No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Ausmuteants: « .​.​.​Present The World In Handcuffs »

Une fois de plus, les enfants terribles du punk australien continuent de frapper. On avait laissé Ausmuteants avec un Band of The Future des plus rutilants il y a maintenant trois années de cela. Cette année, le trio de Melbourne récidive avec un nouveau disque toujours aussi explosif nommé …Present The World In Handcuffs.

N’y allons pas par quatre chemins, Ausmuteants a décidé d’aller droit au but avec leur punk-rock incisif qui ne dépasse jamais les 2 minutes. Que ce soit « Favorite Cop », « Born Into The Badge » ou bien même « They Wanna Be Caught », le trio australien dézingue la police australienne qui abuse de leurs fonctions pour telle et telle raison. Et on n’est pas au bout de nos surprises car le groupe de Shaun Connor en balance une bonne couche avec une dose d’ironie sur « Find The Cop In Yourself », « Just Like You » sans oublier « Officer Steve ». Un bon disque pour porter haut et fort les calrons de la subversion musicale.

***1/2

28 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Night Beats: « Myth of a Man »

Night Beats est un groupe américain qui s’était jusqu’ici surtout fait connaître pour sa musique mêlant Garage Rock et Blues texan, état dont est originaire le chanteur Danny Lee Blackwel. Au fil des albums ils ont progressivement fait évoluer leur Rock terreux et énergique pour arriver à ce quatrième opus, « Myth of a Man », qui marque un tournant dans leur discographie.

Moins Blues, plus Soul, Night Beats semble avoir tourné son regard vers Nashville tout en conservant un jeu de guitare teinté de psychédélisme 70’s. A vrai dire, cet album s fait beaucoup penser à Arctic Monkeys, ou ce à quoi aurait pu ressembler son successeur s’ils étaient restés concentrés sur les guitares, notamment parce qu’il y a indéniablement quelque chose d’Alex Turner dans la façon de chanter de Danny Lee Blackwell. Une voix plutôt chaude, un petit côté crooner qui fonctionne à merveille sur des titres posés et particulièrement mélodiques tels que « (Am I Just) Wasting My Time ».

L’aisance du trio dans cet exercice de style confère à Myth Of A Man le son d’un autre temps, très 60’s à de nombreuses reprises (« Eyes On Me » ou « Stand With Me » dont l’introduction fait beaucoup penser à la version originale de « Layla »).

Ajoutons quelques titres vraiment marquants comme « Her Cold Cold Heart », le plus direct « One Thing » ou le beau final rêveur et magnifiquement orchestré qu’est « Too Young To Pray ».

Avec un pied du côté de Black Rebel Motorcycle Club, et un autre vers chez Jack Whit, voilà un bien jloli disque réalisé avec maîtrise et cœur, personnalité et complétude.

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29 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Warmduscher: « Whale City »

On a, récemment, découvert le supergroupe Insecure Men, cette fois-ci, c’est Warmduscher, un autre supergroupe qui apparait. Formé par les membres de Fat White Family et Childhood (mais comptant également les membres de Paranoid London), il effectue ici son grand retour avec son second opus intitulé Whale City faisant suite à leur Khaki Tears paru trois ans plus tôt.

Avec un line-up qui rétrécit, Warmduscher continue d’envoyer son énergie désaxé et déjanté avec ces onze nouveaux morceaux. Après une introduction nommée « Bright Lights » qui amorce le calme avant la tempête, le supergroupe fourmille de plusieurs idées comme le groovy « Standing On The Corner » comprenant une ligne de basse qui est riche en funk sur un tempo bien psychédélique comme on aime mais encore « I Got Friends » qui s’inscrit dans cette même lignée.

On notera l’interprétation bien fugace et funky de Clams Baker qui rappelle aussi bien Hanni El Khatib que des Beastie Boys qui survole les influences blues-punk de « Big Wilma » ou encore du fougueux « The Sweet Smell Of Florida » aux riffs de guitare bien gras comme on aime. Au milieu de titres rythmés, Warmduscher nous gratifie de ballades comme « 1000 Whispers » riche en écho mais encore la conclusion doucement psychédélique et rêveuse du nom de « Summertime Tears ». Moins excentrique que leur prédécesseur et leurs autres side-projects comme The Moonlandingz, Whale City définit avec brio le style musical original et le groove comme peu le savent faire.

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8 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Fist City: « Everything Is A Mess »

Le garage rock recèle parfois de belles petites pépites, quand il est mâtiné de surf-punk, c’est le cas pour le deuxième album de Fist City, Everything Is A Mess, un disque qui affiche sans états d’âme pop, puissance et détermination.

On y trouve urgence assumée (« Bad Trip » et« Hey Little Sister » qui indiquent que le combo a bien l’intention de nous vriller les tympans) ou contestation, chose qui ne peut aller que de soi avec l’éthique punk, comme sur un « Fuck Cops » qui parle de lui-même.

Venin et rage sont au programme et ne laissent aucun autre solution qu’écouter, chose que l’on retrouvait également chez leurs glorieux ancêtres, Sonic Youth. Everything Is A Mess est l’illustration sonore du chaos que nous subissons dans notre vie quotidienne ; une vie non structurée et une violence qu’on ne peut contrôlée.

Que l’album véhicule le désir d’y survivre ne rend leur fureur que plus appréciable et glorifiante.

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25 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Wax Witches: « Center of the Universe »

En dépit de l’impression qu’on peut avoir, Wax Witches est un projet solo, celui du leader de Bleding Knees Club, Alex Wall. Sorti d’une période d’ennui le pseudonyme affiché de fait pas justice à la musique car on pourrait parler, comme le fait d’ailleurs Wall, de titres lo-fi volontaites.

La véritable question est de savoir si Wall s’est trouvé dans une impasse et se voit atteint du « syndrome du deuxième album » après la sortie de Celebrity Beatings qui a connu un succès assez important. Il est vrai que les compositions étaient fun, extraverties et, la plupart du temps, habiles et, par moments, Center of the Universe semble donner l’impression qu’il s’emploie à recréer cette même vibe. Le problème c’est qu’ici il sonne comme un adolescent teigneux juste bon à débiter des chansons moyennes, affadissant plutôt qu’améliorant la manière dont elles sont délivrées.

L’album débute sur « Theme Song » ; une excellente démonstration de la façon dont on peut capter une audience avec des références aux voyages dans l’espace et autres aventures dans un titre qu, grâce à des samples et des guitares dynamiques, ne pourra pas éviter d’être comparé à un générique de « fun TV ».

Viendront également des morceaux comme « Poser », « Social Introvert » (sic!), et « Summer Sucks » et leurs riffs de guitares frénétiques sur fond de distorsion. « Twenty Sevenr » sera du même acabit musicalement mais sera une réflexion centrée sur le club de mythique « rock and roll death club ».

Sur « I’m Not Your Idol So I Shouldn’t Be Yours » on a droit à un duo vocal avec la sœur de Wall, Grace , rafraichissant par cette optique chantée mais aussi par une reverb lo-fi et un éclatant sens du funk.

Le revers de tout cela est l’impression d’une recette éculée avant d’avoir servi complètement. ON ressent ici quelque chose de compulsif et d’artificiel à reproduire une formule tout en voulant s’en éloigner. Au bout du compte on ne peut que constater que, autant Celebrity Beatings était intrépide, autant Center of the Universe joue la sécurité.

**1/2

 

18 novembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Tijuana Panthers: « Wayne Interest »

Les Tijuana Panthers aspirent à être considérés comme des artistes bizarres et même givrés. Ça n’est pas tant parce qu’ils s’exercent à différents genres (suf, garage, punk, pop) mais parce que leurs compositions peuvent être vraiment allumées et « fun ».

Wayne Interest confirme d’ailleurs cette image ; enregistré avec non moins que Richard Swift qui a aidé The Panthers à se lâcher de façon aussi sauvage que possible, si tant est que ça n’étais déjà pas le cas.

L’album n’a certes pas lap rétention d’aller plus loin ni de changer notre vie ; il vise simplement à nous arroser de riffs vicieux au parfum rétro, flirtant fortement avec l’énergie punk ou le garage rock et saupoudré de sessions tex-mex qui arracheraient un sourire à Tarantino.

« NOBO » est un des titres phares, évoquant un supposé artiste qui n’est qu’un glandeur et quei se moque des gens se levant tôt le matin. En accord avec le sujet, le morceau a une atmopshère remplie d’ébriété qui sait s’interroger aussi sur le style de vie du groupe avec cette phrase : « Où estè-ce que tu trouves ton argent ? »

Tiojuana Panthers ont le don de jopuer avec différents genres et Wayne Interest en est la confirmation : « Money Jar » est épicé de vocaux post-punk , « Car Crash » rappellera le doo-wop des 50’s et ils maîtrisent parfaitement la gestion du psychédélisme charmeur avec « Everybody’s Happy Nowadays ».

Confiants et assurés, ils exécutent leurs chansons le sourire aux lèvres ; celui-ci devrait être contagieux et ne pas nous empêcher de déguster ces moments.

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12 juin 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Black Keys: « Turn Blue »

 

Le panache, plus ou moins provocateur, est un trait depuis longtemps associé au rock and roll. De là dérive cette assomption que les rockers sont plutôt « virils ».

Pourtant malgré le succès de El Camino en 2011, les innombrables apparition à la télévision et le succès planétaire de leur single « Lonely Boy », The Black Keys semblaient toujours un peu émasculés. Certes Dan Auerbach pouvait multiplier les riffs comme un malade et hurler tel un loup à la nuit mais son partenaire, Patrick Carney, avait tendance à se monter modeste et discret.

Turn Blue aura déjà un mérite, mettre fin à cette idée. Enregistré au Sunset Sound Studio de Hollywood il s’affiche non plus comme la Plymouth Grand Voyager que le duo avait mis sur la pochette de El Camino mais plutôt comme une scintillante Lamborghini peinte en jaune vif.

Le disque est luisant, il est fluide et sophistiqué et The Black Keys sont suffisamment malins pour utiliser toutes les recettes qui peuvent leur tomber sous la main.

 

Le « single » « Fever » affiche un rythme disco à la pulsation infatigable à un « In Time » semble avoir emprunté à la synth-pop de Charli XXC (en particulier au chorus de « I Love It ») jusqu’à la chanson titre, un soft-rock salace, qui montre que Turn Blue affiche le son d’un groupe qui semble avoir toutes les clefs en main.

La mot résumant le tout restera le « feeling » car le disque est également un album cqui brouille les pistes. On y trouve peu de ce blues rock décharné qui les a rendus célèbres hormis sur « It’s Up To You Now ». Un morceau comme « Wainting On Words » pourrait figurer sur un album de Robbie Williams et le titre terminant Turn Blue, « Gotta Get Away » pourrait presque passer pour du Elton John. Pour terminer le panorama on trouvera de la disco avec « Year In Review » et un « In Our Prime » dont l’humeur est aussi changeante que celle d’un ado caractériel.

Quelques touches de synthés sont sans doute liées à la collaboration de Danger Mouse, bref Turn Blue se veut un attrape-tout qui baignera dans un climat enfiévré et ensoleillé. On peut y voir un disque californien par essence mais actualisé et sensible aux nouveaux sons. Il en cultive le côté « laid back » mais sait parfaitement le parsemer de ces grains plus épicés hérités de la « club scene ».

***1/2

12 mai 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

The Coathangers: « Suck My Shirt »

Sur le 4° album de ces natives d’Atlanta, le groupe continue dans cette démarche punky qui veut qu’elles ont à prouver qu’elles n’ont rien à prouver. À leurs débuts en 2006 elles n’avaient aucune de cette musicalité qu’elles ont néanmoins appris à peaufiner depuis.

Suck My Shirt sonne aussi adulte qu’il le devrait de la part des Cothangers. Tout en étant aussi agressif et « fun » que précédemment, plus de choses se passent d’un point de vue sonique et même lrique. Le quartet continue d’envoyer des messages de ras-le-bol sur des titres comme « Love Em And Leave Em » ou l’étonnamment cool surf rock que constitue « Shut Up » mais beaucoup de morceaux explorent les thèmes de l’amour et de s peines de cœur de façon plus douce avec une approche autre que celle d’un groupe ayant écrit à propos des mamelles féminines.

« Drive » ferme l’album et exemplifie à merveille cette démarche revitalisée avec des textes qui sont délibérément simples, efficaces et honnêtes. Pour résumer, leur son a atteint un stade organiquement plus développé.

Ainsi, chaque composition apporte quelque chose de nouveau, avec certaines qui font même comme se fusionner. La plupart des morceaux ont une entame qui swingue mais chacun va dans une nouvelle direction.

Le titre d’ouverture, « Follow Me » envoie toutefois des accords qui déchirent affirmant ainsi la maîtrise qu’ont les musiciennes de leur sujet et sur un titre comme « Zombie » la musique va comme faire une pause avant d’exploser avec un solo de guitare qui va culbuter en 30 secondes le morceau tel qu’il s’est construit. Des plages comme « Adderall » et « I Wait » présentent des tonalités menaçantes mais sur le mode du crescendo, une diversité sonore qui va glisser de manière si naturelle que nulle part Suck My Shirt ne virera vers l’hétérogène.

Ce disque est une extension de leur territoire qui les voit emprunter aux Runaways ou à Patti Smith. Si elle n’ont pas le statut d’artiste de cette dernière, elles prouvent toutefois, qu’une fois encore, elles n’ont rien à prouver.

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21 mars 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Spits: « Kill the Kool »

Pour qui les connaît mal, The Spits sont un groupe de garage rockers punk venus de Portland qui, à l’instar de bien d’autres combos, se veulent des descendants des Ramones et dont le titre de gloire aura été d’ouvrir pour TV Ghost. Ce qui les diffère du reste est l’utilisation d’un clavier de quatre sous qui leur sert à accompagner la musique et lui envoyer des signaux sonores tout en le la dénaturant pas. De ce point de vue on pourrait les qualifier de punk rockers de l’ère spatiale.

Les cinq albums du groupes sont tous éponyme ce qui, en soi, est une indication du registre dans lequel ils sont fixés (ou figés) : des fracas agressifs avec une petite touche mongolienne bizarroïde qui rappellerait le « Mongoloid » de Devo.

Kill The Kool est aussi révélateur par son titre mais il est avant tout la réédition d’un double album (tournant à 45 tours) vendu uniquement aux concerts et tiré initialement à 500 exemplaires. Il y a quelques inédits, mais on peur difficilement dire qu’ils se singularisent par rapport à leur répertoire, tous tirés de chutes de studio ou de demos.

Les 22 plages parviennent toutefois à ne pas lasser car elle demeurent courtes et relativement accrocheuses. L’interprétation est toujours « fun », évitant un surcroît d’agressivité, ce qui, quelque part, les rend fidèles à l’esprit qui animait The Ramones.

Kill The Kool sera par conséquent une compilation qui réjouira les fans de base, pour ceux qui ne savent rien du groupe elle pourra être une introduction qui les mènera peut-être à se procurer les albums précédents.

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11 mars 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Natural Child: « Dancin’ With Wolves »

Natural Child n’est ni plus ni moins qu’un (bon) groupe de rock and roll, sans prétention, sans egos démesurés, concocté dans une atmosphère brumeuse et saturée avec des textes quasiment académiques.

Les titres semblent avoir été composés spontanément reprenant presque les thématiques de l’ennui ou de la frustration sur des morceaux comme « Don’t The Time Pass Quickly » et « Saturday Night Blues.

Il y a une recherche de l’effet immédiat servi par des compositions qui ne se prennent pas la tête : si « Country Hippie Blues » fait preuve d’une pincée d’introspection il se termine sur l’idée que la vie est « cool » et « Nashville’s A Groovy Little Town » passe en revue tout ce qui fait la saveur (ou la défaveur) de cette ville avec un élan irrésistible.

Le groupe a pourtant été capable de puiser dans divers répertoires tout au long de sa carrière : folk, soul, country ert rock, sans néanmoins perdre de sa singularité et Dancin’ With Wolves s’avère presque comme la somme de toutes ces parties. Ils ont cette capacité de sonner débridés mais tout est contenu à l’intérieur d’une exécution impeccable. Le seul reproche qu’on pourrait faire à l’album est qu’aucune des compositions ne pourrait être un « single » conséquent. Le disque fait penser à ces entrées qu’on peut faire dans un arrière-bois : il a déjà ce côté rustique et « roots » et il nous attire au travers de ses entiers.

Le problème est que ceux-ci, tout attrayants qu’ils soient, ne laissent jamais place à une percée lumineuse et ce n’est pas non plus cette capacité à chanter en Espagnol (« Balando Con Lobos » qui est la traduction ibérique du titre de l’album) qui nous ôtera cette impression que le rock and roll de Natural Child se révèle peu à peu perclus et arthritique y compris dans sa volonté de se renouveler.

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6 mars 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire