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Larry Campbell & Teresa Williams: « Larry Campbell & Teresa Williams »

Emmylou Harris ne croyait pas si bien dire en qualifiant la musique de Larry Campbell et Teresa Williams de « transcendantale ». Ce premier album des deux artistes va bien au-delà de leurs styles initiaux et montre à quel point ils sont capables de les transcender.

Un titre comme « Surrender to Love » n’est pas avare en éléments country mais on ne peut le définir ainsi car cet aspect est totalement occulté par les composants soul du morceau, en particulier les harmonies vocales.

On retrouvera une alliance similaire entre soul et blues sur « Bad Luck Charm » et « Another One More time », lui sonne comme si il avait été dérobé au répertoire de Emmylou Harris tant le timbre Williams parvient à évoquer le même type d’émotions que la première.

Williams et Campbell mêlent harmonieusement différents genres, par exemple une merveilleuse mandoline en arpèges avec « Everybody Loves You », sans s’enferrer dans un seul et si un seul mot devait permettre de résumer cet album, ce serait indubitablement saisissant.

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1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Scott H. Biram: « Nothin’ But Blood »

Scott H.  Biram est fameux à Austin (Texas) comme étant le seul « one man band » disposant d’une certaine notoriété. Quelque part on peut se dire qu’il faut avoir une personnalité plutôt dissociée pour s’orienter vers ce type de line-up et ceci se confirme avec ce 8° album qui le voit passer en un clin d’oeil du sacré, au profane ou même à l’ordurier.

Associé à ce sous genre qu’est le punk blues, le meilleur exemple en sera donné sur le batailleur « Only Whiskey », un des moments les plus hardcore d’un Nothin’ But Blood qui frise parfois le « metal ». On retrouvera la même scansion saturée sur un rap baptismal, « Gotta Get To Heaven », ajoutée d’un choeur country invoquant le Christ dans « When I Die ».

Il reprend le « Alcohol Blues » de Mance Lipscomb on une version qui semble indiquer qu’il a le feu aux fesses, mêlant à la fois une rage et une réflexion qui jalonnera tout l’album.

Cette dualité entre le Bien et le Mal pourrait sembler stéréotypée si elle ne faisait pas partie intégrante du personnage. On peut donc osciller entre un acoustique ballade intime comme « Slox & Easy » et les riffs trash et distordus d’un instrumental blues-metal comme « Around The Bend » ou une reprise effrayante du standard « Jack of Diamonds » qui voit Biram sembler faire se lever les esprits de son jeu de slide sur sa Gibson.

Nothin’ But Blood manque sans doute de morceaux phares, il demeure pourtant un disque percutant et solide ne serait-ce que par l’habileté du musicien à la six cordes et sa faculté à passer d’un registre à un autre avec une versatilité que seul un virtuose peut se permettre.

★★★☆☆

11 février 2014 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire