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William Doyle: « Your Wilderness Revisited »

Comme il est rafraîchissant à rencontrer, à l’ère de la gratification instantanée prodiguée par Spotify et algorithmiquement conçue et d’un torrent imparable d’albums qui exigent à peine une seule écoute, un véritable cultivateur à l’ancienne, assez intrigant pour se tenirà sa démarche, et de trouver satisfaction à chaque fois su’on enclanche la touche «lecture». Le fait que le premier album commercialisé par William Doyle sous son propre nom (et son troisième, y compris celui de East India Youth) ne dure qu’une demi-heure ne fait qu’ajouter à sa notoriété, mais l’esprit de stoïcisme optimiste, l’arrangement symphonique nuancé et le talent mélodieux qui anime le disque entier sont encore plus convaincants.

C’est aussi un endroit assez agréable à ne pas systématiser : « Millersdale » commence avec des arpèges statiques et réverbérants qui font allusion à quelque chose de potentiellement stérile avant d’exploser à mi-chemin dans un saxophone extatique et des percussions envoûtantes ; de même, »Nobody Else will Tell You » fait doucement référence à l’electronica sans jamais devenir trop synthétique et »Zionshill » tout comme « Full Catastrophe Living » développent tous ensemble des textures de folk bucoliques – des enregistrements sur scène, des instruments acoustiques légèrement caressés – avant d’être soumis à la table de mixage.

L’ouverture de « Design Guide », avec ses slogans abstraits et étranges semble légèrement confuse sur le plan conceptuel, mais le plaisir de la complexité et de l’euphorie qui l’accompagne est rapidement restauré par un solo de guitare enjoué et le solo de Doyle. Il est emblématique d’un disque qui se révèle clairement dans son addictivité, par son contenu particulier qui intrigue sans rejeter et ses idiosyncrasies qui nous étourdissent sans nous aliéner.

***1/2

1 décembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Caroline Polachek: « Pang »

La dernière manifestation de Chairlift remonte à l’année 2016 avec un troisième et ultime album intitulé Moth. Depuis, le duo new-yorkais a décidé de mettre fin à l’aventure, occasion rêvée pour la charismatique chanteuse Caroline Polachek de se lancer enfin en solo avec un premier album intitulé Pang, comme celui de Gruff Rhys.

Et fort heureusement, Caroline Polachek ne s’éloigne des standards qui ont fait le succès bien au contraire. Dès l’introduction cristalline et orchestrale nommée « The Gate », la new-yorkaise se lance dans une aventure électro-pop à travers des morceaux qui nous emportent très loin avec « New Normal » ou encore l’élégant « Hit Me Where It Hurts » co-écrit par Andrew Wyatt et destiné pour Charli XCX.

Pang fait montre d’une large palette musicale de la part de Caroline Polachek qui se par ses prestations vocales aussi bien naturelles qu’autotunées. Elle restera irrésistible sur des morceaux comme « I Give Up » et « Ocean of Tears » tout en faisant preuve d’autodérision avec les accents doo-wop de « Caroline Shut Up » et sur l’enlevé « So Hot You’re Hurting My Feelings » tandis que les influences musicales restent plus diversifiées que jamais notamment sur « Look At Me Now », « Hey Big Eyes » et « Go As A Dream ».

A travers ces quatorze morceaux, Pang ira synthétiser l’univers musical de Caroline Polachek qui continue de monter en puissance. L’après Chairlift sait se dessiner parfaitement pour notre new-yorkaise avec ce premier album solo purement électro-pop sans jamais trahir ses origines.

***1/2

22 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Oscar: « HTTP404 »

Trois ans après la sortie de Cut And Paste, Oscar Scheller relance la matrice avec son HTTP404. Pendant ce silence, le Londonien a abandonné les guitares de son garage afin de produire les albums de Mae Muller, GIRLI et Mabel. Ce changement de casquette se ressent et la direction musicale de l’auteur se précise vers une électro-pop chirurgicale. En comparant avec le premier disque, l’évolution est conséquente grâce à un nombre de featurings variés : Lily Allen, Tyrer, Havelock, PAWWS, Tiffi, Jevon… HTTP404 n’est pas un message d’erreur, il s’agit au contraire d’un retour positif.
Une fois « 1UP » lancé, une armée de samples 8bit habille un refrain joyeux mais facile. Pourtant l’assurance d’Oscar est bel et bien là, et son expérience du travail studio rend les arrangements percutants. Plus tard, les masses instrumentales se développent au fil du temps de « Picture Perfect », et c’est à ce moment que les choses se décoincent. Ce moment de croisière accompagné d’un beat hip-hop fait bon effet, tandis que le couplet de « Havelock » se veut simple mais totalement efficace.
Dans ces tours d’horizons synthétiques, Lily Allen sous autotune fait aussi une apparition réussie dans le morceau groovy « 1% ». La faculté d’Oscar à adapter soigneusement les instrumentations pour chaque interprète est un point fort.


En effet,
HTTP404 démontre qu’il est possible de faire de l’authentique à partir de plusieurs univers. Et ce procédé de mélange usé par Oscar alimente une musique globalement dance. Par conséquent la surprise est au rendez-vous, comme l’échange de flows de rap (Miraa May & Jevon) inspiré de la triste réalité du monde actuel dans « Eastate Of Mind ».  Quelques mentions spéciales sont à attribuer au rêveur « Tidal Waves » qui remplit sa fonction de marche, mais aussi à Go pour ce ton blasé et employé pour parler de la machine infernale des sentiments amoureux.
Autrement, derrière le large choix de singles potentiels de
HTTP404 quelques imperfections sont à noter. Le format radio limite la progression de « Confidence », et « Interstellar Disco « manque sincèrement d’originalité au niveau de la mélodie. Quant à la curieuse boucle « Happy Meals », seule « Mathilda Homer » est là pour relever le niveau grâce à son phrasé en adéquation à un instrumental qui écarte la pop pour le hip-hop encore une fois. Fort heureusement ces détails ne se propagent pas partout.
L’Anglais sait s’entourer quand il s’agit de passer le cap du deuxième disque. Ce dernier est plutôt réussi, fort d’une production ficelée à la manière des grands. Oscar mise beaucoup sur
l’énergie de l’électronique, et tente de faire de ce HTTP404 un torrent de jovialité. Une étape de plus est franchie pour ce musicien prometteur.

***1/2

15 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

KAZU: « Adult Baby »

L’avenir de Blonde Redhead paraît plus qu’incertain. Le légendaire groupe new-yorkais as’était manifesté en 2014 avec un dernier album nommé Barragan. Et une autre indication qui fait penser à une éventuelle fin est que Kazu Makino, qui n’est autre que la chanteuse du groupe, se lance en solo avec son premier album nommé Adult Baby sous le pseudonyme de KAZU.

L’objectif pour KAZU est d’oublier tout ce qu’elle avait engendré en compagnie de ses comllègues pour se réinventer. C’est avec ce mélange entre pop orchestrale et électro minimaliste qu’elle arrive à trouver une seconde jeunesse avec des morceaux originaux et organiques à l’image de « Salty » qui ouvre le bal allègrement mais également « Come Behind Me, So Good! » et autres « Meo » qui ont de quoi rappeler l’esthétique de Björk période Vespertine.

En jouant avec sa voix toujours aussi christique (alternant anglais et japonais de temps à autre) ainsi qu’avec des textures plus électroniques et autres effets sonores, on baigne dans un univers parallèle pour le moins intrigant et par fois ponctués de cordes comme sur le morceau-titre. Mais plus on avance, plus on sent que ce premier album manque quelque peu de consistance notamment avec « Unsure In Waves » et « Undo » qui traînent quelque peu en longueur. En soi, on salue la volonté artistique de se réorienter musicalement et d’opérer une fusion entre dream-pop et électronica orchestrale ; celle-ci aurait pu être grandiose si certains titres ne pêchaient pas par leur côté leur superflu.

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18 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Metronomy: « Metronomy Forever »

Joseph Mount et sa bande nous avaient déjà gratifiés d’un album haut en couleur avec la réédition de leur premier succès Nights Out qui célébrait ses dix ans. Pour rappel, firent suite les deux albums qui leur ouvrirent les portes du succès international : The English Riviera (2011) et Love Letters (2014), permettant ainsi au groupe de se produire dans les festivals.

Le dernier album Summer 08 sonnait plus épuré, aucun véritable « single » ne se démarquant du disque. Comme un retour aux sources, ce dernier à fatalement fait les frais de l’après Love Letters, mais à cette époque avait réconcilié les fans réticents face au côté commercial des précédents « singles ».
Étendards d’une electro pop ultra raffinée, Metronomy nous offrent ici un brillant mélange de titres faisant soit la part-belle au chant (partagé entre la voix douce de Joseph Mount et celle plus imposante de O
lugbenga Adelakan)et aux cordes, soit favorisant l’instrumental grâce à des samples et synthétiseurs qui restent toujours mélodieux, ne s’étirant jamais vers des bouillies sonores au sein desquels certain groupes se perdent allègrement.

Metronomy Forever nous propose un excellent compromis tout au long de ses dix-sept titres. Morceaux pop facilement accessibles et autres plus tournés vers le son purement électro des débuts sont réunis en un seul album, le tout restant très cohérent.
La première partie du disque s’adresse en priorité aux auditeurs plus mainstream avec une série de singles potentiels répondant ainsi aux codes d’une pop très dansante. L’intro « Wedding » nous fait directement taper du pied et s’en suivent les tubes en devenir que sont « Whitsand Bay », « Insecurity », « Salted Caramel Ice Cream » et « Lately » dont on s’imprègne très rapidement et qui peuvent être considérés comme radio compatibles.
La deuxième partie du disque modifie un peu la donne en s’ouvrant avec le très minimaliste et atmosphérique « Lying Low », qui nous ramène vers une ambiance DJ set plus complexe. « Forever Is A Long Time » et «  Ligh »t favorisent les distorsions sonores et autres vocoders, nous rappelant les influences originelles de Joseph Mount.
Dans la troisième partie, les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas. «  Emoji » et « Walking In The Dark » sont de ces titres qui ne sortent pas forcement du lot mais dont on anticipe le fort potentiel en live ,« Insecure » et « Miracle Rooftop » sont deux petites pauses instrumentales appréciées, la dernière étant un hommage ouvert à Daft Punk.
Elles sont suivies par la ballade « Upset My «  qui sonne étrangement folk » Wedding Bells «  « Lately » dévoilées comme « single »s, réunissent les ingrédients d’une électro grand public très efficace. Enfin le marathon
du combo se terminera par « Ur Mixtape » qui comme une fin de soirée nous laisse essoufflés et enclin à ralentir le rythme, le titre étant délicieusement groovy.
Le nom de l’album
Metronomy Forever résonne comme une conclusion logique à 15 années de carrière : leur habilité à surfer de pop vitaminée à électro pure, à passer de titres rythmés et festifs à des instrumentaux sous forme d’introspections presque cosmiques confirme le haut niveau atteint.

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10 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Las Aves: « I’ll Never Give Up On Love Until I Can Put A Name On It »

En 2016, on avait assisté à la renaissance musicale de The Dodos qui s’est rebaptisé Las Aves. Ce nouveau départ est symbolisé par leur premier album intitulé Die In Shanghai en compagnie du duo The Dø qui les a aidé à se réorienter musicalement avec un une électro-pop plus accrocheuse. Trois années plus tard, ils reviennent avec leur successeur I’ll Never Give Up On Love Until I Can Put A Name On It.

Pour ce nouveau disque, Las Aves s’offre les services de Lucien Krampf, DJ de Casual Gabberz, à la productionqui apportera beaucoup plus de piquant que d’habitude. I’ll Never Give Up On Love Until I Can Put A Name On It se veut être une exploration des relations amoureuses 3.0 et toute la complexité qui s’y dégage notamment sur l’introduction bien éloquente nomme « You Need A Dog » qui annonce la couleur. A mi-chemin entre pop aérienne et électro musclé et stroboscopique, le groupe sonne investi dans cette thématique à travers des morceaux colorés et ultra-rythmés comme « A Change of Heart », « Baby » et « Tomorrow ».

Moins aseptisé que Die In Shanghai, Las Aves (et Krampf) musclent beaucoup plus leurs instrumentations qui frôlent de très près le hardcore. Il n’y a qu’à juger les insolents « + », « Cancel on Me » et « Fuck That Shit » aux beats millimétrs et synthés donnant le tournis avec cette thématique qui revient sans cesse. Les ex-The Dodos réussissent dans cette démarche et arrivent à se réinventer de plus en plus notamment avec « Latin Lover » et « Where Did You Go? » faisant de ce I’ll Never Give Up On Love Until I Can Put A Name On It un disque plus percutant que son prédécesseur.

***1/2

5 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Black Dresses: « Love And Affection For Stupid Little Bitches »

Black Dresses ne fait jamais dans la dentelle. Le duo électro-pop noisy et indus était venu mettre nos otympans en compote avec son album WASTEISOLATION, voici qu’il récidive avec un Love And Affection For Stupid Little Bitches à l’appelation provocatrice.

Les fans de Grimes des débuts ou de Gang Gang Dance pourront apprécier la pop expérimentale bien bruitiste du tandem canadien. Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, Black Dresses se montre plus assagi par rapport à son prédécesseur. Ceci dit,on ne se fiera pas à l’introduction bien chaotique nommée « Static » ou l’interlude noisy quasi-inaudible intitulée « Drool » pour constater que cela reste du Black Dresses quand même.

Alternant hurlements rauques et chant mélodique sous fond d’instrus électroniques quasi-indus bien incisives tantôt 8-Bit tantôt glitch, le duo de Toronto nous en fait voir de toutes les couleurs. Et c’est à prendre ou à laisser avec « Hertz », « Mancrushed » ou bien encore le saccadé et agité « Cartoon Network », vous voilà prévenus. Love And Affection For Stupid Little Bitches continue son côté anticonformiste qui se fait valoir sur « Mutations » ou sur le final nommé « My Heart Beats Out Of Time ».

***1/2

15 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Of Monsters And Men: « Fever Dream »

Ce groupe islandais sort ici son troisième album studio, Fever Dream, après un sympathique premier opus My Haed Is An Animal puis un, meilleur, Beneath The Skin. Cette la nouvelle proposition du groupe le voit, de l’indie-folk, passer à l’electro-pop, du moins à l’écoute d’« Alligator », la chanson d’ouverture de l’album. 

Passée la surprise, le tite s’avère assez entraînant et ne peut que donner envie de poursuivre plus loin. « Ahay », hélas, sera une chanson pop rêveuse très passe-partout, un peu mollassonne bien éloignée des cuivres épiques de « Little Talks » du précédent album. « Róróró » ou « Vulture »confirmeront la tendance ersatz Florance And The Machine sauf que, là, la machine est en panne.

« Sleepwalker » suscitera sommeil et seuls « Under ta Dome » et « Soothsayer » , ainsi qu’une section rythmique redevenue elle-même, sauveront la donne. Quitte à écouter de l’electro-pop autant revenir aux fondamentaux historiques et, cela Of Monsters And Men, en est encore éloigné.

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8 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Fujiya & Miyagi: « Flashback »

Fujiya & Miyagi proposent depuis 1999 une pop electro d’une qualité constante ce qui a permis au groupe de Brighton de s’imposersur la scène electro comme une sorte de Teenage Fanclub plus porté sur Kraftwerk et Aphex Twin que sur les Byrds.
Au programme, comme sur chaque album : des voix susurrées, des beats et lignes de basses taillées pour le dancefloor et des mélodies discrètes mais imparables. Le tout sublimé par une production résolument vintage, à base de beatbox
ess et synthés estampillés seventies et eighties.
À force de creuser un sillon bien particulier, Fujiya & Miyagi maîtrisent parfaitement leur affaire
et Flashback illustre ce savoir-faire développé avec les années confirme leur talent certain pour réunir sur la piste de danse les fans d’electro et d’indie pop. Les fondateurs, David Best et Steve Lewis, sont, à det égard, des genres de Chemical Brothers minimalistes, capables de prendre les meilleurs éléments de la scène alternative allemande des années 1970, Kraftwerk donc, mais aussi Can ou Neu !, pour en faire des petites pépites dansantes.


Les sept titres de la septième livraison du groupe comprennent leur lot de tubes miniatures. « 
Personal Space » d’abord, qui n’est pas sans rappeler l’inoxydable premier album de Calvin Harris mais il sera également Impossible de résister au groove de titres comme « Subliminal », « Dying Swan Act » ou la chanson-titre. Les sept minutes et vingt-quatre secondes toutes en tension de la psychédélique « Gammon » s’avèreront somptueusement épiques qpour faire de Flashback, si ce n’est le meilleur album du groupe, une collections de compositions ecellant dans l’auuto-tune et les cymbales en triolet.

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5 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Methyl Ethel: « Triages »

Pour trouver l’eldorado pop, il faut aller loin parfois ; mais quand celui-ci se présente sous la forme de Methyl Ethel et qu’il est situé en Australie on est prêt à faire le voyage aux Antipodes d’autant qu’on a déjà remarqué les deux premiers albums du combo : Oh Inhuman Spectacle (2015) et Everything is forgotten  (2017) et que le petit dernier s’annonce sihné et plein de maturité.

En effet, il est question ici de mélange pop-électro-rock dense, retenu et dosé. Tout semble avoir été soigneusement préparé pour rendre leur ouvrage énigmatique, sophistiqué et concentré. Dans le tube à essai c’est d’abord une voix, nous rappelant Anna Calvi, qui n’est autre que la voix androgyne de celle de Jake Webb, leader du trio.

Vient s’ajouter au dosage la production scintillante, engageante et précise élaborée par Marta Salogni (Bjork, The XX, Goldfrapp) qui nous remémore les beats romantiques de feu Wild Beast. Cette préparation à la formule originale prend toute sa consistance et sa force de séduction avec l’apport diffus de cette mélancolie contemporaine qui traverse tout l’album. Une sorte de balade urbaine où entre les buildings on aperçoit des bouleaux frémissants, des ondes magiques de lumières éclatantes et ce souffle de vent, ce souffle de voix qui nous transporte dans un vibrant moment d’écoute et de vie plus intense, plus cérébral. Un peu comme la pochette Unconventional de leur album signée du peintre Loribelle Spirovski.

Le voyage s’ouvre sur une double entrée en matière, avec les efficaces « Ruiner » et « Scream Whole » qui nous engagent comme dans une rythmique punchy et revitalisante mais toujours condensée et appliquée.  On retiendra également « Hip Horror » mélange qui pourrait le concentré d’une formule savoureuse qui porterait le nom de « lyrico punchy pop »  qui se doit d’être consommée sans modération.

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9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire