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Haiku Salut: « There Is No Elsewhere »

Haiku Salut est un trio féminin dont There is No Elsewhere est le troisième album. Privilégiant les climats instrumentaux, il s’efforce de mettre en branle notre imaginaire comme sur un « Cold to Crack the Stone » qui ouvre leur nouvel opus sur une note fantomatique, légendaire, voire mythique.

Pour cela, le groupe s’est adjoint les services des cuivres du Glastonbury Brass Atmospherics et s’est également servi d’enregistrements de la NASA pour mettre en musique les impulsions émises par la foudre.

On comprend alors que cette démarche se conjugue dans un schéma qui se veut atemporel, loops qui se mêlent à un accordéon sur « Occupy », chaleur exotique avec « Twinklr » ou mélancolie perlée de recherche mélodique, en exemple l’obnubilant « The More and Moreness ».

Pour suppléer aux textes, les onomatopées vont s’imposer ; associées aux cuivres, l’univers de Haiku Salut se fera alors impalpable et éthéré.

Le piano sur « Bow Wood »  calmera l’ambiance pour apporter sérénité, tout comme « I Am Who I Remind You Of » instrumental emblématique du « discours » des artistes. On trouvera les influences post-punk et électroniques ; on ira lorgner du côté de New Order ou, accessoirement, de Joy Division. On applaudira l’équilibre entre soubresauts tendus et marées étales et on rêvera à un salut ou à un haiku dont à la démesure de cette entreprise où l’austérité est parcourue d’émotions.

4 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Autre Ne Veut: « The Age Of Tranparency »

Arthur Ashin exige sans doute que l’on sache tout de lui puisque le nouvel et troisième album de son groupe Autre Ne Veut se nomme The Age Of Yransparency. Artiste toujours à l’avant garde, il concseptualise la notion que, même si (ou parce que) elle s’avère honnête, une oeuvre est intrinsèquement devenue une marchandise.

 
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Dans sa vison idéaliste il reconnaît ainsi l’échec inévitable qu’est le désir de représenter son moi le plus profond. On ne sera donc pas surpris d’y trouver des jaillissements électroniques et le constat que nous avons avoir à ce qui est pour lui une trilogie incomplète lourdement déconstruite et semblable aux enregistrements originaux d’un vieux groupe de jazz.
La tentative consiste ici alors à exécuter une réplique de cette arificialité ; on comprend alors pourquoi la dissonance convient au musicien d’autant qu’elle représente un équilibre entre intimité silencieuse et abrasion bruitiste.
On cherchera éventuellement une transcendance sonique sans être néanmoins assuré de la dénicher.
**1/2

11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Post War Years: « Galapagos »

Le premier album de Post War Years, The Great And The Happenings, sorti en 2009 avait suscité beaucoup d’espoirs tant il suintait l’originalité. Quelques E.P.s plus tard, le groupe de la banlieue londonienne revient avec un Galapagos pour lequel le temps qui à été pris semble avoir conforté la démarche.

Ce nouvel opus révèle, à première écoute, une profusion de couches soniques, de samples répétés et passés au synthétiseurs, de vocaux malmenés embringués dans une cacophonie sonore qui se veut pourtant fluide et harmonieuse.

Ce technicolor musical va donc naviguer entre des ambiances onctueuses façon Foals, un feeling presque ensoleillé à la Friendly Fire sur des morceaux comme « Be Someone » ou des titres beaucoup plus bruitistes et « samplés » comme « Lost Winter ».

Bien que tout soit impeccablement produit et interprété, le problème de ce disque est qu’il ne s’installe ou ne se pose jamais quelque part.

La composition d’ouverture est, à cet égard, emblématique de l’album. « All Eyes » démarre de manière impétueuse et bravache. On a la sensation d’entendre un hymne fait pour les stades, lent mais imposant, assuré et comme inévitable par son côté pompeux sur lequel se grefferait, presque incongru, un « dubstep » appuyé et ampoulé.

Tous les styles sont ainsi accommodés, ce qui est à la fois une force et une faiblesse. La diversité fait que bien des morceaux manquent d’individualité et d’instantanéité. Même si certains restent mémorables et sont susceptibles de s’incruster voire de s’avérer dansantes, (« Vocano », « The Bell »), Galapagos risque d’être un album que lequel on ne s’arrêtera pas tant le le disque semble être fait de petits moments sans avoir de véritable apogée. Le potentiel de Post War Years est là, ne reste plus qu’à lui donner adhérence et constance, ainsi que retenue et subtilité.

★★½☆☆

1 avril 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire