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Switchfoot: « Fading West »

Comme on le sait, les États-Unis ont toujours été prégnants de religiosité, aussi il n’est guère étonnant d’y trouver des groupes de réclamant du « Christian Rock ». Switchfoot en fait partie, et ce combo alt-rock De San Diego en est un des plus populaire au point que Fading West est aussi le titre d’un documentaire narrant les exploits de ses membres dans la pratique su surf (sic!).

Le succès de Switchfoot était lié à un stadium rock attractif mais sans grande originalité, ce nouvel opus les voit s’en éloigner et essayer de se diversifier. Moins de guitares mais plus d’électronique, de pop psychédélique ou de « world music ». La tentative est « louable » mais Fading West demeure encore trop souvent noyé dans des arrangements remplis de « reverb », de choeurs qui frisent sans cesse les « alléluias » ou les chorus d’enfants, pour que, on l’a deviné, l’album pêche par des métaphores excessives (l’océan par exemple) et d’un didactisme dont on s’efforcera de faire abstraction

La production est à l’image des intentions affichées : des effets électroniques qui empruntent largement à Brian Eno alors que certains titres, « When We Come Alive » ou « Slipping Away », sonnent comme le Coldplay empli de synthétiseurs de Mylo Xyloto. Ce sera sur « Ba55 » que l’on trouvera un peu de légèreté plus sympathique avec un fuzz rock impétueux et séduisant et « Who Are We », subtile petite pièce d’electro-pop façon MGMT.

La faculté de composer des mélodies aux accroches entraînantes est toujours là, mais elle est grevée par des orchestrations trop connotées qui alourdissent encore plus les textes où il est question de foi et de rédemption (« Love Alone Is Worth The Fight »). Finalement, comme toute œuvre se voulant porteuse de message, ce dernier obère la créativité en primant sur elle de manière pesante.

★★½☆☆

20 janvier 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Skillet: « Rise »

Dire qu’à ses débuts le rock était voué aux gémonies par les tenants de la « Christian majority ». Aujourd’hui, tout au moins aux States, les groupes de rock chrétien abondent et trencontrent une audience importante. Skillet en fait partie mais, à l’inverse de la plupart de ces combos, son optique musicale est délibérément post grunge ce qui le distingue de cette mouvance.

Rise est son premier album de puis 5 ans et se veut un « concept album » voir même un rock opera. Du premier il s’empare d’une histoire assez stéréotypée (la passage d’un adolescent à l’âge adulte) qui sera fort heureusement débarrassée de tout prosélytisme ; du second il empruntera une musique solide et grandiloquente oscillant entre Queen, le rock symphonique et le hard FM.

« Rise », « Sick of It », « Goode to be Alive » mettent en place le tempo et celui-ci ne variera que très peu (un freak out bienvenu sur « Circus for a Psycho », « une rock ballad » comme « American Noise ») et Rise se terminera sur un « rocker », « What I Believe », qui, pourrait-on dire, emballe le paquet.

Le problème de ce disque est que, si les morceaux ne sont pas mauvais en soi, ils sont trop interchangeables. L’album donne l’impression de se reposer sur une formule dont le groupe ne veut pas bouger. Les seules variations seront des vocaux partagés entre John Cooper et Jen Ledger ; ils ménagent des transitions fluides mais, elles aussi, sont trop systématisées pour engendrer la surprise.

Restent une interprétation sur laquelle il n’y a rien à redire si ce n’est le manque d’imagination, un produit soigneusement bouclé et formaté et la perspective que, comme sur ses opus précédents, Rise sera disque de platine (sic!).

★★☆☆☆

1 juillet 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire