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Once Upon A Winter: « Existence »

Existence est le deuxième album de ce one-man band grec et dire qu’il retient l’attention est un euphémisme. Les six titres qui se partagent les 41 minutes de ce disque peuvent être qualifiées de belles, de lancinantes, de poétiques, de dramatiques, de progressives, de post rock, de post metal, mais pas de véhémence

Certes, on y croise parfois un chant parlé lourd et éraillé, mais cela reste exceptionnel. Quasi-totalement instrumentale, la musique de Once Upon A Winter est guidée par l’émotion.

Souvent mélancolique, toujours subtile, elle est tout simplement grandiose et hautement évocatrice. Il n’est que de laisser son magination divaguer accepter d’être porté par ses lignes mélodiques et fermer les yeux car rarement la musique n’aura mérité d’être ainsi gouvernée par ce qui est sa fonction première ; l’oreille.

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31 décembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Field Music: « Open Here »

Peter et David Brewis ont toujours cultivé un goût pour une pop savamment orchestrée ; avec Open Here nous retrouvons les deux frères aborder à nouveau ce même schéma en le parsemant de thématiques qui s’éloignent de leurs problématiques personnelles pour en aborder d’autres, plus emblématiques.

On ne va, bien sûr, pas entrer dans l’engagement mais il n’est pas inintéressant d’entendre Peter Brewis se demander si « l’empathie n’est pas une chose trop sérieuse pour être prise au sérieux » tout en la contrebalançant cette interrogation par un phrasé rythmique joueur, des attaques de guitare croustillantes ou des lignes de flute enlevées  ; savoureux alliage entre XTC et les Beach Boys.

Ces deux références sont accentuées dans un disque qui ose ainsi catapulter sections rythmiques serrées, harmonies travaillées et six cordes expressionnistes, le tout couplé à des mélodies prises en mode majeur,une instrumentation lorgnant vers l’expérimental et des textes nourris au vitriol ou au sarcasme.

On appréciera les vocaux en cascade de « Checking On A Message », l’ « outro » complifiée de-e l’instrumental « No King No Princess », les interactions entre passages calmes débouchant sur des moments plus tendus (« Cameraman » evec «  « Daylight » Saving » par exemple).

Ce balancement sonnera alors à l’album un climat général fait de mélancolie exemplifié par l’accord final et toujours pris sur le mode majeur qui ponctue «  Find a Way To Keep Me », « closer » plus grand que la vie pour un disque que les choeurs, les trompettes et les arrangements à cordes ne peuvent qu’embellir et nous élever.

***1/2

6 février 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire