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Altars Altars: « Fragments »

Initialement publié sur cassette en 2016 Fragments ressort aujourd’hui en format numérique. Terrain connu pour un artiste qui y développe une nouvelle fois cette ambient à guitare languide et évanescente, servie par une pochette où lumière et eau jouent dans des reflets scintillants. Plutôt que des lignes identifiables, le disque met davantage aux prises des mélanges entre boucles de notes tenues et effets permettant d’étirer celles-ci.

À nouveau, le style de l’Allemand se fait immédiatement reconnaissable, avec sa capacité à faire traîner ses sonorités, à les combiner avec des sons extraits de vieilles cassettes ou de synthés, et à travailler autour d’une tonalité très pastel et gentiment doucereuse.

Le passage du format cassette au format CD n’a pas modifié la structuration de l’album, réparti en deux grandes plages (une par face), elles-mêmes subdivisées en huit ou neuf séquences. Si ce découpage peut paraître un peu artificiel (d’autant plus qu’aucun intitulé n’est conféré aux dix-sept pistes), quelques différences peuvent être repérées entre chaque morceau.

À ce titre, c’est lorsqu’il s’étire dans la durée, et que les couches de six-cordes peuvent se superposer que Moritz Leppers nous paraît le plus pertinent, parvenant à dépasser la simple mise en place d’un registre maîtrisé (« A VII »). Disque après disque, notre sentiment à l’égard d’Altars Altars se trouve donc conforté : le musicien a su trouver son style, mais gagnerait peut-être à s’en écarter.

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15 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Green Kingdom: « Seen And Unseen »

Artiste plutôt prolifique, l’Américain Michael Cottone connu des amateurs d’ambient sous le pseudo de The Green Kingdom sort un nouvel album qui ne fait que confirmer le talent et l’originalité dont il fait preuve pour créer des confirmer tout le talent de ce garçon pour créer atmosphères crépusculaires de toute beauté.

Cette fois, il nous offre un album d’ambient guitar, s’éloignant une fois encore de l’électronique, comme c’était le cas sur son précédent opus, le superbe The North Wind and the Sun paru en 2017.

Ici, les notes de guitare s’égrènent lentement et viennent se poser sur des nappes de synthés délicates, ou s’accompagner de piano, offrant à l’auditeur un véritable tapis de lumière sur lequel il s’allongera avec bonheur pour fixer un ciel sans le moindre nuage. Une merveilleuse incitation au rêve !

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9 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire