No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Spielbergs: « This is not the end »

On aurait tort de croire que ce combo est Américain mais, malgré son patronyme, et la musique qu’il déverse sur This is not the end ,Spielberg est un groupe norvégien, de celui qui aura bien biberonné au rosk alternatif US qui sait impeccablement nous distiller des titres qui, hormis, une plage de 7 minutes, ne traînent pas en longueur et ont le mérite de la concision efficace.

Variations des tempos, solos lumineux Spielbergs est en plus l’exception qui confirme la règle que pour ce genre de musique et d’album, il faut faire court ; 49 minutes, ça va, les gars n’en ont pas été avares.

Parmi les temps forts, on a « Five on it » qui transpire le Dinosaur Jr, « Distant star » et son côté hymne héroïque eighties, « We are all going to die » et son terrible gimmick de batterie, la survitaminée « Bad friend », le très efficace single « 4 A.M. », la semi-ballade « Forevermore ». Le groupe a récemment été désigné comme l’une des formations à suivre : pas étonnant quand on prenne en compte tous les bons moments dqu’il nous réserve. Reste à espérer qu’il ne se contentera pas de rejouer indéfiniment le même film et conservera intacte sa fougue à l’avenir.

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20 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Pianos Become The Teeth: « Wait for Love »

Ce quatrième album de Pianos Become The Teeth poursuit la mue effectuée avec leur arrivée sur un nouveau label : oubliés le screamo et les mouvements rageurs, le groupe se consacre désormais à un rock plutôt émo agrémenté de longues plages contemplatives dignes d’un post-rock chanté. La distorsion choisie pour les guitares caresse les oreilles, majestueuses et douces, elles cajolent plus qu’elles ne bousculent. Parfois, le rythme s’accélère mais le chant de Kyle Durfey tempère les ardeurs et recouvre de ouate l’atmosphère. Le travail de production de Will Yip est, à cet égard, très soigné sait très bien mettre en avant leus talents dePianos Become The Teeth

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Les musiciens de Baltimore arrivent à écrire de jolies chansons hors des canons habituels avec des ambiances particulières, rapidement installées et aussi vite remplacées par d’autres sans que l’auditeur ne se perde, tant la teinte de cet album reste, malgré le défilement des titres. Si on est en quête d’un album de rock électrique et capable de de prodiguer tranquillité, ce Wait for Love fera l’affaire.

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7 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

FEVER333: « STRENGTH IN NUMB333RS »

Après un premier EP, FEVER333 remet le couvert avec STRENGTH IN NUMB333RS, leur « debut album ». Pour rappel, le line-up de la bande, c’est un peu le all-star band de l’emo/hardcore déjanté avec Jason Butler de Letliv., le guitariste de The Chariot et le batteur des fabuleux Night Verses. Et puis, pour couronner le tout, aux manettes de ce premier effort, on retrouve John Feldmann et Travis Barker. Et dès les premières notes, la production est énorme et met en valeur toutes les facettes de la bande : explosif et propre. De l’émo, du néo-metal, du hip-hop, vous entendrez tout ça chez FEVER 333, un opus chaotique mais ultra accesssible.

« Burn It » démarre sur les chapeaux de roue avec un riff digne de Rage Against The Machine pour arriver à un refrain emo en diable et surtout addictif en diable. La suite navigue entre passages hip-hop (« Animal », « One Of Us »), passages electro (la douce « Inglewood/3 »), post-hardcore (« Out Of Contro/3 »l et « Prey For Me/3 » qui renouent avec le Letlive.des grandes heures).

La folle ballade qu’est « Am I Here » prenra bien soin à proposer des refrains accrocheurs au possible quitte à empiéter sur les plate-bande de Linkin Park à certains endroits (le refrain de « The Innocent »’’ ou encore le final « Coup d’Etalk »).

Au final, on ne pourra que s’incliner devant les forces en présence et écouter en boucle cet album à la fois novateur et accessible d par sa section rythmique, ses riffs démentiels, ses mélodies imparable et ses vocaux ahurissants. La moindre des choses eu égard aux CVs le ses membres.

***1/2

2 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

American Football: « American Football »

American Football fut un des premiers groupes à populariser le genre emo, et ce bien avant des groupes comme Jimmy Eat World Le quatuor de Chicago avait fait sensation en 1999 avec un premier album éponyme et, suite à cela, s’était séparé. Ses membres n’ont pas chômé pour autant ; Mike Kinsella, chanteur-guitariste a connu une carrière solo prolifique avec un side-project, Owen, qui n’a pas rencontré le succès escompté et les autres membres du groupe se sont lancés dans l’aventure The Geese.

17 ans plus tard, le quatuor a décidé de se réunir et de repartir à l’aventure avec un second album, éponyme lui aussi, afin de montrer qu’ils restent toujours les pionniers de l’emo.

« Where Are We Now ? » se questionne Mike Kinsella dès les premières écoutes de ce second opus. 17 ans après, rien n’a changé pour American Football: on retrouve les notes de guitare limpides, les mélodies hypnotiques et cette douce nostalgie qui plane à travers ces neuf nouveaux titres. Les amateurs du genre apprécieront à coup sûr les rythmes en 4/4 de « Home Is Where The Haunt Is » et autres « I’ve Been So Lost For So Long ».

En 37 minutes, on aura ainsi l’intime conviction qu’American Football a toujours quelque chose à dire et c’est ce qui fait plaisir à entendre. Mike Kinsella et ses compères affichent, en effet, une certaine sérénité lorsqu’il s’agit d’embarquer ses auditeurs dans des ballades quelque peu renversantes à l’image de « Born To Lose », « Give Me The Gun » et « I Need A Drink (Or Two Or Three) ».

Si l’on ajoute une production beaucoup plus chaleureuse et profonde qu’auparavant (l’influence de The King Of Whys n’est pas très lointaine), il y a de quoi se réjouir de cette reprise d’activité. Il suffira d’un dernier solo de trompette du batteur Steve Lamos sur la conclusion « Everyone Is Dressed Up » pour clore en fanfare cette cérémonie de retour plutôt bienvenue et tout sauf intempestive.

***1/2

4 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Weathered: « Stranger Here »

On peut être séduit par la forme d’un disque tout en étant peu réceptif à son message. Stranger Here, premier album des Américains de Weathered, est de ces disques qui peuvent laisser circonspect. En effet, leur rock alternatif avec une point d’emo est vraiment bien foutu. Une voix simple et juvénile qui charrie les émotions, une formule guitare – basse – batterie qui n’en fait jamais trop mais connaît assez son ouvrage pour nous emmener où elle veut sans efforts, des mélodies douces-amères comme on les aime, des moments plus enlevés, d’autres plus calmes.

Stranger Here  n’est pas un album ultime, comme ceux qu’on attend depuis des lustres car il émanerait d’un groupe en pleine progression. Mais il est de ceux qui insufflent de l’espoir aux petits groupes et aux musiciens du dimanche ; avec pas grand-chose, on peut accoucher d’un vrai bon disque.

Le hic, ce sont les textes, chargés d’une foi un peu encombrante pour qui n’en a cure. Ce qui est beaucoup plus gênant, par contre, c’est les entendre chanter certains titres avec conviction. Bien sûr, Weathered ne passe pas son temps à louer le seigneur, mais c’est un détail qui n’en est pas toujours un. Ce qui ne doit pas vous empêcher d’apprécier ce disque à sa juste mesure, et des titres aussi bons que « Lying in wait », qui fonctionne impeccablement en matière d’épiphanie.

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13 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Jupiter Styles: « Be Good »

Lorsqu’il n’officie pas chez Ratboys, Sean Naumann possède un autre side-project beaucoup plus radical qu’auparavant. Il s’agit de Jupiter Styles qui s’éloigne du mélange indie rock/country-folk pour aller chercher vers les sonorités plus emo et indie rock lo-fi comme l’atteste son premier album intitulé Be Good.

Voici donc dix morceaux qui ne dépassent jamais les trois minutes, à l’exception faite de l’émotif et passionnant « Life Like », où Jupiter Styles nous montre l’étendard de son talent avec des titres incisifs et allant droit au but de « Surefire Way » à « Over and Over » en passant par les intonations à la Dinosaur Jr. sur « The Same » et « Hour Ago ».

Avec l’aide de Dave Sagan de Ratboys (guitare, piano), Seth Engel de Lifetime Bells (guitare), Marcus Nuccio de Pet Symmetry (batterie) et de l’ex-Pinegrove Nick Levine, Sean Naumann est dans son élément tant son univers rappelle aussi bien Oso Oso que Superchunk (« Made A Moon ») mais aussi Joyce Manor (« Stick Around »).

Après une conclusion plus sobre et acoustique des influences alt-country nommée Baby Steps, Jupiter Styles s’achève sur une note plutôt prometteuse ave un opus qui inaugure que du bon pour un artiste qui prouve ainsi qu’il sait être polyvalent sans se perdre.

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4 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Basement: « Promise Everyrthing »

Depuis leur EP Further Sky en 2014, Basement semblent avoir progressé en terme de composition ; Colourmeinkindness les a trouvés maniant bien équilibre entre douceur et grunge et on note ici un don plus affirmé pour la mélodie.

Les vocaux de Andrew Fisher tiennent un rôle significatif dans cette évolution dans la mesure où il abandonne les hurlements râpeux et embrasse un style moins agressif et qui sied plus au combo comme sur l’élevé « Lose Your Grip ».

Les accroches sont ici également plus fermes et assurés qu’auparavant en particulier « Aquasun » qui emprunte avec allégresse les tonalités radios des 90’s façon Jimmy Eat World.

La transition entre saccharine et amertume se fera sans à-coups entre « Blinded Eye » et « For You The Moon », preuve s’il en fallait que le « emo-rock » peut nous offrir encore des tonalités dynamiques et cohérentes.

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14 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Modest Mouse: « Strangers to Ourselves »

Modest Mouse est resté huit ans sans nouvel album mais le combo est parvenu a rester dans les mémoires grâce à des tournées et des ré-éditions. Tout comme ses précédents disques, Strangers to Ourselves est un opus ambitieux suggérant que beaucoup de temps a été passé à y réfléchir et à le peaufiner. Le plus surprenant, à ce propos, est que ses 15 plages ne sonnent pas de manière aussi hétérogène qu’on aurait plu le croire si on considère que cinq producteurs se sont attelés à ce travail.

Isaac Brown le leader du groupe s’essaie ici au hip-hop mutant avec « Pistol » et ils vont s’employer à triturer la disco sur « The Ground Walks, with Time in a Box » ou s’ingénier à déboulonner le ragtime avec un « Sugar Boats » halluciné tout comme le sera le space-rock de « God Is an Indian and You’re an Asshole ».

Loin d’être monocorde, on voit que l’album est à l’aise pour conjuguer des tonalités disparates avec, pour seule cohérence, la volonté de les subvertir ou d’y ajouter une dose d’ingéniosité. Cela peut se traduite par synthés ou des beats new-age (« Wicked Campaign ») des expérimentations comme sur « Heart Cook Brains ») mais aussi des compositions très policées (« Pups To Dust », « Shit In Your Cut » ou « Coyotes ») ainsi que des morceaux épiques comme « The Best Room » et « Lampshades On Fire » aux allures de film en cinémascope grand écran.

Modest Mouse nous a toujours habitués à des disques qui sont de véritables œuvres musicales, The Lonesome Crowded West en 1997 et The Moon & Antarctica (dans les années 2000) ; si Strangers to Ourselves n’est pas véritablement un point de référence, il demeurera tout du moins à la hauteur que ce qu’on peut encore attendre de Modest Mouse en 2015.

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15 mars 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Yellowcard: « Lift A Sail »

Après le départ de leur batteur et les ennuis traversés par le vocaliste Ryan Key, Lift A Sail a quelque chose d’une véritable nouveauté pour Yellowcard. On note que le « songwriting » a franchi une barrière supplémentaire quand il s’agit d’émotivité avec Key beaucoup plus impliqué dans des titres où il est question de sa femme (« Madrid », « One Bedroom ») et de son grand-père (« My Mountain »).

Le son a également opéré une évolution vers une plus belle grandeur, les guitares et la batterie y sont fortes et le violoniste Sean Mackin assurera même la place de leader sur « Convocation » et « MSK » où ne figure que le violon, un peu d’electronica, quelques accords épars et la voix du chanteur. Ce dernier titre lui donnera d’ailleurs une trop rare chance de démonter ce qu’il sait faire avec son instrument tant il semble parfois noyé derrière guitares et batterie

« One Bedroom » sera le morceau phare de l’album, une chanson d’amour touchante qui débouche en un lent crescendo sur une superbe solo de guitare. « Crashing Drums », affichera, lui, des percussions fracassantes et des guitares à l’unisson qui font vraiment décoller la chanson alors que le morceau titre pourrait avoir valeur d’hymne tant son « I am ready now » sonne et résonne avec profondeur pour nous rappeler que l’insécurité est désormais chose du passé.

« Illuminate » et « Crash the Gates » nous ramèneront vers les guitares qu’on est en droit d’attendre mais de façon un peu plus complexe et le récent « single » « Make Me So » est une plaisante composition dont l’accroche ne pourra que faire tressaillir qui l’entendra.

Lift A Sail a quelques défauts certes ; certains titres semblent s’étirer trop longuement (« Fragile and Dear ») mais on retiendra la majorité qui, tout pis sur tempo lent qu’ils soient, parviennent à nous accrocher. On n’en demande, quelques fois, pas plus.

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14 novembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Braid: « No Coast »

Le Braid de 2014 n’a rien à voir avec celui des débuts. Le titre de ce nouvel album, No Coast, est soit une manière astucieuse de (se) poser la problématique de l’identification géographique ou le défi que se lance le groupe, réuni à nouveau, et décidé à ne pas se reposer sur ses lauriers. Après un hiatus de 16 ans, il y a sans doute un peu des deux.

De Chicago en passant par Champaign, Braid fit partie la scène « emo » du Mid West et en fut même un élément majeur. Fertile elle était et continue à être puisque nous en sommes à, au moins, sa deuxième vague. Braid se distinguait de cette foule par un côté plus sauvage, des vocaux (Bob Nama et Chris Broach) plus tendus et des compositions punk accrocheuses et tenant la route.

No Coast est un album plus mesuré, parfois même de toute beauté. « Bang » et « Damages » sont à classer dans la catégorie « hymnes rock », un va et vient incessant sur les frets des guitares accompagne « East End Hollows », sans doute le titre power-pop le plus dansant jamais commis par le combo et les samples scratchés ouvrant le sombre « Light Crisis » viennent d’un 45 tours écrit par le grand-père de Nanna (sic!). Diversité donc, mais on retrouvera néanmoins des éléments familiers de l’univers de Braid comme sur « Put Some Wings On That Kid » ou « Climber New Entry ».

À l’instar du punk, le rock « emo » a le plus sa place un contexte jeune. On le considère donc parfois comme ayant un double standard : les artistes prenant de l’âge, le terme de « album mûr » peut se révéler condescendant ou comme un sincère effort à prendre en compte le fait que le temps et les choses les ont changés. No Coast est à cette image, celle d’un groupe qui a trouvé son assise au milieu d’une scène de jeunes musiciens qui essaient de s’y frayer un chemin. Son existence lui permettra sans doute de leur montrer que ça n’est pas une mince affaire de ne pas être une étoile filante.

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25 juillet 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire