Puppy: « The Goat »

23 septembre 2019

Trio Londonien formé en 2014, Poppy dispose de beaucoup d’atmes pour plaire et son premier opus pourrait bien allumer la mèche du succès. The Goat est, en effet, un disque qui met en valeur les qualités intrinsèques d’un groupe qui a compris bien des choses et peut-être même déjà tout. Voix plaisante (mais qui pourrait paradoxalement en énerver plus d’un) dans un registre clair et envoûtant (« Poor me » et même « I Feel an Evil »)) refrains imbattables, riffs bien sentis, et aussi et surtout influences bien digérées ! Le mix presque parfait d’un Black Sabbath dans les accroches démoniaques, d’un best of de la scène grunge de Seattle du début des 90’s et de Weezer pour les refrains, le tout saupoudré comme il se doit de plans « modern rock » à la Alter Bridge.

Autant dire qu’on brasse large, mais, Comme tous les champions, le combo a décidé d’ouvrir son disque avec un morceau imparable et premier « single » de l’album. Plutôt malin de leur part. « Black Hole », car c’est ce fameux premier morceau, est un condensé de ce que le disque proposera de mieux pendant 43 minutes. Et pour ne pas relâcher la pression, « Vengeance » pulvérise ra les compteurs du riff puissant et des mélodies vocales attachantes.


La production est soignée, tout est calibré pour que ça marche, et bien entendu, ça marche ! C’est divertissant, enivrant et rafraîchissant, et clairement ça fait du bien. Refrains léchés (« Just Like You »), riffs entraînants (« And so I Burn » en guise d’hommage à Iron Maiden, et, comble du bonheur, on a la chance d’échapper à la sacro-sainte ballade inutile qui aurait pu être le seul défaut de ce disque sans défaut. Véritable machine à tubes, Puppy a été biberonné aux machines de guerre rock’n’roll et ne se garde pas de le faire savoir. Chaque instrument est délicieusement mis en valeur, et le combiné rock metal/pop song est savamment dosé. Du travail d’orfèvre.
Si ce combo n’est que « le groupe d’un seul album », il aura sacrément bien réussi son coup. Par contre, et on ne peut que l’espérer, si le trio persévère et nous propose dans un avenir relativement proche un deuxième album de la même trempe, ça risquera de faire date, et pas simplement que dans nos chaumières.

****


Tool: « Fear Inoculum »

6 septembre 2019

Avec un nouvel album après13 ans, il était certain que Tool se ferait comparer à d’autres désastres de la musique rock comme Chinese Democracy de Guns’N’Roses mais on pourrait également dire que Portishead a pris 11 ans pour Third et que Daft Punk en a mis huit avant la sortie de Random Access Memory. Comme quoi, on prend souvent pour acquis que les artistes doivent nous faire des albums. Alors que ce n’est pas rigoureusement vrai.

Tool est depuis des lustres la cible d’attaque. Certains les trouvent « too much » et de l’autre côté, les fans ne jurent que par eux. On lira donc des critiques qui se placeront aux deux extrêmes. La vérité, en toute humilité, est quelque part entre les deux. C’est résolument le moins bon album de Tool en carrière. Mais Tool, même à son pire, clenche aisément bien des créateurs. Parce qu’on peut rouler des yeux devant leur métal progressif, ça demeure de très bons musiciens qui savent composer.

Fear Inoculum est la suite logique de 10 000 Days. Les compositions continuent de s’allonger et la place est donnée à Adam Jones et Danny Carey pour respectivement ce qu’ils savent faire. On sent que l’investissement de Maynard James Keenan n’est pas le même qu’à une autre époque dans le processus complet de l’album. Par contre, il semble se fondre facilement dans l’univers que les trois autres musiciens lui offrent.

La meilleure composition de l’album arrive dès la deuxième plage avec « Pneuma ». C’est un bon riff à la Tool et la section rythmique se permet des fantaisies qui sont bien agréables à l’oreille. Keenan se fond dans le tout avec des paroles qui appellent à se dépasser en tant qu’humain. Un thème qui est cher à Tool depuis Ænima. Les passages plus lourds font la job et donnent envie de se lancer dans un bon headbang lent et appuyé.

« 7empest » qui arrive à la toute fin de l’album est une pièce qui rappelle l’époque Lateralus. On y retrouve une lourdeur et une agressivité qui était absente depuis quelque temps chez Tool. Avec ses 15 minutes 44, le morceau nous emporte dans toute sorte de détours où les musiciens du groupe se donnent en spectacle. Sur album, c’est plus ou moins efficace. Mais le travail de recherche de sonorités y est. Après, il faut vraiment aimer le prog. Ça semble un tantinet surfait et on se demande si le groupe ne fait pas exprès pour en rajouter. Ce qui ne serait pas surprenant.

Fidèle à leurs habitudes, Tool nous bourre le tout d’interstices qui sont plus ou moins convaincants et nécessaires. Ici, ça n’a pratiquement rien à voir avec la lage suivante. C’est un peu superflu, surtout pour un album qui dure 87 minutes.

Fear Inoculum n’est pas le meilleur album de Tool, mais ça fait honnêtement le travail. Est-ce que ça valait 13 ans d’attente? Non. Est-ce qu’on s’en soucie ? Oui. Il y a de bonnes pièces sur l’album qui est peut-être le dernier du groupe. Si vous aimez déjà le groupe, plongez-vous dedans, vous aurez du plaisir. Si vous les haïssiez déjà, vous allez continuer de les haïr.

***


Cave In: « Final Transmission »

29 août 2019

Final Transmission est sans doute un titre adéquat pour ce dernier opus de Cabe In puisque, en, raison de la morte de son bassiste Caleb Scofield, ce sera l’ultime album du groupe sous sa forme originelle et même le tout dernier opus du combo.

Il sera donc Impossible découter l’album sans prêter attention à la tragédie qui l’a engendré d’autant que, à l’issue des sessions d’enregistrement, chaque ligne de basse et tous les matériaux bruts de l’album auront été conservés.

Assez court dans la durée (trente et une minute), mais sans aucun temps mort, les lignes de basse seront lourdes, trempées heavy, stoner, claqueront et résonneront comme pour s’ajouter à l’arsenal de violence contenue, presque silencieuse mais résolument triste. Le deuil s’ imprime dans chaque notes, chaque phrase ; souvenirs douloureux d’un ami tout autant qu’un musicien

Final Transmission est clairement cathartique et il doit s’écouter comme tel, une thérapiepar le biais de la musique, mais aussi un hommage brillant et vibrant dans un écrin musicale riche en émotion qui devrait faire date.

***


Children of Bloom: « Hexed »

17 mars 2019

Quelques secondes suffisent pour reconnaître le style si caractéristique de Children Of Bodom. Des riffs acérés sur des mélodies aux synthés, le tout agrémenté de solos épiques, il est difficile de ne pas identifier la marque de fabrique des Finlandais. Voilà déjà plus de vingt-cinq ans que la bande, emmenée par son charismatique leader Alexi Laiho, sillonne la scène metal avec un succès indiscutable. Et les Scandinaves ont encore des choses à dire, puisqu’ils reviennent avec un dixième album studio intitulé Hexed.

L’ensemble démarre tambour battant avec « This Road » qui illustre très bien l’amour que porte le groupe pour les mélodies entraînantes. Le rythme effréné ajouté aux riffs épais et à la voix si particulière d’Alexi Laiho rappelle les plus belles heures du combo.

Cette intro réussie est une belle porte d’entrée vers les autres compositions qui composent le disque ; « Under Grass And Clover » et « Glass Houses » enfonceront le clou en démontrant toute l’expertise des Scandinavesà créer des titres épiques aux sonorités envoûtantes. Si le ton est résolument metal, il n’en demeure pas moins que Alexi Laiho lorgne vers les caractéristiques du hard rock plus mélodieux en mettant la refrains et les envolées de guitares au centre de ses créations.

Children Of Bodom durcit toutefois son propos en distillant des chansons beaucoup plus brutales et dérangeantes à l’instar de « Kick In A Spleen » avec une énergie inépuisable ou encore « Hecate’s Nightmare » dont ambiance très malsaine vont dans ce sens et montre que Children Of Bodom sait varier les plaisirs tout en restant pertinente et le chant d’Alexi Laiho sera d’une grande utilité pour donner encore plus de consistances à l’œuvre.

L’écoute est agréable mais elle demeure pourtant inégale. Certains morceaux accrochent directement l’auditeur alors que d’autres paraissent beaucoup plus banale voire évitables. La qualité des compositions n’est pas remise en cause car elles demeurent bien ficelées. Mais leur place dans un nouvel album peuvent être discutable, n’apportant rien de réellement nouveau à une discographie déjà bien fournie. La reprise de « Knuckleduster » qui conclut l’effort symbolise cette prise de risque qui finalement se révèle vaine.

Hexed ne révolutionnera pas la carrière déjà bien établie de Children Of Bodom. Il est toujours aussi agréable d’écouter ces nouvelles compôsitions de Alexi Laiho et ses acolyte mais le vent de fraîcheur attendu n’a pas réellement lieu et laissera place à un sentiment de féjà entendu. En revanche, pour le combo, avoir réussi à créer sa propre marque de fabrique est gage d’une qualité qui, elle, ne méritera pas autant d’arguties.

***1/2


King Apathy: « Wounds »

14 mars 2019

King Apathy est un combo allemand qui, à l’écoute, fait penser à Disbelief et Nine. Il pratique donc un post metal rageur et sombre avec un arrière-goût metalcore. Mais jone ne peut réduire l’expérience d’un Wounds à un copier / coller d’autres formations. On parle bien ici de post metal. Un chant assez typé metalcore, écorché rageur, accompagne des murs de guitares abrasives, des mélodies assez doom , un rythme lourd et, n’ayons pas peur des mots, une certaine forme de beauté. Certains parlent de post black metal aussi. Les influences de King Apathy (qui oeuvrait jusqu’ici en tant que Thränenkind) sont clairement hardcore. Et s’il a décidé d’en faire autre chose, ça n’est pas à négliger.

Wounds est une masse assez compacte, avec bien des moments marquants, d’énormes réussites, mais les titres y sont liés. Le mauvais côté, c’est qu’aucun ne se détache vraiment des autres. Le bon, c’est que l’ensemble s’apprécie d’une traite, sans lassitude aucune, comme une bonne grosse séance de catharsis musicale ; un opus moins rigueux et plus subtil qu’il n’y paraît.

***


Clutch: « Book of Bad Decisions »

13 mars 2019

Clutch est un combo de « alternative metal » qui vieillit mais ne perd pas de sa saveur (Book of Bad Decisions doit être son douzième album).

Usant toujours des sonorités old school (l’orgue Hammond !) pour rappeler combien les seventies étaient cools et n’hésitant pas à sortir des cuivres pour apporter un peu de funk (« In walks Barbarella »), les gars du Maryland assument leurs idées et sortent des sentiers rabattus par le stoner pour tâter du boogie (« Vision Quest »), augmenter la vitesse (« Weird Times ») ou la réduire considérablement (« Lorelei »).

Quinze titres, pas moins, quinze ambiances, quinze plages qui explorent un rock respectueux des aînés et démontrent qu’on peut être une institution et ne pas se reposer sur ses lauriers. Clutch nous livre ici un opus sans aucune mauvaise décision, un opus, tel son aigle, impérial.

***1/2


TOY: « Happy In The Hollow »

23 janvier 2019

TOY n’a jamais retrouvé la flamboyance de son premier album. Clear Shot, leur précédent effort, était plutôt en demie-teinte ; ce quatrième chapitre constitue probablement un coup de poker. Le combo, ou plutôt son label, ont multiplié les « teasers » avec des « singles » mystères ainsi qu’un maxi vinyle, le tout cessant préparer le terrain pour Happy In The Hollow.

Le disque s’ouvre sur «  Sequence One » ; une plage avec une basse aux accents krautrock, un synthé et un beat percutant, le tout donnant un aperçu de vsers quoi TOY veut s’orienter. Le climat est downtempo, plutôt agréable avec un « Mistake A Stranger » qui lui fait suite en accentuant encore les tonalités lancinantes.

Le climat reste posé et la guitare acoustique révèle encore plus cette qualité qui se veut captivante et y parvient comme sur «  Last Warmth Of The Day » même si on peut être désarçonné par certaines aventurées soniques expérimentales.

« Jolt Awake » sera une des compositions les plus sombres de l’album avec des envolées hypnotiques à la guitare et des vocaux qui rendent le titre addictif et témoigneront du fait que le groupe se refuse à suivre un style musical à proprement parler.

Cependant TOY restent encore beaucoup sur le versant synthétiseur ce qui peut parfois les desservir. Malgré cela, « Strangulation Day » s’avèrera tout de même une bizarrerie électro-psychédélique plutôt réussie. On retiendra également la petite instrumentale acoustique « Charlies House » tout comme l‘épitaphe, « Move Through The Dark » constituant une synthèse emblématique de ce qu’on peut attendre du combo aujourd’hui.

Progressif et modéré, plutôt lumineux et attachant, ce disque est un vrai moment de singularité ; celui de musiciens qui n’ont plus la fougue d’antan mais qui conservent ce côté noir même si il peut sembler et sonner moins ténébreux.

***1/2


Atreyu: « In Our Wake »

4 janvier 2019

Les Californiens d’Atreyu étaient apparus sur le devant de la scène en 2015 avec Long Live, un album en guise de retour aux sources, six ans après un Congregation Of The Damned qui confirmait un virage plus rock alors amorcé avec l’excellent Lead Sails Paper Anchor. Nous sommes aujourd’hui face à In Our Wake, leur septième opus, pour lequel ils se sont associés à une figure bien connue de la scène, John Feldmann.

Le combo avait déjà travaillé avec ce derniersur Lead Sails Paper Anchor, c’est donc tout naturellement dans cette lignée que l’on attendait ce nouvel opus. Sans surprise on a droit à une grosse production, un son énorme et des refrains catchy comme jamais.

Le revers de cette médaille est un rendu un peu lisse, creux et sans âme. L’album s’ouvre pourtant en frappant fort avec la chanson-titre avec une mélodie pop addictive et des changements rythmiques on ne peut plus bien charpentés.

Auter point important de l’album, la dualité vocale entre Brandon Saller et Alex Varkatzas ; elle se fait souvent en voix claire, les cris metalcore bien puissants de ce dernier étant ici utilisés avec plus de parcimonie, tandis que le batteur-chanteur rayonne tout au long de In Our Wake.

Le disque repose également sur l’utilisation appropriée d’arrangements électroniques apportant un plus certain, sans pour autant qu’ils prennent le dessus sur les guitares qui demeurent bien brutes et costaudes.

On flirtera alors avec le punk puissant («  Blind Deaf & Dumb ») et le metalcore ravageur («  Nothing Will Ever Change ») ; assaisonnement du plus bel effet.

In Our Wake s’avère être un opus varié, allant de la ballade parfaitement executée avec « Terrified », et des titres aux allures de rock moderne calibrés comme peuvent l’être « Safety Pin » ou le surprenant stadium rock de « The Time Is Now ».

Il serait injuste de ne pas parler de la fin de l’album, d’une première part avec « Anger Left Behind », impressionnant de maîtrise et d’efficacité, alternant riffs bien rock et ambiance plus légère, mais c’est surtout « Super Hero » qui marquera les esprits avec une prestation toute en finesse et pourvue d’un solo efficace. 

Précis, millimétré et calibré, Atreyu produit ici un album sans réel temps mort ou titre faiblard. Le groupe était attendu sur un terrain peut-être un peu plus audacieux ; ce sera put-être chose faite une fois prochaine.

***


The Intersphere: « The Grand Delusion »

26 décembre 2018

The Intersphere sait se faire désirer. Il aura donc fallu patienter quasi cinq ans pour s’envoyer le successeur de Relations In The Unseen. Pour autant le combo de Mannheim n’a jamais vraiment été inactif avec pas mal de tournées en contrées teutonnes principalement.
Pour leur cinquième opus, Christoph Hessler aux vocaux, Thomas Zipner aux grattes, Moritz Müller aux baguettes et leur nouveau bassiste Daniel Weber ont reconduits la formule des deux galettes précédentes. Les quatre larrons ont choisi d’enregistrer ensemble tous les instruments en prises directes dans le studio pour capter et restituer l’énergie des concerts. Ce parti pris s’avère judicieux. Musicalement, nous naviguons ici en territoire de Rock metal alternatif bien moderne.

Les chansons se veulent archi-mélodiques et souvent bien accrocheuses. Plusieurs titres (« Antitype », « Linger »»ou bien encore le nerveux morceau éponyme) s’installent délicatement dans nos esprits : hyper accessibles, les hits Pop/Rock en puissance s’enchaînent et sont distillés avec énergie et conviction. Entraînante, entêtante même (« Overflow »), qu’elle soit dynamique ou plus légère, chaque piste est redoutable d’efficacité. Les riffs metal (« Secret Place’ » côtoient des moments d’agressivité maîtrisée (« Mind Over Matter ») et d’autres plus modérés (« Don’t Think Twice’ ». Hessler alterne entre chant apaisé (« Shipwreck ») et parties plus énervées (« Smoke Screen ») avec la même antienne ; mélodies, phrasés, refrains, choeurs, rien ne sera délaissé en matière de formules archétypales.

Néanmoins, tout cela marche à merveille faisant de The Grand Delusion une oeuvre travaillée, à la production léchée comme il faut. The Intersphere nous livre un rock metal alternatif résolument moderne, énergique et convaincant qui justifie l’attente qu’il a suscité.

***


Yawning Man: « The Revolt Against Tired Noises »

19 novembre 2018

The Revolt Against Tired Noises est le sixième album de Yawning Man un trio de « desert rock », un sous-genre du stoner metal qui se caractérise par des riffs hypnotiques, simples et répétitifs.

Depuis la fin des années 80, Yawning Man a pris une dimension toute particulière au sein de la scène Desert Rock. Loin des ambiances sur-saturées héritées du punk et du grunge, qui sévissent lors des fameuses “generators parties” de la vallée de Coachella, Gary Arce et ses compères déploient une musique beaucoup plus subtile et précieuse, qui tisse des ambiances appelant à l’introspection.

Produit par Mathias Schneeberger (Mark Lanegan, Greg Duli, Sunn O))) ou encore Earth. Le résultat est un véritable kaléiodoscope de couleurs, parfaite bande son pour se sentir transporté entre les mesas, vallées et canyons californiens, alors que nous voici plongé en pleine torpeur estivale. Yawning Man trouve l’alchimie parfaite entre riffs dantesques et de longues plages progressives, qui font appel à l’imaginaire de l’auditeur.

Loin des ambiances sur-saturées héritées du punk et du grunge Gary Arce et ses compères déploient une musique beaucoup plus subtile et précieuse, qui tisse des ambiances appelant à l’introspection.

On n’est pas loin du post-rock teinté de psychédélisme comme en témoigne la pièce maîtresse, qui donne son nom à l’album « Revolt Against Tired Noises ». Ainsi, les mélodies de Gary Arce se font pleines d’échos, méditatives et relaxantes, avant de rebondir sur les riffs qui vous prennent profondément aux tripes ‘ »Skyline Pressure » ou les huit minutes de « It ».

« Grant’s Heart » apportera une courte pause, sous forme d’envolée à la guitare, signe que la créativité du groupe ne souffre pas d’éclipse et est encore capable d’engranger pléthore des titres à la fois denses, mélodiques et inspirés.

****