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Steven Tyler: « We’re All Somebody From Somewhere »

We’re All Somebody From Somewhere est, pour le chanteur de Aerosmith, un essai à se faire sa place dans un marché plus lucratif, celui de la country. La chose est surprenant tant il n’a montré beaucoup d’intérêt à ce genre et, sur l’album, ce manque d’affinité est plus qu’évident.

Malgré les efforts de T-Bone Burnett et d’autres à la production, Tyler demeure incapable de modifier sa manière de chanter et de nous proposer quelque chose de sensible, acoustique et discret.

La mandoline de la chanson titres ou l’accordéon sur « My Worst Enemy » se distingueront avant que Tyler ne revienne à sa nature profonde, qui est celle d’une scansion aux accents heavy. On retiendra alors rien de plus que « Rad, White & You », « Sweet Louisiana » et, même une tentative à évoquer les violences domestiques, (« Janie’s Got A Gun »), sombrera dans le mélo et le larmoyant.

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14 août 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Carousels: « Love Changes Like The Seasons »

The Carousels est un groupe écossais plutôt sympa qui manie une pop carillonnante teintée de country sans doute peu originale mais qui le fait mieux que beaucoup d’autres combos.

À la première écoute, on pourrait penser à Gram Parsons et aux Byrds mais leur son est, en définitif, plus ample et varié, et, surtout, très moderne. On évolue alors vers d’autres évocations qui seraient un patchwork musical où l’on trouverait, pêle-mêle, The La’s et les mythiques Long Ryders, un des groupes cultes du « Paisley Underground ».

Toute cette mouvance a tracé le chemin pour que le spectre musical de la pop s’élargisse vers quelque chose de plus vaste et filmique, à l’instar de la musique western et de ses tonalités panoramiques.

Il n’est que d’écouter « My Beating Heart » pour penser aux groupes de la West Coast d’autant que The Carousels chantent sans aucun accent et que leurs compositions sont si intemporelles qu’elles pourraient les placer plusieurs décennies en arrière s’il n’y avait pas cette production très propre et cinématographique.

Le disque, un peu trop bref, s’écoule agilement comme une brise chaude (« par exemple « Don’t Get Me Wrong »), avec parfois un zeste de Everly Nrothers dans les vocaux (« Marianne ») tout en piochant avec habileté dans ce qu’un groupe comme The Chrch nous avait fait savourer à ses débuts (« Drifting Back »).

Le meilleur sera quand le groupe nous infusera cette mélancolie inhérente au genre ‘(« My Beating Heart » et « Sound of My Own ») ; bref Love Changes Like The Seasons nous montrera si, effectivement, certaines chose changent, il en est d’autres qui n’oublieront jamais de nous rappeler The Byrds.

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16 décembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Laura Cantrell: « No Way There From Here »

Au début des années 2000, Laura Cantrell, sur la force de certains albums (When The Roses Bloom again, Humming By The Flowered Vine), une tournée avec Elvis Costello et une collaboration avec Calexico, semblait être promise à un assez grand succès.

Elle décida pourtant de laisser sa carrière de côté pour élever son enfant et No Way There From Here est , fait, son premier album original depuis 9 ans si on ne compte pas son disque de reprises, Kitty Wells Dresses.

On retrouvera pourtant un territoire familier, intimiste et gorgé d’orchestrations alt-country toujours aussi fouillées. Sa voix demeure chaleureuse, « All The Girls Are Complicated » s’orne d »une délicieuse guitare Rickenbacker façon Byrds et introduit immédiatement un climat confortable, en particulier sur des titres où prédominent des claviers lourds et légers à la fois (« Starry Skies ») ou sur la composition folk teinté de bluegrass qu’est « Beg or Borrow ».

Ce hiatus de neuf ans a pourtant révélé une autre Cantrell  qui sonne étrangement comme Nancy Griffin par moments.No Way From There To Here est en effet un presque road album retraçant la maturation de la chanteuse par ses observations amusées et adultes sur la vie quotidienne. Le rythme se fera même militaire sur « Driving Down Your Secret », un titre qui évoque un amour non partagé qui aboutit sur une traque et le même climat incertain et mélancolique avec « Letter She Sent ». La chanson titre reprendra la même thématique amoureuse avec une mandoline ponctuant les chorus, la transformant ainsi en une dramatique chanson d’amour.

Ces sujets, récurrents chez elle, sont abordés avec plus de réalisme ; il est évident qu’elle n’aurait pas pu écrire « Washday Blues » plus jeune car elle n’avait jamais été dans la position d’avoir à mener de front les rôles de mère, d’épouse et de femme qui travaille.

On peut être surpris du fait que la chanteuse ait apparemment effectué un retour en arrière musical aprèsKitty Wells Dresses, on doit néanmoins se dire que ces neuf ans lui permettent de faire un énorme bond en avant.

★★★☆☆

6 février 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

The Avett Brothers: « Magpie and the Dandelion »

Magpie and the Dandelion, le 8° album des Avete Brothers est aussi le 3° sous la direction de Rick Rubin. Il est également le contrepoint idéal à The Carpenter enregistré durant les mêmes sessions et il arbore un son roots-pop assez semblable.

Selon le grouope il s’agit d’un exercice sur « l’émerveillement juvénile » et il se définit pas une tonalité assez cabotine par rapport à son prédécesseur qui, lui, versait sur des thèmes comme le vieillissement et la mortalité. Le problème est que le fonctionnement, tout similaire qu’il soit (banjo et lignes de guitares bien ficelés, cordes et harmonies à la Beatles), voit les Avette Brothers délaisser un songwriting solide et se montrer bien moins ionspirés.

Le disque s’ouvre pourtant avec force, « Open Ended Life » est une réflexion sur le fait de s’engager et aussi un « rocker » dont la puissance en fera la chanson phare de Magpie. C’est ce titre qui permet de surmonter le malaise général qui accompagne l’écoute de l’album grâce, en particulier au gémissement de son harmonica, son violon et ses riffs rockabilly. « Morning Song » parvient à cultiver ironie sous sa lamentation mais, après que le groove folk rock de « Another Is Waiting se termine, ce qui nous attend est un disque si posé qu’il en devient banal.

Les textes du groupe étaient souvent peu moralisateurs et accompagnés d’une touche d’esprit qui nous maintenait attentif, mais ici la thématique choisie ne leur permet pas de conserver ce sebns de la nuance et tombe dans un sentimentalisme larmoyant.

Il faudra donc trier pour trouver une certaine énergie. « Vanity » revisite le style rock des Avette avec créativité (un superbe solioo de guitare métallique) et « Souls Like Wheels », enregistré « live, est plein d’une agréable atmosphère «ragtime. Malheureusement ces moments sont bien rares et embourbés au milieu de compositions de remplissage qui ont sapé toute la virulence que possédaient The Avett Brothers. De cela, Rick Rubin porte une responsabilité assez importante, c’est  dommage pour un groupe et un producteur qu’on a connu plus inspirés.

★★½☆☆

12 novembre 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire