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Valbog: « Zentrum »

Metal atmosphérique, doom, gothique, death, metal martial, bien des qualificatifs ont été donnés à Valborg au cours des années. Et pour cause ; le groupe allemand pratique un style unique et difficilement descriptible depuis ses débuts. Mais depuis 2017 et Endstrand, la formule est la suivante ; un chant hurlé, haché et dur entre thrash et death, une atmosphère noire et post-industrielle retranscrite par des riffs lancinants, lourds et puissants, des claviers étranges, des lignes de chant clair pas moins menaçantes, le tout en allemand, ce qui ajoute à l’ambiance. Et cette ambiance, c’est ce qui faite la force de ce disque. Malsaine, effrayante, violente ; quelque part entre les trois épithètes.

Ce septième album n’est certainement pas à mettre entre toutes les oreilles, mais pour qui a envie d’a assujettir les oreilles avec un mélange survitaminé et malaisant ( ce serait un crime de passer à côté. Zentrum ne pourra pas laisser indifférent. Il présente une formation qui a trouvé sa voie, une voie unique et extrêmement personnelle, une voie qui va de plus en plus loin et pousse tout ce qui a vie ici au maximum au point de générer ce type de malaise dont on redemande.

***1/2

24 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

October Tide: « In Splendor Below »

À l’instar de Saturnus, tous les changements inhérents à October Tide (line-up, label, logo, etc.) n’ont jamais rien changé au fond ni aux formes de leur musique. Troublant (on note toutefois une disparition des claviers après le premier album). Depuis le premier album – Rain Without End, sorti en 1997 – d’un projet qui se présentait à l’époque comme un side-project à Katatonia, l’orientation est purement doom/death, sous-genre musical où les guitares sont au centre du propos. Elles posent le cadre et l’embellissent. On retrouve donc un midtempo plombé et un florilège de mélodies à la beauté froide qui nous ramènent instinctivement à la période Brave Murder Day / Sounds of Decay de Katatonia.

Ce constat fait, on peut émettre une solide hypothèse : OT demeure et restera jusqu’à la fin des temps le projet de cœur de Fred Norrman (et dans une moindre mesure, celui de son frère Mattias, bassiste ou second guitariste selon les besoins du groupe) : celui qui injecte les fluides, l’initiateur, le compositeur de génie. Malgré la participation de Jonas Renkse sur les deux premiers albums (dont le dernier pour lui, l’excellent Grey Dawn [1999]), qu’on peut se risquer à qualifier d’anecdotique, Norrman et October Tide seront liés jusqu’à la mort de l’un ou de l’autre.
De 1999 à 2010, l’entité disparait, puis renaît avec un line-up cristallisé autour de Fredrik et Mattias. Il restait des démons à extérioriser. Depuis sa reformation en 2010 (quelques mois après que les frères Norrman aient quitté Katatonia), quatre albums ont vu le jour, inégaux mais loin d’être dispensables (
Winged Waltz [2016], pauvre en moments forts, succède à un Tunnel Of No Light un brin décevant).

Tout est aujourd’hui oublié car In Splendor Below s’impose facilement comme une des productions les plus vibrantes de la discographie des Suédois. Un sixième album transcendant qui rappelle les meilleures heures d’un doom/death sans compromission (entre 1995 et 2005, à quelques mois près), et dans lequel la guitare lead se distingue majestueusement. Inspirés en diable, tous les titres sont gorgés en mélodies puissamment mélancoliques et en refrains addictifs (« Stars starve me » et « Guide my Pulse » peuvent à eux-seuls représenter le genre). On reste impressionné par la cohésion de l’ensemble, l’absence de déchets, et par la lourdeur rythmique qui certes ne varie que très peu, mais qui laisse filtrer des suites de notes célèbrant les ténèbres. Obscurité et désespérance, magnifiés par le chant d’Alexander Högbom (Centinex, Demonical), parfait dans son rôle d’hurleur d’outre-tombe. Fred Norrman parvient à réinjecter de la magie dans un genre où tellement de choses ont déjà été dites… d’ailleurs, hormis Daylight Dies ou Swallow The Sun, aucun groupe ne peut sérieusement prétendre égaler cette maîtrise du sujet et son exploitation.
On connaissait l’aura noire et les potentialités d’OT, son rayonnement dans un ciel où les étoiles doom/death ont disparu une à une ; mais on ne s’attendait pas à une telle décharge émotionnelle, un tel sursaut d’orgueil. Que les amateurs de musiques sombres et électrifiés s’en réjouissent.

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7 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Misery Index: « Rituals of Power »

Misery Index fait partie de ces groupes de death metal qui ont longtemps lorgné vers ce qu’il y a de plus violent dans le style (pas loin du deathcore et du grindcore),avant de récemment se raviser. La rsion importe peu, l’important est que le résultat fonctionne. Ici, on est accueillis par une «Universal untruths » très mid tempo, sorte d’intro grand format, plutôt bien construite, « Decline and Fall » passe à la vitesse supérieure, avec un titre peut-être convenu mais suffisament brutal pour qu’on s’y laisse prendre

Mais, comme on le sait (ou du moins on devrait), la brutalité la plus efficace est forcément appuyée par une mélodie. Et ici, on est plutôt bien servis. En gros, Rituals of Power se situe quelque part entre un Obituary et un Deviate. L’intégration d’un suplus de parties hardcore / thrashcore vient amener une ambiance, certes pas inédite, mais vraiment plus fraîche et récréative.

Bien sûr, Misery Index a le profil d’un second couteau, mais au à l’écoute de titres aussi renversants que « New Salem », « The Choir Invisible » ou « I disavow », on ne peut que souhaiter les voir passer en division supérieure dautant que, après une pause de cinq ans, Rituals of Power est, bien plus qu’un joli retour.

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30 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

W.I.L.D.: « The Domination Chronicles »


Depuis quelques années, la carrière de W.I.L.D. a pris un véritable coup d’accélérateur, ce qui en soi est une bonne nouvelle pour ces musiciens passionnés. Après des débuts sous le patronyme de Wild Karnivor, le groupe a connu quelques aléas, a changé de nom, modifié son style et semble aujourd’hui sur une excellente dynamique puisqu’en moins de deux ans W.I.L.D. vient d’offrir deux albums, dont The Domination Chronicles tout fraichement atterri dans les bacs et nous offrant du thrash /death comme si notre vie en dépendait.

On ne tournera pas autour du pot bien longtemps ; The Domination Chronicles s’inscrit directement dans le sillage du très bon Purgatorius leur précédent opus. C’est un W.I.L.D. en pleine forme et hyper créatif que l’on retrouve sur cette nouvelle galette, avec une puissante envie d’en découdre au travers d’un répertoire des plus redoutables. 12 titres, plus de 50 minutes de musique calibrée pour envoyer un maximum mais avec une grande classe en prenant soin de developper de nombreuses ambiances qui renforcent l’impact de chacun des titres présents. Si dans un premier temps on constate vite que W.I.L.D. ne fait pas dans le détail notamment à l’écoute de titres comme « This is Now » « I’m Destroyer » ou encore « Inmate » qui font volontiers parler la poudre, en allant droit à l’essentiel.

Quand on approfondit les choses, on découvre un paquet de subtilités qui donne une toute autre, et belle, allure à l’album. Preuve en est avec les excellents « Jeff Warden » et « Skin and the Bone » dont les rythmiques effrénées sont entrecoupées de passages mi-tempo du plus bel effet et qui laissent la place quand il le faut à de jolis soli de guitares ou à la basse.

Si jusqu’ici on se dit que ce n‘est que du classique, l’équation est bien plus complexe puisque W.I.L.D. bonifie ses morceaux en développant des atmosphères très sombres et anxiogènes autant musicalement que dans les vocaux qui sont tantôt très gutturaux, tantôt plus proches des hurlements de terreurs. La différence et la valeur ajouté de The Domination Chronicles se situent sans conteste à ce niveau, faire du Thrash / Death qui envoie est à la portée de beaucoup de formations, en faire un qui captive est une autre histoire, et W.I.L.D. l’a parfaitement compris. Quelques part on peut comparer le W.I.L.D. actuel (toute proportion gardée avec ce qu’ont fait Vader ou Sepulturas.
Comme pour Purgatorius, W.I.L.D. a bâti The Domination Chronicles autour d’un concept, mais cette fois-ci d’une manière différente puisque les morceaux sont liés par deux, se suivent, et sont vus de deux manières. Une façon singulière et intelligente de traiter le thème de l’emprisonnement, qui revêt plusieurs aspects et ne se cantonne pas à la simple incarcération dans une prison. A cela il faut ajouter une production en béton, ultra dynamique, à la sonorité résolument moderne qui va parfaitement au style de l’album. En bref du joli travail à tous les niveaux pour W.I.L.D. qui en impose énormément un album qui, sans se fixer de limite et en explorant plusieurs facettes de sa personnalité tout en restant cohérent, nous offre un disque puissant et inspiré qui puise sa force au travers d’un concept osé  et superbement mis en scène.

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15 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Malist: « In The Catacombs of Time »

De Malist on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il s’agit d’un one-man band russe et qu’il s’agit là de son premier enregistrement. Difficile de faire plus opaque pourtant

In The Catacombs of Time est une surprise lumineuse. Malin au moment de choisir son obédience, Ovfrost décide de rien choisir et pioche allègrement dans ce que les courants dépressif, atmosphérique et nordique ont de meilleur à offrir. Un choix qui colle bien avec la tendance de la scène metal à tout hybrider, mais lui le fait de manère très dine.

Les cinquante minutes de l’album alternent magnifiquement entre des ruées épico-sataniques gavées de blast beats rigides, de complaintes magnifiquement balancées à la lune, des arpèges aux gimmicks entêtants et une pléthore de passages heavy. La production est un véritable délice (surtout si on considère le « line-up » et la biographie du projet) allant jusqu’à révéler des parties de guitare basse qui nous caressent dans le sens du poil de chauve-souris, des séquences de batterie tout sauf rebattues et clichées entre deux matraquages et une ampleur lyrique de haute tenue.

Finalement, In The Catacombs of Time symbolise à merveille la ligne très fine qui sépare le disque de black metal générique et joliment empesé et de la véritable épopée cathartique. Les ingrédients ont beau être sensiblement les mêmes, les codes ont beau ne jamais vouloir changer, l’intelligence de jeu et l’allant dans la composition feront toujours la différence et s’imposent ici comme une évidence. On ne fera aucun plan sur la comète en ce qui concerne Malist – après tout la scène metal dans son ensemble révèle chaque jour des dizaines nouveaux groupes de qualité, mais il n’empêche que In The Catacombs of Time résonne comme un début de carrière plus que prometteur, et comme un projet à suivre très attentivement.

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21 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Cypecore: « The Alliance »

Un monde post-apocalyptique, une musique à la Fear Factary et une ambiance façon Shaârghot, Cybercore donne dans le death industriel et pas content de se cantonner à leur Allemagne natale, le quintette passe la vitesse supérieure à l’occasion de leur quatrième album pour conquérir le monde., du moins le sien, un futur dystopique ou The Alliance est la seule solution pour survivre.

Entre riffing en distorsion et explosions létales, chant grommelé et scandé, ils ne choisissent pas et apaisent même l’atmosphère avec quelques temps calmes et mélodies musclées (et pas seulement sur la très belle « Outro ») et si tout cela se retrouve sur le même morceau alors on obtient un gros gros tube en puissance (« Dissatisfactory » ou « Remembrance »). Il est pourtant difficile de sortir un morceau de cet ensemble massif et homogène où, si rien n’est franchement nouveau, tout est sacrément bien ficelé, que ce soit l’utilisation des effets, la gestion de la dynamique ou le choix des samples. Tout est parfaitement millimétré et foncièrement dantesque.

***1/2

13 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sulphur Aeon: « The Scythe of Cosmic Chaos »

De quintette passé à trio, Sulphur Aeon a profité de cette mutation pour ajouter des vocaux lumineux à son arsenal ,Le résultat en est un registre plus clair et contemporain. ce qui a pour effet de donner un côté encore plus contemporain à ses titres.

Succès aidant, les moyens de production sont plus conséquents, chose qui se vérifie sur leur dernier opus du combo, un The Scythe of Cosmic Chaos qui démarre avec  Cult of starry wisdom » sur une atmopshère post-metal, un riff mélodique et puissant de cette puissance qui a nom retenue et qui s’avère d’autant plus anvoûtante qu’elle ne se veut pas effrénée.

Le riff introductif de « Yuggothian spell » nous terrasse d’entrée de jeu emais le chant s’y fait clair déclamatoire et proche de l’épique. « The Summoning of Nyarlathotep »mid-tempo et malfaisant s’ajustera sur du Behemoth tout comme « Veneration of the Lunar Orb ».

« Sinister Sea Sabbath » confirmera cette forte inclinaison pour les titres brutaux d’autant plus retors que la rythmique n’est pas trop speed et que priorité est donnée à l’effort mélodique de l’attaque de la la guitare et à un solo irréprochable.

La suite sera du même acabit avec une grandiloquence qui refera surface. Les bilan restera alors mitigé et on ne pourra qu’être songeur voire réservé et sceptique sur les capacités du groupe et sa tendance à faire des choix pas toujours indiscutables.

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7 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Aevangelist: « Matricide in the Temple of Omega »

Aevangelist est un duo s’y connaît pour ce qui est de faire fuir le quidam et de produire une musique entre death, black et post metal, avec juste ce qu’il faut d’indus, d’ambiant et beaucoup de chaos. Matricide in the Temple of Omega ne s’adresse pourtant pas aux fans de black, de death, de musique per se. Est avant tout un signal lancé à ceux dont l’équilibre personnel passe par une glorification de la douleur morale, par des passages de conscience alternée, par un peu plus qu’un rapide coup d’oeil du côté sombre de sa psyché.

S’infliger ce disque est un choix ; que l’on croît en avoir besoin ou qu’on pense le mériter. Le binôme n’a pas son pareil pour, sur ses long titres, vous amener ux confins de l’aliénation et aux portes de la folie. Écouter ce disque se doit d’être fait en connaissance de cause ; chose comprise, il ne reste plus qu’a l’assumer.. dans les tympans et dans l’esprit.

***1/2

27 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Obliteration: « Cenotaph Obscure »

Obliteration est un groupe de death-metal plutôt « old school » et dont Cenotaph Obscure est le quatrième album studio. Des bons disques de ce genre ne courent pas les rues et, à cet égard, le combo a eu, à juste titre et habilement, l’idée de jouer la carte de la nostalgie.

On peut être, de prime abord, désarçonné mais, ici, la modernité n’a pas véritablement droit de cité et le combo prend les choses à coeur en faisant montre d’une certaine irréductibilité et d’une exécution sans failles..

Cenotaph Obscure se révèle un opus tranchants aux riffs affutés. La travail oscille entre passages plus « doom metal » et ambiances plus diversifiées. La sauce est liée par des rythmiques mid-tempo et des vocaux écorchés. Rien ne sera épargné en matière de clichés dont certains ne sont pas, toutefois, toujours éculés (« Detestation Rite »).

Cenotaph Obscure ne bouleversera pas la face du monde mais il permettra, death metal oblige, de hurler à la lune en attentant des éclipses plus lumineuses.

**1/2

19 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Behemoth: « The Satanist »

Behemoth sont un groupe de métal extrême polonais dont The Satanist est le 10° album. Double ironie, des textes très anti-religieux vu leur pays d’origine et leur nom signifiant la propagation de la parole de Dieu.

Evangelion, leur disque précédent, était sans compromis et rebelle, enfoui sous un mur de sons jusqu’auboutistes et résolument anti commercial.

Leur leader, Adam « Nergal » Deski, s’est retrouvé atteint par la leucémie en 2010, ce qui a toujours donné la sensation que le groupe possédait une perception singulière des choses de la vie et de la place que Behemoth avait dans la culture populaire.

Cela n’a pas empêché au combo, tout en gardant sa singularité, de percer dans un certain mainstream, Deski étant capable de parsemer ses textes d’un humour astucieux et d’un sens du commerce non négligeable.

Cela a fait de The Satanist un des disques de « metal » les plus attendus et celui-ci se distingue, dès l’abord, par un son radicalement différent. Deski relativise déjà sa maladie et ne s’entoure pas d’auto apitoiement, le résultat en est que le disque sonne comme celui de quelqu’un qui a plongé dans les abysses, en est ressorti et s’emploie à façonner une musique aussi peaufinée qu’il l’est possible.

Evangelion était donc dense et suffoquant, le titre d’ouverture de ce nouvel opus, « Blow Your Trumpets Gabriel » possède des nappes spacieuses où chaque instrument se distingue de l’autre avec une clarté tout cristalline.

Le mixage apporte une sensation de profondeur, un peu comme diverses couches sur la tableau d’un peintre, donnant ainsi un plus grand impact à la musique. Tout l’album possède alors un climat détendu en contrepoint de la thématique plutôt lourde. « Ora Pro Nobis Lucifer » est une chanson punk « laidback » (enfin relativement) et d’autres titres se font mémorables comme « In The Absence ov Light », l’incrotale « Ben Sahar » ou l’épique « O Father O Satan O Sun! ».

Il est évident que The Satanist est plus accessible sans pourtant céder à la facilité. Darski parvient à capturer l’intangibilité de notre condition, que celles-ci se fassent dans le chaos ou dans des compositions plus domestiquées mais tout aussi provocantes.

★★★½☆

10 février 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire