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The Album Leaf: « Between Waves »

Between Waves est l’album idéal pour qui aime conduire la nuit et laisser ses pensées êtes envahies de rêveries noirâtres. Unité de son que même un titre plus enlevé comme « Lost In The Fog » verra fracturée par un sampling minimaliste et des percussions organiques et abstraites.A contrario, les nappes sonores se superposent en synthés visant à fournir, par des orchestrations voletantes, un panorama gigantesque mais le tout restera comme emprisonné comme pour approfondir cette claustrophobie nocturne.

L’electronica est exemplaire dans son exécution et son intemporalité. On est loin, en effet, de ces groupes qui s’emploient à ressusciter cette tonalité 80’s depuis longtemps disparue grâce à une utilisation de cuivres, une insistance à ne défaire d’éléments « dance » et répétitifs pour, au contraire, des petites touches primesautières pour forcer notre attention.

L’ensemble est semblables à ces écoutes où le piano bar se fait agressif et étrange et où le xylophone (« Ambo ») remplace ce que devraient être des moments paresseux au crépuscule sous un patio.

On évoquera Eno, dans la façon dont il enrichit une certaine palette pop et complexifie la tapisserie électronique ; Between Waves est la parfaite antidote pour abandonner ces journées estivales trépidantes et se glisser dans les vibrations élusives du soir.

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7 septembre 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tamaryn: « Cranekiss » »

Le monde de la pop a toujours culltivé l’art de la réinvention. Ceci va des grosses usines à des ensembles plus artisanaux., de Dylan, à The Horrors. Cranekiss est le troisième opus de Tamaryn, une chanteuse originaire de Nouvelle Zélande mais basée à New York, semble suivre cette démarche qui vse à se redéfinir elle-même.

Les schémas de six cordes introspectifs de 2012 ont cédé leur place à des morceaux plus denses et à base de synthés et laissant le champ libre à une atmosphère d’exubérance. Des titres comme « Fade Awat Show » ou un « Hands All Over Me » qui ne pourra qu’évoquer Tubeway Army ne sont ni plus ni moins que deux échelons supplémentaires franchis sur une échelle faite de glissement tectoniques électro.

Le meilleur est que ça fonctionne très bien tant Tamaryn nous livre des passages qui offrente des irisations chaudes et nostalgiques comme sur « I Won’t Find You » ou une « Collection » tout bonnement divin.

Ajoutons à cela des vocaux qui sont de vrais nectars et Cranekiss apparaîtra comme une étape de porcelaine rafraichissante et vivante dans un registre cerclé de synthés.

***1/2

3 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire