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Hilang Child: « Years »

Hilang Child fait parti de ces nouveaux noms à retenir dans la scène indépendante. L’artiste, mi-indonésien mi-gallois, a, indubitablement, de quoi faire parler de lui avec un univers musical qui laisse pantois sur son premier album intitulé Years.

De son vrai nom Ed Riman, il nous offre un parfait condensé de pop baroque et de post-rock aérien pour un résultat bluffant. Imaginez un peu une fusion entre Sigur Ros et Fleet Foxes et bien vous obtiendrez des morceaux aux incroyables arrangements. On peut citer le titre d’introduction nommé « I Wrote A Letter Home » avec ses envolées vocales et lyriques ou bien même des sonorités dignes d’Imogen Heap sur le titre suivant « Growing Things » comme quoi le bonhomme n’a pas froid aux yeux.

C’est avec des chœurs célestes, des ambiances atmosphériques et des refrains envoûtants qu’Hilang Child tire son épingle du jeu. Que ce soit à l’écoute des perles comme « Boy », « Rot » ou bien de « Oh, We’re Getting Along » ou des moments bluffants comme la cascade de synthés sur « Starlight, Tender Blue » et le crescendo instrumental de « Endless String », Years regorge d’innombrables trouvailles inventives qui nous font frissonner. Et il est clair que le musicien a tout appris de ses influences en plus de Beach Boys qui plane tout au long avec le sublime « Crow » et met la barre déjà haute pour ce premier disque constant et homogène qui brille par sa beauté cristalline.

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Kishi Bashi: « Omoiyari »

On n’avait plus de signe de vie de la part de Kishi Bashi et son troisième album Sonderlust paru il y a maintenant deux ans et demi. Il est fort dommage que le musicien américain d’origine japonaise soit soit sous-estimé de la sorte car à travers ses récits personnels, il ressort toujours des œuvres d’exception. Une fois de plus, il nous le prouve avec l’incroyable Omoiyari.

Moins personnel thématiquement parlant et plus sociopolitique dans les discours, Kishi Bashi donne son avis sur la montée de la white supremacy aux Etats-Unis suite aux élections américaines de 2016 ayant plongé le pays dans le chaos. Profondément affecté par le sort des Américains ainsi que des personnes étrangères vivant sur le sol, il décide de cicatriser cette douleur et ce malaise général en musique. Et pour ce faire, il revient aux sources en nous offrant ses compositions les plus touchantes avec « Penny Rabbit and Summer Bear » qui ouvre le bal ou bien même « Marigold » et « Angeline ».

Omoiyari le verra emprunter des influences plus baroques et moins audacieux qu’auparavant. Un peu comme si Sufjan Stevens de la période Illinois et Fleet Foxes ou bien même Other Lives fusionnait sur des titres aux allures dramaturgiques comme « F Delano » et « Summer of ’42 » où il nous plonge dans des récits dignes des plus grandes épopées de l’histoire de son pays d’origine. Qu’il chante en japonais sur le théâtral « Theme From Jerome (Forgotten Words) » ou que ce soit en instrumental sur le frémissant « A Meal For Leaves », Kishi Bashi ne laissera personne indifférent. Excepté la conclusion country-folk un peu trop légère nommée « Annie, Heart Thief of the Sea » en revanche.

Avec Omoiyari, Kishi Bashi revient aux sources et nous offre son disque le plus touchant et le plus engagé de sa carrière. En ouvrant les grandes pages de l’histoire et en remettant le contexte dans la société d’aujourd’hui, le musicien arrive enfin à faire ouvrir les yeux de son auditeur et nos oreilles avec.

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6 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Pearlfishers: « Love and Other Hopeless Things »

David Scott, leader de The Pearlfishers, sort son neuvième et peut-être ultime album sous le nom du groupe puisque le label pour qui il enregistrait a mis la clef sous la porte.

Rien, toutefois, ne ressemble plus à un album de The Pearlfishers qu’un nouvel album des Pearlfishers. L’Écossais maîtrise sur le bout de ses agiles petits doigts l’abécédaire de la pop de chambre, signé d’or aux côtés de ses contemporains Neil Hannon, Sean O’Hagan, Paddy McAloon et bien sûr le collègue Brent Cash. Love and Other Hopeless Things en est sa plus éclatante démonstration en date : élégance innée dans les arrangements de cordes et de cuivres, allégeance prêtée à Brian Wilson, Burt Bacharach, une certaine patine jazzy aussi.

C’est un disque d’un raffinement absolu, aux mélodies délicates, irradiées de romantisme, mais relevant d’une science de l’orchestration précise qui n’est pas à la portée du premier venu.

Cinq ans après Open Up Your Coloruring Book, ce nouvel album approfondit encore cette quête vouée par Scott de la chanson pop parfaite… Peut-être l’a-t-il bien atteinte sur « Sometimes It Rains In Glasgow », somptueuse ballade hommage à sa ville, qui nous transporte instantanément dans ces trottoirs perlés de pluie.. L’album laisse pourtant encore quelques splendeurs à découvrir, tel « Once I Lived In London », co-écrit avec Bill DeMain (membre du duo américain Swan Dive), aux doux arpèges folk et ses harmonies enchanteresses élaborées sous l’égide de Jimmy Webb. On remarquera aussi un instantané pop « One For The Bairns » ou uelques sensibilités latines plus prononcées en version cinémascope, Nino Rota et Ennio Morricone sur le splendide instrumental « A Woman On The Verge Of Becoming A Cyclist ». Une ballade nocturne aussi, superbe, « A Walk Into The Blue Night », seul titre véritablement poignant accompagnera ce disque taillé pour fédérer la lumière, symptome que ces chansons sur L’amour et ses choses désespérées renouent avec cet art perdu et précieux de la pop orchestrale de bon goût.

***1/2

17 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Lawrence Arabia:  » Lawrence Arabia’s Singles Club »

Le Néo-Zélandais James Milne est un fervent défenseur de la cause « chamber pop ». La vraie, celle avec clavecin, violons ou autre autoharp. La sienne est, certe,s bercée au son 70’s de la côte ouest américaine, mais – tout en restant de facture classique – elle est surtout confectionnée de mille et une textures qui lui permettent d’élargir les frontières. Ou du moins, de les rendre perméables à des incursions indie, voire britpop (dans ce qu’elle avait de plus orchestrée).

Apparu en 2007 au sein de formations comme The Brunettes ou encore The Reduction Agents, James Milne a aussi accompagné Feist, Okkervill River ou encore Connan Mockasin, avant de se faire connaître sous le nom de Lawrence Arabia. Sous ce patronyme, il a sorti quatre albums. Et ce Lawrence Arabia’s Singles Club est le cinquième de la série. Mélodies pop de hautes volées, arrangements d’une classe folle, joli casting… Voilà un disque qui porte bien son nom, tant chacune de ces douze chansons pourrait justement faire office de « singles ».

D’ailleurs, c’est ainsi que le disque a été conçu. Comme une compilation rassemblant le fruit de douze mois de travail. En effet, durant un an, James Milne a composé un titre par mois, qu’il se devait de livrer à tous ceux qui avaient bien voulu contribuer à son projet lancé sur Kickstarter. Le tout, sur la base de trente esquisses de chansons tracées à partir de 2016 (après la sortie d’Absolute Truth), et avec cet objectif d’en faire « douze splendides singles ». Un travail – deadline mensuelle oblige – mené dans une urgence qui a permis à James Milne de faire ressortir le meilleur de Lawrence Arabia.

L’entrée en matière qu’est « Solitary Guys » est à tomber par terre et rappelle l’habileté déconcertante qu’à James Milne pour tailler et habiller la chanson pop parfaite. Tout en falsetto. C’est lumineux, ça laisse rêveur, et le pire c’est que le miracle se reproduit sur « One Unique Creature », « Everybody Wants Something » et surtout sur « Everything’s Minimal ». Lawrence Arabia y dépeint les couples Instagram qui montrent tout et qui – finalement – trompent tout le monde à commencer par eux-mêmes (« And now we lie, lie, lie »). Pour ça, il est accompagné par Hollie Fulbrook (Tiny Ruins) et tous deux forment une romance qui déchante à merveille.

Tant que nous y sommes, évoquons aussi l’autre invité de marque du Singles Club de Lawrence Arabia. On le retrouve en fin de parcours, le temps d’un « Just Sleep (Your Shame Will Keep) », et il s’agit ni plus ni moins que de Van Dyke Parks, l’arrangeur préféré de Brian – Beach Boys – Wilson. Tout cela, en sachant que Lawrence Arabia est ici épaulé par tous ceux qui ont jalonné son parcours. C’est le cas de l’homme au masque blanc Jonathan Bree, ou encore de Liam Finn.

Ailleurs, Grandaddy fait de la twee-pop (« A Little Hate »), la britpop classieuse se voit ressuscitée (« Oppositional Democracy »), Syd Barrett pastiché (« Cecily ») et « La Femme d’Argent » de Air rappelée à nos souvenirs adolescents (cette basse ronde 70’s que l’on retrouve régulièrement ici et là). Dit comme ça, on pourrait croire que ça part dans tous les sens, mais pas du tout. Tout est cohérent, sans emphase et mené avec une ironie propre à tout bon « faiseur » de chamber pop. Dans le texte, on pense notamment à Neil Hannon et à sa Divine Comedy. C’est toujours juste, drôle, et cela faisait bien longtemps qu’un disque de ce genre n’avait été aussi brillant.

****1/2

3 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Opelias: « Almost »

Almost sent bon le printemps et ce quatuor venu de Cincinnati nous apporte un rayon de soleil parfumé d’une douce mélancolie. Ce deuxième album commence par quelques onomatopées (« pom pom pom pom pom »). Tel un joli conte, « Fog » ouvre le bal d’un univers qui dépeint le quotidien des jeunes filles actuelles, amours perdues, premiers rapports et petits tracas avec la force et le pouvoir de maîtriser son destin face à des mecs qui ont oublié que les nanas avaient repris leur destin en main, comme sur la superbe « General Electric ».

Tout l’album va résonner au son du piano et du violon (un fil rouge qui se trouve être l’épine dorsale de ce projet), parfaitement maîtrisés par Andrea Gutmann-Fuentes. La rythmique, menée à la baguette par Micaela Adams (batterie) et Grace Weir (basse); le chant et les compositions sont assurés par Spencer Peppet, une voix douce, un timbre apaisant. On s’abandonne pendant trente minutes dans un univers sans pareil, d’une rare élégance.

Avec Almost, ces musiciennes poussent le curseur un peu plus loin dans le détail des arrangements, chaque chanson dégage sa propre atmosphère comme le passage en boucle inconscient de « Night Signs ».

Les chansons s’enchaînent, brèves et efficaces, des mots éveillent nos sens ou des souvenirs d’enfance, entre un rêve doux et un cauchemar récurent. Avec Almost, The Ophelias atteignent presque l’équilibre parfait. Elles ont su magnifier l’intime en allant jusqu’au bout de leur créativité. Un disque qui pourrait peut-être devenir une référence.

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4 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Michael Nau and The Mighty Thread: « Michael Nau and The Mighty Thread »

Michael Nau and The Mighty Thread : sous ce premier album éponyme, se cache un musicien venu de Maryland qui, accompagné de son groupe, nous embarque dans des virées rétro pour les moins renversantes à mi-chemin entre folk psychédélique et Americana débridé nourrie de chamber-pop

On se laisse ainsi embarquer par des titres aux arrangements somptueux faits maison (piano dans le salon, vibraphone dans la cuisine, guitare la salle de bain, section rythmique dans la chambre…) allant de « Less Than Positive » à la pop meurtrie de « On Ice » en passant par les voluptueux « When », « What’s A Loon » et autres « Funny In Real Life ».

Michael Nau and The Mighty Thread a ralisé ici un très bel album de pop de chambre fait maison avec des grands moyens. Résolument voyageur de A à Z notamment sur « Far The Far », « Funny Wind » ainsi que l’étincelante conclusion qu’est « Smudge », ce premier opus sent l’été et le voyage vers d’autres horions et arrive à nous emmener très loin. Un road album gorgé d’émotions et de ciselures en quelque sorte.

***1/2

30 octobre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Chilly Gonzales: « Solo Piano III »

Le Montréalais d’origine Chilly Gonzales s’est fait connaître pour ses multiples commerces avec le jazz, le trip-hop et la pop. Il a collaboré avec Daft Punk ou Drake mais son album le plus populaire est paru 2004, Solo Piano, était loin de représenter ce qu’on connaissait de lui. Le pianiste laissait aller tout son talent en présentant des compositions rappelant beaucoup le jeu délicat des morceaux d’Erik Satie. Après avoir renoué l’exercice avec Solo Piano II en 2012, il revient avec Solo Piano III, un bel album dans la continuité des précédents.

L’inspiration de Satie reste évidente dans Solo Piano III.  Dans « Treppen  » , le premier titre, la progression et le jeu utilisé par Gonzales font beaucoup penser au travail du compositeur français. « Famous Hungarians », « Chico » et « Be Natural » ont aussi cette lenteur caractéristique alors que «  Eye » s’écoute comme une valse.

Par la suite, le rythme devient différent et mène vers d’autres univers. Il y a des rappels plus anciens encore: « in C-Sharp Major  c fait carrément référence à un autre prélude bien connu de Bach qu’on trouve dans « Le Clavier bien tempéré ». L’emprunt est plus qu’évident mais il est très emblématique de la volonté qu’a Gonzales  à jouer avec les différents courants musicaux pour en faire une autre oeuvre à part entière.

D’autres influences plus modernes sont présentes dans plusieurs mélodies. « Nimbus » emprunte la densité du son et le minimalisme qu’on trouve dans la musique de Philip Glass. « Pretenderness », lui, le rappelle dans l’utilisation de boucles mélodiques. Quant à « Blizzard », le jeu de piano est très proche du jazz et l’air évoque plutôt Steve Reich, un autre grand de la musique minimaliste.

En somme, voilà un album est bien exécuté. La surprise est moins grande que lors de la sortie des deux premiers, mais il n’en reste pas moins un produit de belle qualité.

***1/2

14 octobre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

My Autumn Armour: « Letter To Brie »

Parfois il ne suffit que d’une guitare acoustique sonnant doucement, d’un rock construit sur une suite d’accords légers et d’un talent démoniaque pour écrire des textes intelligents. Si vous êtes capable d’y associer un esprit subtil vous êtes alors capable de réaliser un album de la trempe de ce Letters To Brie, méfait commis par My Autumn Armour l’aventure solo du californien Thomas Monroe.

Ce musicien est le maître d’oeuvre d’un EP qui combine rock moderne façon Killers et manière de redonner fraîcheur à bon nombre de titres qu’on estampillerait volontiers comme classiques du genre.

« In a Scene » est sans équivoque un morceau irrésistible : rythmiques fracassantes, synthés à vous rendre pantois et inflexion vocale à la Cheap Trick. Les lyriques de Monroe sont hyper descriptifs et pointent au récit d’une histoire qui se veut grandiose et alimentée par une attaque musicale hachée façon new wave.

« Gabrielle” » ouvre l’album sur un mode joliment sensible avec des tonalités luxuriantes et désuètes en collision avec une mélodie pleine d’allant. La voix de Monroe est soyeuse et lisse mais suinte de passion, chose permise par le large spectre du chanteur où la plaidoirie pour La Dame est, ici, emprunte de vulnérabilité et de dépendance.

Être un redoutable artisan de la chose dite est une chose, créer un univers où honnêteté et sensibilité est une autre gageure. C’est pourtant ce que réussit à faire Letters To Brie. Les portes sont grande ouvertes au potentiel émotionnel sans doute parce que le matériel est encore délié. Arriver ainsi au coeur des choses rend essentielle l’arrivée d’un véritable dont on se doit de jurer qu’il est voué à déchirer.

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22 septembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Divine Comedy: « Foreverland »

In 2010, Neil Hannon le leader de The Divine Comedy enregistra la bande son de la comédie musicale Swallows and Amazons. Il avait fallu attendre longtemps avant que cette entreprise ne puisse enfin voir le jour et, à ce titre,  il a fallu un temps certain pour que ce nouvel effort de Divine Comedy n’opte pour une mise en scène plus théâtrale.Hannon avait été marqué par cette expérience scénique et il a donc oeuvré inlassablement sur un concept de doux titres servis par une narration appuyée.

Foreverland vise à la grandeur et il n’est pas éloigné du grandiose en maintes moments. Hannon dipose d’un orchestrre de chambre apportant un scintillement aux compositions; les cordes sont mises à contribution mais interviennnt comme des coups de poignards plutôt que comme des veloutés porteurs de floraison. On trouvera même un banjo utilisé avec justesse sur « My Happy Place »  ainsi que « The One Who LOves You ».grand, managing to fall just short enough of grandiose-by a hair. Hannon has a chamber orchestra twinkling in these compositions, as well as strings, which stab effectively rather than flourish messily. Even a banjo finds its way in, on « My Happy Place, » and is picked up again on « The One Who Loves You, un morceau oùil se pomène avec nonchalance au milieu d’une instrumentation à cordes des plus dramatique. Ces cordes sous tendent l’intégralité de Foreverland ce qui est une autre cartactéritioue qu’il partage avec le théêtre.



Que ce soit en partant de « Catherine the Great, » et de ses interrogations sur la notion de souveraineté grâce à une orchestration qui trouverait sa place en plein milieu de l’ère baroque, que l’on examine les mêmes thématiques avec la « vibe » flamenco couronnant « A Desperate Man », Foreverland  va parcourir toutes sortes d’aires.

« Funny Peculier » emprunte le ton de la conversation pour un dialogue flirtant avec le théâtre classique, « Other People » va s’embrancher sur un même style de narrativité et des cordes sorties de l’univers de Disney pointeront vers une dramatisation intensifiée par une surabondance d’effets et de « blah blah blah ».

 Il sera peu surprenant que le morceau s’arrête abruptement tant il sait donner sa place à lune flamboyance qui jaillit comme une formula magique, aussitôt écoulée, aussitôt disparue.

***1/2

 

9 septembre 2016 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Giorgio Tuma: « This Life Denied Me Your Love »

Auteur d’un merveilleux album de « chamber pop » (In The Morning We’ll Meet), Gogio Tuma s’était mis à expérimenter au moyen de « singles », de diverses collaborations et d’incursions dans le cabaret et le reggae.

This Life Denied Me Your Love voit l’Italien renouer avec les tonalités rtiches de la chamber pop. Comme à l’origine on retrouve un son hérité des High Llamas et de Broadcast et évocateur de ces randonnées en solitaire la nuit dans les rues de Rome.

Si on ajoute un peu de soft rock («  Foxes Don’t Lie ») et une production plutôt vaporeuse aux confins de la dream pop on obtiendra un opus qui parvient toutefois à déchirer le voile qui l’enrobait grâce à des plages de « reverb » donnant à l’ensemble un son plus brouillé qu’éthéré. La ballade country, « Mountain Elia K » aura ainsi un climat cinématographique et « Maude Hope », lui, nous rappellera des groupes comme Stereolab.

Le résultat est un bel album fait de sophistication pour amateurs de bonne « easy listening ».

***1/2

 

18 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire