No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Arovane & Mike Lazarev: « Aeon »

Arovane est un personnage très occupé de la scène électronique; tout en maintenant un blog musical, ayant un travail à plein temps et en jouant du piano et du violoncelle, il est devenu, grâce à ses diverses collaborations musicales, un des personnages les plus influents de la shère electro-ambient.

Sur Aeon, il est associé avec Mike Laravev pour un album ou les claviers, l’acoustisme et l’electronica converge avec un produit fini oùs nous sommes servis en abondance de solos de piano.

Cette démarche aurait ou s’avérer fastidieuse si ces pièges n’avaient pas été évités par une habile combinaison qui consiste à y mêler électronica abstraite et plaisantes mélodies où pointe une mélancolie qui déconstruit les sons brutistes.

C’est en cela que se situe la profondeur de l’album; un disque qui nous surprend et nous entraîne à chaque variation inattendue d’où tout rituel est exclu.

***1/2

15 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sacri Monti: « Wainting Room For The Magic Hour »

Originaires de San Diego, les cinq membres de Sacri Monti avaient déjà fair parler d’eux avec leur premier album éponyme sorti en 2015. Riche de 6 morceaux, lopus faisait la part belle à un stoner psychédélique à la fois moderne et emprunt d’un feeling très blues hippie 70’s. Tout en nervosité malgré ses envolées planantes, ce premier album se concluaiitdur la canshon-titre, une épopée de 12 minutes tantôt atmosphériques, tantôt nerveuses. C’était bien construit, ça montait doucement en force et laissait sur une impression de chaos hautement savoureux.
Wainting Room For The Magic Hour jutifie largement l’attente suggérée par son titre ; écrit sous influence dès lentrée en matière on a droit à quelque chose de mystique et de fouguaux à l’image de «  Fear and Fire » qui semble avaoir été écrit sous influence lysergique avec ces riffs qui reviennent comme un mantra.

La suite de l’album gardera une excellente dynamique avec alternance entre énergie explosive et sonorités d’un trip entamé en douceur (sous acide) avec un cadre idéal que serait le désert sous un ciel étoilé.

La suite des passages planants rappellera le Pink Floyd pour sa sensibilité, le son de guitare et lesaccompagnements au clavier, cela sanspour autant sonner comme un cliché ou une repompée (« Affirmation »)

Arrivera le « sngle » « Gone From Grace » viendra elancer la machine jusqu’à ce que le groupe nous quitte, à bout de souffle sur « You Beautiful Demon » aux sonoritéshippie-folk des 60’s et 70’s.

La conlusion sera simple, Wainting Room For The Magic Hour est un disque à écouter en ces heures magiques telles quu’elles sont énoncées dans le titre de l’album : ce seront des moments nocturnes où l’esprit hésite entre désir de co,templation et sursauts d’énergie, ces moments entre chien et loup où le mental est engourdi mais également alerte et affuté sur des seensations qui, même si elles ne sont que virtuelles, ne sont pas pour autant négligeables
***1/2

14 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Bad Heaven Ltd.: « strength »

John Galm qui officie dans le groupe Snowing avait présenté un projet parallèle nommé Bad Heaven Ltd. Rn 2016. Sur un premier album intitulé Cool Hell. La formation était composée de Ross Brazuk, ex-bassiste de The World Is A Beautiful Place & I Am No Longer Afraid To Die, Tyler Bussey à la guitare et Melissa Brain à la batterie. Trois années plus tard, le supergroupe revient avec strength.

Marchant sur les pas de son opus précédent, Bad Heaven Ltd. Continue de s’éloigner des racines emo de leurs groupes respectifs. Avec strength, le combo s’aventure dans des ballades indie rock mélancoliques émovuantes allant de « inp » à « cross » en passant par « almost », « dung » et autres « 100m qui ont le don de nouus attaindre émotionnellement.

En l’espace de onze morceaux, Bad Heaven Ltd. a trouvé le bon compromis avec des compositions poignantes et nocturnes et, avec d’autres titres de la trempe de « new boy », « bed » ou de la conclusion nommée « forever », la bande à John Galm fait étalage de points forts inusités chez lui auparavant.

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14 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ohtis: « Curve of Death »

Ohtis est inconnu hormis des oreailles averties de ce qui se passe dans la mouvance indie folk/alternative country. Mené par Sam Swinson (chant, composition), Adam Presley (basse, guitare, production) et le multi-instrumentiste Nate Hahn ce trio avait publié quelques disques autoproduits avant de se séparer et de se reformer et vice versa. Cette année, ils sont enfin sur la bonne voie avec un véritable premier album officiel nommé Curve Of Earth.

En huit morceaux, Ohtis nous propose un état des lieux qui est également tour d’horizon. Comme cela se doit d’être, les textes totalement autobiographiques de Sam Swinson sont bien reflétées dant la mesure où il ressasse sans pudeur son passé de toxicomane sur des touchantes ballades Americana comme « Pervert Blood » qui ouvre le disque, mais également « Little Sister » et le plus éloquent « Rehab ».

La vie peut être pourrie mais on retire toujours autant de leçons. Tel est le propos que dresse la bande à Sam Swinson sur « Black Blood » et « Junkie Heaven ». S’achevant sur un bouleversant « Serenity Prayer », Ohtis aura peut-être trouvé une once de cette rédemption qu’il est en droit d’attendre sur Curve of Earth.

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14 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Hat Fitz & Cara: « Hand it Over »

Grand classique du début du 21ème siècle, la formule duo guitare/batterie, désigne souvent des groupes de rock teintés de blues. Hat Fitz & Cara renverse la problématique et serait plutôt un pur groupe de blues qui s’amuse, parfois, à pervertir le sons des guitares (« ADHD » ; « Under Wing »). Ainsi le duo met à profit sa mixité pour mieux brouiller les pistes. Les guitares et autres banjos, aux cordes délicatement piquées, déversent leur feeling transcendant les enceintes (« Step Up », « City Lights ») ; l’alternance entre la voix douce et aérienne de l’Irlandaise Cara Robinson contraste avec le timbre de gorge, plus rugueux, de l’Australien Hat Fitz (« Trimmed and Burning »), alors que le violon épars apporte un soupçon de ruralité mélancolique (« Harbour Master »).

Le tout baigne dans une ambiance rurale, très roots, convoquant de nombreuses images mentales telles que le souffle chaud du vent du désert australien apportant une pointe d’aridité sur la verte contrée irlandaise. Entre le vert et le sable, cet album désigne autant un voyage en soi qu’une magnifique découverte. 

***1/2

13 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Off With Their Heads: « Be Good »

Il paraît que la mélancolie peut engendrer le désir de compagnie ; Be Good, le cinsuième album studio de Off With Their Heads, pourrait en être l’illustration parfaite tant il dévoile sans honte et de manière implacable ce sentiment cathartique et libérateur.

En effet, la colère angoissée et les mélodies usées qui font comme déchirer les hauts-parleurs sur des titres comme « Take Me Away » ou ce morceau emblématisue qu’est « Serene Errand » sont les judicieux réceptacles à ces humeurs où on se sent comme un moins que rien pour ne pas dire plus. De la même manière, « You Will Die », chanson de pub prise sur le mode extrême, ne pourra que parler à ceux qui s’identifient à cette attitude «  DILIGAF » (j’en ai rien à foutre) et s’avèrera sans problème à devenir l’hyme de cette engeance ou génération.

Voilà un disue à écouter quand on a envie de s’enfermer en présence de soi-même , en pensant partager cette sensation exaltante d’avandon porteuse d’un espoir dirigé vers, au mieux, un mur.

Off With Their Heads véhicule, ici, ce sentiment étrange de réconfort sans sacrifier pour autant le nerf de la guerre sonique du combo : les guitares qui hurelent et qui lacèrent, la bien-pensance punk qui se flagelle et se justifie dans sa révolte, voire son nihilisme. Be Good est la meilleute offrande que le groupe peut nous servir à ce stade, sur ce nouvel album.

***1/2

12 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sleater-Kinney: « The Center Won’t Hold »

The Center Won’t Hold, nouvel album de Sleater-Kinney, met fin à une rumeur, celle du départ de Janet Weiss . Il semblerait que, malgré un message pubié par elle sur un média social, elle soit toujours derrière les fûts sur les onze titres qui composent un dique où le féminisme du combo reste de plus en plus affiché.

Musicalement on reste dans le power rock, par exemple la chanson-titre, des buits de transe mécanique et, opportunément, des riffs de guitares parfumés aux années 90. C’est une recette parfaite pour véhiculer tension, cynisme ou triomphe, le tout oscillant entre espoir et désenchantement. Le combo reprend à bon escient la rectte de son premier « single » de l’année, « Hurry On Home » à savoir un effet choral et des réfrains bilieux, acerbes et sarcastiques.

La production de St. Vincent est inspirée extirpant le meilleur de ce que les jaunes femms ont à dire en conservant cohésion à la formation et cohérence à son discours. Le son est frais et ample tout en préservant la synamique à fleur de peau du combo (« Restless »).

Ainsi, tout en restant très proche de mécanismes pop comme sur « Can I Go On », et même si The Center Won’t Hold s’avère être le dernier album d’un Sleater-Kinney en tant que duo, voici un disque qui, tout chant du cygne qu’il peut être, sera, quoi qu’il arrive, l’album parfait pour tirer un trait sur une carrière.

***1/2

11 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Slaughter Beach, Dog: « Safe And Also No Fear »

En 2017 Jake Ewald avait plus ou poins mis un terme à Modern Baseball afin de se concentrer sur son nouveau side-project musical nommé Slaughter Beach, Dog. Après deux albums visant à mettre en exergue son propre univers musical, le voici de retour avec Safe And Also No Fear.

Slaughter Beach, Dog confirme de plus en plus une trajectoire indie folk/alternative country entrepris. Ainsi, le disque se veut être une virée musicale plutôt tranquille notamment à l’écoute des planants « One Down » qui ouvre le bal mais également « Good Ones », « Dogs » et autres « Petersburg ». C’est aussi la première fois que Jake Ewald côtoie son fidèle associé le bassiste Ian Farmer, ex-bassiste de Modern Baseball, les deux faisant montre d’une alchimie qui reste toujours aussi intacte.

Safe And Also No Fear se veut également être un album d’après la tempête. Pour cette raison Slaughter Beach, Dog a opour objectif de se centrer autour de ses proches qui ont été emportés par leurs maladies mentales ; et des hommages se succèderont alors sur des ballades indie folk comme l’envoûtant « Black Oak ». Impossible de ne pas succomber, non plus, aux écoutes de « Tangerine », « Heart Attack » ou bien même de « Map Of The Stars » montrant une certaine sagesse de la part de son auteur. Pour ce troisième opus, le musicien de Philadelphie continue de tracer sa route sereinement sans jamais tourner le dos à son passé.

***1/2

11 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

The Regrettes: « How Do You Love? »

L’attente est forte autour du quatuor qui s’est fait connaître d’un public plus large après avoir ouvert pour Twenty One Pilots. Depuis ; la pression ne s’est pas démentie et c’est sous climat que le combo californien sort, ici, don premier opus, How Do You Love ?  Au vu de ses influences rock californien il n’est pas étonnant que le groupe cherche à divertir et rafraîchir tout en gardant son franc-parler.

The Regrettes a beau être encore jeune, il fait déjà preuve d’une maturité impressionnante malgré une atmosphère fun, colorée et parfois insouciante. Ainsi, alors que le précédent disque prônait l’indépendance et la confiance en soi, un nouveau thème est mis en avant avec celui-ci : l’amour. « How Do You Love? »aborde les hauts et les bas de ce sentiment : même s’il est vu et revu, Lydia Night va chanter ici ses expériences avec la pointe de girl power et de femme forte qui la caractérise.

L’ensemble pourrait être décrit comme cathartique. Apprendre de ses erreurs, apprendre sur soi : voici les messages finaux transmis. Ce que souligne le groupe à travers ses titres est l’importance de trouver la force de surmonter les épreuves.

Tout commence avec « Are You In Love? (Intro) » un morceau parlé, décrivant le sentiment amoureux. Un discours idéal pour une bonne entrée en matière. « California Friend » est un morceau joyeux et entraînant, tout comme « I Dare You » l’un des « singles » dont la frénésie ne peut qu’inciter à danser tout comme  « Coloring Book» qui débutera plus calmement mais se terminera sur la même énergie.

« Go Love You » fera montre de la force de caractère de la chanteuse et son assurance à devenir une vraie femme alors que « Has It Hit You ? » sera un autr des ces titres à l’énergie contagieuse; de plus, son refrain fun est une véritable invitation à chanter avec. Pour bien finir l’album, un dernier morceau en reprend le titre et résume parfaitement bien l’ensemble dans sa folie et son harmonie.

How Do You Love ? est un disque entrainant, coloré et rafraîchissant ; il ménage parfaitement ce mélange entre harmonie et folie, bons et mauvais moments avec force et optimisme. The Regrettes ne devrait pas regretter de se faire entendre.

***1/2

10 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Magna Pia: « Daiauna »

À l’image d’autres musiciens, Hüseyin Evirgen opte pour un pseudonyme lorsqu’il propose des sorties dans un registre différent. Ainsi, celui qui officie d’habitude dans une veine techno conserve le nom de Magna Pia pour ses publications électroacoustiques, à l’image de cet album, paraissant en vinyle et version numérique, dans lequel des composantes synthétiques, aux teintes minérales, croisent un piano.

Mais le clavier intervient, en réalité, aux côtés des souffles, frottements, grondements et mini-explosions qui occupent une bonne partie du terrain. Mettant en place une atmosphère un peu inquiétante et tourmentée, ces éléments trouvent alors, dans le piano, un compagnon capable de proposer aussi bien des notes graves et tenues, utiles relais des sons caverneux (« Dionysus », « Tocharian Love »), que des interventions plus syncopées, à même de rebondir sur les rythmiques installées précédemment (« Sacred Ibis »).

Si le propos peut sembler alors un peu tautologique, se déployant trop « ton sur ton », il faut néanmoins saluer la belle cohérence d’ensemble du disque et relever qu’avec le long Ianna (près de huit minutes), Hüseyin Evirgen sait aussi livrer un titre sur lequel les notes de piano se font plus claires, apportant lumière et sérénité au tapis opaque et granuleux. Enfin, sur le caudal « And So We Crumble », le musicien turc superpose deux lignes mélodiques de clavier, l’une au piano, l’autre avec un clavier sonnant comme un clavecin ; naturellement, le tout est enrobé d’une texture un peu sombre, bien dans la lignée d’un disque vraiment intéressant.

***1/2

10 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire