No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Dommengang: « Everybodys Boogie »

C’est du blues mais ça n’est pas du blues, c’est du rock mais ça n’est pas du rock ; c’est une réalisation, sur Everybody’s Boogie, de tout ce que nous devons à BB King en termes de musique.

Sur de « debut album », Dommengang, un trio basé à Brooklyn, emprunte aux Stooges, au Velvet Underground mais aussi aux Yardbirds ; ces trois influences augmentées de tonalités à haute énergie font de leurs morceaux bluesy injectés de fuzz et d’expérimentation quelque chose qui ajoute ce petit truc fait d’excitation exaltée.

Enregistré et mixé en quatre jours, le disque montre à quel poinr urgence et brièveté font bon ménage chez lui. Fuzz et slide pour la chanson titre chargée de l’ouverture puis grunge blues sur « Hatts Off To Magic » ; ces deux compositions nous dévoilent les vraies racines de Dommengang.

Le reste sera du rock and roll de la plus belle engeance, approfondissant l’introduction sonique des premiers titres ; au total Everybody’s Boogie est un parfait album de rock and roll, pas du rock ni du blues en effet, simplement du rock and roll.

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28 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Amazing Snakeheads: « Amphetamine Ballads »

Glasgow est la ville d’origine de ce trio de blues et de garage rock. Le premier album des Amazing Snakeheads (un EP en fait), Amphetamine Ballads est bien nommé tant il est empli de cette rage qui a fait de cette ville la plus violente du Royaune Uni. Le sens de menace qui exsude du disqu est tel que Jack White en personne leur a demandé d’ouvrir pour lui lords de sa prochaine tournée en Europe.

Le line up est simple (guitare, basse, batterie) et il dévoile des tas de qualités propres au genre plus une invraisemblable facilité à ajouter ces atmosphères effrayantes si souvent associées aux Cramps mais auxquelles il ajoute une forme de panache et d’arrogance sexuelle guère éloignée des Doors.

Les vocaux sont un mixage réussi de grognements hurlés et de Tom Waits qui rappelle LA Woman du groupe de Jim Morrison, bref le tout est parfaitement dangereux et, par conséquent, impérieueement accrocheur.

« Every Guy Wants To Be Her Baby » est l’exemple parfais qde ce que le disque peut susciter en terme de peur. Les 4 premières minutes sont une lente entrée dans un bar lounge, nourri d’un saxophone paresseux, avant de prendre une allure beaucoup plus rapide et vitaminée. L’amphétamine semble prendre le relais de la ballade et la briser en mille morceaux. Ce titre est comme la bande-son d’un « slasher movie » tout comme « Memories » ou l’étonnant « single » « Flatlining ». La guitare y est source d’espace et de chaos comme ça n’est pas permis et provoque un effet perturbant attendrait le plus blindé d’entre nous.

Amlpletamine Ballads suinte de cet univers qui a donné sa réputation à Glasgow, il y a additionne cette dose de sinistrose qui n’aurait pas déplu à David Lynch, bref il est la tradition orale de ces avertissements que donneraient des mères inquiètes à leurs encore jeunes filles : « Faites attention à ce que vous buvez. » En autre termes c’est un disque qui ne peut que vouloir consommer encore plus de sa menace.

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2 septembre 2014 Posted by | Quickies | , | Un commentaire