Rival Sons: « Feral Roots »

Cela fait 10 ans que Rival Sons bouscule le « classic rock ». Au-delà de la mode il se bâtit une carrière avec déjà 5 albums et une popularité qui ne cesse de grandir. Le groupe est de retour avec Feral Roots qui fait suite à un Hollow Bones remarquable. L’album se distingue par une orientation psychédélique et nous offre 11 titres permettant d’entamer un voyage dans les terres américaines, dans les racines musicales de ce pays avec une variété de tons remarquable. Cette odyssée se fait naturellement et par étapes douces sans doute pour que la progression se fasse sans heurts.

Pour débuter « Do Your Worst » et « Sugar On The Bone » se placent dans un esprit hard rock vintage. Le feeling est là, il y a cette chaleur dans le chant, ces riffs et solos dans l’esprit et ces refrains toujours aussi réussis. Puis petit à petit la couleur change ; « Back In The Woods » sonne comme du Led Zeppelin qui serait doté d’un groove soul, s’ensuivra « Look Away » avec son début folk très fort rappelant Led Zeppelin 3 et cette âme qui se dégage de voix granuleuse et chaude cumulée à un riff intense. La chanson-titre, de son côté navigue entre blues, rock et pincée de folk avec grandeur.

À ce dépaysement total on obliquera vers un espace qui transcende genres et frontières dans une dimension où il est vain de risquer une quelconque comparaison. On aura droit alors à une seconde partie plus intense et plus riche encore. Hard rock teinté de blues et feeling à fleur de peau apporteront chaleur et tranchant sur des morceaux comme « Too Bad », « Imperial Joy » et « End Of Forever », soul et gospel avec « Shoot By Me » et « Shooting Stars » donneront la part belle à des choeurs qui visiteront la musique noire américaine et, enfin, « All Directons » nous fera renouer avec cet esprit si pur de la pop-rock US.

Feral Roots porte bien son titre tant il nous propose un panorama presque exhaustif de la culture musicale américaine ; quelque part il nous fait retoucher sol avec un concept qui semblait pourtant bien désuet, celui du « road album ». Qui a parlé de « classic rock » ?

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Kyle Craft: « Full Circle Nightmare »

Il y a deux ans, on avait fait la connaissance de Kyle Craft et de son glam rock’n’roll vintage avec un premier album, Dolls of Highland dans lequel il donnait l’impression d’être plongé dans les disques de David Bowie ou Queen. Il récidive ici avec son successeur : Full Circle Nightmare.

Le natif de Portland restera en effet dans sa zone de confort avec ses influences classic rock notamment sur des titres flamboyants comme la power-pop de « Fever Dream Girl » avec son orgue fiévreux et les allures country-rock de « Heartbreak Junky ». L’interprétation toujours aussi caractéristique de Kyle Craft fait toujours son effet même si il a parfois tendance à en faire un peu trop sur « The Rager » ou sur « Exile Rag ».

On pourra applaudir Kyle Craft de rendre hommage à ses modèles de toujours mais seulement voilà, certains titres ont un goût de copie conforme. Ainsi on ne pourra s’empêcher de touver que sur « Fake Magic Angel » l’ombre de Bob Dylan est bien trop présente mais certains titres arrivent à sortir du lot comme « Slick & Delta Queen » ou la conclusion pianistique nommée « Gold Calf Moan ».

Bref, un second opus qui sonne comme une redite de son grand frère alors qu’on s’attendait à quelque chose d’inédit et de spontané pour Full Circle Nightmare.

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Blitzzen Trapper: « All Across The Land »

Blitzen Trapper est un autre des ces combos n’ayant aucune réticence à tabler sur un retour des jours bénis du rock and roll. Leur succès est lié au fait qu’ils ne sont pas que régurgiter les sons de leurs groupes favoris des 70’s mais qu’ils synthétisent un grand spectre d’influences en quelque chose qui ne peut apporter que réconfort tout en n’étant pas esclave de tel ou tel artiste.

Le titre ouvrant All Across The Land,  leur huitième album, pille sans vergogne du côté des riffs heavy de Lynyrd Skynyrd et The Black Crowes en passant par le « Open The Hills And Far Away » de Led Zeppelin. Le reste est délivré avec un enthousiasme qui fait plaisir dans la mesure où il parvient à s’en extraire en puisant dan l’ironie et le détachement du rock indé.

La pratique est intrinsèquement imités mais elle explique pourquoi beaucoup de fans regrettent ces temps où elle tait la panacée du rock. On regrettera que l’accent mis sur les six cordes ne soit pas poussé à fond mais on appréciera le phrasé tamisé quoi qu’un peu générique du chanteur Eric Earley, proche de Dylan ou de Neil Young.

Au total les influences folk l’emportent largement sur les riffs acérés et amorcent même un virage vers le country rock des Flying Burrito Brothers ou autres ; il s’avèrera empreint de clichés, il le fait avec cette bonne humeur qui teinte de reflets rosâtres une rencontre entre Don Henley ou Bruce Sprinsgteen.

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Heartless Bastards: « Restless Ones »

Heartless Bastards fait mentir son patronyme (il n’y a rien de sans coeur et de nocif dans un combo conduit par des vocaux aussi enflammés que ceux de Erika Wennerstrom) mais il est certain que le titre de ce cinquième album reflète le désir de ne jamais se répéter malgré un genre aussi codifié que le country-blues rock.

Si on devait apparenter Wennerstrom ce serait à une version plus viscérale de Luinda Williams tout comme le serait le répertoire de Heartless Bastards qui semble puiser dans la versatilité d’un Tom Petty pour distiller une musique soigneusement arrosée de ce précieux liquide qu’on sirote à Austin.

 

Le groupe est désormais passé à quatre membre ce qui lui permet d’étandre sa palette sonique mais aussi de se lancer dans un vague concept album.

On retiendra le vitriol de « Wind-Up Bird » et « Black Cloud » mais aussi une vulnérabilité assez touchante sur « The Fool » .

Ajoutons quelques touches de classic rock avec un « Eastern Wind » dont le fleuri évoquera « Won’t Get Fooled Again » des Who et « Into The Light » qui nous rappellera les Beatles et on obtient un album facile à écouter et à durablement apprécier.

***1/2

Rival Sons: « Great Western Walkyrie »

Il y a une notion populaire qui veut que le « classic rock » soit défini par les Beatles, Les Stones, Pink Floyd, Led Zeppelin ou autres artistes des années 60 et 70. Ce sont des groupes phares et même légendaires représentatifs d’un sommet atteint par une musique qui, pour beaucoup, n’a fait que s’affadir depuis.

Inutile d’argumenter à ce propos, simplement constater que 40 ans après, les différentes vagues de rock qui se sont succédées n’ont pas changé la donne : jamais Cure ne sera catalogué comme « classic rock » par exemple, et il est curieux de voir que ce qui, à une certaine époque, s’apparentait à une période de temps bien précise, a évolué pour devenir un genre.

Rival Sons ne se posent certainement pas le problème de cette filiation et il ne s’encombrent pas d’instruments de l’époque pour ressusciter l’esprit du temps jadis. Ils n’ont nul besoin, à cet égard, d’effets studio, de chorus à la mords-moi le nœud et demeurent insensibles à l’idée d’un succès « mainstream ».

Ils nous présentent ici et sans s’en cacher un quatrième opus, Great Western Valkyrie, influencé par les racines de la musique rock, les 60’s et 70’s, plus encore que leurs trois précédents albums ont pu le faire. Ils ne se soucient pas de sonner « comme l’original » et ils sont suffisamment provocateurs pour accepter la critique car ils se situent bien au-dessus des obstacles que les critiques pourraient leur faire.

Il y a, ici, sans doute des simlilitudes de tonalités avec leurs disques d’antan, « Electric Man » et « Keep On Swinging » par exemple, mais la voix de Jay Buchanan est si engageante qu’on ne peut que s’en remettre à elle. « Good Luck » suivra d’ailleurs pour enfoncer le clou et bien nous indiquer ce à quoi on a à faire. Les parties mélodiques et les claviers y jouent un rôle caractéristique, un rôle qui manquait avant et qui est capable de les propulser vers un autre registre : mélodique, discret et accrocheur. C’est ce qu’on remarque sur le bluesy « Good Things », l’électrifiant « Secret » et la ballade sudiste « Where I’ve Been ».

Côté instrumentation la cohésion est, cette fois, de mise. Rivals Sons cherchent la précision et non la complexité et Scott Holiday parvient à gérer ses riffs de manière habile et captivante (le merveilleux « closer qu’est un « Destination On Course » appuyée par la voix pleine de soul de Buchanan). Le disque ne manquera d’ailleurs pas de moments phares et surtout de manières de mettre en valeur chaque instrument ; la batterie de Mike Miley sur « Play The Fool » et les lignes de basses de Dave Beste avec « Belle Starr ».

On peut faire la fine bouche et déplorer que l’attaque à la batterie de « Open My Eyes » ressemble à celle de « Kashmir » ou que la voix sur « Secret » tend vers celle de Robert Plant. E, effet ; mais on peut également rajouter : « Et alors ? »

En dépit de ces « emprunts », Great Western Valkyrie n’est certes pas wagnérien mais s’avère parfaitement exécuté. Il possède du groove et du coeur, suffisamment en tous cas pour, « classic rock », « vintage rock » ou pas, nul ne puisse oser dire que le rock and roll est mort.

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Chris Forsyth & The Solar Motel Band: « Intensity Ghost »

Après avoir sorti récemment l’excellent Solar Motel, Chris Forsyth a formé un groupe pour jouer son répertoire sur scène. Il devint très vite clair que The Solar Motel Band faisait plus qu’accomplir sa fonction d’accompagnement et que les musiciens ainsi réunis avaient trouvé un équilibre parfait entre la dynamique affutée comme un rasoir de Televison et les penchants cosmiques du Grateful Dead.

Ce nouvel opus, Intensity Ghost, est leur premier disque en studio et il crépite d’énergie. C’est un paradis pour les amateurs de guitares pures et sans frivolités, une relecture du classic rock dans ce qu’il a de meilleur.

À l’inverse de la longue suite nommée Solar Motel, le disque est fait de cinq compositions bien distinctes, chacun mettant en valeur l’habileté de virtuose et la versatilité de Forsyth, du bassiste Peter Kerlin , du guitariste Paul Sukeena et du batteur Steven Urgo, le tout enrichi par les riches palettes aux claviers de Shawn Hansen.

L’interaction entre les musiciens est tout bonnement stupéfiante, il n’est que de constater ce qui se dégage de l’ouverture, un « The Ballad of Freer Hollow » de plus de dix minutes allant d’une jam où Richard Thompson collaborerait explosivement avec The Who avant de se terminer abruptement avec un final tempétueux. À partir de là, « Yellow Square », un boogie injecté de morphine et de slide guitare prendra le relais en nous rappelant les Stones à leur période Exile on the Main Street dans ce qu’elle avait de plus menaçant. La ligne de guitare descendante de « I Ain’t Waiting », dans son rappel de « Marquee Moon » montrera que Forsyth sait se faire aussi dramatique que les meilleurs et la chanson titre nous assommera par son démarrage vicieux, ses riffs No Wave avant de se développer dans une gloire furieuse et déchiquetée rappelant Crazy Horse.

Enfin, l’élégiaque « Paris Song » clôturera l’affaire en beauté dans un climat nous rappelant Lou Reed, ce même Lou Reed qui déclarait «qu’on « ne pouvait faire mieux que deux guitares, une basse et une batterie ».

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The Buffalo KIllers: « Fireball Of Sulk »

The Buffalo Killers sont un groupe plutôt classic rock venu de Cincinnati assez prolifique puisque, quelques mois après Heavy Reverie, sort un long EP ou court album appelé Fireball Of Sulk. Ils semblent reprendre là où ils avaient laissé leur précédent opus (riffs cognant dur hétités du rock des 70’s) mais ont évolué en fait vers moins de normalité.

Les morceaux sont toujours aussi denses mais ils paraissent vouloir s’incruster plus dans l’esprit de l’audience qu’avoir un impact physique et nous emmènent ainsi dans une sorte de voyage aux bords de la psychedelia.

Le titre d’ouverture, « Blankets On The Sun » rappellera les bien aimés Posies mais tous ces emprunts aux relativement vieux styles se parent d’une touche plus moderne avec des riffs de guitares trimphaux et au cordeau, joués par des mains assurées et une recherche de la progression qui, plage après plage, nous portera vers un crescendo de puissance.

Ce changement de direction est assez fracassant et la vibe qui s’en dégage est à vous couper le souffle. Harmonies vocales se succèdent ainsi, ajourées comme les vocaux, mais aux textes crachant pessimisme et agression. « Marshmallow Mouth » est un pur rocker débitant des accords de guitare à une cadence effrénée avant qu’un solo de guitare se niche dans les contreforts de la composition créant un sentiment où urgence et créativité se chevauchent.

« Something Else » apportera un moment de réassurance bienvenu sur un changement de tonalité étonnat avant de nous renverser dans un état de maniaquerie insensée que jalonne un solo de guitare. « In A Number » sera une ballade rock puissante avec une touche arena rock prouvant ; avec ce Fireball Of Sulk, que ces tueurs de buffles ne sont pas à court de munitions en matière d’inspiration.

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EXit Verse: « Exit Verse »

Geoff Farina (Karate, Secret Stars, Glorytellers) s’est associé au batteur John Dugan (Chisel, Edsel) et au bassiste Pete Croke (Brokeback, Tight Phantoms) pour former Exit Verse en 2013. Ce super groupe « indie » a un son plus direct que ses précédents avatar ce qui donne un nouveau départ à ces vétérans pourtant déjà expérimentés.

Le disque démarre sur un riff « classic rock », « Under The Sattelite » qui permet à la vois de Farina de prendre la mesure du bateau qu’il dirige. Avec Karate, ce dernier s’axait avant tout sur la guitare et les circonvolutions des morceaux pouvaient alors arriver à plus de 7 minutes.

Ici, l’atmosphère reste toujours aussi « laidback » mais les structures se sont simplifiées avec des harmonies et des riffs plus angulaires (« Seeds ») ou des tempos plus vifs (« Perfect Hair ») ce qui permet à Farina d’isoler sa voix puis ensuite de se lancer dans des solos pris sur un mode mineur.

Cela autorise aussi plus de passion dans le phrasé (« Pull Out The Nails ») et, par conséquent, une émotion encore inédite pour ces trois musiciens. Exit Verse ne marquera sans doute pas l’histoire ni le public mais c’est un disque qui sonne bien et juste avec une aisance que peu d’artistes pourraient monter sur un « debut album ». La passion permet de véhiculer un sens du « fun » indéniable et, allié à la technique irréprochable du trio, ce qui est, après tout, un beau résumé de ce que l’esprit du rock and roll se doit de posséder.

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King Tuff: « Black Moon Spell »

Kyle Thomas et son King Tuff sont de retour, aussi sauvages que jamais, avec leur façon de manière d’aborder classic rock et psychedelia. Celle-ci se manifeste de façon généreuse et débridée, avec une bonne dose d’humour qui n’exclut néanmoins pas une certaine sentimentalité.

Black Moon Spell est un album qui impressionne de par sa diversité en passant de la ballade « Staircase of Diamonds » aux compositions sophistiquées mais graisseuses comme « Eddie’s Tune », au dépouillé et acoustique « Ungly » sans dédaigner bien sûr les échos à la Ramones que sont « Sick Mind ».

Le monde de Tuff est coloré par des anecdotes réjouissantes et divertissantes, délivrées par le biais de vocaux souples et pressants, un « »Demon from The Hell » qui semble vomir de l’acide par exemple, ou un refrain rétro aux effets soniques tranchant comme le laser sur « Black Hole in the Stereo ». L’un comme l’autre concourent à la mise en place d’un King Tuff, demeuré à l’âge teenager, qui semble toujours prêt à en apprendre plus dans un magasin de disques qu’à l’école.

Musique juvénile et vivifiante dont le ton est désinvolte mais ne tombe jamais dans le laisser-aller « slacker ». King Tuff est sincère, on le sent, mais il semble se faire un point d’honneur à ne pas se prendre au sérieux. Sur « Rainbows Run », on oévoque une caricature de hippie vieillissant mais le cliché est étoffé par des sonorités de guitares modernes et plus vives et, constance dans tout le disque, les effets à la Black Sabbath (gros riffs et ambiance jam session sur la chanson titre) sont abordés le plus économiquement possible.

King Tuff a indéniablement perfectionné son style tiré des 70’s. L’attrait qu’exerce Black Moon Spell tie,nt à cela bien sûr, mais il atteint également des territoires plus profonds qui transcendent le côté « novellty » grâce à des compositions qui tiennent la route et ne font pas que rabâcher les schémas éculés aujourd’hui d’une décennie lointaine.

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Billy Thermal: « Billy Thermal »

Question numéro un : qu’ont en communs tous ces morceaux qui ont été placé en tête du hit parade?Il s’agit de « So Emotional » (Whitney Houston), « Alone » (Heart), « Eternal Flamne » (The Bangles), « Tue Colors » (Cindy Lauper) et « Like A Virgin » (Madonna). Réponse ils sont tous été composés, ainsi que des dizaines d’autres morceaux, en collaboration avec Billy Steinberg.

Question numéro deux : combien de temps lui a-t-il fallu, avec son groupe Billy Thermal, pour sortir un disque après qu’il ait été enregistré ? Réponse : 35 ans même si 5 morceaux étaient sortis sur EP en 79.

Billy Thermal a été formé en 1978 et était composé de Steinberg (vocaux, guitare) Craig Hull (guitare), Efren Espinosa (batterie) et Bob Carlisle (basse). Ils enregistrèrent très vite un album qui sort aujourd’hui agrémenté de quelques inédits après plusieurs dizaines d’années passées dans les tiroirs.

Au départ c’était un combo new wave et power pop car, en cette période, on considérait que le meilleurs accès au succèss résidait dans ces genres. Ce ne fut pas le cas (hormis pour The Knack ou The Motels) mais la musique de Billy Thermal combine avec grâce cette énergie douce si en vogue à l’époque.

Steinberg écrivit (seul ou en collaboration) tous les titres de l’album et, alors qu’il allait devenir un des meilleurs compositeurs pop du music business, les chansons présentées ici sont très rock avec une légère hargne par moments dans la mesure où les textes, avant tout personnels, traversent toute un mélange d’émotions.

« How Do I Make You » et « Precious Time » seront, plus tard, enregistrés par Linda Rondstadt et Pat Benatar, mais ils sont présentés ici dans leurs incarnations originales. « The Price I Pay », « I’m Your Baby », « Mirror Man » et « No Connection » représenteront, quant à eux, le versant new wave de l’inspiration de Steinberg.

Plus de trente ans après, les morceaux gardent ce vernis si typique mais ne sonnent pas datés. Le line-up, classique, y est pour beaucoup car il sait aller à l’essentiel en matière d’interprétation. Au total, Billy Thermal, devient ici une bien jolie évocation de la musique qui se faisait à la fin des seventies.

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