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Fujiya & Miyagi: « Flashback »

Fujiya & Miyagi proposent depuis 1999 une pop electro d’une qualité constante ce qui a permis au groupe de Brighton de s’imposersur la scène electro comme une sorte de Teenage Fanclub plus porté sur Kraftwerk et Aphex Twin que sur les Byrds.
Au programme, comme sur chaque album : des voix susurrées, des beats et lignes de basses taillées pour le dancefloor et des mélodies discrètes mais imparables. Le tout sublimé par une production résolument vintage, à base de beatbox
ess et synthés estampillés seventies et eighties.
À force de creuser un sillon bien particulier, Fujiya & Miyagi maîtrisent parfaitement leur affaire
et Flashback illustre ce savoir-faire développé avec les années confirme leur talent certain pour réunir sur la piste de danse les fans d’electro et d’indie pop. Les fondateurs, David Best et Steve Lewis, sont, à det égard, des genres de Chemical Brothers minimalistes, capables de prendre les meilleurs éléments de la scène alternative allemande des années 1970, Kraftwerk donc, mais aussi Can ou Neu !, pour en faire des petites pépites dansantes.


Les sept titres de la septième livraison du groupe comprennent leur lot de tubes miniatures. « 
Personal Space » d’abord, qui n’est pas sans rappeler l’inoxydable premier album de Calvin Harris mais il sera également Impossible de résister au groove de titres comme « Subliminal », « Dying Swan Act » ou la chanson-titre. Les sept minutes et vingt-quatre secondes toutes en tension de la psychédélique « Gammon » s’avèreront somptueusement épiques qpour faire de Flashback, si ce n’est le meilleur album du groupe, une collections de compositions ecellant dans l’auuto-tune et les cymbales en triolet.

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5 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Methyl Ethel: « Triages »

Pour trouver l’eldorado pop, il faut aller loin parfois ; mais quand celui-ci se présente sous la forme de Methyl Ethel et qu’il est situé en Australie on est prêt à faire le voyage aux Antipodes d’autant qu’on a déjà remarqué les deux premiers albums du combo : Oh Inhuman Spectacle (2015) et Everything is forgotten  (2017) et que le petit dernier s’annonce sihné et plein de maturité.

En effet, il est question ici de mélange pop-électro-rock dense, retenu et dosé. Tout semble avoir été soigneusement préparé pour rendre leur ouvrage énigmatique, sophistiqué et concentré. Dans le tube à essai c’est d’abord une voix, nous rappelant Anna Calvi, qui n’est autre que la voix androgyne de celle de Jake Webb, leader du trio.

Vient s’ajouter au dosage la production scintillante, engageante et précise élaborée par Marta Salogni (Bjork, The XX, Goldfrapp) qui nous remémore les beats romantiques de feu Wild Beast. Cette préparation à la formule originale prend toute sa consistance et sa force de séduction avec l’apport diffus de cette mélancolie contemporaine qui traverse tout l’album. Une sorte de balade urbaine où entre les buildings on aperçoit des bouleaux frémissants, des ondes magiques de lumières éclatantes et ce souffle de vent, ce souffle de voix qui nous transporte dans un vibrant moment d’écoute et de vie plus intense, plus cérébral. Un peu comme la pochette Unconventional de leur album signée du peintre Loribelle Spirovski.

Le voyage s’ouvre sur une double entrée en matière, avec les efficaces « Ruiner » et « Scream Whole » qui nous engagent comme dans une rythmique punchy et revitalisante mais toujours condensée et appliquée.  On retiendra également « Hip Horror » mélange qui pourrait le concentré d’une formule savoureuse qui porterait le nom de « lyrico punchy pop »  qui se doit d’être consommée sans modération.

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9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Crystal Fighters: « Gaia & Friends »

À peine un peu plus de deux ans après Everything Is My Family, Crystal Fighters sort un nouvel album intitulé Gaia & Friends, une célébration de la vie aux sonorités diverses.

La recette festive et joyeuse de Crystal Fighters ne change pas. Alors que le groupe anglo-espagnol rencontre toujours un peu plus de succès chaque année, un nouvel album (le quatrième en l’occurrence) a vu le jour en mars 2019. Tout en surfant sur les ingrédients de la luminothérapie musicale dont ils sont le porte-étendard, les Crystal Fighters se sont essayés à quelques expérimentations.

Gaia & Friends est un album collaboratif – d’où le titre – assumé sur lequel le groupe a fait appel à divers artistes, de Bomba Estéreo sur le tubesque « Goin’ Garder » en passant par l’artiste chilien Soledad Vélez sur « All Of It, » Petite Noir et Miller Blue sur « Hope », le producteur FeedMe avec un « All My Love « revisité ou encore la jeune compositrice Nahli sur « Costa Rica. » L’opus est également traversé de nombreux interludes, donc ce remarquable et enivrant Txalamantra qui repose sur les sonorités d’un instrument basque, la txalaparta.

Les Crystal Fighters font également la part belle aux rythmiques hip-hop, que ce soit avec des beats lourds sur le titre d’ouverture » Runnin’ », ou bien un flow avec « Costa Rica ». Leur piano fait quant à lui une étonnante apparition dans le très mélodieux « Reborn » qui sert de conclusion. Le groupe n’en oublie pas ses propres sonorités exotiques, que ce soit sur le fantasque « Wild Ones », l’enthousiasmant « Another Level « ou « The Get Down » et son ukulélé.

Somme de leurs voyages à travers le monde, Gaia & Friends surprend par sa diversité de sons et l’esprit qu’il règne. S’il demeure à l’image du groupe dans sa manière de voir le monde avec un optimisme à couper le souffle, doublé d’odes à l’amour et à la vie à l’image de leur premier et excellent album, Star of Love.

***1/2

11 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Charlotte Brandi: « The Magician »

Le nom de Charlotte Brandi ne dit peut-être rien mais elle s’est déjà fait entendre au sein du duo Me and My Drummer. Le groupe a annoncé sa dissolution à l’automne dernier et cet album solo était justement l’occasion d’explorer de nouveaux horizons et d’offrir à son chant l’écrin idéal pour s’épanouir pleinement.

Si Me and My Drummer avait plutôt lorgné du côté de l’Electro Pop sur son dernier album Love Is A Fridge  ce disque exprime une forte volonté de vouloir revenir à une instrumentation plus organique et arrangée pour un résultat plus orchestral. Le piano est l’instrument clé de cet album, que l’Allemande a appris seule dans sa ville natale de Dortmund.

The Magician est un titre approprié pour illustrer l’effet que ses compositions ont eu sur l’auditeur, notamment grâce à quelques moments de grâce qui atteignent des sommets sur « My Days In The Cell », un titre qui réunit à lui seul toutes les qualités de cette œuvre, avec des arrangements de cordes, des instruments à vent, un couplet posé sur une guitare aux cordes étouffées, des chœurs angéliques, et surtout une irrésistible montée en puissance vocale. Le lyrisme et la poésie de Charlotte Brandi prennent tout leur sens dans l’envolée vocale qui accompagne la fin de cette chanson.

A partir de là tout est dit : la magie a fait son effet et il devient bien difficile de décrocher de l’atmosphère envoûtante dans laquelle elle nous entraîne pendant une cinquantaine de minutes, avec la chaleur et l’émotion d’une chanteuse Soul, sur « Two Rows », mais aussi « Jenny In Spirit » qui est une bonne illustration de l’esprit à l’ancienne qui règne sur ce disque, comme une pépite cachée des années 70 soudainement ressortie d’un vieux tiroir. Charlotte Brandi nous éblouit par la grâce et la classe de son interprétation.

***1/2

23 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lip Talk: « D A Y S »

La Brooklynoise Lip Talk avait sorti un premier album qui était le projet solo de Sarah K. Pedinotti. Il est bien possible que cela n’évoque rien ; par contre, les groupes avec lesquels elle a collaboré devraient susciter l’attention  : Okkervil Rive et The Secret Machines. La jeune femme a aussi mené une formation de pop alternative nommée Railbird en plus d’écrire pour Cuddle Magic.

Sa polyvalence dans ses projets se reflète ici sur son premier album solo, D A Y S. On y retrouve de l’électro-pop avec un traitement de la voix qui rappelle les formations lo-fi. À certains moments, on croirait entendre Hundred Water ou Grouper en moins minimaliste. Alternant entre les esthétiques sonores, Lip Talk propose ici un opus qui mérite qu’on s’y attarde.

Le premier »single » de l’album, « All this Light » montrait une certaine vulnérabilité qui finissait par s’emporter. C’est ce qui se produit à plusieurs reprises puisque Pedinotti se plaît à changer les rythmes à de nombreuses reprises. Elle passe d’une trame viscérale et appliquée à des moments atmosphériques dépouillés. « Lemon Drop » est un autre bon exemple de sa capacité à composer des chansons à la progression d’accords efficace. En plus, elle y appose une mélodie vocale tout à fait respectable.

Lip Talk se permet aussi de s’aventurer dans des eaux un peu plus expérimentales avec « After All » qui commence sur une trame électronique où les sonorités sont nuancées et multiples. Puis, au refrain, ça part en vrille avec un riff de guitare très présent. Ça ne détonne pas par contre, puisqu’elle est un peu toujours bruyante. À certains moments, c’est sa qualité pour les mélodies vocales intéressantes qui est mise de l’avant, comme le démontre habilement la courte chanson-titre de l’album ou encore « Fuk It U »p.

Le principal défaut de D A Y S est le sentiment qu’elle y fourre-tout ce qu’elle avait envie de faire sans nécessairement réfléchir à la pertinence entre eux de ces essais. C’est loin d’être raté, mais ça manque parfois un peu de direction pour nous emporter pour de bon. Il y a d’un côté des compositions franchement plus marginales et de l’autre, une électro-pop mélodieuse et audacieuse. La relation entre les deux types de chansons n’est pas assez bien tissée pour qu’on y sente une osmose réelle.

Ce premier record de Lip Talk démontre le talent de compositrice de Sarah K. Pedinotti et permet de promettre un bel avenir pour son projet solo qui, malgré les quelques faiblesses, mérite l’attention des fans de Hundred Waters et autres groupes du genre.

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22 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ladytron: « Ladytron »

Ladytron étaient tombés dans un long sommeil avec une longue succession de projets solos. Le quatuor semble décidé à retrouver ses nouvelles marques en la forme d’un album époyme, le sixième à son compteur.
Parfaite synthèse de leur style électro pop vintage, Ladytron n’apporte rien à la discographie déjà riche du groupe, mais il a le mérite de le faire renaître et nous faire ré-écouter leur musique. Les treize titres explorent ce qui ne va pas dans notre époque et, problème inhérant au concept de collections de chanson, il perd en cohérence ce qu’il gagne en diversité.


Le travail est néanmoinst extrêmement soigné et, alors que leur style puise abondamment dans les années 70s et 80s, ils arrivent à écrire une poignée de titres forts en caractère. « Until The Fire » ouvrira l’album avec beaucoup d’énergie et d’entrain, « The Island » sera nostalgique en nous rappelant Human League et « Horrorscope » se fera, quant à lui, aussi bruyant qu’hypnotisant.
Finalement, le bien nommé Ladytron remplit son contrat ; il demeure un moyen de redécouvrir le groupe et de le remattre à jour.

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14 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lucy Rose: « Work It Out »

Lucy Rose est-elle juste in voix en quête de la sienne ? Elle assure les backing vocals de Bombay Bicycle Club mais, sur ce deuxième album, elle semble vouloir sortir du moule folk-pop dont ne reste que la trace sur le titre d’ouverture, « For You », qui pourrait aisément la cataloguer comme une autre de ces chanteuses véhiculant des climats endeuillé.

Cette collection de compositions est, en vérité, très éclectique et elle met en valeur la diversité d’une artiste qui a également travaillé avec The Manic Steet Preachers.

De la pop accreucheuse façon « Our Eyes » au turbluant et rtnébreux rocker qu’est « Köln » en passant par le shuffle acoustique indie de « My Life », le talent mélodique de la chanteuse dévoile ici ce qui est on atout principal.

Les choses se font même encore plus intéressante dans le dernier tiers de Work I Out avec la mélancolie électro d’un nocturne « She’ll Move » ou l’electro pop insolente et nerveuse de « Cover Up » à rendre verte de jalousie Lilly Allen.

En recherche d’une voix, certes ; mais pas loin de la trouver.

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6 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Giorgio Moroder: « Déjà Vu »

Depuis Sparks, Donna Summer ou autres, Giorgio Moroder a injecté les dance floors de ses rythmes passés aux synthétiseurs au point d’être devenu une des icônes de l’éléctro-pop.

Trente ans sont passés et Déja Vu est un titre représentatif pour quelqu’un chez qui la constante a toujours été la même, y compris dans sa collaboration avec Daft Punk.

Tout juste peut-on souligner, non pas une évolution vers le « mainstream » puisque Moroder en fait désormais partie mais des moments disco toujours aussi irrésistibles comme les instrumentaux que sont « 74 Is The New 24 » ou « La Disco ».

Le producteur n’a pas son pareil pour capturer des divas du genre comme Kylie et Sya et sa production autour des vocaux de Kelis sur « Back And Forth » ne peut que nous faire souhaiter qu’il se décide à produire un de ses albums dans son intégralité.

On regrettera le mièvrerie de « Tom’s Diner » où intervient Britney Spears ou le sample de Flashdance qu’est « Wilstar » et on souhaitera que l’étincelle dont il se montre ici si peu prolixes soit suffisamment forte pour l’entraîner vers une vraie electro-pop du 21° siècle.

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15 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Braids: « Deep in the Iris »

Après le départ de de leur claviériste Katie Lee en 2012, les trois membres restant de Braids durent dépoussiérer leur son électro-pop, chose à moitié faite sur Flourish // Perish qui était plus une réflexion sur ce désastre et aujourd’hui Deep in the Iris celui-ci est enfin assumé.

Le résultat est un mélange d’influences acoustiques et éclectiques ou le climat se fait encore vulnérable mais aussi plus prospectif et joyeux. Les textes sont très crus (« Miniskirt », « Taste » farouchement anti-sexisme) mais Raphaelle Standell-Preston, Taylor Smith et Austin Tufts dévoilent aussi cette faculté à réconforter et à véhiculer de la positivité. Ainsi, sur « Happy When » son désir se fait tout simple et touchant et donne la sensation que la survie du groupe est désormais assurée artistiquement.

Deep in the Iris marque à bien des égards cette transition et rend impatient de connaître ce qui suivra par la suite.

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28 avril 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Say Lou Lou: « Lucid Dream »

Lucid Dreaming est le « debut album » d’un duo constitué des sœurs Miranda et Elektra Kilbey-Jansson ifilles de Steve Kilbey (Church) et Karim Jansson (Pink Champagne). Si on ajoute qu’elles sont jumelles on comprendra qu’elles ont hérité des gènes musicaux de leurs parents et que, toutes deux, se montrent assez cohésives dans ce disque de dream-pop mâtiné d’électro-pop.

IL n’y aura pourtant pas grand-chose à retenir de cet opus si ce n’est une production fastueuse et claire grâce, essentiellement, à des artifices de studio. Lucid Dream n’a en fait pour seul critère que l’esthétique comme le résume très bien « Glitter » : « What you get is what you see ».

Les synthés scintillent et la basse rebondit comme ils se doivent et les compositions accumulent les nappes sonores (« Games For Girls »). Produit par l’artstse norvégien Lindstrøm, le disque sera parcouru par la même et unique vibe dont les seules choses à retenirseront l’envolée de « Beloved », le naturalisme de « Skylights » et le fait que Say Lou Lou s’agrémente de deux lead singers.

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24 avril 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire