No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Chills: « Snow Bound »

Revenus sur le devant de la scène avec l’excellent Silver Bullets, Martin Phillipps avec The Chills font leur rentrée avec un disque qui nous ramène à leurs premières heures.

Il n’aura donc pas fallu attendre 19 ans (temps qui sépare Silver Bullets de Sunburnt en 1996) pour avoir un nouveau disque du combo. Snow Bound est résolument moins pop que son prédécesseur, il nous emmène vers des paysages post-punk pris dans une tempête de jangle pop.

Phillipps est toujours aussi affuté et il a encore réussi à écrire des lignes mélodiques qui ne peuvent que rester dans la tête. À l’instar de Pink Frost et Heavenly Pop Hit, il rcontinué à nous ciseler des petites perles pop avec une facilité déconcertante.Déboulant à 100 à l’heure sans prévenir, Snow Bound va faire comme ses prédécesseurs : donner aux gens goût à vie.

***1/2

 

 

7 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Long Arm: « Darkly »

Il y a d’abord cette pochette intrigante, avec cette femme nue, repliée sur elle-même, comme coincée dans un espace réduit. Il y a ensuite la découverte des musiques présentes sur Darkly, inspirées par les bandes sonores de films noirs.

Conçu au départ comme un album de piano, Darkly s’est vu finalement agrémenté de sonorités électroniques, de voix, de samples, de beats… pour donner au final cette production à très haute densité émotionnelle.

Un album que l’on pourra caractériser de folktronica ou d’electronca (évoquant par exemple des artistes comme Melodium, FS Blumm…), d’une beauté incroyable, à la fois lyrique, poétique, merveilleux, à la fois sombre et lumineux. Très grand disque made in Russia !

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3 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Lisa/Liza: « Momentary Glance

La voix patiente et légèrement plaintive de Liza Victoria est enfin de retour. S’il y a eu le court Barn Coat au printemps, il y avait deux ans que la musicienne du Maine ne s’était pas lâchée en longueurs. Six pistes en 42 minutes : un format parfait pour sa construction mélodique lente, en volutes libres et imprévisibles. C’est ainsi que naît la grâce. Momentary Glance, enregistré à Montréal (à l’exception d’un morceau) dans le froid pénétrant de l’hiver dernier, fait entendre pour la première fois le groupe qui accompagne Lisa/Liza — la guitare est maintenant électrique, on entend des percussions, de la reverb, de le pedal steel, des bruits. Mais c’est toujours aussi fuyant qu’avant : comme une seule piste qui traverserait plusieurs paysages.

Lisa/Liza fait d’ailleurs souvent référence à la nature, aux oiseaux, à ce qui nous entoure pour poser sa contemplation. Et cette fois, sa voix vacillante a chanté malgré le deuil d’un ami, qui s’est suicidé peu avant l’enregistrement. Pour cela, et pour le talent qu’il recèle, Momentary Glance est d’une précarité grandiose.

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30 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Tom Rosenthal: « Z-Sides »

Tom Rosenthal est relativement peu connu ; il est vrai que le Britannique fait surtout de la composition publicitaire et de la musique de films Dans son « autre vie ». préfère les petites étiquettes et compte surtout sur les réseaux sociaux pour se faire connaître. Pour ce Z-Sides, Rosenthal a cherché musicalement le relâchement qui mène au sommeil, ce qui veut dire : des morceaux au rythme très lent, une voix chaude au premier plan, des choeurs façon berceuse. À côté, son album Fenn (2017) était… endiablé.

Ainsi son psycho-folk où guitare, bruits de nature et piano sourd (« Lights Are On ») forment une onde de variations régulières qui est parfaitement et prévisiblement) harmonieuse, comme si on écoutait d’un bout à l’autre la même chose.

On acquiert ainsi un sentiment persistant de convenu et d’histoires gentiment dociles. Ceci dit, on ne pourra pas reprocher à Tom Rosenthal d’atteindre son but : générer une certaine mise en veilleuse du monde. N’est-ce pas une chose dont nous avons besoin ?
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23 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Eugene McGuinness: « Suburban Gothic »

Dans l’art de la pop ironique et pleine de sous-entendus Eugene McGuinness est un orfèvre. Laconique comme il se doit il n’avait plus deonné de nouvelles depuis quatre ans et son album précédent, Chroma.

Sur Suburban Gothic  il est toujours aussi sybillin et charmeur avec dix compositions mettent à l’honneur une pop mâtinée de rock indé affriolant.

https://open.spotify.com/embed/track/59c2n5x92Da6NqAO4ZjlBV

Malgré quelques moments oubliables de-ci de-ça (« With Words », « High Rise »), la sauce de ce nouvel opus prend grâce à certains morceaux imparables « (Hope in Hell », « Start at the Stop », « Roman »), mention spéciale àu « closer » azec un « Now Here’s a Look at What You Could’ve Won », forcément splendide

***1/2

14 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Robyn: « Honey »

Marie Mai, Ariana Grande, Taylor Swift et toutes les Lorde qui se respectent sur Terre sont influencées par Robyn, superstar de la scandipop en Europe.

Enrobés des meilleures productions synthpop, dance-pop ou disco house, ses rythmes et accroches mélodiques continuent de faire école auprès des chanteuses ayant émergé depuis les deux dernières décennies, et ça continue avec cet excellent Honey.

Encore aujourd’hui, la Suédoise de 39 ans s’avère une authentique leader esthétique comme le fut naguère Madonna, en voici une autre démonstration éclatante, huit ans après la sortie de Body Talk.

Robyn s’entoure ici des réalisateurs anglais Joseph Mount (Metronomy) et Adam Bambridge (Kindness), du maître ès house américain Marvin Burns alias Lil Louis, des docteurs ès scandipop Klas Frans Åhlund, Markus Jägerstedt et Rudolf Nordström.

Non seulement les neuf chansons au programme sont-elles des méga-tubes potentiels sans exception aucune, mais encore elles révèlent une diversité de rythmes, grooves, mélodies et arrangements des plus innovants.

Voilà un album hautement créatif, malgré le conservatisme apparent de ses constructions mélodico-harmoniques.

***1/2

6 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Sun KIl Moon: « This Is My Dinner »

Sun Kil Moo, alias de Mark Kozelek est un artiste prolifique ; son nouvel album, This Is My Dinner, suit un double opus pour le moins indigeste ce qui explique sans doute pourquoi celui-ci est plus direct et focalisé.

Les compositions demeurent toujours de la même veine néo folk, très lo-fi et intimistes avec « This Is Not Possible », « Copenhagen » et autres « Linda Blair » où le piano et les guitares acoustiques demeurent relayés au premier plan.

Les récits sont toujours aussi personnels ce qui, sur des titres égalant les dix minutes, peut autant nous aliéner que nous harponner.

Kozelek reprend également, en l’espace de une minutes cette fois, une chanson de The Partridge Family et, pour nous désarçonner encore plus« Rock’n’Roll Singer » d’AC/DC.

Ce moment d’électricité sera comme la foudre, il s’éteindra aussi vite que l’éclair ; reste à se demander alors ce qu’il vient faire si ce n’est peut-être encore plus nous désengager.

**

6 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Rivulets: « In Our Circle »

Encore un artiste qui s’exprime en choisissant un nom de groupe ; Rivulets c’est, en vérité, Nathan Annundson et In Our Circle son sixième album. Il sera aisé de cataloguer l’opus sous le registre de l’americana celle qui pourrait se reconnaître si on a beaucoup écouter le Nebraska de Springsteen et, de manière plus surprenante, ce que P.J. Harvey véhiculait dans Dry.

Archétypal de l’americana, le disque l’est sans doute : sensibilité aux relations humaines examinées avec bienveillance y compris quand elles sont heurtées, calme sous les aspérités (« You Can Never Come Back » ou « Everything Goes »).

Le tout est accompagné par une guitare rude et sèche masquant, sous le grumeleux, la chaleur qui peut se former en vapeurs évanescentes.

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5 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Adrianne Lenker: « abysskiss »

Adrianne Lenker c’est d’abord une voix. Un tourment qui se chante en volutes, un trémolo qui voyage en hauteur sur des mélodies inouïes de brillance. Quatre ans après Hours Were the Birds abysskiss enracine le talent de la musicienne américaine en matière de textes et de composition, travail minutieux qu’elle utilisait déjà au sein du groupe Big Thief. Sa manière mystérieuse de parler d’amour, de mort, de chocs, des fils ténus qui nous relient au monde paraît fragile, mais sa main a quelque chose d’inébranlable.

Adrianne Lenker fait rayonner sa solitude avec chaleur, reformule sa sensibilité dans un enchevêtrement soyeux de guitare acoustique — à l’exception de « out of your mind », plus rock — et d’effets subtils à la basse et aux synthétiseurs. « See my death become a trail / And the trail leads to a flower / I will blossom in your sail / Every dreamed and waking hour », chante-t-elle sur le fabuleux « closer » qu’est « terminal paradise ». Son oeil ,un peu mélancolique, observe ainsi finement ses alentours et sa voix nous y entraîne dans un voyage plus que bouleversant.

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3 novembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Here Lies Man: « You Will Know Nothing »

Malgré une pochette pour le moins douteuse, Here Lies Man est un groupe qui vaut le détour avant tout pour leur son, gras, compact et épais, qui rappelle le Heavy Metal des années 70 dans lequel on aurait injecté des influences africaines. Assez improbable à première vue, mais pourtant l’alchimie fonctionne.

Et ça tourne encore à plein régime sur ce 2e album du groupe conduit par Marcos Garcia de Antibalas (un groupe d’afrobeat originaire de Brooklyn). Sans doute le truc le plus original qu’on puisse entendre en matière de rock indé actuellement.

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31 octobre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire