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Moses: « New Mood »

Ce disques de 2017 était injustement passé sous les radars. New Mood est un opus de tradition rock et post rock, d’honnête facture, et tout emprunt de cette mélancolie qui colle à la peau des groupes du genre.

Chansons un peu triste sans être larmoyantes, gimmicks dignes de Foals, ceux de la bonne période, et indubitablement, une envie certaine, qu’on retrouve sur toute la longueur de l’album.

Celui-ci n’est, certes pas, l’étendard du renouveau de genre, mais il n’en ai pas moins un disque de bonne facture porté qu’il est par des musiciens inspirés. Très voisin de l’ambient, il prodiguera une pause de tranquillité tout aussi nécessaire que bienvenue.

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10 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Ferdi: « All One »

Pas d’étiquette stylistique ; c‘est ce qu’on pense des productions de Ferdi Schuster, qui aligne avec All One 11 excellents titres, dont deux déjà publiés dans le précédent EP Little River, qui avait fait parler de lui avec le flot de « Little River, » sa guitare rythmique, et un « Befreit » chaleureux en diable.

Le multi-instrumentiste allemand crée un univers très personnel entre folk douce sous acide, soul jazz vaporeux, toujours très chaloupé et swingant (« Thinking of You », « One Happy Day, » « The good Fight »).

Un orgue synthétique – aux accents parfois nasillards évoquant quelque lointain instrument folklorique, des jeux de guitares acoustique et électrique qui tricotent des mélodies inspirées des grandes heures d’une bibliothèque du rock psychédélique. On terminera avec le superbe « Night Talk », morceau idéal pour une soirée embrumée.

***1/2

24 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Corey Fuller : « Break »

Moitié de Illhua aux cotés de Tomoyoshi Date, Corey Fuller est un artiste qui sait multiplier les expériences au gré de ses nombreuses collaborations, de Ryuichi Sakamoto en passant Taylor Deupree (qui a sublimement masterisé l’album), Stephan Mathieu, Marcus Fischer, Chihei Hatakeyama et bien d’autres encore.

Avec Break il s’impose en maitre de cérémonie de l’intériorité, parcourant chaque pore de notre peau pour y déposer un large éventail de sensations à la délicatesse funambule.

Les strates se croisent et s’imbriquent pour élaborer des paysages sonores gorgés de lumières mélancoliques. Corey Fuller entraine nos sens dans un canevas de mélodies nuageuses à la densité flottante.

L’ensemble résonne comme un mantra ambient aux flux et reflux rêveurs, déployant leurs ondes hypnotiques sur des pianos aux rondeurs captivantes, laissant les notes étendre leur humanité sur des tapis de velours cousus de fil d’or. Un opus à la beauté aérienne et aux atmosphères subtiles, gorgées d’une spiritualité tourbillonnante. Intense et addictif.

***1/2

3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire