No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Amy O: « Shell »

Amy O et son ainsi son premier album, Elastic avait été une belle découverte dans le monde de l’ indie-rock. La native de Bloomington est dans les circuits depuis maintenant 15 ans et ne compte pas s’arrêter en chemin. Cette année, elle se réinvente et revient avec son successeur intitulé Shell.

Amy O s’éloigne de plus en plus des ambiances bedroom-pop pour aller puiser du côté des influences plus indie-pop terre à terre. Dès lors, la musicienne remet les bouchées doubles dès l’introduction power-pop infectieuse et électrique mais également « Synesthesia » montrant une Amy Oelsner énormément inspirée. Sa plume reste toujours aussi riche en références par rapport à son quotidien rempli de surprises que ce soit sur le catchy « Planet Blue » qui a de quoi rappeler la verve de Snail Mail ou bien encore « Zero » et « Blueberries ».

Pour ce nouvel album, la musicienne continue son ascension avec des morceaux bien efficaces et on vivants à l’image de « Rest Stop » montrant qu’elle en a fait du chemin pour arriver sur le chemin du bonheur mais également de « Crushed » et de « Loose Cassette ». Et pour cela, Shell restera un disque attachant à l’énergie infectieuse montrant une Amy O plus radieuse que jamais montrant son inspiration sans faille notamment sur la conclusion intitulée « Later On ». Pour ce nouvel album, la musicienne sort de plus en plus de son cocon et ça n’est pas pour laisser indifférent..

***1/2

28 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Jay Som: « Anak Ko »

Ces dernières années, Jay Som était montée en puissance grâce à un premier album officieux en 2016 (Turn Into) et un autre, officiel celui-ci, l’année suivante nommé Everybody Works). Melina Duterte, de son vrai nom, est devenue un autre nom à retenir sur la scène bedroom-pop américaine et elle confirme son statut avec son nouvel album intitulé Anak Ko, ( « mon enfant »).

Pour cette nouvelle livraison, Jay Som repousse les limites de la bedroom-pop un peu plus loin et il faudra s’attendre à du professionnalisme et de la profondeur sur ce Anak Ko et ces compositions dream-pop/indie rock lumineuses qui l’entourent comme l’atmosphérique « If You Want It » en guise d’ouverture mais également « Peace Out » qui rappelle toute la fragilité de Mitski.

Fortement influencé par les actes des années 1980 tels que The Cure et Prefab Sprout mais aussi d’autres plus modernes comme The Pains Of Being Pure At Heart et Silversun Pickups, Jay Som nous entraîne dans un voyage somptueux et doucement acidulé. C’est avec l’aide de personnes extérieures (Lætitia Tamko, Annie Truscott de Chastity Belt, Justus Proffitt, Taylor Vicks de Boy Scout…) qu’elle réussit à nous envoûter que ce soit sur des titres captivants comme le shoegaze explosif « Superbike » à mi-chemin entre Cocteau Twins et Alanis Morrissette et les reposants « Nighttime Drive » qui porte bien son nom avec son crescendo bien accentué par les cordes.

Et que dire du bien-nommé « Tenderness » qui étonne pour ses accents smooth et jazzy mais toujours aussi planants ou bien encore « Crown » et la conclusion de haute volée nommée « Get Well » qui vient clore les aventures de Melina Duterte sur la route de l’autonomisation et de l’optimisme pour trouver la sérénité dont elle a besoin. Cela fera montre de la grande force de cet album qui prouvera, une fois de plus, ses talents d’artiste et de productrice.

***1/2

29 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Ghost Orchard: « Bunny »

Sam Hall officie sous le pseudonyme Ghost Orchard et fait partie de la scène bedroom-pop américaine actuelle aux côtés de (Sandy) Alex G, Car Seat Headrest, Cuco ou les autres projets de Sam Ray. Contrairement à ces autres noms, notre hôte n’a pas rencontré la popularité ; peut-être changera-t’il la donne avec son troisième album Bunny.

Inspiré par ses années lycée, Ghost Orchard nous raconte ses gros béguins amoureux et ses tentatives à faire des approches sauprès de ses objets de quête. C’est avec ces quatorze morceaux à mi-chemin entre bedroom-pop et influences R&B alternatif que l’on a affaire, que ce soit sur « witness » en guise d’introduction mais encore sur « swan », « only » ou « sheesh » où il fantasme sur sa muse sans jamais faire le premier pas.

Que ce soit sur les allures dignes de Hot Chip comme « guess » ou sur la conclusion digne de Rex Orange County aux sonorités R&B de « honeymoon », Ghost Orchard va au bout de ses idées. Muni de breakbeats ultra-complexes presque proches du drill’n’bass (« frog »), de sonorités glitch et des mélodies de guitare notamment sur « carousel », « balloon » ou encore sur « first time », Sam Hall avec sa voix facilement modulable expose ses fantasmes post-adolescentes à travers un troisième disque doucement nostalgique et inventif mais parfois un peu trop uni

29 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Infinity Crush: « Virtual Heaven »

Des larmes avaient été versées à l’écoute d’Infinity Crush et de son album Warmth Division en 2016 . Caroline White de son vrai nom a su émouvoir son auditoire à travers ses textes personnels et ses compositions bouleversantes. Restait donc à savoir de quoi allait se composer son nouvel album,Virtual Heaven.

La protégée de Sam Ray continue sur sa lancée avec treize nouveaux morceaux ne dépassant jamais les trois minutes et à la croisée de la bedroom-pop et de l’indie folk. Écouter Virtual Heaven, c’est ainsi comme plonger dans un univers paradisiaque et céleste et on plonge facilement à l’écoute des somptueux morceaux comme « misbehaving » qui ouvre des hostilités veloutées de manière enchanteresse, mais aussi « drive thru » et « car ».

Moins crève-cœur et plus orchestral que par le passé, il semblerait que Caroline White ait enfin trouvé son nirvana. Sa voix somptueuse habille avec classe les textures rêveuses de « minnesota », « pink moon » ou encore de « mirror » comme il se doit et on atteint le Très Haut auprès d’elle. La native de Maryland gagne de plus en plus en assurance et même si elle ne possède pas les mêmes caractéristiques de Julie Byrne, nul ne peut penser qu’elle n’a pas eu lamain heureuse dans ces exercice de style touchants que sont « green » et « nothing ».

Sur Virtual Heaven, Infinity Crush semble avair cicatrisé du mieux possible ses maux les plus profonds et s’être libérée de ses chaînes pour briller au plus haut.

***1/2

21 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Thanks For Coming: « no problem »

Derrière ce projet se cache une jeune musicienne native de Brooklyn nommée Rachel Brown. Depuis des années, elle a écumé sorties sur sorties sur son Bandcamp et cette année, elle se lance enfin dans l’aventure du premier album solo intitulé no problem.

Pour ce « debut album », Thanks For Coming a préféré voir les choses en grand. Vingt-quatre morceaux d’une durée allant de 01:30 à 04:47 mettant en valeur le songwriting toujours aussi impeccable et teinté de sarcasme de la part de la chanteuse et guitariste accompagnée de Nate Amos à la batterie, Charlie Dore-Young à la guitare et de Mike Kolb à la basse.

Sa musique à mi-chemin entre bedroom-pop et indie rock continue de nous bercer tout en ouvrant grand les portes de son jardin secret de « friends forever » à « bully » en passant par « decisions (and the aftermath) », « don’t wanna be the only one left », « i have time to be forgotten » , liste non exhaustive.

no problem retracera donc tout le talent de Thanks For Coming et se sent très vite habité par la chanteuse lorsqu’elle parle de son cercle social et de ses problèmes personnels sans pudeur. Cela donne des titres alternant douce mélancolie et énergie infectieuse tels que « stephen hawking’s goldfish analogy », « heroes don’t run away (but i sure as hell am) » ou bien même « in my system » qui ont de quoi faire à du Frankie Cosmos des débuts. Pour un premier et double album, la brooklynite nous offre un repas bien trop copieux dont les écoutes en une traite en appelleront d’autres, plus posées et attentives.

***1/2

27 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Sean Henry: « Fink »

Dans le rayon des nouvelles révélations bedroom-pop américaines, on peut citer le nom de Sean Henry. L’artiste nous vient tout droit de New York et a baigné dans des influences bedroom-pop et soft-grunge pour un résultat plutôt convaincant. Après plusieurs sorties sur son Bandcamp en format lo-fi, il passe au format studio avec son premier album nommé Fink. En dix titres, Sean Henry nous invite dans son univers faussement désinvolte mais riche en questions existentiels qui le tourmentent.

Du titre introductif nommé « Imperfection » à « Virgo » en passant par les implacables « Party Fiend », « The Ants » et autres « Gum In Hair », le new-yorkais va droit au but et remplit le contrat avec brio.

Même si il ne révolutionne rien dans le genre, on appréciera tout de même des morceaux où il s’ouvre à nous sur « Are We Alive? » ou bien même sur « No More Feelings ». Avec Fink, Sean Henry se fait une place timide mais sûre sur la scène soft-grunge américaine.

***

9 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

pronoun: « i’ll show you stronger »

Depuis qu’elle a publié un premier E.P. : there’s no one new around you, la popularité de pronoun est montée en flèche de manière surprenante. Alyse Vellturo de son vrai nom ,s’emploie désormais à sortir de l’ombre avec un « debut » album nommé i’ll show you stronger qui la voit vouloir confirmer les impressions initiales .

La force de pronoun est puisée entre pop de chambre, indie rock et effusions synthpop pour en faire un disque fort en caractère. Ces douze morceaux permettent de définir l’univers musical de pronoun partagé entre Alvvays, Waxahatchee et Stars mais en plus pop-rock dont le titre introductif bien nerveux nommé « you’re not trying at all » ou encore « you didn’t even make the med » et « stay ».

L’interprétation riche en émotions de la native de Brooklyn aura de quoi laisser pantois plus d’un (et je la soupçonne d’avoir trop écouté Enya ou Bjork à un point que ça en devient un peu troublant) que ce soit sur « sadie » et « some people ».

Il y en a pour tous les goûts pour i’ll show you stronger où l’on vacille entre moments bien rentre-dedans (« temporary tantrum ») d’autres plus dansants (« the pieces of you ») ou plus mélancolique (« for the story »).

Chaque morceau possède sa propre identité et pronoun sait exorciser ses maux les plus profonds par moments de façon théâtrale et, à d’autres, de menière quelque peu convenue qui n’empêcheront, toutefois, pas à ce disque de se faire remarquer pour sa singularité.

***1/2

29 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Gus Dapperton: « Where Polly People Go To Read »

Gus Dapperton s’est fait connaître lorsqu’un de ses titres fut joué sur la série Netflix 13 Reasons Why et il fait partie de la scène bedroom-pop lo-fi américaine. Après quelques E.P.s, le voilà daéormais abordant des choses plus « sérieuses » sous la forme de l’album Where Polly People Go To Read.

Dapperton se fait une place dans la catégorie de ces « polly people », à savoir des personnes androgynes et ambiguës qui peinent à s’imposer dans la société en raison de leur différence. C’est avec des influences à mi-chemin entre Tame Impala, Mac Demarco et The 1975 que le new-yorkais tente de tirer son épingle du jeu à travers des morceaux sentant bon les années 1980 comme le riff de basse accrocheur de « Verdigris » qui ouvre le bal mais encore les percussions minimalistes de « World Class Cinema » qui suit.

Alors que l’on s’attendait à un disque plutôt nostalgique et  dépressif eu égard à sa pochette à  couleur  fortement connotée, le disque est rempli de titres pour les moins dansants. Il n’y a qu’à juger « Eyes For Ellis », « Sockboy » et « Roadhead » où il suffit que les synthés analogiques et rétrofuturistes, les riffs de guitare ainsi que le TR-626 fassent bon ménage. On retiendra cependant le plus somptueux « My Favorite Fish » qui mettra en avant le sens du songwriting de Gus Dapperton avant de repartir de plus belle avec « Fill Me Up Anthem ». Pour ce premier album, Gus Dapperton pourquit son ascension en nous invitant à partager cette idée que, même les marginalisées hors-normes ont désormais droit de cité.

***1/2

1 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mini Dresses: « Heaven Sent »

Mini Dresses avait connu un mini duccès d’estime avac son premier album mais cela n’a pa refroidi les ce trio de Boston de tenter, sur cette récidive, de se ré-insérer dans la scène

Avec Heaven Sent et, une fois de plus, une approche DIY, Mini Dresses continue de nous offrir un parfait condensé de dream-pop et de bedroom-pop à travers des morceaux aussi bien fantasmagoriques qu’implacables.

À nouveau, la somptueuse voix de Lira Mondal ira habiller les textures onctueuses de « I’d Notice » à « Good Eye » en passant par le tentaculaire « Rank & File » ou bien même les rythmes entêtants de « Dark One » rappelant quelque peu Mac DeMarco.

Avec toujours cet esthétique lo-fi qui baigne sur « Open Mind » et sur les airs post-punk de « Once Or Twice », Mini Dresses continue de nous charmer de la plus belle des manières sur un Heaven Sent qui porte plutôt bien son nom ; celui de la bedroom-pop onirique venue du ciel et à deux doigts de nous installer sur un petit nuage.

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28 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Okay Kaya : « Both »

Okay Kaya est une des fidèles collaboratrices de King Krule, en particulier sur son album The Ooz. De son vrai nom Kaya Wilkins, la Norvégienne est sortie du lot en raison de son interprétation cotonneuse et de son univers musical bien particulier. C’est cette singularité qui l’a décidée de se lancer en solo pour la première fois avec un album nommé Both.

A l’écoute de ces quatorze morceaux aux allures bedroom-pop, on sent tout de suite l’expertise de la jeune femme. On perçoit immédiatement qu’elle a su développer son univers pour nous offrir des morceaux ouatés et minimalistes à l’image de l’introductif « Vampire » mais encore « Dance Like U » et le bouleversant « I Die Slow »qui valent leur pesant d’or. Okay Kaya s’ouvre à nous et son quotidien qui fut traversé par pas mal d’épreuves comme sur « Fake It » qui parle intimement de sexe et le fait qu’elle avait du mal à assumer sa sexualité à la vingtaine passée ou encore sur « IUD » où elle ressentait l’envie d’avoir un enfant tôt dans sa vie.

À cet égard, et comme le titre de l’album indique, la norvégienne joue sur l’ambivalence et le trouble qu’elle peut générer. Avec la contribution d’Aaron Maine de Porches à la production, on se sent désormais proches de l’univers musical d’Okay Kaya. Il suffira de quelques notes de guitare et d’une interprétation somptueuse ou parfois de quelques textures synthétiques dominant les arrangements de « Habitual Love », « Glitch » et autres « Can U Not ». Hormis la langue de Sheakspeare, elle est tout de même assez gentille pour nous faire un clin d’œil avec « Tu me manques » chanté en français ou dans sa langue natale sur « La Meg ».

Avec une fin d’album on ne peut plus folk, Both d’Okay Kaya capture avant tout l’essence d’une artiste douée ,capable de jouer avec nos sens comme pas ça n’est pas permis et de faire opérer la magie dès les premières secondes de son album.

***1/2

17 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire