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Mist Of Misery: « Unalterable »

cette surenchère de claviers dramatiques, ce surdosage de tristesse déchirante : ce black doom  pour qui l’adjectif « grandiloquent » s’adapte tout à fait à la musique du combo. Adeptes des claviers enveloppants, des plaintes à vous fissurer le coeur, des éléments neo-classiques et des très longs titres surexploitant les riffs d’une mélancolie déchirante, Mist Of Misery est le candidat idéal pour passer une soirée bien au chaud à se lamenter de toutes les misères qu sort ou de la psyché.

Unalterable est vraiment un excellent disque de genre. Il dispose à la fois d’un toucher funeral doom classieux et d’une sensibilité black metal qui lui octroie intensité et puissance. Et dans cette configuration, beaucoup d’appelés, peu d’élus. Bien sûr, les claviers sonennt parfois un peu « cheap » ; si la qualité de composition est là, un peu plus de moyens octroyés au groupe pour cette nouvelle offrande n’auraient pas été de trop. D’autant plus que celle-ci est d’une richesse assez colossale. En effet, Mist Of Misery nous régale de presque deux heures de musique ! C’est inédit dans le genre et mérite d’être souligné. Bref, on en a pour son argent même s’il faut s’accrocher pour enfiler Unalterable d’une traite.

Mais, si l’ensemble baigne dans le désespoir, des nuances sont à noter, et les titres sont assez variés pour qu’on se laisse porter sans bâillement ou renoncement aucun. Inaltérable donc.

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15 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Sopor Aeternus: « Death & Flamingos »

À peine un an après le copieux (et réussi) Spiral Sacrifice, Sopor Aeternus est déjà de retour.
Alors que quatre années séparaient Mitternacht (2014) et Spiral (2018), ce nouvel album arrive de façon presque inattendue, comme dans une sorte d’urgence, que l’on retrouve d’ailleurs dans son format relativement court et la sobriété noire de ses compositions.
Tous les grands thèmes du mythe Sopor sont explorés dans une manière plus deathrock – on sait l’amour d’Anna Varney pour Rozz Williams, et ce que l’existence de son œuvre peut devoir au premier Christian Death –, mais un deathrock passé au ralenti, où les guitares rampantes typiques du genre et les roulements de batterie tournoieraient comme des voiles de fantômes.

Plus dépouillé au niveau des orchestrations que bon nombre de ses prédécesseurs, Death and Flamingos se montre plus froid, plus intimiste aussi, et a le don de faire ressortir à la perfection ses moments d’orgue et de thérémine. Toujours magistralement interprétés par Anna Varney, ces treize titres signent pour Sopor une étape particulière, car ils opèrent une fusion entre le style de ses débuts et la chamber pop funèbre développée par la suite (fusion parfaitement incarnée par le magnifique « The Boy must die », lent et douloureux, peut-être le point culminant de l’album). Ici, ils perdent en beauté plastique ce qu’ils gagnent en brutalité émotionnelle, s’éloignant résolument de l’esthétique sucre glace des Fleurs du Mal (tournant majoritaire dans l’histoire du groupe) pour déployer tout ce qu’ils ont en eux de rituel et mortifère (« Mephistophlilia »). On dirait qu’Anna Varney y plonge dans son inconscient sans retenue aucune, développant avec une puissance assez étonnante son propre symbolisme. Voici donc un album fascinant, de danse et de douleur, triste et gracieux comme un flamant rose qui errerait seul dans des plaines foudroyées.

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9 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Maestus : « Deliquesce »

Lent, désespéré et majestueux : c’est comme ça que Maestus envisage son death doom metal. Les américains sortent ici leur deuxième album et il s’avère être un sacré brûlot. Si sa base est incontestablement doom, il navigue avec bonheur dans les eaux saumâtres du death et emploie également quelques ficelles black metal, à dose homéopathique. Le côté doom, on aurait pu le deviner sans mal. En effet, « Deliquesce » affiche fièrement 4 titres pour 50 minutes de musique : autant dire que ceux-ci présentent l’étirement caractéristique du genre. En plus de ça, on a des parties dont tout élément metal est absent, qui amènent vraiment quelque chose, et qui revêtent volontiers un caractère menaçant ou une noirceur abyssale.

Le combo évoque Shape Of Dispair, Pallbearer ou My Dying Bride dans sa liste d’influences, et ce n’est pas sans raison. Si la plupart du temps les titres sont lents, lourds, et puissamment mélancoliques, ils savent également se montrer plus heavy et hargneux, avant de relâcher une bonne dose de beauté arctique. Maestus joue également avec le silence, ce qui prouve une certaine maturité et assurance. Si la créativité n’est pas ce qui caractérise le plus ce disque, il fait preuve d’une intelligence qui en fait un disque à la fois très peu original et extrêmement bien ficelé, suffisamment en tout cas pour ne pas passer à côté !

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9 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Tiamat: « Wildhoney »

Tiamat, sous la houlette de Johan Eddlund, est devenu un groupe phare du doom métal en le nourrissant d’une touche créatrice et flamboyante inusitée. Virages vers le neo-prog par exemple, et, la notion de « concept-album ».

Notion en effet car Wildldhoney est un concept-album sans en être un ; la thématique est vaquement là mais on n’en perçoit pas vraiment la logique, le lien. Par contre, musicalement, tout s’imbrique parfaitement. « Wildhoney » entame les choses avec des samples bucoliques très inhabituels, et on enchaîne avec « Whatever that hurts », peut-être un des meilleurs titres de la carrière des suédois. « The AR » est son jumeau, faisant évoluer sa mélodie vers quelque chose de plus enlevé. « 25th floor » est un intermède instrumental et indus qui nous accompagne jusqu’à « Gaïa », magnifique chanson entre rock gothique et prog.

« Visionnaire » vrtta Eddlund réutiliser un chant rauque, sur un titre qui s’y prête tout à fait, à savoir avec presque plus rien de « death metal » et« Kaleidoscope », dans son extrême simplicité, sera une une belle réussite ; pas besoin de plus pour installer une atmosphère où la méléncolie prime.

Cette composition servira de prélude à « Do you dream of me ? », magnifique ballade glacée, grand moment du disque. Avec « Planets », on sera vraiment là-haut, et , pour conclure, « A pocket size sun » clôturera la séance, accompagné par la voix rêveuse de Birgit Zacher, contrepoint essntiel pour couronner de fragilité cet embryon de délicatesse que ce Wildoney veut nous faire partager.

***1/2

1 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Electric Wizard: « Wizard Bloody Wizard »

Le modus operandi de Electric Wizard est partagé par un nombre incalculable de groupe de «  doom-metal » : reprendre ce que faisait Black Sabbath sur ses trois premiers albums, mais le refaire de manière plus lente, plus bruyante et plus crasseuse.Ce combo issu du Dorset emprunte ici à sa source d’inspiration mais il redonne vie à un disque comme Sabbath Bloody Sabbath, lequel avait vu ces prophètes de malheur s’aventurer vers des structures et des dynamiques plus élaborées.

Les puristes effarouchés par le terme de « rock progressif » ne doivent pas l’être pour autant car Wizard Bloody Wizard parvient à demeurer fermement planté dans son territoire initial en y ajoutant cette petite touche plus subtile que l’on avait décelée dans Master of Reality.

Si la formule doom-metal est largement reprise, on y trouvera toutefois quelques fragments atypique tels le ricanement ironique qui encadre les moulinets palpitants d’un « Necromania » nous ramenant au bon vieux temps des Stooges période Ron Asheton ou la menace psychédélique qui émane de « The Reapar ».

La corps de l’album va, toutefois, rester dans le domaine d’un « riff-rock » monolithique qu’on trouverait tout droit sorti d’archives de Black Sabbath. L’interprétation en est sans failles, y compris sur un titre comme « Wicked Caress » qui conjugue aussi bien les attaques de guitares à la Sabbath que les escapades de ces derniers semblables à « Into The Void ».

Néanmoins des emprunts si flagrants ne sont ni une surprise ni rédhibitoires pour un combo qui a hérité de son nom an combinant deux titres de Black Sabbath : « Electric Funeral » et « The Wizard ». À cet égard,Wizard Bloody Wizard s’apparente à ce que serait une marque déposée dans la mesure où le disque ne s’éloigne pas de ce que Electric Wizard faisait auparavant (en particulier Dopethrone qui, depuis 2000, représente une pierre angulaire du « stoner rock » contemporain.)

Les textes eux-mêmes se marient très bien avec la frayeur existentielle qui s’échappait de ce qu’écrivait Geezer Butler tout comme sur le martèlement métallique qui, chez Electric Wizard, évoquera avec assertivité la rythmique de Tony Iommi et Bill Ward.

Hormis ces signifiants on peut affirmer qu’il y a, chez nos Anglais, quelque chose de plus qu’une simple resucée. Celle-ci est une spécialité communément admise chez Electric Wizard mais qu’elle soit parfaitement exécutée ne suffit pas.

Ce qui importe, par contre, est que le groupe n’essaie pas de faire école mais que sa démarche soit de rester fidèle au patronyme qu’il a adopté. Le combo sait utiliser le schéma de l’incantation quand il faut et comme il faut pour invoquer les ténèbres et les abysses ; on touche ici aux limites du genre mais ceci est, au demeurant une qualité dans la mesure où certaines choses n’ont nul besoin d’être réinventées.

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9 décembre 2017 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Pallbearer: « Heartless »

La particularité de Pallbearer fait également partie de son charme ; c’est un combo qui n’est jamais concis. Ses compositions sont longues, et son doom metal, de ce point de vue, peut sonner de manière laborieuse d ans la façon qu’il a d’utiliser le proto-metal de Black Sabbath sans, pour autant, le mettre sur un piédestal.

Sur Heartless, ce groupe de l’Arkansas conserve ces tonalités vintage mais il y apporte des petits adjuvants plus modernes. On notera, dès l’abord, l’influence de Metallica sur les riffs classiques qui jalonnent « I Saw The End » et « Thorns » ou une administration lorgnant vers le prog-rock et le space-rock avec des compositions qui n’avaient jamais trouvé place dans leur répertoire précéddent.



Même si les titres ne peuvent être considérés comme des « pop songs » leur longueur s’est également raccourcie quand on écrit des morceaux dépassant les 10 minutes, il est évident qu’un titre avoisinant les 5 pourrait être considérée comme un « single ».

Alors que Pallbearer a toujours cédé à la tentation des élans s’étalant de manière incommensurable, Heartless fait figure d’une distillation de tout ce en quoi le groupe a pu se commettre auparavant.

L’interaction entre les guitaristes Brett Campbell et Devin Holt est légère, par exemple sur « Life Of Survival » où ils se mettent réciproquement en valeur sans pour autant s’étendre dans la démesure.  Au bout du compte Heartless n’est pas un album de progressive rock mais un disque qui fait montre de ce qu’est le rock qui navigue par paliers progressifs ; les distorsions sont, en outre, mises en sourdine permettant à chacun de s’aventurer aux confins du genre et de, comme chez Mastodon à qui on peut aisément les comparer, travailler en termes de spectre sonore et de trajectoire qui s’avère, en bout de compte, fluide plutôt qu’abrupte.

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25 mars 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Goatsnake: « Black Age Blues »

La rumeur dit que c’est le Diable qui est vecteur des meilleurs morceaux que l’on puisse écrire ; si tel est le cas le retour de Goatsnake en est un avatar qu’il serait difficile d’écarter. Greg Anderson semble, en effet, avoir provisoirement délaissé son combo drone metal O))) et fait sortir sa guitare de la torpeur méditative dans laquelle elle se trouvait.

Black Age Blues de Goatsnake en est en effet le direct opposé avec un disque qui, si il tente d’atteindre le Nirvana, le décore d’un métal des plus affuté. C’est un album qui est le contraire d’un long drone, une sorte de boogie enfiévré qui sonne d’autant plus virulent qu’il s’est tu pendant onze longue années.

Les riffs sont heavy et mortels, les rythmes implacables mais, cette fois-ci, le combo ajoute une petite différence aux clichés habituels en ajoutant aux vocaux teigneux de Peter Stahl ceux de Wendy Moten, Gale Mayes et Andrea Merrit apportant une délicieuse touche de délicatesse perverse à l’ensemble.

Des neuf titres, il serait difficile d’en appréhender un plutôt qu’un autre mais il conviendra aisément de se dire que, si Black Age Blues est issu des profondeurs, il fait sourdre des maléfices dont l’ivresse est un succulent nectar.

***1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Pallbearer: « Foundation of Burden »

Formé en 2008 à Little Rock, Arkansas, Pallbearer a sorti un premier disque de doom metal, Sorrow & Exctinction (un hommage émouvant à la mortalité qui est notre lot) dont le succès nous a fait attendre avec impatience la venue du second. Voici sous le nom de Foundation of Burden il y compte un sacré nombre de titres épiques et au long cours qui justifient l’espoir placé en eux.

« World’s Apart »ouvre le disque de manière grandiose : tonalités de guitares spectaculaires, tempo de deuil à l’état pur le tout ponctué par une mélodie irrésistible. et un rythme qui va progressivement se tordre et rejoindre des vocaux qui semble viser les cieux, La plage suivant, « Foundations », présente une facette plus dure et dense, mais le tempo va demeurer lent et traînant. Guitares et basse sonnent en confrontation avec une mélodie plus mélancolique que précédemment. Pour la première fois depuis le début du disque la musique va s’ouvrir à une section où règnera l’harmonie où les guitares abandonnent leur distorsion et adoptent un son plus chaleureux.

Sur « Watcher In The Dark » les lignes endeuillées dune guitare vont se marier à une autre six cordes comme pour augmenter encore l’atmosphère de désolation et le battement léthargique de la batterie va apporter sa propre contribution à un titre qui, sur plus de dix minutes, va apporter un crescendo de plus en plus massif où l’épique le dispute à l’abattement. Le solo de guitare, bien que discret dans le mix apporte une diversité et joue avec la sensation que le morceau va se clore en « fade out » alors que la cascade sonique continue son avancée.

Il ne faudra pas chercher la subtilité ici, en particulier sur « The Ghost I Used To Be » qui promène un sentiment presque rétro avec son fracas de guitares et de percussions mais Pallbearer saura terminer en beauté avec un « Ashes » plein de grâce juste avant que l’album ne se termine sur un « Vanised » qui reprend le flambeau de l’énergie.

Foundation of Burden marche dans les pas de Deafheaven en rendant le doom metal radicalement plus riche et mélodique. C’est aussi un disque clé dans la mesure où il parvient à se balancer facilement entre le douloureux et le cathartique, montrant que l’un est souvent le chemin vers l’autre.

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20 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Novembers Doom: « Bled White »

Novembers Doom est un groupe de « doom metal » qui fait beaucoup parler de lui dans cette scène particulière depuis plus de 20 ans. On a, à tort, considéré que son répertoire était plutôt orienté vers le rock symphonique ou influencé par l’opéra alors que ce combo de Chicago a une approche brutale ce qui fait qu’on ne sait jamais à l’avance ce qui va attendre et atteindre nos oreilles.

Ce neuvième album les voit en mode très affuté et extrêmement travaillé que ce soit en termes de production ou de musicalité. Sur ce dernier plan, November’s Doom nous offre un son très « doom metal » qui hallucine avec des éclairs de « death metal » (les spécialistes comprendront) pour que les choses restent brutales et intéressantes. Dan Swanö, un des producteurs les plus réputés du genre, est aux manettes et il rend l’aventure sonique de Bled White plus intense que le plus intense.

Quelque chose pourtant dans ce disque apporte une élément supplémentaire que le fait d’être aussi « heavy » que possible, les textes du vocaiste Paul Kuhr. Nous ne sommes pas ici dans un registre habituel fait de violence et de menace mais dans celui de l’émotion et de l’honnêteté qui frôle parfois le naïf mais n’y tombe jamais. On appréciera ainsi la transition étonnante entre un « Heartfelt » rempli de haine et le message positif que délivrera « Just Breathe ».

Musicalement, on l’a vu, l’album mélange avec réussite l’intensité « heavy » et une production plus mélodique. C’est un disque qui parfois éveille votre affect et vus apporte cette émotion typique que le « doom metal » peut susciter ; si Saint Vitus sont les rois incontesté du genre, Novembers Doom pourrait très bien être plus que leur dauphin.

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13 août 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Lumbar: « The First And Last Days Of Undoing »

Plus « doom » que le « doom », telle pourrait être la description de Lumbar, trio de « doom metal » composé de Mike Sheidt (Yob, Vhöl)), Tad Doyle (Tad, Brothers of The Sonic Club) et surtout Aaron Edge qui, malgré le fait qu’il ait été détecté comme souffrant de sclérose en plaques, continue de peaufine son projet de « doom metal » misanthropique.

Yob ayant été relativement inactif ces derniers temps, il est certain que Scheidt ne cessait pas, lui, ses activités avec Vhöl (qui était déjà une sorte de supergroupe « doom » d’une part et ce qui a désormais nom de Lumbar.

Avec sept plages numérotées « Day One » à « Day Seven », il est évident que le groupe a souhaité donné au disque des tonalités et une certains fluidité qui demandent à ce qu’il soit écouté de façon continue et exhaustive. Sa brièveté (environ 25 minutes) le permet, durée condensée qui pourrait d’ailleurs presque faire penser qu’il s ‘agit d’un EP tant The First And Last Days Of Undoing tranche avec une tendance à prolonger ce type de musique de manière souvent grandiloquente.

On a donc droit surtout à un opus fabriqué autour de riffs, nombreux et, pour la plupart, implacables, donnant un arrière fond d’urgence et de véhémence corespondant assez bien à l’esthétique sinistre de « doom rock ». En effet, alors que Vhöl est plus en phase avec ce qu’on nomme le « black metal » teinté de punk, Lumber explore toute une gamme de textures soniques qui, tout en maintenant un certain flot, donne une respiration distincte à chaque mouvement ainsi numéroté.

Les riffs demeurent lourds et les vocaux sont comme possédés, recette traditionnelle du « doom metal » qui, peu à peu, cède le pas à des voix bouillonnantes et comme crachées, manière judicieuse pour dresser un décor, celui de « Day Two » par exemple, un empilement marécageux et mortifère noyé dans de la « reverb ».

Ce qui est intéressant dans Lumbar, c’est sa faculté à compacter sa musique, surtout si on la compare à Yob. Cette presque demie-heure est puissante certes, enveloppante même mais nous laisse un léger goût de frustration si on considère ce dont seraient capables les membres respectifs de ce trio.

★★★☆☆

23 décembre 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire