Robyn: « Honey »

Marie Mai, Ariana Grande, Taylor Swift et toutes les Lorde qui se respectent sur Terre sont influencées par Robyn, superstar de la scandipop en Europe.

Enrobés des meilleures productions synthpop, dance-pop ou disco house, ses rythmes et accroches mélodiques continuent de faire école auprès des chanteuses ayant émergé depuis les deux dernières décennies, et ça continue avec cet excellent Honey.

Encore aujourd’hui, la Suédoise de 39 ans s’avère une authentique leader esthétique comme le fut naguère Madonna, en voici une autre démonstration éclatante, huit ans après la sortie de Body Talk.

Robyn s’entoure ici des réalisateurs anglais Joseph Mount (Metronomy) et Adam Bambridge (Kindness), du maître ès house américain Marvin Burns alias Lil Louis, des docteurs ès scandipop Klas Frans Åhlund, Markus Jägerstedt et Rudolf Nordström.

Non seulement les neuf chansons au programme sont-elles des méga-tubes potentiels sans exception aucune, mais encore elles révèlent une diversité de rythmes, grooves, mélodies et arrangements des plus innovants.

Voilà un album hautement créatif, malgré le conservatisme apparent de ses constructions mélodico-harmoniques.

***1/2

Parcels: « Parcels »

Dans la mouvance disco pop actuelle, Parcels était surtout connu jusqu’alors pour avoir collaboré avec Daft Punk sur le titre « Overnight ». Le quintet australien propose cette fois un premier album dont les ambiances et le style rappelleront fortement le Random Access Memory des Daft, avec ce son électro-disco-pop-funky si caractéristique.

Manque juste Pharrell Williams pour que la fête soit totale et surtout un peu d’inspiration. Car pour le reste, le groupe ne propose pas grand chose de neuf et reste beaucoup trop light et sans réel point de vue pour convaincre véritablement. Un disque sympa (à écouter d’abord en mode « single ») mais dans lequel on s’ennuie finalement assez vite.
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