bargain » confirmera la crédibilité et la fiabilité du combo. « Girlfriend Degree », aux voix qui se complètent, est tout aussi emballant. Concis et sans chichis, mais bien conçus, les morceaux de l’album ont du coffre. « Bear » se fera bruitiste avec une énergie qui n’est pas de la pose tant le rock qui jalonne le disque est d’un rouge vitaminé.

Les guitares, tout au long, seront imaginatives, simples sans être creuses mâme que le propos est plus adouci qur un excellent « Courntney » aux choeurs brillantissimes. Une fois cette différence bien formulée,resteront alors deux morceaux pour enfoncer le clou. « Laundry » s’y prêtera en cognant avec force et « Heather Foubtfire » seraun exemple d’oscillation entre coups de semonces et beaks plus lestes et affutés. Avec ce Carnage Bargain, The Paranoyds laissent derrière elles une trace sonique délivrée avec un brio qui ne devra pas être mésestimé tant il est peut être porteur pour l’après.

***1/2

6 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Don’t Upset The Bear: « Don’t Upset The Bear »

Ces cinq Américains originaires de la Côte Est  ont décidé de ressortir les pédales fuzz et de ré écouter à outrance des artistes comme Ty Segall ou The Black Box Revelation . Imitant sans copier, Don’t Upset The Bear apporte cette petite note de soleil venant du Surf Rock monté sur un canevas garage et/ou presque grunge dans l’idée.

Une voix nasillarde accoupler à de solides et honnêtes instrumentations finirons sans doute de convaincre les plus récalcitrants que cet album est un digne successeur de ces groupes 70’s qui faisait de la côte leur territoire d’expression.

Sable chaud donc, océans, farniente, mais en un peu plus pulcéré quand même, et parfois même, l’envie de danser sur la vague. Mention spéciale à l’énorme « Ligtht Sets Down » », morceau final en forme d’explosion qui vaut, à lui tout seul, la peine qu’on écoute le reste, un incroyable finish de huit minutes en forme de quintessence du genre absolument incroyable.

***1/2

4 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Plague Vendor: « By Night »

Les énervés  de Plague Vendor sont de retour avec un troisième album toujours chargé d’attitude punk, de riffs noisy et d’énergie alternative. Ce By Night est une jolie petite claque dans les tympan mais, malin, il ne se contente pas de ça. Le quatuor y injecte quelques effets mémorables (« Let me High / Low » et son delay en sont un bon exemple), des influences post punk (une certaine rigidité d’exécution), des traces grunge, et… du groove. Et tout ça fonctionne parfaitement bien ensemble, aboutissant à un album très court, mais qui réussit à donner à l’auditeur l’envie de remettre le couvert.

Plague Vendor donne à ses titres la chance de respirer, ne se cantonnant pas à un schéma couplet-refrain classique. Et son air désinvolte est un faux-semblant ; pour produire une musique aussi brouillonne en apparence que percutante à chaque assaut, ces gars-là en ont sous le cerveau et ont travaillé d’arrache-pied pour un album qui fait mieux que tenir la route.

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1 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Pretty Vicious: « Beauty of Youth »

Ce quatuor gallois sort enfin son premier album après avoir sillonné les routes depuis cinq ans et avoir été surnommés les nouveaux Oasis par le N.M.E.. Beauty Of Youth mérite donc une attention particulière pour qui est sensible au tempo du punk et à la distorsion abrasive.
Les musiciens ont accroché une autre influence à leur répertoire à savoir un garage-rock façon Foo Fighters, en conséquence la couleur sera annoncée d’emblée avec des guitares soniques (« These Four Walls ») et une énergie qui semble inébranlable. Le leader du combo, Brad Griffiths, semble vouloir se débarrasser de ses tourments à travers le cinglant « Are You Entertained ». Cependant Pretty Vicious sauront aussi se montrer plus modérés avec le bipolaire « Something Worthwile », où le pont calmera la tension accumulée.


Néanmoins, certains morceaux resteront animés par le teenage spirit. Que ce soit le simple riff de « Someone Like You » ou la ballade rock « No One Understands », on se laisse à penser que certains clichés ont la vie dure mais on ne pourra que reconnaître le talent des jeunes musiciens qui éclatent les tympans sur l’enchaînement « Force Of Nature/Lost In Lust » avec son solo de guitar hero des plus réussis

La conclusion du disque ne fera pas changer d’avis : Pretty Vicious a un futur prometteur et Beauty Of Youth ne fait pas mentir un patronyme qui gagnerait a être affiné par une production plus construite.

***1/2

28 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Institute: « Readjusting The Locks »

Institute et un combo qui fait, sans atermoiements, dans le radical. Le groupe nous propose un garage-punk à l’ancienne qui ne pause jamais que ce soit sur son album précédent Subordination ou son tout nouvel opus, Readjusting The Locks.

Voici donc treize morceaux pour moins d’une demie-heure de musique qui va droit à l’essentiel. Moins personnel et plus politique dans le ton, le groupe d’Austin mené par Moses Brown continue de hausser le ton avec des titres résolument rock’n’roll allant de l’introductif « MPS » à « Anxiety » en passant par les expéditifs « Let Me Be » et « Roll Music » ou bien même « Shangri-La » et « Dazzle Paint ».

Ne changeant rien à leur recette, Institute mise tout sur l’efficacité et l’urgence dans leurs compositions, que ce soit sur « Mon Cherie » et sur « Indoctrination Set ». Readjusting The Locks fait passer la bonne demie-heure avec efficacité et précision et leur garage-rock’n’roll vintage reste consistant durant tout au long de son déroulé.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Amyl & The Sniffers: « Amyl & The Sniffers »

Prophète en son pays (l’Australie), le quatuor Amyl and The Sniffers n’est pas encore très connu par chez nous. On imagine que ce n’est que temporairemême si aucune radio, aucune télé n’en diffusera un titre. Pourquoi ? Parce que Amyl & The Sniffers est sale, brutal et irrespectueux. Et c’est même ce qui le rend si cool même si pas vraiment unique.

En effet, la formation pratique un punk rock direct et assez classique dans sa forme. Mais l’énergie de la dame lui apporte beaucoup. Ce premier album contient 11 titres qui donnent envie de sauter partout en faisant des doigts d’honneur ; une régression qui fait du bien, un plaisir simple qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque l’an dernier, le combo a été embarqué par les Foo Fighters pour leurs premières parties.

Alors oui, ce groupe a un sacré potentiel et il pond des titres immédiats et sauvages, les interprête avec force et conviction, et emballe le tout d’un peu de fun et de subversion. Tout en faisant des clins d’oeils complices aux fans de bon gros rock. La formule parfaite ? Peut-être pas mais sacrément irrésistible.

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10 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Mystery Lights: « Too Much Tension! »

The Mystery Lights avait débarqué en puissance avec un premier album éponyme qui avait imposé le quintet de Brooklyn comme un combo essentiel de le scène rock (tendance « and roll »).

Son successeur,Too Much Tension ! mérite son point d’exclamation et la tension (l’attention) malgré une introduction synthétique qui n’annonce pas la couleur.

Mais les pemières amours sont de retour et The Mystery Lights va balancer la sauce avec des morceaux garage-rock’n’roll comme « I’m So Tired (Of Living In The City) », « Can’t Get Through My Head » et « Goin’ Down ». Se voulant être à la croisée de The Normal et Suicide ou encore de The Kinks et Television, Too Much Tension! prouve que le groupe n’a pas rendu les armes.

Toujours dans l’esprit rétro qui les anime, The Mystery Lights sait faire cohabiter riffs flamboyants et synthés venus d’ailleurs sur ces dix morceaux imparables. Résolument 70’s dans l’âme avec « Wish That She’d Come Back », « Thick Skin » ou bien même « Watching The News Gives Me The Blues », ce Too Much Tension ! affichera à merveille sa profession de foi et rendra un parfait hommage au garage-rock psychédélique d’antan avec une exigence assumée qui fait chaud au coeur.

***1/2

14 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Ex Hex: « It’s Real »

Fin 2014, ce trio féminin est venu mettre une sacrée pagaille sur la scène indie rock américaine. Il répondait au nom d’Ex Hex et, cinq années plus tard, l’annonce d’un nouvel album du combo fait d’autant plus plaisir qu’elle et réelle à si on considère le titre du disque.

Une fois de plus, le trio de Washington déchaîne les foules et les ardeurs avec Leur indie rock demeure toujours teinté de garage-rock et hard-rock digne des années 1980 et met à l’amende des groupes plus testostéronés qu’elles. Impossible de ne pas bouger la tête à l’écoute des morceaux puissants mais mélodiques comme l’introduction nommée « Tough Enough » mais encore « Rainbow Shiner » qui posent les bases de façon solide. C’est musclé et explosif et Ex Hex ne déçoit toujours pas à cette attante qui pourrait être la nôtre au regard de leurs débuts.

Entre morceaux riches en riffs impétueux comme « Want It To Be True » avec ses jolis chœurs et autres « Diamond Drive » et « Cosmic Crave » et certiains, plus sucrés, rappelant quelque peu The Runaways comme sur « Good Times » et sur « Another Reflection », Mary Tiwony, Betsy Wright et Laura Harris nous offrent ce que l’on attendait d’eux. On ne remettra donc pas en cause leur énergie contagieuse et constante de bout en bout. S’achevant sur le glorieux « Talk To Me », It’s Real n’a peut-être pas l’impact inédit de son prédécesseur mais il s’agit d’un opus abouti, consistant et fougueux.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire