No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

electric street queens: « Thank You Good Night »

Ici, on est dans l’objet « fun », on pratique le sivertissement et le second degré ; ce qui signifie qu’on se garde bien de trop vulgariser. On a pourtant choisi de laisser parler les voix féminine dans ce quatuor, parité aussi militante que possible obige . Ça parle de sexe, un peu beaucoup, dans une bonne humeur poisseuse qui sent la bière, le tabac et les coups d’un soir. Sans être totalement en roue libre, cette musique garage punk réussit à ne pas trop se prendre au sérieux tout en proposant pas mal de variations sur le même thème.

C’est aussi frais et sucré qu’un album de Caroline Rose, dans un genre différent. En tout cas, c’est franchement énergique, frais et bien composé. On sent un peu le disque enregistré à l’arrache, légère vulgarité assumée. En ces temps où règne la bienséance, parler d’envie a valeur d’Ordre du Mérite ; à écouter « sans entraves ».

***1/2

18 octobre 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Lilith: « Safer Off »

Parmi les nouveaux venus de la scène indie rock de Boston, on pourra compter sur Lilith qui, malgré son patronyme, ne pratique pas une musique sulfureuse. Il s’agit, en effet, d’un trio indie rock qui avait publié quelques EPs avant de se lancer définitivement dans l’aventure de l ’album.

À mi-chemin entre power-pop et garage-pop mélodique, Lilith donne les raisons pour lesquelles on peut espérer compter sur eux. C’est à travers des riffs acérés qui contrastent aux douces voix du tandem Liuzzo/Rose Francis sur des titres bien entraînants comme « Vacation » en guise d’introduction mais également « I’ll Come Over » et « Lines Align » qui font la richesse du trio d’Allston. Prônant l’amitié et le respect de chacun sans tomber dans le larmoyant, le groupe se démarque de la norme sans, pour autant, s’en affrancir définitivement.

On prendra plaisir à fredonner les mélodies de « Coward » (et de son sequel instrumental au piano en guise de conclusion) sans oublier de « Garden » et « In Real Life » tant Lilith remplit le cahier des charges de façon convenable. Il en résulte un Safer Off homogène et compact faisant bien ressortir le talent du trioà proposer un univers rafraîchissant sans subvertir qui ou quoi que ce soit .

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21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Flowers: « Everybody’s Dying to Meet You »

Flowers incorporent jangle pop, surf et influences garage rock pour ce nouvel album dont le moins qu’on puisse sire est qu’il est ouvert et éclairant. Il suffit de 30 secondes pour que Everybody’s Dying to Meet You engrange une surmultipliée déjà entrevue chez son prédécesseur : Do What You Want To, It’s What You Should Do.

« Pull My Arm ouvre le disque sur un riff carillonnant et ample suivi ensuite par une de ces distorsions comme on en rêve souvent. Le trio londonien sonne énergique et puissant avec une qualité qu’il ail aurait été difficile d’entrevoir sur leur premier album.

L’arrière-plan sera constitué de fuzz et de feedback, les vocaux de Rachel Kennedy seront hautains et étincelants même sur le dream pop « How Do Yo Do » et un « Bathroom Sink » qui se consume comme un damné.

La mélodie sucrée de « Bitter Pill » fera passer la sauce avvec plus de fluidité, pause nécessaire pour apporter oasis au milieu des à-coups.

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4 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Bob Collins & The Full Nelson: « Telescopic Victory Kiss »

L’ancien guitariste des Britanniques du groupe The Dentists sort ici sopn premier album solo depuis la séparation du combo. Celui-ci ne surprendra pas qui était famileir avec eux tant il puise autant dans le répertoire psychédélique garage que dans la power pop.

Telescopic Victory Kiss s’amuse avec les penchants mélodiques des Dentists tout en se concentrant sur un schémùa d’écriture plus élégant et peaufiné. Les dix titres rappelleront les dernières périodes des Smiths ou de Jam avec des textes expressifs tout droit tirés, semble-t-il, de l’expérience et de la maturation de Collins et des stuctures finement ajustées.

 

Les solos de guitare demeurent toujours aussi élégants et paraissent surgis de nulle part et combinent avec fluidité blues rock classique et psychedelia, un témoignage s’il en est que Collins vaut bien mieux que son passé ; un passé qu’il pourrait bien vite circonscrire avec The Full Nelson.

***1/2

22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Total Babes: « Heydays »

Total Babes est un combo qui marche sur une corde raide ; celle qui court entre sincérité, agression et désinvolture. Cachés derrière des percussions tranchantes, des vocaux uniformes, des guitares en fuzz on trouve des textes innocents, comme si il s’agissait sur ce deuxième album mettre à plat l’esprit teenager dissimulé sous un son garage rock.

Heydays démarre sur une dynamique plus sophistiquée, « Circlin » par exemple fait montre de tempos vifs et d’éclairs de synthés de haute voltige, le tout sans une once de distorsion.

La deuxième partie de l’album exposera d’ailleurs l’attitude plus douce du groupe ; « Sunny Side » et son piano minimaliste offrant une très judicieuse transition à « Repeat Gold » et son riff de guitare accrocheur, ses vocaux mesurés et ses arpèges de six cordes.

C’est la touche folk de Total Babes qui le distingue du punk de Cloud Nothing où le batteur et fondateur de Total Babes Jason Gerycz officie également. Heydays est l’album parfait pour concilier révolte adolescente et un corollaire fait des peines de coeur qu’on éprouve à cet âge.

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25 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

The Allah-Las: « Worship the Sun »

Worship the Sun est le second album de Allah-Las et son titre est fortement évocateur et justifié pour un groupe venant de Los Angeles. Leur premier disque, éponyme, avait séduit et sur celui-ci également on y retrouve les échos de ce qui est une grande ville musicale, pas son présent mais, comme avant, son passé.

On ne sera donc pas surpris d’entendre un groupe qui évoquera The Beach Boys, Love et The Byrds, artistes dont ils soulignent l’influences.

Le morceau d’ouverture, « Da Vida Voz », nous transportera d’ailleurs immédiatement vers les mid-sixties, un composition psychédélique qu’on imaginerait bien être illustrée par des images de formes ondulantes sur une vidéo. « Had It All » sera similaire en matière de son mais ajoutera une petite touche que n’aurait pas dédaignée The Doors si ils avaient décidé d’ajouter un parfum de mystère à une reprise qu’ils auraient fait d’une chanson des Byrds. Ce style sera répété sur une grande partie de l’album, par exemple avec « Follow You Down ».

Worship the Sun contient également quelques instrumentaux comme « Ferus Gallery », un titre qui affiche une surf guitar dévastatrice propre à vouloir vous faire sauter sur votre planche de surf, ou du moins à souhaiter pouvoir le faire. La « bonus track » « No Werewolf » l’accompagnera parfaitement et « Recurring » apportera un effluve façon Brian Jones à ce sentiment d’émerveillement qu’on perçoit au travers d’une mélodie surf.

On appréciera également la chanson titre et « Yemeni Jade », deux morceaux de pure béatitude qui évoquent fort bien l’état dans lequel on se trouverait après avoir passé une demi-journée à surfer sur les vagues.

Le groupe saura aussi ne pas se cantonner dans cet univers puisque « Better Than Mine » restera toujours dans cet esprit sixties mais évoquera les Monkees période Head, quand la pop cherchait à se diversifier. Worship the Sun est donc bien plus qu’un autre album « revival » de plus, c’est aussi un disque intelligent ne se berçant pas dans une nostalgie idéalisée. Même si il mérite d’être écouté en microsillon, il ne déparerait pas non plus une platine numérique.

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16 octobre 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Beach Day: « Native Echoes »

Il est des pires « sophomore albums » que le Native Echoes que nous offrent Beach Day dans le style « sunny girl group » qui lui est propre. À Trip Trak Attack succède un opus de la même veine mais avec ne approche un peu plus rude et intellectuelle.

Le titre d’ouverture « All My Friends Were Punks » le reflète habilement, explorant la lumière et l’ombre de leurs influences sans, toutefois, abandonner une esthétique « fun » propre à la Floride dont elles sont originaires.

Le premier « single » « Don’t Call Me On The Phone » sonne comme si les Ramenes adaptaient,et leur jeu speedé à Joy Division alors que « I’m Just Messin’ Around » éviquera les Runeways qui se seraient reconverties à de la musique de plage tout en continuant à raffermir leurs goûts pour David Bowie, Keith Richards ou Kiss.

« Pretty » progressera dans la chronologie New Wave avec un section rythmique façon New Order mais dont la particularité sera d’accompagner Heart sic!) et « The Lucky One’ est un « girl group ballad » qui pourrait serveir de bande-son à un film de David Lynch.

Enfin, le meilleur titre du disque, « BFF’s », ressemblera à une composition de Courtney Love qui aurait décidé d’explmorer une relation amoureuse sous sa facette sentimentale plutôt que charnelle.

Native Echoes n’est, malgré les apparences, en aucun cas un album artificiel et forcé. L’amalgame de personnalités qu’il assemble semble parfaitement s’intégrer au moule de nos trois musiciennes. Ajouton sune interprétation sans faille (en particulier celle de la vocaliste et guitariste Kimmy Drake qui rend cette hommage aux « girls groups » digne d’éloges) et réjouissons-nous qu’une musique au départ si futile et niaise puisse monter qu’elle aussi a les moyens d’être aventureuse au même titre que la « pop music » quand elle a décidé d’être plus élaborée.

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22 septembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Alvvays: « Alvvays »

Alvvays est un quintet canadien dont ce premier album éponyme est une collection de neuf titres brefs mais dont la concision met à merveille en valeur le côté étincelant de leur indie-pop enrobée comme une douceur sucrée. Le groupe tient son inspiration du « C-86 movement » cette cassette compilée en 86 par le NME mettant en valeur la nouvelle scène indépendante anglaise.

On ne sera donc pas étonné d’y entendre l’influence de The Wedding Present mais on y découvrira aussi certaines références au garage-pop américain des débuts avec ces tendance à utiliser la guitare en mode « fuzzy ». Ajoutons-y une sorte de paresse rêveuse et mélancolique héritée de Teenage Fan Club et la tableau sera complet.

Le disque s’ouvre sur un punchy « Adult Diversion » suivi par un « Archie, Marry Me » qui ouvrent tous deux le bal sur une note de noisy pop et d’harmonies vocales dont le côté accrocheur est véhiculé par un manque d’expression qui contraste avec les mélodies nerveuses.

L’interaction entre les guitares acérées et les vocaux en cascade de Molly Rankins ajoute intérêt à la chose mais Alvvays ménagera d’autres surprises.

« Party Police » est un morceau dont la mélancolie s’exprime au travers de synthétiseurs et les guitares qui s’entremêlent sur « Atop A Cake » nous remémoreront Orange Juice.

Musicalement Alvvays va se reposer invariablement sur les mêmes schémas en distorsion et en reverb qui ont obsédé toute une génération de groupes indie-pop mais la qualité de leurs compositions et leur habileté instrumentale leur permet de se hisser au-dessus.

À cet égard ce « debut album » est plus que prometteur : on y trouve des titres dont le niveau rappelera The Pain Of Being Pure At Heart ou Veronica Falls tout en y amalgamant un goût très sûr pour la bravache punk, la « dream pop » ou l’émerveillement mièvre que véhicule parfois la pop sucrée.

Alvvays ne se contente pas de compter sur les schémas établis par ses prédécesseurs ; ils parviennent à attirer notre attention aussi bien dans les attaques carrées que dans les climats les plus oniriques.

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14 août 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Steve Adamyk Band: « Dial Tone »

Ce groupe de Ottawa est passé relativement inaperçu dans la scène musicale canadienne malgré trois albums. C’est fort dommage car The Steve Adamyk Band est peut-être un des meilleurs groupes de garage rock qui ne se prend pas la tête du pays.

Dial Tone les voir revenir avec un quatrième opus après un longue tournée qu’ils ont faite au Japon et qui peut-être feront tourner certaines oreilles dans la capitale canadienne. Il n’y a toujours rien de bien sophistiqué dans ce que le trio nous offre : une musique accrocheuse, exécutée à vive allure qui est fexécutée pour vous faire bouger et qui devrait y parvenir.

Le disque débute sur un « Forced Fed » qui rappellera les Buzzcocks et qui continuera sur le même rythme pour les quelques 30 minutes qui le constituent. En fait, les plages se fondent les unes aux autres avec une telle fluidité qu’on a souvent la sensation d’être en retard si on essaie de regarder en même temps le « tracklisting ».

On trouvera des sons garage/punk sur des morceaux comme « Careless », « You’re The Antidote » et « Anne » alors que le fracas de de « M.R.I. » ne cachera pas le riff addictif qui est bien niché sous la composition et qu’il en sera de même pour la guitare tourmentée de « Waiting For The Top ».

Les thèmes abordés sont habituels : la mort (« Suicide ») ou le fait de se perdre dans la danse (« Mirror Ball ») ; c’est une uniformité que l’on trouvera dans le schéma quelque peu répétitif des morceaux. Dial Tone aurait mérité une diversité qui lui aurait donné une tonalité différente, ce sera peut-être le cas une fois prochaine.

**1/2

10 juillet 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Drowners: « Drowners »

Drowners est le groupe de Matthew Hitt, un Gallois installé à New York. Drowners est leur premier album et c’est un disque de garage pop qui, qu’on le veuille ou non, sonne comme The Libertines. Ces influences (un nom qui reprend un titre de Suede, The Smiths censé être le groupe favori de Hitt) étant clairement reconnues et assumées, on ne peut se méprendre sur cette tonalité faite de changements d’accords, de mélodies vocales et d’une voix qui sonne étrangement comme celle de Carl Barât.

Il serait facile de les railler d’autant que cela fait bien dix ans que se réclamer des Libertines a perdu toute connotation positive. Si on devait revenir à cette époque où les clubs indie fonctionnaient à la vodka pour ne citer que les substances les plus respectables, Drowners seraient parfaitement intégrés à cette scène faite de chansons des Strokes et des claviers futuristes de Klaxon.

Aujourd’hui, le « fun » est devenu un mot de cinq lettres et il est peu politiquement correct et ringard de suggérer que le public puisse en avoir en allant à des concerts où le mettre mot serait de se jeter dans la foule. Il est sans doute plus avisé et recommandé de cliquer sur des liens internet plutôt que de s’aventurer dans ces espaces imbibés de sueur et de décibels.

Drowners donnent néanmoins la sensation qu’ils se moquent totalement d’être considérés comme des « aliens ». Leur disque est de la garage pop revendiquée sans aucune honte, que ce soit sur la dramaturgie sordide de « Unzip your Harrington », un « Well, People Will Talk » carburant à la nostalgie ou les vocaux simples mais entonnés avec entrain sur « Watch Yiou Change ».

On ne peut dédaigner cette profession de foi qui estime que le « fun » n’est que du « fun » et que c’est très bien. Le seul regret qu’on pourrait avoir à cet égard est une production un peu trop policée pour s’avérer véritablement « destroy » mais ce premier disque est incontestablement plus savoureux que celui d’un groupe similaire comme The Palma Violets.

★★★½☆

3 février 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire