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Bushman’s Revenge: « Et Hån Mot Overklassen »

Bushman’s Revenge change de structure pour se diriger vers une démarche plas axée sur l’espérimental et plus à-même de satisfaire un auditeur qui ne se limite pas à des trios piano-basse-batterie.

Avec ses guitares, Even Helte Hermansen opère ainsi dans des colorations soit très déliées (« Sly Love With A Midnight Creeper », H »ei Hei Martin Skei »), soit beaucoup plus jazz-rock, à la limite de la faute de goût démonstrative (« Happy Hour For Mr. Sanders, » soutenu par une accélération générale du jeu). En parallèle, la basse rebondie de Rune Nergaard fait son office tandis que Gard Nilssen passe de la batterie au vibraphone.

Quand les trois Norvégiens naviguent vers des rivages psyché, par l’intermédiaire d’un travail à la pédale de l’un ou des roulements de l’autre, ils n’hésitent pas à étirer leur propos au-delà des sept minutes (« A Bottle A Day Keeps The Wolves At Bay », « Greetings To Gisle) », étiage certes conforme aux développements que requiert ce style musical, mais probablement trop important pour ceux qui, comme nous, goûtent peu son aspect ostentatoire et trop chargé. En revanche, sur le caudal « Hei Hei Martin Skei », la progression se fait plus linéaire, partant des divagations de la six-cordes et de la mesure de la section rythmique, pour, peu à peu, intégrer quelques montées de tempo, dans un déploiement plus convaincant.

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19 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Patrick Watson: « Wave »

Mélangeant des caractéristiques communes à plusieurs de ces groupes — usage d’instruments d’orchestre, expérimentations sonores, mélodies accrocheuses — Patrick Watson s’est rapidement imposé comme un artiste emblématique de la scène montréalaise

Lorsqu’on lance Wave, son dernier opus, on se retrouve d’emblée en territoire connu. Le rythme simple, mais bien affirmé du premier morceau de l’album soutient un enchaînement d’accords de piano nimbé d’écho, suivi plus loin d’envolées de violons. La voix caressante de Patrick Watson s’installe rapidement, mais on sent quelque chose de différent. La légèreté n’est plus la même et les paroles nous confirment qu’il y a trouble en la demeure.

L’œuvre de Patrick Watson a mis de l’avant jusqu’ici un univers planant, empreint de rêveries et d’histoires fantastiques. Certes, son dernier album, Love Songs For Ronots, transportait déjà l’auditeur sur des chemins plus tortueux, inspirés par la science-fiction. Sur Waves, cette théâtralité cède un peu la place à la réalité.

Une réalité torturée, au cours des quatre dernières années, par le décès de la mère de Patrick Watson, puis par la séparation d’avec sa compagne. De plus, Robbie Kuster, le batteur l’accompagnant depuis ses débuts, a quitté le groupe. Cette période trouble imprègne ainsi Wave, amenant le chanteur à signer son album le plus personnel jusqu’ici.

Ainsi, dès le second morceau, la chanson titre de l’album, l’atmosphère se fait plus lourde. D’une immense tristesse, la pcomposition prend la forme d’un long crescendo. Mais le deuil évoqué par les paroles semble trouver sa résolution dans la finale, après un changement de rythme inattendu, tandis que la batterie vient briser la vague construite jusque là dans le morceau, avant de se retirer et de laisser le pedal steel de Joe Grass conclure.

Le ton de Wave est dès lors donné. Exploitant une large plage dynamique, les arrangements mélangent de brillante façon des éléments qui semblent résumer toute la discographie du chanteur. Les cordes de Wooden Arms et Adventures In Your Own Backyard se mélangent aux synthétiseurs de Love Songs For Robots et aux effets sonores de Close To Paradise.

Celui-ci compare les difficultés de l’existence à une rivière qui vous emporte. Des violons magnifiques viennent renforcer la métaphore, montant tranquillement de niveau jusqu’à noyer la voix du chanteur. Patrick Watson signe ainsi un album bouleversant, son plus abouti jusqu’ici, peut-être le plus puissant de sa carrière.

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18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Someone: « Orbit »

Dans le rayon des révélations pop psychédéliques, on peut citer Someone. De son vrai nom Tessa Rose Jackson, l’artiste pluri-disciplinaire (ayant une passion pour la musique et l’art) britannique basée à Amsterdam étonne pour ses compositions dream-pop psychédéliques comme l’atteste son premier EP intitulé Orbit.

En l’espace de cinq titres, Someone nous transporte dans l’au-delà avec ces compositions astrales venues d’ailleurs. Il n’y a qu’à juger les écoutes du titre introductif nommé « From Here » pour s’apercevoir qu’elle possède un sacré univers. Aussi bien onirique qu’entraînant, Tessa Rose Jackson passe la seconde avec des morceaux implacables à l’image de « Pull It Together » et « I Can’t Remember How To Talk To You » où ses arrangements cosmiques rappellent l’inventivité de C Duncan.

D’ailleurs en parlant de ce dernier, celui-ci est également convié à la partie sur « Two Satellites ». S’achevant sur un « Braver Times » des plus étonnants, il y a fort à parier que Someone sera la relève de la scène dream-pop psychédélique avec ses compositions arty et accrocheuses.

***1/2

18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Babeheaven: « Suspended Animation »

Babeheaven avait publié un premier EP il y a trois ans et, même q’il navait pas été couronné de succès, le duo composé du guitariste Jamie Travis et de la vocaliste Nancy Andersen s’emploie à réinventer la trip-hop d’antan avec un nouvel EP intitulé Suspended Animation.

En six titres, Babeheaven reprend les codes de ses aînés à savoir Portishead, Morcheeba et Massive Attack en en repoussant les limites. Il en résulte des morceaux plus cinématographiques comme l’introduction nommée « Sarm » où les beats électroniques et les notes de guitare font corps avec le travail titanesque à la production signée Jamie Travis.

Mentionnons également la voix de velours de Nancy Andersen qui brille de mille feux sur la superbe « Jalisco » qui suit mais également le lanche Baby ». On regrettera toutefois le manque de prise de risque sur le cuivré « Who Are We » et « Cat Dance » qui peinent à décoller mais Suspended Animation demeurera un bien joli opus dont le seul défaut est qu’il ne s’est pas transformé en un album qui, de pas son format, aurait peut-être pu esquiver les quelques réserves qu’on peut émettre

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18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Hannah Williams & The Affirmation: « 50 Foot Woman »

Hannah Williams avait fait parler d’elle avec un premier album intitulé Late Nights & Heartbreak il y a un peu plus de trois ans. Elle ainsi que son groupe The Affirmations n’avait pas connu la consécration attendue avant que JAY Z ne sample un de ses morceaux sur son dernier album 4:44 en 2017. Sans jamais prendre la grosse tête, la chanteuse londonienne revient avec son nouvel album intitulé 50 Foot Woman.

Hannah Williams & The Affirmations confirme ltoujours son penchant pour la soul rétro complètement entraînante. La voix riche en caractères de la chanteuse londonienne est mise en valeur sur des titres au groove rageur et infectieux comme « I Can’t Let This Slip Away » mais encore « Tablecloth » et « What Can We Do ? ». On se dit que 50 Foot Woman annonce du bon soul bien roots et on ne se trompe pas.

À l’écoute d’autres perles rétro à l’image de « How Long ? » et de « Please Be Good To Me », on se dit que Hannah Williams & The Affirmations a tout appris des labels Stax et Motown ou des plus récents Daptone Records et Big Crown Records tant on a affaire à de l’authentique. Entre soul et allures gospel notamment sur « Sinner », 50 Foot Woman ira à coup sûr propulser la chanteuse ainsi que sa formation parmi le futur de la soul rétro made in UK aux côtés de Alice Russell.

***1/2

18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Van Tassel: « Yesterday On Repeat »

Olivier Van Tassel est un parfait inconnu en France mais il fait parler un peu de lui dans son Montréal natal. Le chanteur et musicien avait publié une poignée de morceaux de bonne facture sur son Bandcamp ;. cette année, il présente enfin son premier album intitulé Yesterday On Repeat.

Avec ses neuf titres, on devine tout de suite les influences musicales auxquelles Van Tassel a baigné. Résolument rock et parsemé de sonorités électroniques, le musicien québécois part en guerre contre l’adversité à travers des morceaux incisifs comme « Rules Of Redemption », « Red Crosss » ou encore « Sissy Boy ». Les grosses guitares se mêlent aux synthétiseurs et arrivent à cohabiter avec harmonie pour un résultat bien punchy.

Mentionnons également la saga en « Dull » qui vient ajouter une cohésion à travers ce premier album d’une douce rage. Avec « Dulling », « Duller » et la conclusion « Dullest », Van Tassel fait tout pour s’affranchir de son passé sans oublier d’autres moments implacables tels que « To Be Unhappy » et « Shame Shame Shame ». Avec Yesterday On Repeat, le musicien montréalais prend un regard détaché sur son passé en nous proposant dix morceaux francs et enragés.

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18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Disillusion: « The Liberation »

Il aura fallu dix ans à cette formation allemande pour composer trois albums ; il faut dire que jouer les équilibristes entre post metal, metalcore et metal progressif nécessite une somme de travail assez conséquente.

Pas étonnant en tout cas que cette renaissance sonne pour Andy Schmidt comme une Liberation mais, outre cela, prendre le pari de se situer entre classique et moderne n’était pas gagné d’avance. Les sept titres de cet opus ont des durées très fluctuantes, des ambiances changeantes, des couleurs qui mutent, se divisent, se rejoignent.

Bref, c’est une relative complexité et une très grande richesse musicale qui caractérisent The Liberation. Une infime proportion du temps pris par Disillusion pour peaufiner cet album suffira à l’auditeur curieux pour profiter à pleines oreilles de ces ressources.

***1/2

17 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Wives: « So Removed »

Les New-yorkais de Wives sortent So Removed, un premier album sous influence. En effet, le quatuor – au sein duquel on retrouve Andrew Bailey, guitariste de DIIV, revendique reprendre le rock là où l’avaient laissé Nirvana ou les Pixies (époque Trompe le Monde et Bossa Nova), et si ça n’en fait pas de lui le plus original du moment, ses compositions – toutes en maîtrise – brillent quand même par leur puissance et leur homogénéité.

Autant se l’avouer d’entrée : avec cette voix perchée, un peu fainéante, ironique, posée sur des riffs énormes et sales, et qui tarde toujours à s’énerver, le fantôme de Franck Black plane sur chaque titre de l’album, parfois bluffant (« The 20 Teens », « Why Is Life »), parfois absurde (« Hit Me Up »). Mais il serait trop simpliste de résumer Wives à cette seule influence.

La vénération du groupe pour Nirvana transpire tout autant, mais plus dans les intentions (la rage, l’urgence) que dans les sonorités : l’introductif « Waving Past Nirvana », à double sens, est à lui seul une déclaration d’amour et un hommage hyper inspiré à l’époque de l’ « uniforme » grunge.

Dans ce déluge sonique, le groupe sait aussi surprendre par des morceaux plus intrigants. Il y a tout d’abord deux longues plages shoegaze plus progressives, savamment bruitistes (« Even The Dead », le magistral « Workin »), qui rappellent volontiers le magnétisme onirique et dense de Sonic Youth. Il y aura aussi le final « The Future Is A Drag »» , qui est une forme de manifeste grunge et décadent.

Wives a parfaitement regardé ses glorieux aînés, et s’ouvre un chemin enthousiasmant entre les étoiles du rock indé américain. Dans le futur, pourtant, le groupe devra réussir à faire le pas de côté qui lui manque pour affirmer une réelle identité. Mais il a le temps pour lui, un élément que nous pouvons lui donner en gage.

***1/2

17 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Chihei Hatakeyama: « Forgotten Hill »

Avec son rythme effréné de sorties (une dizaine d’albums par an !), Chihei Hatakeyama est évidemment impossible à suivre, voire pourrait commencer à être suspecté de faire tourner ses machines toutes seules. Ce sentiment pourrait même être renforcé par le fait qu’une nouvelle fois, il nous annonce un album issu d’un voyage (dans la région d’Asuka, au Japon) et tentant de rendre compte des pérégrinations au cours desquels un voyageur peut se perdre, soit un programme tellement conventionnel s’agissant d’un disque ambient. Pourtant, toutes ces considérations un peu frileuses se trouvent battues en brèche dès le début de Forgotten Hill tellement la musique du Japonais parvient à se faire belle et lumineuse.

Sous ce jour, la présence, comme sur les deux précédents longs-formats d’Hatakeyama publiés sur Room40 d’une guitare électrique réverbérée, faisant perler quelques notes ici ou là, participe évidemment de ce constat enthousiaste. Plus encore, sur « Falling Star » et « The Constellation Space », le musicien privilégie une approche pastel, entre post-rock alangui et ambient, dans une veine sachant conserver une forme de discrétion du propos. Tandis que cette dimension presque minimale se retrouve sur tout l’album, démarche plutôt louable quand ces pages ont pu relever les limites de compositions passées plus chargées et ampoulées, la six-cordes prend de plus en plus le pas sur les autres composantes.

Au fur et à mesure, l’album s’oriente ainsi vers le post-rock, avec un morceau comme « Staring At The Mountain », condensé d’à peine deux minutes et trente secondes de vraie grâce et d’émotion. Plus loin, des vocalises un peu ululantes, presque spectrales s’échappent de « The Big Stone Tomb », apportant une touche de lamentation poignante et le caudal « Fugitive From Wisteria Filed » invite une guitare acoustique et quelques nappes colorées. Sur ces deux derniers morceaux, et plus généralement sur la face B de l’album publieé en vinyle et téléchargement, c’est une véritable mélancolie, coruscante et triste, que Chihei Hatakeyama déploie, soit un sillon qu’il n’avait pas forcément creusé jusqu’à présent et qui lui sied particulièrement bien.

***1/2

17 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

KMFDM: « Paradise »

Après avoir suivi KMFDM depuis plusieurs années, on pensait savoir à quoi s’attendre. De plus, avec la pochette au design quasi publicitaire faite par leur collaborateur habituel depuis des années, on croyait avoir affaire à une certaine continuité. Or, si Hell Yeah était un voyager futuriste et contestataire, avec Paradise, on reste plutôt dans le surplace, avec certaines compositions qu’on pourrait presque qualifier de « chansons d’ascenseur ». Ce vingt et unième album du groupe, marque l’arrivée du guitariste Andee Blacksugar. Celui-ci est, entre autres, créateur du projet électro-glam rock Black Sugar Transmission, avait également participé à la tournée de Hell Yeah.

L’extrait Paradise, lancé au début de septembre, ne laissait pourtant présager que de bonnes choses. Malheureusement, ça se gâte : on retrouve une autre version sur l’album, nettement moins concise, s’étirant inutilement jusqu’à huit minutes. Après une première moitié somme toute efficace, où on retrouve le duo de voix effarouchées crachant leurs paroles avec un flow de rappeurs et une rage adolescente, la deuxième partie semble plutôt destinée à être écoutée en arrière-plan. 

On retrouve des percussions électroniques avec une vague touche exotique dans les couplets, quelques notes de cuivres, ainsi que d’autres instruments inusités, donnant un résultat presque dub (!). On comprend l’expérimentation que KMFDM a voulu faire, mais est-ce que ça doit être poussé à ce point-là ? L’ambiance évoque plus le rebord d’une piscine que le fait de se tenir debout par rapport à ses convictions et de hurler sa rage au monde. KMFDM en aurait-il assez de faire des chansons engagées ? Les insurgés voudraient-ils aller vers une sorte de «confort» ? Car sur cet album, il n’y a pas vraiment d’hymnes qui provoqueraient la rébellion des peuples… Le combat du groupe semble se fatiguer et prendre des rides. 

Par ailleurs, le nouveau venu Andee Blacksugar fait malheureusement des simagrées un peu inutiles avec sa guitare. Même si elle soutient bien les chansons tout au long de l’album, elle aurait avantage à rester en retrait. Il semble qu’elle veuille trop tirer la couverture vers elle, en faisant un peu trop de déchiquetages et scories.

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Donc. C’est long avant que quelque chose ne commence. Le groupe prend un peu trop son temps, et ça rend impatient, vis-à-vis de ceux qui sont habituellement sans détour. Sur K•M•F, on entend quelque chose que le groupe a rarement fait: une collaboration avec un rappeur. On y retrouve un Andrew «Ocelot» Lindsley vraiment fluide et pertinent. « Oh My Goth » (quel titre cliché tout de même), avec sa vraie basse, sonne plus pop-rock et grand public qu’industrielle et révoltée. Même si elle est longue, elle nous emporte quand même sur ses vagues sombres. La voix de Lucia Cifarelli brille particulièrement sur cette chanson, apportant du « flamboyant » à l’ensemble sinon plutôt monochrome. Elle est malheureusement peu exploitée sur l’album, étant passée dans un vocodeur trop intense durant tout Automaton, par exemple. On l’entend aussi sur « Piggy » mais ça ne démontre pas tout ce qu’elle sait faire. 

Justement, « Piggy » est vraiment disparate; on ne comprend pas trop où le groupe s’en va. Doug Wimbish, le bassiste de Living Colour, vient rajouter quelques passes intéressantes; le guitariste, quant à lui, fait parfois trop de fioritures qui semblent nuire au son… Ont-ils voulu axer davantage sur les vrais instruments ? Le résultat est parfois questionnable. Ça manque de refrains entraînants qui donnent envie d’aller prendre les rues d’assaut, et de sons électros spéciaux qui nous envoient cent ans en avant.

« Disturb the Peace » ne dérange pas grand-chose, et « Automaton » est effectivement robotique et peu élaborée, avec ses synthétiseurs EDM plutôt traditionnels. Ces sonorités font plutôt musique de «soirée de vampires» à la limite du surfait, qu’une atmosphère industrielle où l’on se promène dans de grands quartiers faits d’acier et de structures carrées.

L’album finit avec une sonnerie de téléphone et c’est comme ça qu’on se sent: en attente. Puis on entend un message disant que l’abonné n’est pas disponible… Effectivement, c’est une sorte d’«absence» qu’on ressent à l’écoute de cet opus, qu’on dirait non pas bâclé, mais tiraillé dans trop de directions. Même si pourtant, bizarrement, les chansons ne sont pas si différentes que ça… On dirait seulement qu’il y a eu trop de grandes mains qui ont voulu y avoir leur place.

Ça reste un album qu’on écoute fort – tout en faisant autre chose… 

***1/2

17 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire