Juanita Stein: « Until The Lights Fade »

Il y a tout juste un an, Juanita Stein nous invitait à découvrir l’Amérique, celle qu’elle a connue sur la route, en rendant hommage à ces horizons lointains et à leurs racines musicales teintées de Blues, de Folk, et de Country. C’était également son premier album solo, après quatre disques de haute tenue avec Howling Bells. Cette escapade qui semble lui avoir donné des ailes et l’Australienne installée à Londres semble désormais passer plus de temps aux États-Unis, un pays qui l’inspire particulièrement.

Ses deux disques ont en commun cette ADN américain, mais ils sont pourtant assez différents dans leur forme. Alors que America était sous influence Country Folk, Until The Lights Fade est un retour aux guitares électriques, parfois pas si lointaines de ce que son groupe nous avait d’ailleurs proposé sur ses derniers albums.

Ainsi, elle alternera ballades contemplatives telles que « All The Way », et des titres beaucoup plus directs : « Get Back To The City », « Forgiver » ou le brûlant « Easy Street ». Ajoutons, au milieu de tout cela, une pléthore de références aux années 50 et 60 (« In Your Hands » et « Release Me »), un enregistrement à Austin, Texas, avec le producteur Stuart Sikes (Cat Power, White Stripes, Loretta Lynn) et gageons que Until The Lights Fade s’imposera comme un album affirmé et ambitieux et, surtout, un opus marqué par une voix, celle de de Juanita Stein, qui ne laissera personne de marbre.

***1/2

Rivulets: « In Our Circle »

Encore un artiste qui s’exprime en choisissant un nom de groupe ; Rivulets c’est, en vérité, Nathan Annundson et In Our Circle son sixième album. Il sera aisé de cataloguer l’opus sous le registre de l’americana celle qui pourrait se reconnaître si on a beaucoup écouter le Nebraska de Springsteen et, de manière plus surprenante, ce que P.J. Harvey véhiculait dans Dry.

Archétypal de l’americana, le disque l’est sans doute : sensibilité aux relations humaines examinées avec bienveillance y compris quand elles sont heurtées, calme sous les aspérités (« You Can Never Come Back » ou « Everything Goes »).

Le tout est accompagné par une guitare rude et sèche masquant, sous le grumeleux, la chaleur qui peut se former en vapeurs évanescentes.

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