No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Warmth: « Wildlife »

C’est dans la toute relative fraîcheur du soir, tandis que le thermomètre atteint péniblement Aprçs la violence du précédent opus, il fallait peut-être un disque introspectif, lent, beau, bref, de l’ambient chaleureux plutôt que sauvage. Un ambient qui capte à merveille l’ambiance de la nature.

Ici c’est une forêt, ou bien l’évocation de la force vive contenue dans la terre, jusqu’à cet ours, entraperçu furtivement et qui constitue une rencontre qui change n’importe qui. C’est reposant, c’est propice à tellement de choses et fertile  pour l’esprit.

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2 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Sarah Louise: « Nighttime Birds and Morning Stars »

Sarah Louise continue son petit bonhomme de chemin tranquille et impressionne à chaque disque. La chanteuse et guitariste originaire de l’Asheville nous propose une musique toujours aussi spirituelle et intense et c’est dans cette optique qu’elle surfe de nouveau avec son nouvel album intitulé Nighttime Birds and Morning Stars résolument envoûtant.

A mi-chemin entre folk psychédélique, new-age et ascensions jazz spirituelles, Sarah Louise nous déconnecte du monde réel avec ces huit nouvelles perles venues d’ailleurs. Le voyage débute par une introduction nommée « Daybreak » et suivi de très près par un « R Mountain » presque extra-terrestre où la guitare acoustique de 12 cordes laisse place à une guitare électrique et de quelques bruitages bien extérieures. Quoi qu’il en soit, ce Nighttime Birds and Morning Stars nous réserve une multitude de surprises.

Toujours en surfant sur la vague des Appalaches, la native d’Asheville sait concilier l’harmonieux et le dissonant. Que ce soit sur « Rime » où l’on croit entendre le son du gamelan ou encore sur des bidouillages électroniques quelque peu dérangeantes sur « Ancient Intelligence », Sarah Louise arrive à nous étonner par son flot d’intensité. On n’est jamais au bout de nos surprises surtout à l’écoute des ambitieux « Swarming At The Threshold » et « Chitin Flight » sans oublier son final mémorable pour placer notre hôtesse dans le rang des musiciennes les plus prometteuses et talentueuses de ces derniers temps.

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24 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Moses: « New Mood »

Ce disques de 2017 était injustement passé sous les radars. New Mood est un opus de tradition rock et post rock, d’honnête facture, et tout emprunt de cette mélancolie qui colle à la peau des groupes du genre.

Chansons un peu triste sans être larmoyantes, gimmicks dignes de Foals, ceux de la bonne période, et indubitablement, une envie certaine, qu’on retrouve sur toute la longueur de l’album.

Celui-ci n’est, certes pas, l’étendard du renouveau de genre, mais il n’en ai pas moins un disque de bonne facture porté qu’il est par des musiciens inspirés. Très voisin de l’ambient, il prodiguera une pause de tranquillité tout aussi nécessaire que bienvenue.

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10 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Ferdi: « All One »

Pas d’étiquette stylistique ; c‘est ce qu’on pense des productions de Ferdi Schuster, qui aligne avec All One 11 excellents titres, dont deux déjà publiés dans le précédent EP Little River, qui avait fait parler de lui avec le flot de « Little River, » sa guitare rythmique, et un « Befreit » chaleureux en diable.

Le multi-instrumentiste allemand crée un univers très personnel entre folk douce sous acide, soul jazz vaporeux, toujours très chaloupé et swingant (« Thinking of You », « One Happy Day, » « The good Fight »).

Un orgue synthétique – aux accents parfois nasillards évoquant quelque lointain instrument folklorique, des jeux de guitares acoustique et électrique qui tricotent des mélodies inspirées des grandes heures d’une bibliothèque du rock psychédélique. On terminera avec le superbe « Night Talk », morceau idéal pour une soirée embrumée.

***1/2

24 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Corey Fuller : « Break »

Moitié de Illhua aux cotés de Tomoyoshi Date, Corey Fuller est un artiste qui sait multiplier les expériences au gré de ses nombreuses collaborations, de Ryuichi Sakamoto en passant Taylor Deupree (qui a sublimement masterisé l’album), Stephan Mathieu, Marcus Fischer, Chihei Hatakeyama et bien d’autres encore.

Avec Break il s’impose en maitre de cérémonie de l’intériorité, parcourant chaque pore de notre peau pour y déposer un large éventail de sensations à la délicatesse funambule.

Les strates se croisent et s’imbriquent pour élaborer des paysages sonores gorgés de lumières mélancoliques. Corey Fuller entraine nos sens dans un canevas de mélodies nuageuses à la densité flottante.

L’ensemble résonne comme un mantra ambient aux flux et reflux rêveurs, déployant leurs ondes hypnotiques sur des pianos aux rondeurs captivantes, laissant les notes étendre leur humanité sur des tapis de velours cousus de fil d’or. Un opus à la beauté aérienne et aux atmosphères subtiles, gorgées d’une spiritualité tourbillonnante. Intense et addictif.

***1/2

3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire