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Greensky Bluegrass: « All For Money »

Greensky Bluegrass est un combo américain qui nous propose aujourd’hui son septième album studio. Grâce à son nom de scène, on peut déduire que la musique dudit groupe prend ses racines dans l’Amérique profonde et on n’aura pas tort.

Pourtant, ce n’est pas sous cette bannière que Greensky Bluegrass nous accueille avec « Do it alone ». On y trouve certes une belle guitare country-folk, des accents typiques, mais c’est le côté rock qui ressort ; très bon titre d’intro. « Murder of crows » embraye sur quelque chose de beaucoup plus modern bluegrass effectivement, mais très réussi et entraînant.

Une fois mis de côté le groove-folk de « What you need » , on est ensuite en route pour une ballade tranquille (« Ashes »), un titre bien enlevé (« Courage for the road »), , un peu de mélancolie au soleil couchant (« Collateral damage » et « Like rRflections »). Le reste du disque est tout aussi country / folk / americana/ bluegrass.

Pas d’autres excursions que ce qui est offert ici ; que cela n’empêche pas d’apprécier la plupart des titres, petite parenthèse sympathique à haute teneur en cordes concoctée par cette americana qui reste pérenne.

***

17 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Juanita Stein: « Until The Lights Fade »

Il y a tout juste un an, Juanita Stein nous invitait à découvrir l’Amérique, celle qu’elle a connue sur la route, en rendant hommage à ces horizons lointains et à leurs racines musicales teintées de Blues, de Folk, et de Country. C’était également son premier album solo, après quatre disques de haute tenue avec Howling Bells. Cette escapade qui semble lui avoir donné des ailes et l’Australienne installée à Londres semble désormais passer plus de temps aux États-Unis, un pays qui l’inspire particulièrement.

Ses deux disques ont en commun cette ADN américain, mais ils sont pourtant assez différents dans leur forme. Alors que America était sous influence Country Folk, Until The Lights Fade est un retour aux guitares électriques, parfois pas si lointaines de ce que son groupe nous avait d’ailleurs proposé sur ses derniers albums.

Ainsi, elle alternera ballades contemplatives telles que « All The Way », et des titres beaucoup plus directs : « Get Back To The City », « Forgiver » ou le brûlant « Easy Street ». Ajoutons, au milieu de tout cela, une pléthore de références aux années 50 et 60 (« In Your Hands » et « Release Me »), un enregistrement à Austin, Texas, avec le producteur Stuart Sikes (Cat Power, White Stripes, Loretta Lynn) et gageons que Until The Lights Fade s’imposera comme un album affirmé et ambitieux et, surtout, un opus marqué par une voix, celle de de Juanita Stein, qui ne laissera personne de marbre.

***1/2

8 novembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Rivulets: « In Our Circle »

Encore un artiste qui s’exprime en choisissant un nom de groupe ; Rivulets c’est, en vérité, Nathan Annundson et In Our Circle son sixième album. Il sera aisé de cataloguer l’opus sous le registre de l’americana celle qui pourrait se reconnaître si on a beaucoup écouter le Nebraska de Springsteen et, de manière plus surprenante, ce que P.J. Harvey véhiculait dans Dry.

Archétypal de l’americana, le disque l’est sans doute : sensibilité aux relations humaines examinées avec bienveillance y compris quand elles sont heurtées, calme sous les aspérités (« You Can Never Come Back » ou « Everything Goes »).

Le tout est accompagné par une guitare rude et sèche masquant, sous le grumeleux, la chaleur qui peut se former en vapeurs évanescentes.

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5 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire