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Ride: « This Is Not A Safe Place »

Ride semble explorer de nouveaux horizons. Weather Diaries avait été un album on ne peut plus roboratif mais le combo n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers. Ici, il semble peaufiner un peu plus sa musicalité passant de shoegaze, à jangle (« Future Love ») ou versant onirique de la dream-pop  (« Clouds of Saint Marie »).

Cette nouvelle face se précisera sur « Kill SWitch » menaçant comme un nid de bourdons et, avec d’autres titres affichant la même nature comme « Eternal Recurrence » ou « Jump » qui approfondissent ce panorama et lui donnent plus grande ampleur.

This Is Not A Safe Place se conclura sur un morceau d’anthologie, « In This Room » qui, en dépit de son titre, ouvrira la porte sur autre chose qu’un sentiment de claustrophobie. Ride continue d’exister, et  c’est pour le meilleur.

***1/2

13 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Graduation: « Back When I Was Pretty »

Un peu de tendresse vintage, douce et vapareuse, pour ce petit album qui vous taquine gentiment d’une manière qui n’est pas sans rappeler Tame Impala pour l’utilisation de ces sonorité anciennes, vieux claviers remis aux gouts du jour et crépuscules encore ensileillés.

Un album qui fleure bon le temps qui passe lentement et paresseusement, qui oscille entre ballade  pop et chansons rock psych/électro mais le fait sans jamais hausser le ton.

Pour qui aime les climats « chill out » ou « blissful » dans le plus grand des calmes avec l’oreille penchée façon revival 60’s, et ces temps où la pop était bienheureuse.

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11 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Steady Holiday: « Nobody’s Watching »

Il a deux années de cela, Dre Babinski officiait sous le pseudonyme Steady Holiday. La musicienne californienne avait publié un premier album intitulé Under The Influence qui fut plutôt bien accueilli. C’est dans cette optique qu’elle effectue son retour avec son successeur intitulé Nobody’s Watching.

Comme beaucoup d’entre nous, Steady Holiday est choquée par l’état actuel du monde dans lequel nous vivons. Nobody’s Watching tente de tirer la sonnette d’alarme de façon très douce comme elle a l’habitude de faire avec sa dream-pop plutôt cinématographique qui habille des titres comme « Flying Colors » qui ouvre le bal mais encore « Mothers » qui suit avec ses arrangements de cordes frémissantes et « All Aboard ».

Plus on avancera dans l’album, plus on se laissera submerger par un flot d’émotions qui nous inonde petit à petit. Steady Holiday a cette capacité de nous faire frissonner avec ces arrangements musicaux glaciaux dont seul elle a le secret notamment avec « Who’s Gonna Stop Us », « Eastern Comfort » ou bien même « Exit Season ». Nobody’s Watching se veut alarmiste tout au long et arrive à éveiller inconsciemment l’auditeur grâce à un songwriting bien percutant.

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7 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Still Corners: « Slow Air »

Depuis 2011, Still Corners sait nous fasciner avec leur dream-pop stratosphérique. Le duo anglais marche sur les pas de Mazzy Star avec une musique toujours aussi mystique mais qui a malheureusement perdu de son éclat d’album en album. Après un Dead Blue en demi-teinte, il était temps pour le guitariste Greg Hugues et la chanteuse et claviériste Tessa Murray de se remettre en selle avec leur quatrième album intitulé Slow Air.

Pour ce faire, Still Corners est revenu aux sources. Le duo est à son apogée lorsqu’il nous propose des compositions oniriques mais teintées de sensualité et de religiosité comme le montre le titre introductif « In The Middle Of The Night » qui va lorgner du côté de Beach House avant de repartir vers des allures dignes de Mazzy Star surdes titres magiques comme « The Message » et « Sad Movies » où la voix de Tessa Murray aura de quoi nous émouvoir.

Enregistré à Austin, ce quatrième opus de Still Corners a de quoi rappeler la période caniculaire bien étouffante grâce à ses arrangements à la fois éthérées et étouffantes. Ainsi, le duo britannique nous offre des moments bien élégants comme « Black Lagoon », « Dreamlands » ou bien « Fade Out » sentant le naturel. Toutefois, avec le sombre « Whisper » et le soyeux et intimiste « The Photograph » rappelant Chromatics, Murray/Hugues semble vouloir renaître de ses cendres en clôturant le disque avec composition instrumentale éthérée nommée « Long Goodbyes ». Slow Air est une parfaite bande-son pour nous servir une bouffée d’air frais qu’on aurait tort de refuser.

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14 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Outer Spaces: « Gazing Globe »

A Shredding Snake d’Outer Spaces a fait fait partie des albums passés sous silence malgré leurs qualités. Quoi qu’il en soit, le projet musical de Cara Beth Satalino reste tout de même envoûtant et agréable à l’écoute et elle le confirme avec la sortie de ce second opus intitulé Gazing Globe.

Avec son indie folk teinté de doux soupçons de power-pop et indie pop, Outer Spaces nous ouvre grand les portes de son jardin secret. Et sur Gazing Globe, elle ne fait pas les choses à moitié tant on se laisse bercer par les douces mélopées des morceaux envoûtants à l’image du titre d’ouverture nommé « I See Her Face » mais également « Truck Song » et le rêveur « YWLGOML ».

Avec ses arrangements cotonneux riches en riffs jangly et claviers sucrés, Cara Beth Satalino ouvre son journal intime où la native de Baltimore détaille ses moments d’anxiété et ses éternelles remises en question avec tant de sincérité. Et cela se ressent sur de splendides compositions telles que le morceau-titre mais également « TV Screen » avec ses synthés lumineux et un solo à la clé sans oublier le plus dynamique et robuste « Album For Ghosts ».

Gazing Globe verra Outer Spaces partir à la rencontre de la sagesse et l’introspection sur les allures slowcore de « I Slowly Close My Eyes » et la conclusion plus positive nommée « Teapot #2 ». Ceci définit parfaitement la musicienne de Baltimore à la recherche d’une paix intérieure tant on l’imagine errer dans un désert à travers ses compositions incroyablement mélodiques et rayonnantes.

***1/2

2 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Hatchie: « Keepsake »

Il aura suffi d’un premier EP nommé Sugar & Spice pour que Hatchie puisse passer au rang des grandes révélations de ces dernières années. La chanteuse et bassiste australienne a baigné dans les disques de The Sundays et de The Cocteau Twins tellement sa musique dream-pop nostalgique se fait énormément ressentir sur son premier disque tant attendu nommé Keepsake.

Ceux qui ont en tête des tubes comme « Sure » et « Sleep » seront ravis d’apprendre que Hatchie reste dans sa zone de confort. Harriette Pilbeam nous offre un nouveau condensé de shoegaze et de dream-pop à travers des morceaux sucrés et doucement nostalgiques allant de « Not That Kind » à « Stay With Me » en passant par les planants « Without A Blush », « Obsessed » et « Unwanted Guest » à coup de synthés fiévreux et d’interprétations somptueuses qui n’en finissent pas de résonner.

En dix morceaux, Hatchie nous ramène deux décennies en arrière où ce courant musical régnait mais avec un soupçon de pop moderne ceci dit. On y décèle des influences non dissimulés de la Canadienne Carly Rae Jepsen sur certains morceaux. Keepsake sent la rêverie et le romantisme à plein nez surtout sur des morceaux entraînants comme « Secret » et « Kiss The Stars ». Et justement on a des étoiles dans les yeux tellement ce premier disque de la native de Brisbane étincelle tout au long jusqu’à cet assaut final nommé « Keep ».

Consistant et envoûtant de bout en bout, le premier album de Hatchie nous rappelle que l’âge d’or de la dream-pop n’est jamais révolue. Avec un soupçon pop jamais déplaisant et en rendant hommage à ses pairs, l’Australienne continue son ascension vers les étoiles.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Tusks: « Avalanche »

En 2017, Tusks avait fait ses premiers pas avec son premier album nommé Dissolve. Emily Underhill, de son vrai nom, faisait partie de la relève de l’indie pop aérienne et pesante qu’il nous était en droit d’entendre depuis quelques temps maintenant. Reéactivation donc avec son second opus nommé Avalanche.

On reprend les mêmes et on recommence, c’est un peu le motto de ce nouvel opus ou même de la musique de Tusks en général. Il suffit des arrangements de cordes, de sonorités quelque peu électroniques et des ambiances mélancoliques et vaporeuses pour qu’Emily Underhill se complaît dans sa zone de confort. Et la majorité des morceaux s’inscrit dans cette lignée allant de « Peachy Keen » à « Better That Way » en passant par les solennels « Delusion », « Foreign » et « Bleach » qui sonnent un peu trop comme du déjà entendu.

On ne pourra pas blâmer Tusks pour cette plaie, tant elle s’avère être une pro dans ce domaine musical. On versera notre larmichette à travers des sublimes titres qui se situent au tout début d’album que sont « Demon » et « Be Mine » et le reste s’enchaîne comme un pilote automatique. On retrouvra les mêmes thèmes qui ont baigné Dissolve avec son corollaire,un léger manque de nouveauté. Ceci dit, son interprétation ne nous laisse jamais de marbre notamment sur le morceau-titre et sur le final « Salt » où le spleen persistera à nous envelopper Avalanche s’avère être un disque bien construit et riche en émotions mais est condamné à être écouté en fond sonore en raison de son manque de relief.

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18 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Yohuna: « Mirroring »

Yohuna est une chenteuse de Brooklyn dont le premier album nommé Patientness produit par le prodigieux Owen Pallett et s’est imposé comme fermet du renouveau de la scène bedroom-pop

Son successeur nommé Mirroring est auto-produit avec l’aide précieuse d’Eric Littman, et Johanne Swanson, de son vrai nom, continue tenter de nous faire voyager ses pensées et son univers vers de contrées oniriques et inconnues. Moins centré sur les claviers et plus vers des instruments plus organiques, Mirroring se laisse écouter comme une légère brise avec des morceaux éthérés à l’image du titre d’introduction nommé « Knowing U » qui est suivi de « Fades To Blue » soutenus par des arrangements à cordes discrets.

Quittant les aspects lo-fi pour des ambiances on ne peut plus maximalistes et baroques, elle ne néglige pas pour autant ce côté bedroom-pop poétique. Que ce soit sur « See Me » ou des ambiances que ne renieront pas d’autres actes comme Hovvdy et Elvis Depressedly avec « Waiting » et « Dead To Me », Yohuna (accompagné de ses acolytes musiciens comme Emily Yacina, Felix Walworth de Told Slant, Mike Caridi de feu LVL UP ou encore Warren Hildebrand de Foxes In Fiction) nous envoûte comme il se doit.

Elle le fait avec des arrangements si somptueux et si précieux avec un solo de violoncelle en prime sur « Stranger » ou une harpe sur les voix réverbérées de « Find A Quiet Place ».

Après les dernières notes de la ballade acoustique planante et larmoyante nommée « So Free », on a cette sensation de se sentir pousser des ailes grâce à cette poésie qui nous hante tant. Yohuna continue à sortir de ses gonds avec ce Mirroring délicieux, charmant et complètement renversant la montrant à l’aise dans des ambiances on ne peut plus baroques.

***1/2

13 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Wy: « Softie »

Duo originaire de Malmö et couple dans la vie, Ebba et Michel ont formé Wy en 2015 et sorti en 2017 un premier album intitulé « Okay » sur fond de guitares éthérées. La Pop rêveuse du groupe prend aujourd’hui son envol grâce à ce second album de haute tenue qui reprend les mêmes ingrédients mais bénéficie de refrains plus marquant.

On remarquera notamment le « single » « Pavements » au parfum 80’s, les très shoegaze « Tired II » et « Have You Ever Been In Love », sans oublier l’impeccable Pop New Wave du titre qui donne son nom à ce disque, « Softie ».

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12 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Jo Passed: « Their Prime »

Jo Passed a fait parler de lui à travers une poignée d’EPs. Il aura suffi que sa musique teintée de dream-pop, art-rock et pop psychédélique fasse parler de lui pour être signé sur un label réputé, Sub Pop, et qortir son premier album, Their Prime.

Ce qui fait l’originalité de Jo Passed est tout simplement une capacité d’alterner les climats et les ambiances de chaque morceau sans jamais se perdre dans le fil de ses idées. Passant du calme à la tempête selon les morceaux, le groupe de Vancouver convoque tantôt XTC tantôt Sonic Youth voire même Neu ! sur des perles insaisissables comme « Left » qui ouvre le bal mais également « MDM », « Glass » ou « Repair ».

Cette fusion musicale que concocte Jo Passed vaut absolument le détour notamment à l’écoute de « R.I.P. », « Millenial Trash Blues » ou bien même de « Sold » allant du shoegaze à la jangle-pop en passant par le krautrock. Tandis que l’on pensait avoir tout entendu, voilà que le quatuor de Vancouver délivre un titre-phare pièce de six minutes intitulé « Places Please » faisant montre d’une écriture pointilleuse servie par des ambitions musicales plus que justifiées.

***1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire